Etude-orientation-jeunes-2007
72 pages
Français

Etude-orientation-jeunes-2007

-

Le téléchargement nécessite un accès à la bibliothèque YouScribe
Tout savoir sur nos offres

Description

LES ERRANCES DEL’ORIENTATION SCOLAIRE :Un recueil de témoignagespour une vision de l’orientationà construireEtude réalisée par Sylvène KitabgiSous la direction de Michèle Dain, Directeur du BIOP.Décembre 20070Z-H310J<1A@1@Z2:@:;@J>1:@@1@A85KZ>K?0J<->@J/:@JB3K@1:@J@8Z1:@:@1:@-@;>@1@J?@U-@:@>-@5J?1@-A@GJ:@0JZ-J/1@@:J/@5@5-:@-:@J@1:@:@:@A8@@:@J:@@:@>J:@J1VJ;Z:@;:@VJ@-@@1@3J-@G1@0ZL@1@1@-:@G-@@5@J0>:@-@G8Z;>1:@:@AZ18-@:@:@:@:@J/5@8Z-@UE1:@R:@G4P<->@1@B5@0ZA@1:@A@E:@0Z1>@E-@E;>@E5E1>@@-:@R:@J1@G@JBGE1:@EJ?B1@E@EJ@R8Z@1@:@:@E5@EZAR-:@RJ/J@-@;88J8ZG<->@@A85K1@L@WA@ZJ/JJ1:?-@@8Z;>5-@0Z;>www.biop.ccip.frINTRODUCTIONLe contexte de l’étude 2007 :En 2006, la BIOP a alis une ude psychosociologique qual ive, irn recueil de @J moignages desin aluer comme les jeunes (c giens,lyc , appre is, ud s) qui ai venus cons er au BIOP des conseillerss ialis avai v u de eur la ques ion de leur ori ion. C e ude aamme mis en idence le carac @K re ic rem probl m ique deion elle q le es pe re v ue un ( adolescence) souve peucomp ible avec une marche personnelle n ess une bonne connaissance desoi ainsi qu ne m ur suffis e pour se proj er dans avenir faire des choixonomes lair . Elle a donc permis de confirmer les enjeux assoc c emarche chez ...

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 104
Langue Français

LES ERRANCES DE
L’ORIENTATION SCOLAIRE :
Un recueil de témoignages
pour une vision de l’orientation
à construire
Etude réalisée par Sylvène Kitabgi
Sous la direction de Michèle Dain, Directeur du BIOP.
Décembre 2007www.biop.ccip.fr
INTRODUCTION
Le contexte de l’étude 2007 :
En 2006, la BIOP a alis une ude psychosociologique qual ive, ir
n recueil de @J moignages desin aluer comme les jeunes (c giens,
lyc , appre is, ud s) qui ai venus cons er au BIOP des conseillers
s ialis avai v u de eur la ques ion de leur ori ion. C e ude a
amme mis en idence le carac @K re ic rem probl m ique de
ion elle q le es pe re v ue un ( adolescence) souve peu
comp ible avec une marche personnelle n ess une bonne connaissance de
soi ainsi qu ne m ur suffis e pour se proj er dans avenir faire des choix
onomes lair . Elle a donc permis de confirmer les enjeux assoc c e
marche chez des adolesce s qui, se se pour c ains munis face aux choix
que leur demande de faire le sys @K me scolaire ( je dois choisir maisje n aucune
e de ce que je veux faire n nso pas moins conscie sdelimp ance de leur
orie ion pour leur avenir, imp ancequec ains resse e a plus fo em
que la com ion scolaire sociale la crai educ mage alime chez eux
leur famille) une peur de hecVG@ ous les niveaux (peur de se romper
ie ion, peurdeperdredu emps,peurd houerdans unevoie, ).
Au regard des @J moignages recueillis lors de c e ude, il es ainsi apparu que
la d marche ori ion G8Z adolescence es loin re sp an pour ous les
adolesce s, que pour ceux qui o ic reme du mal savoir quoi faire, elle
1alors sav er anxio ne .
