etude temps partiel

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Travail rémunéré, travail gratuit : une question de genre OU Le travail à temps partiel des femmes (2006) Travail à temps partiel des femmes – FPS – 2006 SOMMAIRE I. INTRODUCTION p. 3I. UN PEU D’HISTOIRE p. 7III. LE TRAVAIL À TEMPS PARTIEL DES FEMMES : UN PHÉNOMÈNE DE SOCIÉTÉ… p. 11 IV. … POUR QUELLE UTILITÉ SOCIALE ? p. 21 V. CONSÉQUENCES CONCRÈTES 25 VI. CONCLUSIONS : AGIR ! p. 29 Françoise CLAUDE Secrétariat Général FPS 2006 02.515.04.03 francoise.claude@mutsoc.be Editrice responsable : Dominique Plasman - Place St Jean, 1/2 -–1000 Bruxelles 2Travail à temps partiel des femmes – FPS – 2006 I. INTRODUCTION Pourquoi cette étude sur le travail à temps partiel, et plus généralement sur ce qu’il peut révéler des rapports sociaux entre hommes et femmes sous l’angle de la ligne de partage travail rémunéré/travail non rémunéré ? Pour le Mouvement des Femmes prévoyantes socialistes, ce thème est capital, et pour plusieurs raisons. Tout d’abord, nous restons ainsi fidèles au public qui a toujours été le nôtre, à savoir les femmes travailleuses de milieu populaire. Celles-ci sont souvent peu – ou mal – qualifiées, et c’est donc dans ce groupe social que l’on retrouve le plus de travailleuses à temps partiel. Si cette étude ne leur est pas directement adressée, elles en sont cependant la seule cible ; le présent travail servira d’ailleurs de base, dans les prochains mois, à une ...

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Travail rémunéré, travail gratuit : une question de genre OU Le travail à temps partiel des femmes (2006)
     SOMMAIRE  
       
Travail à temps partiel des femmes  FPS  2006
I. INTRODUCTION p. 3 II. UN PEU DHISTOIRE p. 7 III. LE TRAVAIL À TEMPS PARTIEL DES FEMMES : UN PHÉNOMÈNE DE SOCIÉTÉ p. 11 IV.  POUR QUELLE UTILITÉ SOCIALE ? p. 21 V. CONSÉQUENCES CONCRÈTES p. 25 VI. CONCLUSIONS : AGIR ! p. 29
Editrice responsable : Dominique Plasman - Place St Jean, 1/2 -1000 Bruxelles
Françoise CLAUDE Secrétariat Général FPS 2006 02.515.04.03 francoise.claude@mutsoc.be  
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I. INTRODUCTION
Travail à temps partiel des femmes  FPS  2006
 
  Pourquoi cette étude sur le travail à temps partiel, et plus généralement sur ce quil peut révéler des rapports sociaux entre hommes et femmes sous langle de la ligne de partage travail rémunéré/travail non rémunéré ?  Pour le Mouvement des Femmes prévoyantes socialistes, ce thème est capital, et pour plusieurs raisons.  Tout dabord, nous restons ainsi fidèles au public qui a toujours été le nôtre, à savoir les femmes travailleuses de milieu populaire. Celles-ci sont souvent peu  ou mal  qualifiées, et cest donc dans ce groupe social que lon retrouve le plus de travailleuses à temps partiel. Si cette étude ne leur est pas directement adressée, elles en sont cependant la seule cible ; le présent travail servira dailleurs de base, dans les prochains mois, à une brochure destinée à un large public.  Ensuite, et cest tout aussi historique, nous sommes également un mouvement familial. Or on sait que, quand il sagit des femmes, les raisons familiales sont souvent évoquées pour justifier lécartement partiel (ou même total) du marché du travail.  De plus, le travail à temps partiel cest aussi un salaire partiel, et il a en également des conséquences lourdes sur les droits en sécurité sociale. Une organisation comme la nôtre ne peut que se sentir fortement concernée par un phénomène socio-économique qui entraîne autant dinégalités.  Les femmes travaillent et ont toujours travaillé, et souvent même bien plus que les hommes, que ce soit gratuitement ou contre rémunération. Leur temps libre, en Belgique, est globalement inférieur de 3h44 par semaine à celui des hommes1.  Car la société ne reconnaît que beaucoup plus difficilement la valeur de leur travail Elle ne reconnaît aussi que difficilement leur droit à un revenu complet et égal à celui des hommes. Le phénomène du temps partiel peut sanalyser dans ce cadre, tout comme celui des discriminations salariales qui relèvent de la même logique globale.                                                   1ittsS atsn? poeéf 4/ bres eniqueéporuE sed spmetur Ees dets neentsorta6002uE , ALIAGA, Comments  eéraptrtil  e.C .Le phénomène nest évidemment pas propre à la Belgique. Sous des formes parfois différentes, cest dans le monde entier que les femmes travaillent au moins autant et souvent beaucoup plus que les hommes, tout en ayant beaucoup moins accès aux richesses.  