Consci que orie ion scolaire professionnelle es un processus
psychologique de m u ion complexe l dolescence ess souv un
2accompagneme personnalis dans le emps, le BIOP ses enga aider les
jeunes leur famille d am iser ie ion scolaire en leur mo ra que les
1Ilestimportantderappelerquelesjeunesalorsinterrog savaienttousencommunlefaitd avoirressenti, un
momentdonn deleurparcourslebesoindefaireappelunsp cialisteext rieur,afindesefaireaiderdansleur
d marched orientation.Leursproposnesontdoncpas repr sentatifsdecequepeuventressentirlescoll giens,
lesapprentis,leslyc ensetles tudiants,chezquilad marched orientation sefaitplusais mentetquinesont
doncpasamen s consulterdesconseillerssp cialis s.
2
Atraverssesprestations(Passeportpourl Orientation),sesRegardsSurt l chargeablessursonsiteet
l initiativedelaNuitdel Orientation.
2
0Z1:@JB>@:@:@J>A@1@-@>-@:@E@E0Z;>RAZ18JB@J?8Z;>51@1:@5@-@E1:@>K?E0ZL@<J@J@5@J@J/EEB@WL@U:@RA@Z-U:J/E0J:@G-@Z;:@2:@V3KZ1-@:@1:@4PJ:@@Z-@;>@0ZA:@J1:@@-@J1:?;>@5-:@EA8@:@R1@-@:@ZJ/1>@1:@:@G:@@R<->@0Z-A85K1@JG8Z;>H31<1A@J:@EA85K8Z<->@:@E-@@@1@0J@J/J15@;:@-:@@ZA1:@-@J5@@J8ZE:@-:@-@1@1@J/5@ZG8Z<->@@1@8Z@1@GR:@3J;88JGE-A@EUJ@1@J@J/1:@E<J/E1:@J?J/B8Z55J?:@GJ>51@V1@@@-@0J@1@J@:@:;@:@:@-:@EG1@1>@RJ0>1:@1:@-:@-@>J:@-@www.biop.ccip.fr
marches q elle implique peuvent re abor es sans stress pour peu que on
prennedurecul ainsi queletemps dese poserles bonnes questions.
Les objectifs de l’étude :
La ente ude a pour objectif premier de dresser un recueil de portraits de
jeunes travers toire de leurs choix orientation depuis le coll dans le but de
montrer la diversit des cheminements et des t onnements ainsi que la non-li arit
intrins ue tout parcours de vie. eestG travers la richesse de ces parcours
(rarement rect nes ou parfaits commecertains peuvent lesouhait de redonner
confiance aux jeunes et leurs parents en ce qui concerne le caract non d initif
des choix et de ce qui peut re de prime abord u comme des erreurs ou des
3UJ/ hecs V0Z orientation i ersibles. Le point de vu r olument positif est de dire
en orientation, mportant est de savoir prendre son temps sans en perdre
inutilement Ou encore pour ceux chez qui rientation est une v able source de
stress et/ou inhibition scolaire: dans la construction un parcours, mportant est
de savoir retomber sur ses pieds quel que soit le chemin que on a pris pour cela
etlescraintesque naalors prouv
Mais elle avait J3- lement pour objectif d sayer de rendre compte des
multiples facteurs (personnels familiaux psycholo ques socio- onomiques
scolaires relationnels3J;3 raphiques et politiques etc. susceptibles d luencer
(en positif ou en if) le processus orientation des adolescents ainsi que sa
site. Et de fait l rientation des adolescents est un processus qui met en jeu
plusieurs m anismes. Les chercheurs en psychol notammentJ@ udient depuis
4lon emps les facteurs psychol ques impliq dans ce processus (estime de soi
5environnement psycho-familial entation des mati et aluation subjective
6de sa valeur scolaire Les chercheurs en sociol quant eux udient les
facteurs culturels ou socio- onomiques qui erminent inconsciemment les l ques
3
Etd autantplusoptimistequelagrandemajorit decesjeunesontfini,m mes illeurafalludutempsetdes
d tours,partrouverleurvoie,reprendreconfiancepourcertainsetseprojeterdansl avenirsurlabased unfil
conducteur(re)motivant.
4Parexemple:C.Safont-Mottay, Orientationdesoi l adolescence:sesrelationsaveclestimedesoietla
comp tencesociale ,dansPratiquesPsychologiques,n1,1997.
5Parexemple:N.Baudoin, Lesensdel orientation ,dansQuestionsd Orientation,n3,2007.