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Travail à temps partiel des femmes  FPS  2006
Enfin, loption que nous avons prise depuis de nombreuses années de travailler sur le genre se trouve particulièrement bien illustrée par cette question de la répartition du travail entre les hommes et les femmes. Tout converge en effet pour construire et maintenir en place cette répartition sexuée des rôles : les aspects économiques, sociaux, culturels, scolaires, psychologiques, religieux etc. sinfluencent et se renforcent en permanence les uns les autres, pour édifier une cohérence contre laquelle il est bien difficile de lutter.  Quelques chiffres en vrac pour sen convaincre :  
-42,6 % des femmes travaillent à temps partiel, contre 7,8 % des hommes2 -à temps partiel ne souhaitent pas demploi à tempsseulement 9,3 % des femmes travaillant plein. Les hommes dans la même situation sont 6,6% à se contenter de leur sort3. -43,3 % de lemploi salarié, mais 84,5 % deen Wallonie (2003), les femmes représentent 4 lemploi à temps partiel -le salaire brut moyen des femmes est de 15 % inférieur à celui des hommes, à temps plein5. Leur revenu moyen est donc nettement inférieur encore. -tiers accomplies par les femmes  et dans ces tâchesles tâches domestiques sont aux deux on fait pourtant intervenir celles qui sont généralement considérées comme « masculines » (bricolage, jardinage)6  Les travailleurs à temps partiel représentaient 15,4 % de lensemble des salariés en 1995. Ils en représentent aujourdhui 23,4 %7 pour les femmes, ce pourcentage a augmenté de 9,2 points. Mais en 10 ans, et seulement de 4,7 points pour les hommes. On voit que laugmentation du nombre de femmes travaillant à temps partiel est beaucoup plus forte que celle des hommes.  Lécart se creuse Inutile donc de se dire « cest une question de mentalité, il faut laisser le temps aux progrès de sinstaller ». Cest tout le contraire qui se passe. Si vraiment la différence de traitement entre les hommes et les femmes sur le marché du travail nous interpelle et nous semble injuste, alors il faut réagir Dautant plus que le même phénomène se constate aussi dans la répartition des statuts précaires, du chômage etc. La dérégulation du travail et le néo-libéralisme écrasent dabord les plus faibles, et donc nettement plus les femmes que les hommes, qui non seulement sont moins armées sur le marché du travail, mais sont en plus handicapées par les responsabilités familiales.                                                  2générale statistique et information économique. Enquête sur les forces de travail.En 2005. Direction 3la enog néré Directionomie -pas iert: l oichrT iava à lpmet0120l aiEcF SP, secrof svart ed quêt? Enr lee su uociso ni ttnar Statistique et Information économique 4aWe  nmmset hoes eFemm l.euqitstita sitrartpo, noei IWEPS, 2005 5  eiv e erevunse et rémunérationE co nrbot20e . 04veNi dautstala euq esiitnforet ion, matiE FPS ,s,eimonoctiecir Dérén gon 6Chiffres pour la Belgique. Sur un total moyen de 6h07 par jour, 2h15 sont accomplies par les hommes et 3h52 par les femmes. GLORIEUX et VANDEWEYER (Centre de recherche TOR-VUB) et Direction générale Statistiques et Information économique. 7ia.lrtvad  ecrses for lee suquêtarénég noitceriD, ieomonEcF SP  taoi ncé tniofmrstique ele stati . omonueiqn  E0520En. 
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Travail à temps partiel des femmes  FPS  2006
 Nous considérons comme travail à temps partiel tout travail qui natteint pas le nombre dheures considéré comme un temps plein dans le secteur donné. Cela recouvre des réalités très différentes, allant de quelques heures par semaine, jusquà un emploi à horaires fixes parfois proches du temps complet. En moyenne, en 2003, cela représentait 23h de travail par semaine8. Sauf dérogation, le temps de travail ne peut pas être inférieur à 1/3 temps, et les plages horaires doivent être dau moins trois heures consécutives (mais une même journée peut comporter plusieurs plages distinctes : par exemple, une le matin et une laprès-midi). Très dérogatoires et complètement « dérégulées » sont les catégories de sous-emplois, essentiellement féminins eux aussi, telles que les « ALE »9(maximum de 45 heures par mois), et les « titres-services »10, où aucun minimum nexiste, pas plus pour le temps de travail quen ce qui concerne la durée des plages horaires.  Contenu Comme on sen doute, la réflexion autour de ce thème du temps de travail des femmes sest révélée très riche, car tant les causes que les conséquences du phénomène, à première vue relativement restreint, sont en fait extrêmement larges et poussent leurs tentacules dans des domaines très divers.  Cest pourquoi, après un bref historique, nous ferons appel à quelques concepts issus de la recherche en sciences sociales qui ont un lien direct avec notre thème. Il nous a en effet paru indispensable dadopter un angle de vue très large, afin de mettre en évidence la complexité et limportance sociétale de la question du travail à temps partiel des femmes.  Ensuite, dans une troisième partie, nous cernerons le sujet en rappelant quelques éléments qui soulignent limportance sociale de cette question, alors pourtant quelle souffre dune invisibilité et dune tolérance sociale et politique assez surprenante.  La quatrième partie sera consacrée à quelques rappels plus concrets concernant les effets réels du travail à temps partiel, pour les travailleuses concernées.  Enfin la dernière partie, en forme de conclusion, tente de mettre en évidence les liens qui existent entre une situation vécue au quotidien par des centaines de milliers de femmes, et les politiques publiques au sens le plus large. Linjuste répartition du travail nest pas une fatalité, ce nest pas seulement « une question de mentalités » (sous-entendu : on ne peut rien y faire). Une action publique volontaire a toutes les chances de la modifier concrètement.                                                   8.seainçra f eteebglec sirneexpéles » : pay C res hiffstatEuro eoctnnineatele t « Making work ic ,p étC raNEZAE AV-CM. E.,opur Colloque « Accès inégal à lemploi et à la protection sociale », Université Paris I, 16 et 17 septembre 2004. 9Fe, PSWEt  eesmmf ed % 6I .semme 86,ohmmsee  naWl 2re5.00 tsiteuqiéD .bmecie, portrait stano 10 secivreolpme tepos cevi ses lur ,0250e pris dité oxim AEDSNOC,TLUav7E9 8 d %fee esmm I.  eed sitrtses-reluation du régim  , Rapport final.