6
Parexemple: L exp riencesubjectivedes l vesdeseconde:influencesurlesr sultatsscolairesetlesv ux
d orientation ,dansL OrientationScolaireetProfessionnelle,n2,2005.
3
GRE11>K3L0J@J/0ZL@GH@2(JR:J0ZR1VRJ2L5853;35EEZ1?>1<>J?2K>1?!;JB35UVJ>5@"!;W>>JBG8Z45?RWK>1J@;35<>J?!Z58ZJJ/RVEVOF!;$UQZ5:2:0J9L@!;AZ;:JU3-@O0Z8Z;RV">JA?UNJ?1Z;OJ/U;35<1>IN1R3@EJ@G;35VEUAJ?0JBLGK=R0JNwww.biop.ccip.fr
7de choix et de projection , ou encore les strat gies optimisation des parcours en
8fonction ne aluationrationnelledes contraintes et des moyens .
Dans cette ude, nous ions, quant nous, choisi de mettre en idence le
caract re fondamentalement multifactoriel du processus orientation G8Z adolescence,
c aincus que ce dernier met en jeu un ensemble d pects rel ant de registres
explicatifs diff ents. Autrement dit, le fait a oir de m aises notes et/ou une
m aise estime de soi nous semblait po oir re autant erminant pour un
parcours que le fait oir des parents cadres su eurs ou enseignants, ou quelques
perturbations dues dolescence, ou encore de se tro er dans un ablissement
scolaire entretenant une politique itiste et s ect e. Le tout ait de comprendre
comment p aient sarticuler et/ou se potentialiser tous ces facteurs. M me si il est
ident que chaque histoire ou chaque personne est unique, ait essayer de
faire ressortir autant que possible des pro matiques orientation ou des
parcours orientation types dans le but ablir un but de typologie dest e
lairerles conseillers, les professeurs ouencoreles parents.
En ce qui concerne cet objectif, il s tt ite trop ambitieux compte
tenu du temps imparti pour cette ude: ablir une typologie fine et o rationnelle
partir de la prise en compte de la multiplicit des facteurs qui, selon nous, int iennent
dans le processus d ientation est, sinon utopique, un tr ail qui n essiterait
9plusieurs an es derecherche .
De plus si nous parlons au pass de ce deuxi me objectif, c t que, se faisant,
les parcours une fois mis bout bout ont fait app tre un tableau qui laisse songeur
quant au caract e parfois onnamment erratique de leur enchainement. En
10dehors du fait que orientation est une marche complexe pour des adolescents en
7
Cetteapproches inscritdanslalign edePierreBourdieu,quidepuisLesh ritiers,paruen1964,af d r tout
unmouvementderecherches appliquant mettreen videncelesm canismesinconscientsdereproduction
socialeousexu e l RQ uvredansleschoixsocioprofessionnels.
8Cetteapproche,quant elle,a t initi eparlestravauxdeRaymondBoudonpourlequell individun estpas
seulementle jouetpassif desonh ritagesocio- conomique,mais galementun acteur susceptible
d RE laborerdeschoixsurlabasedecalculsrationnels.
9
Iln enrestepasmoinsqu envisagercequiestsusceptibled influencer,defa onglobale,unparcours
d orientation,enmobilisantunensembledefacteursoudeprocessusrelevantderegistresdisciplinaires
diff rents(psychologie,sociologie,g ographieurbaineetsociale,anthropologie)estunepistederecherchequi
nousparatpertinenteencequiconcernelaprobl matiquedel orientationscolaireetprofessionnelle.Cette
derni resesitueeneffet uncarrefourpourlequellatransdisciplinarit permettraitded cloisonnerlesanalyses
enlesouvrant uneconceptualisation plusprochedelamultiplicit desenjeuxetdeslogiques l RQ uvredansle
processusd orientation.
10Cetted marcheestm medevenueplusd licatequ avant.Tantdupointdevuedelacomplexit croissantede
l offredeformations(diversificationsetsp cialisationsdescursus,passerelles, quivalences ,quedela
complexit croissantedumondedanslequellesadolescentsont prendreleurplace,alorsm mequela
rechercheactuelledelRE panouissement traversletravailpousselesindividusdespaysd velopp s BG trede
plusenplusexigeantsquant lar alisationdeleurvie.Cesquestionsrenvoientauxanalysesdusociologue
4
J@U->-NVE0Z<J E.8JR0ZJU>K?0ZJ@J@G;AB;:BZBLVJBR8Z50Z;>J1J8J@GER0ZR-ABJB-ABEAB1BRBL@E0J@0JEJ@BZ1?BH0ZJ/-BJ<J>5J@E>JBGJ/E0J8Z-DEJBEPAB-BJ@GJ8BJ8K5B0Z0ZAZ-?0ZJ>J0ZEBEEEFBEB8ZEUEK>RGEERKREN:JO-BE1>BEGEJ@EJNEEBOZ1?EBR5:JRRERVGBwww.biop.ccip.fr
constructionpsychologiqueet identitaire, il enrestepas moins quelapr nance dela
nature particuli ment compliqu des parcours scolaires qui se sont
t ers le it de ces jeunes, tend confirmer q existe aujourd ui en France une
pro matique sociale, culturelle et politique de orientation scolaire et professionnelle
qui d asse largement la question des prob matiques personnelles, adolescentes,
familiales oupsychosociologiques.
Quelques points de précision méthodologique :
Vingt jeunes ont s ectionn pour ce recueil sur la base de crit res
susceptibles offrir une a de probl matiques rientation: partition en fonction
des sexes, des prestations rientation alis au BIOP (Rendez- ous unique
11rientation ou Passeport Orientation ), des profils scolaires VU m ais e,
e moyen bon e de geet dela profession des parents.
Il est donc important de pr iser que ces jeunes nt pas choisis en
fonction de la complexit de leur parcours, ou de leur probl matique personnelle,
scolaire ou familiale. C t--dire que nous ons pas cherc s tionner des
parcours pour leur caract particuli ment compliq et m me difficile pour
certains. Et pourtant, les t moignages de ceux qui ont s i un Passeport pour
entationnotamment, sont particuli ment outants.
Apr r lexion, il semblerait qu y ait eu un biais d hantillonnage li aux
12. Compte tenu des enjeux quejeunes ayant accept de participer cette enq e
repr ente le fait de t moigner ne histoire personnelle ou un parcours, il est
fort possible que les jeunes ayant eu du mal tr er leur oie ainsi que des rep
pourlaconstruire, se soient sentis plus concern queles autres par enqu e, et donc
plus sponta ment enclins accepter unentretienapprofondienface face.
NorbertEliasqui voquaitd j danslesann es60unallongementchezlesindividusdes stades
psychologiques delavie,etnotammentdeceluiconcernantlepassage l RC geadulte.Ilexpliquaitcette
transformationanthropologique venirparlacomplexificationdumondemoderne,conduisantlesjeunes avoir
besoindeplusdetempspourencomprendreetenint grerlesfonctionnementsetconstruireainsileur
autonomie.Sonanalysesemblesev rifiersil onpenseaun ologismedRN adulescents apparucesderni res
ann espourd signercettenouvellephasetransitoiredansled veloppementd unjeune.
11
Pourrappel,lePasseportpourl Orientation estunbiland orientationapprofondifaitenquatres ances
r partiesdansletempsetquipermetaujeuneder fl chir sesmotivations partirdesonprofil(tests)etgr ce
aux changesavecunconsultantluipermettantd identifiersespointsfortsafind enfaireundespointsd appui
etdeprogression.
12
Lesjeunesquenousavonscontact spourcette tude taientvenusauBIOPen2006,etpourbeaucoupcela
faisaitdoncplusd unan.Parailleurs,ilsn avaientpas t inform sduneenqu te venir.Commedanstout
sondage,nousavonsdufaireappel leurbonnevolont .Bienquenosappelsaienttoujours t bienaccueillis,il
napas t faciledetouslesmobiliserpourunentretienenface faced unedur eduneheureetdemie.
5
J8KBNURJEEO0Z$BEGGBJ@EUBAL@EJ2E8Z$>5JGEBJJ0Z;K>1?>JV0Z;J8>JJ?REJ1?ZJ/BK?CK>1>5J@JBAJJ?;ABE-B0ZGKEJ?JR:Z;J88ZHJRJ@J8KB8JKBJ<URU8ZE8ZG.8JEEJZ4Z58BRL@0J>AZ58EGE>J/A5B>-BVGLEK>1;58J?K>10JBJ81/J14JK>1E:J:ZJ3Z1?GEGJEBRREFBJ/EBRVRURB0ZEEREO0ZARE-ABV0ZJ:ZEBwww.biop.ccip.fr
Cela signifie que les t moignages qui suivent ne sont pas repr entatifs de ce
13peut traverserla majorit des jeunes aucours deleurs parcours d entation .