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Travail à temps partiel des femmes  FPS  2006
Quelques mises au point utiles Si lensemble du texte se montre très critique sur le phénomène du travail à temps partiel, il va de soi que nous avons au contraire le plus grand respect pour les personnes qui y ont recours ou qui y ont été contraintes, quelles quen soient les causes. Ce ne sont évidemment pas les individus que nous critiquons, mais le système qui nous semble très dangereux, car il est porteur de pauvreté et dinjustice. Comme dautres types de dérégulation du travail, telles les ALE ou les chèques-services  eux aussi essentiellement féminins et à temps partiel  il peut dans certains cas représenter une « solution » individuelle face à une situation difficile. Mais si on se place au niveau collectif, il ne peut pas être promu, car il représente un danger pour les droits des travailleurs (et surtout des travailleuses), y compris en Sécurité sociale. Dans les cas où ce nest pas le marché du travail qui le leur a imposé, ce sont les sources des difficultés qui ont amené les femmes à réduire leur temps de travail qui doivent être traitées. Or, justement, le temps partiel permet de faire léconomie de ce travail...  De même, nous ne prétendons pas que lallongement du temps de travail soit en soi une valeur, loin de là ! Ce nest que parce que, dans les conditions actuelles, il est source de pauvreté, de perte de droits sociaux et dinégalités que nous refusons le temps partiel  Avant dentrer dans le vif du sujet, précisons encore que, comme beaucoup, nous avons été confrontée au choix cornélien entre écriture fluide et formulation non sexiste (dite « épicène »),  généralement très lourde. Nous navons eu recours à celle-ci que le plus rarement possible, privilégiant la plupart du temps un certain pragmatisme : par exemple en prenant des libertés avec la règle qui veut que « le masculin lemporte sur le féminin »11 masculin-neutre, ou avec celle du « » (surtout quand il y a une majorité écrasante de femmes dans le groupe décrit, comme les institutrices ou les infirmières), ou encore en alternant laccord au féminin ou au masculin, etc.   
                                                 11«C eteh éiarrchie remonte au l «foa relaue qnilu e emrcsamloe cliè sIeVI X el 7461 neuqsrmairgrambre célèd célesaaVguei n  a prépondérance sur le féminin, parce que plus noble ». Dorénavant, il faudra écrire : « Les légumes et les fleurs sont frais » et faire en sorte que ladjectif saccorde au masculin, contrairement à lusage de lépoque qui laurait accordé au féminin. En eft,e au Moyen Age, on pouvait écrire correctement, comme Racine au XVIIe siècle : « Ces trois jours et ces trois nuits entières » - ladjectif « entières » renvoyant alors à « nuits » autant quà « jours ». Au Moyen Age encore, on ne se contentait pas de la forme masculine : pour sadresser aux femmes et aux hommes dans les discours criés sur la place publique, on disait « iceux et icele cetx eu c «ruop( » seleot tsetu.)»  nO (p» r outo«  eust iu ttet uoet ss ») ainsi que « aum iaer«  e »erssait pouvi diauss XIIIe siècle, « commandante en chef » et « inventeure » au XVe, « inventrice » au XVIe, « lieutenante » au XVIe, « chirurgienne » en 1759, etc . ». Agnès Callamard, Le sexisme à fleur de mots, le Monde Diplomatique, mars 1998
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Travail à temps partiel des femmes  FPS  2006
 II. UN PEU DHISTOIRE   Depuis toujours, les Femmes Prévoyantes Socialistes ont soutenu lidée que lindépendance financière des femmes était une condition sine qua non de légalité des sexes. Cest pourquoi, même à lépoque où le couple « mari gagne-pain/femme gardienne du foyer » triomphait et était perçu dans toutes les couches de la société comme un idéal à atteindre, elles ont toujours plaidé, contre cette pensée dominante, pour une égalité des revenus entre les hommes et les femmes.  A telle enseigne que si, en marge de cet unisson idéologique, elles ont dans limmédiat après-guerre revendiqué la reconnaissance économique du travail domestique et éducatif, ce nétait jamais en tant que « salaire maternel », qui aurait été réservé aux femmes au foyer, mais bien sous la forme dune allocation accessible à toutes les femmes, quelles aient ou non un revenu professionnel, en reconnaissance du travail dutilité publique quelles accomplissaient dans leur famille. Ce revenu supplémentaire aurait permis aux femmes victimes de la « double journée » et moins rémunérées que les hommes, datteindre cependant un niveau de revenu comparable au leur.  