Les questions que ces témoignages soulèvent :
Malg tout, il en reste pas moins que ces parcours, peu banaux pour la
plupart, existent et q mritent re consi . Ne serait-ce que parce que
certaines udes entes indiquent il pourrait y avoir un certain malaise de la
jeunesse fra aise, tant du point devue de la repr entation q llesefait elle-m me
et de son avenir que de la pression qu e subit par rapport la question du c mage
et de nsertion.
Ce malaise transpa t notamment clairement dans udecomparative: Les
jeunesses face leur avenir: une enqu ei er ionale,r is par la Fondation
pour nnovation Politique et qui vient re pub en ce tout but ann 2008.
Cette ude montre, entre autres, combien les jeunes fr ais sont t peu confiants
14, et que par ailleurs ilsdans leur avenir personnel comparativement aux autres
accordent beaucoup plus mportance au regard des autres pour leur choix
15professionnel que leurs homologues des autres pays . Au regard de cette enq e, il
appar t en effet que les jeunes fra ais sont particul ement angoiss et peu
confiants en eux-m mes et en leurs possibilit . Pour le chercheur du CNRS Olivier
Galland interro par l press, les jeunes fr ais sont obs par leurs notes :
contrairement ceux des pays anglo-saxons, les udiants fr ais sont davantage
par leur classement que par le contenu r l des programmes. Ecole sert non
16former, mais classer et h archiserles gens, c t--dire produire de anxi .
De m me, Emmanuel Sulzer, chercheur au Centre Etudes et de Recherches sur les
Qualifications (CEREQ), constate: les Fr ais se entent peu. ls cons rent
les orientations scolaires, le choix udes su ieures et celui de leur m ier comme
13
D ailleurs,selonlesconsultantsduBIOP,ilapparatquelePasseportpourl Orientation,quiestentraindese
d mocratiser,n attirepasquedesjeunesavecuneprobl matique difficile .Ilrpondaussi beaucoupde
demandesplus banales .
14Alaquestion Votreavenirpersonnelest-ilprometteur? ,23%desfran ais g sentre16et29ans
r pondentoui.Ilssonten11 position(sur17paysrepr sent s)loin derri relesjeunesdanoisquiontr pondu
oui 60%.
15
Alaquestion Leregarddesautresest-ild terminantpourvoschoixprofessionnels? ,lesjeunesfran ais
sontlespremiers r pondreoui 54%.
16
Propostir sdudossierdel Expressdu03janvier2008,intitul : Enqu temondiale,commentlesjeunes
voientleuravenir? .
6
LE>J;>5E-:IZ188U0Z50ZJ@R0ZHN-:IJ?5K>50KJ@>J/85J1J@EZ1?/G8Z5GJ?8ZED"O-NJ@O<J>J1ENCL@J8ZE:V4)LN0J>>-NU4PL@0ZD=AZ0ZEJJ?0J?NVJ?J:IAZ58?AL@:Z>K?>J-:IREZ;>5FJ0ZB0JJ?GEBN0ZUJ1BJ-8G#)J@#)-:I3JJ19J@8ZJ@!Z;,GF4,OOEGGLGAZ15J>:IEOBJREwww.biop.ccip.fr
des apes irr ersibles. Ils is ence comme un couloir sans edes ie
17surles c .
A la lueur de ces donn , le carac @K> epro m ique des @J moignages
recueillis prenn alors un re sens. Ces don (re)s ue en eff ces parcours
dans un co esusceible de rel iser leur margi suppos Nous ne
disposons d ucun chiffre concern ce suj , mais p - re que, loin re
anec iques, ces @J moignages pourrai re le signe n malaise dans le
fonc ionneme socialden resys@K me duc ion.
18De f , la demande sociale croissa e des adolesc s de leurs pare sen
m edeso ien scolaire, de coaching-m ion ou de conseils en ori ion,
-elle pas rice n malaise ou une anormale en ce qui
concerneled uleme le BJ/u delascolar ?
19 o ilEnfin, quand on se penche sur le dernier com e rendu de CDE
appar que la France es parmi les pays qui i es @5@ le plus pour uc iondesa
jeunesse (que ce s en ermes de penses que de nombre eures de cours
hebdomadaires), que l ns par ailleurs que pr de 150 000 jeunes s du
20sys@K9e duc if sans qualific ionoudip me chaque an e , cela so e encore
res ques ions.
Ces pourquoi, malgr le biais ha illonnage cons @-@J nous ons enu
er ces @J moignages. M me si ils ne so c ainem heureusem )pas
repr e ifs s @-@ is iquem de ce que nsemble des jeunes au cours de leur
sc ou de leur orie ion, ils o le m e re suffisamme inq s, a
np de ue humain q onomique, pour que on se pose la quesiondes oir
siil aur pasune ref on isagerlefonc ionneme de ori ion.
17Idem.
18
Clairementvisiblequandonvoitlesucc s normedepuisquelquesann esdesorganismespriv sdesoutien
scolaireetdeconseilsenorientation.
19
C estledernierrapportdel OCDE: Regardssurl Education ,rendupublicend cembre2007.
20D apr sleschiffresde2002duMinist redel EducationNationale.
7
1D1:@N:@J>;1@-A@>JB1@@8Z:Z1?<>J?-@A5J@F0ZL@1:@JE@0ZA;>@J8-@.8J-@O5K>@A@@;@<@5BZ-B1A@5@:@8Z1J@8Z1DE<;>@-@J?0Z@1:@G1@-@L@0J-@:@0;@EJ01@8Z;5@1:@F1:@5BL@J>5@0ZA-:@-@-@1:@F@RE;8->5@8ZUJ?-:D:@;51:@:@0Z4:@@-@R;@P@0ZJ-B@V-@J1?:BAZJ/-5@R:@1:@@1:@1:@B1:B;5:@0Z0ZA@:J1?-I5@A@-:@0Z-:@-A@:@A8KB:@ZR:J@@L-5@-@8P:-85@:ZEJ-@J1-@:@J:@1:@1>@;>@:@-BL@R<@J5@K?1@-5@JZ;8Z$@V0ZJ/Q1@5J@:@-NJBJ@B0Zwww.biop.ccip.fr
ALEXANDRE
22ans
eDemandeur d’emploi, a redoublé le CE1 et la 4
Rentre dans une formation en alternance de maquettiste
Père maçon
Mère femme de ménage
Passeport pour l’Orientation
Les d buts dAlexandre: un parcours erratique sous-tendu par un
d sint r t pour les mati res enseign es lEcole, un mal- tre personnel
etunedifficilequ tedesoi
Alexandre est d'abord un e moyen. Il redouble le CE1, puis la me, mais il
reconn tquecZJ@ ait dRG un manque de tr ail. Il d rit illeurs l mbiance qui
nait dans son co comme cacophonique ne f orisant pas le t ail
studieux. Quant lui, m me s lnese rit pas comme un e turbulent, il recon t
l ait pas mot par les pr rammes scolaires. Il a toujours ressenti ole
comme une contrainte, ne oyant pas l des mati quiysontensei , sauf
encequiconcerne Histoire- aphie.
En Troisi me, un professeur de math matiques lui conseille de s re une
formation d' tricien. Alexandre sent alors que ce professeur lui propose cette
formation parce qu'il se t e qu'il y a de la place en Electricit Mais lui n'est pas
att parcem ierettro equecette orientation netient pas comptedeses s.
Heureusement pour lui, la fin de sa Troisi me, sa famille m eet
Alexandre se pr ente alors au lyc du secteur. Il n'a aucun dip me, ni m me le
et des c .Ap oir udi son dossier, ablissement lui propose de
parer un BEP de comptabilit Pour Alexandre, encore, les professeurs ont pris
U8G ;Q il y ait de la place M me si ce choix ne correspond rien pour lui,
Alexandre accepte cette orientation faute de mieux. Il a trop peur de ne pas re pris
21quelque p re Mais il s que dans la classe o il se tro e, eun
ordre particulier et personne ne semble mot Il attribue cette mot ation
alis e au fait que les es aient pour la plupart pas eu le choix de leur
orientation: pour eux, on les ait mis dans une classe-poubelle sans
ablement leur demanderleur is.