Cette revendication ayant été détournée de son objectif premier par certains milieux associatifs et politiques, pour être réduite à une allocation réservée aux femmes au foyer, le Mouvement des FPS sen est totalement désolidarisé dès le milieu des années 50, et depuis lors na plus cessé de défendre avant tout le travail professionnel des femmes, et les intérêts des femmes travailleuses, en particulier de celles de la classe ouvrière.  Il nest dailleurs pas inutile de rappeler une fois de plus que, même pendant cette période « glorieuse » durant laquelle le revenu dun homme des classes moyenne et supérieure suffisait à entretenir une famille, grâce entre autres au travail gratuit accompli par sa femme à domicile, il y a toujours eu de nombreuses femmes travailleuses, en particulier dans les milieux ouvriers. Quon se rappelle la grève des femmes de la FN de Herstal, en 1966. Les 3500 travailleuses (essentiellement des ouvrières) y représentaient à cette époque 30% des effectifs totaux de lentreprise.  Si celle-ci est devenue, bien malgré elle et grâce à ses ouvrières, un symbole et un jalon dans lhistoire sociale européenne, elle était évidemment loin dêtre la seule à employer un nombre important de femmes, dans des conditions de travail plus mauvaises et pour des salaires inférieurs à ceux des hommes. Il y a également toujours eu de nombreuses femmes employées de bureau, vendeuses, domestiques, sans compter les « aidantes » dagriculteurs, de commerçants, dartisans, de médecins etc., dont le travail était complètement occulté et ne figurait même pas dans les statistiques économiques.
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Travail à temps partiel des femmes  FPS  2006
 Au milieu des années 60, une personne active sur quatre était une femme, et 52,8 % de ces femmes actives étaient mariées (contre 39,7 % en 1947)12. A cette époque déjà, la FGTB souligne que « le travail à temps partiel ne résoudra pas le problème du droit au travail pour les femmes ». Les travailleuses à temps partiel sont alors 5,6 % de lensemble de la population active féminine. Avec des accents étonnamment contemporains, lorganisation syndicale affirme que :  
Lorsquil est présenté comme le meilcoe  denoy mureavart el reilicnlip orefssoinnle de la femme et ses responsabilités familiales, le travail à temps partiel masque en réalité les obligations qui incombent à la société en ce domaine : crèches, garderies denfants etc. Cetimil safilétasibspons ree lestime-suos elumrof eectpoi nplimueiqne uon csela ud erèpuq démocratique de la vie.  La F.G.T.B. estime que le travail à temps partiel est netu insmentefosdu rér eerl i pousant problème de laccès des femmes à lemploi et que cetef roumeln  eèina erutpen  ecuau mne justifier linsufatiodaptinaet lcn eias ldet  ealcisot nemepiuqél ed noi n aofmrta professionnele 13.
 Mais dès la fin des années 70 et le début des années 80, le phénomène de lentrée massive des femmes sur le marché du travail se confirme et samplifie. En 1981, elles représentent 37,8 % de la population active belge. 71,4 % dentre elles sont mariées14 quelles sont aujourdhui. Rappelons près de 45 % de la population active.  Au cours de la même période, les mutations de léconomie (souvent appelées « la crise ») vont en sens inverse et le chômage se généralise. De même, petit à petit, le travail salarié se dérégule, on parle de flexibilité  et pour les femmes peu qualifiées, de plus en plus on parle de travail à temps partiel. A cette époque une sorte de nouveau consensus semble vouloir sétablir  ou en tout cas une « pensée dominante » : le travail à temps partiel est LA solution pour les femmes, qui leur permettra de concilier vie professionnelle et responsabilités familiales. Cela fait lobjet dune véritable campagne de persuasion, à laquelle participent les pouvoirs publics, la presse et bien sûr le patronat. Quant aux syndicats, sils nont pas promu le travail à temps partiel en tant que tel, ils se sont parfois montrés complices de son développement, comme par exemple à Bekaert-Cockerill en 1982. Dans cette entreprise de Fontaine-lEvêque en « restructuration », les partenaires sociaux signent un accord selon
                                                 12oséR ,semmef selr ou pilvara tDu embre 1965. ulitnoF TG,Bd cé 13Id. 14eut pérorlPaenem . ,ne6891 flae  du  dmeemed noissstiord semmees fommis, Cvaia urtrul  loptéliu  drcma dhéaL elf ibix
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