Au bout de trois mois, Alexandre d ide il eut quitter cette classe. On lui
propose alors de s re une Premi eExp mentale, qui est une Prem re am
21Lestextesenitaliquesontdesexpressionsoudesextraits tir sdesproposdesinterview s.
8
J:J8KB5BG5>JJ:R@QVJ@J/8P3;5K:J1Z5/VB-BJ@;88KAB-BUG31B88KJ1>J3>;ABZ-0J/0Z-3:-B>-BJ/JJJ-B:Z-N>K?GLKJ?J8KB3J:15B1J>L@:Z5:@-8Z//-30;3J>5@5B/:ZJ@=AZ5KB:-N4)J8A5BABU>KVLJ81/0J?A5B-B')8G;<>J*)8ZK>J@J-BK8ZVJJ>531?U>1B;3>EJJ18ZJJ1?J>Z-B-3K>10J3:KK>1?-BLE=AZ/0JBwww.biop.ccip.fr
pour les es ayant eu des probl mes en Seconde. Il y reste jus la fin du
deux me trimestre, au bout duquel il annonce q souhaite quitter init ement ce
lyc Mais la direction du lyc e refuse de le laisser partir tant qu a pas tro autre
chose. Nayant pas de projet d ini, il se fait embaucher comme caissier, histoire que
ses professeurs lelaissent partir.
Il restera finalement deux ans et demi dans cette entreprise. Durant ces deux
ann ,ilses ient que ses parents se sont beaucoup inq pou lui et son
enir: Ils me mettaient la pression pour que je me forme un vrai m ier dit-il.
Aimant depuis toujours ers de la musique, il s tdoncmis su re une formation
(payante) d'assistant du son, en parall de son tr ail. Malheureusement, il se
o redes pro mes auditifs, et est obli de renoncer cette oie.
Pouss par ses parents, il d ide alors de su re une formation par
correspondance de endeur en micro-informatique. Souhaitant rassurer ses parents, il
terminecetteformation. Seulement, il o req le n'est pas homolog epar l'Etat.
De plus, s'il aime l'informatique, il aime pas raiment la ente. Alexandre se retr e
encore une fois lacase d art. Il ne sait plus du tout quoi faire, et dit qu ce moment
ils t senti faceaun nt
Le moment de la reprise en main: un bilan dorientation initiateur dune
reprisedeconfianceenluietdunedynamiquepositive
D idJGse prendre en main, il se rend alors dans un CIO car il oudrait
reprendre ses udes et re conseill sur ses possibilit . Mais on lui dit que c'est trop
tard pour reprendre des udes, compte tenu de son ge et de son absence de
qualification. D ermi ilse met chercherdes informations mais il netr etoujours
aucuner onse sesattentes.
A ce moment-l il se sent tr d oura :ila impression de ne pas tr er
d'interlocuteurs m me de der. Il se rend finalement l'ANPE, ec poir q n
de tr er une solution. Le conseiller ANPE lui conseille de se diriger ers une
mission locale, laquelle le dirige ers le BIOP pour faire un bilan de comp ences. Mais
lui ne eut pas faire un bilan de comp ences : il oudrait seulement qu'on l'aide
t ercomment reprendreses udes.
Au BIOP, son consultant lui propose de faire un passeport pour l'orientation. Il
se s ient oir pass des tests de personnalit et de centres nt , accompagn
de plusieurs hanges approfondis destin faire merger chez lui ses irs et
ie croire. Il dit que ce tr ail raiment a faire le tri en lui. En fonction de
9
;ABL@B-BGJ@8Z-5BJ/J/AB:2):GJ0J?0J/;ABGJ1?8Z-:JGG:5BJ@GA5J@LZG;ABBB;ABAZ18GJ?BJ@>;ABHBJ-BJ2.8KZ-BJ5BGBABV8GU0Z58Z-5BJJ>GL@;ABJ<J@:ZBZ58:ZZ1?AJJABJ18Z1:B5B0ZEJ?5B0J28ZUJ;ABJ<AZ583J5K3JJ/J/GB=AZK?K0J/250JKBK81VG:Z1?J@G8Z1?8ZA-BJ@G/AZ;J?J?J8-BJ