Généralités. Symptomatologie. Syndromes divers. Caractérologie pathologique. Thérapeutique - compte-rendu ; n°1 ; vol.32, pg 457-477
22 pages
Français
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Généralités. Symptomatologie. Syndromes divers. Caractérologie pathologique. Thérapeutique - compte-rendu ; n°1 ; vol.32, pg 457-477

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Description

L'année psychologique - Année 1931 - Volume 32 - Numéro 1 - Pages 457-477
21 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.

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Publié le 01 janvier 1931
Nombre de lectures 16
Langue Français
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a) Généralités. Symptomatologie. Syndromes divers.
Caractérologie pathologique. Thérapeutique
In: L'année psychologique. 1931 vol. 32. pp. 457-477.
Citer ce document / Cite this document :
a) Généralités. Symptomatologie. Syndromes divers. Caractérologie pathologique. Thérapeutique. In: L'année psychologique.
1931 vol. 32. pp. 457-477.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1931_num_32_1_5062Psychologie pathologique 457
5° pathologique
a) Généralités. Symptomatologie. Syndromes divers. Caractérologie
pathologique. Thérapeutique l
554. - H. HARTMANN, M. PAPPENHEIM et E. STRANSKY. -
I internationale Tagung für angewandte Psychopathologie und
Psychologie (Vienne. 5-7 juin 1930). — In-8° de 243 pages. Berlin,
S. Karger, 1931. Prix : 17,60 R. M.
Le compte-rendu de la première réunion internationale de Psychop
athologie et Psychologie appliquées paraît comme 61e cahier des
« Abhandlungen aus der Neurologie, Psychiatrie, Psychologie und
ihrer Grenzgebieten ».
On y trouve le discours présidentiel de M. Pappenheim, de Vienne,
rendant hommage à Freud qui, d'après lui, a été le premier à édifier
une théorie psychopathologique comportant une application génér
ale à la vie et à la culture, et sans qui la psychopathologie appliquée
n'aurait pu naître.
Parmi les nombreux rapports et travaux publiés dans cet inté
ressant recueil on peut citer ceux de Allers (signification de la psycho
pathologie pour la psychologie), Karl Beth (psychopathologie et
psychologie religieuse), K. Bühler (l'emploi du signe chez l'homme
et les animaux), Eliasberg (science du travail et psychopathologie),
Eiismann (psychose collective ©t individu), Hitschmann (patho
graphie et psychanalyse), Luxenburger (psychopathologie et héréd
ité), H. W. Maier (psychopathologie et droit pénal), Prinzhorn
(Klages et la psychopathologie), Morgen thaler (psychothérapie et
politique), Sigerist, Stransky, Suter (psychotechnique et psychopat
hologie), Federn (style névrosique), A. Flack (mouvements d'ex
pression), Ludmilla Gatzuk (réflexologie et psychopathologie),
Stoekert (physiologie de l'hypnose), etc.
Jl n'est pas possible de rendre compte de cette masse d'études
très variées dont beaucoup sont d'un grand intérêt. H. P.
555. - H. BECKETT LANG et J. A. PATERSON. - A prel
iminary report on functional psychoses (Rapport préliminaire sur
les psychoses fonctionnelles). — Pr. of N. Ac. of Se, XVII, 11,
1931, p. 603-611.
On a admis (Bancroft et Richter) que les désordres dits fonc
tionnels pouvaient dépendre de degrés anormaux de dispersion
des colloïdes nerveux, dans la direction inverse d'une « surdispersion »
ou d'une agglomération. Dans le premier cas, les agents coagulants
doivent être efficaces, et dans le second, les agents « peptizants ».
Les auteurs ont cherché à vérifier cliniquement l'hypothèse, en
utilisant comme agent coagulant l'amytal de soude (0 gr. 5 par jour)
et comme agent peptizant le rhodanate de (1 gramme par
jour) dans 16 cas, dont ils donnent quelques relations à titre d'exemple
(démences précoces, manie, alcoolisme à dépression, épilepsie).
1. Voir aussi les n°« 56, 60, 61, 64, 68, 234, 236, 528, 622, 623, 688, 762, 4§8 ANALYSÉS BIBLIOGRAPHIQUES
Les effets améliorants ou aggravants des deux substances con
duisent les auteurs à confirmer l'hypothèse, qui permettrait d'instituer
une thérapeutique rationnelle de la démence précoce catatonique,
où il y a surdispersion et amélioration par l'agent coagulant (aggra
vation par le peptizant) et de l'épilepsie ou de la folie maniaque
dépressive, où il y a au contraire sous-dispersion, agglomération
excessive, et où c'est l'agent peptizant qui se montre favorable.
Si ces résultats se confirmaient, il y aurait là une relation bien
curieusement directe entre des processus élémentaires de physico
chimie cellulaire et la Symptomatologie complexe des psychoses !
H. P.
556. — J. HAMEL. — Notions de Psycho-physiologie. Pathogénie
des affections mentales. — An. Méd.-ps., LXXXIX, ï, 1, 1931,
p. 1-10.
A la psychologie, la psychiatrie emprunte son langage, à la neu
rologie ses notions de cause. La neurologie doit être d'ailleurs élargie
à l'étude de l'organisme tout entier qui exerce son influence sur le
psychisme par l'intermédiaire du système nerveux. L'A. repousse
comme inutile la notion d'inconscient. H. W.
557. — G- HBUYER. — Les principes de neuro-psychiatrie infant
ile. - Hygiène mentale, XXVI, 8, 1931, p. 185-197.
L'auteur veut montrer la grande importance que présente la
connaissance des étapes de l'évolution psychique de l'enfant et des
lois qui la dirigent.
Trois points lui paraissent fondamentaux pour l'éducation des
enfants.
1° Dans les trois premières années, il faut surveiller la date de
l'apparition des divers signes neurologiques.
2° De 3 à 6 ans, l'éducation doit être surtout sensorielle et sensori-
motriee.
3° II faut dépister le plus tôt possible les divers types du caractère
de l'enfant, car s'il est impossible de les modifier, il faut du moins
essayer de les adapter au milieu dans lequel vit l'enfant et aussi
d'adapter le milieu au caractère. M. H. P.
558. — CH. STRASSER. — Das Gesetzmassige im psychischen
Geschehen (Le régulier dans la vie psychique). — Ar. Su. de Neur.,
XXVII, 2, 1931, p. 373-382.
Considérations diffuses et verbales sur l'action du normal (qui
implique coordination des capacités dans une simultanéité de
l'homme complet) et de l'anormal, ainsi que de la santé et de la
maladie, dont le critère fondamental se trouve dans la souffrance
(Leiden) subjective et objective.
Il faut connaître les lois du psychique normal et de l'anormal
pour fonder une psychiatrie correcte qui s'épanouira en thérapeut
ique. Et pour connaître ces lois, il suffit de s'adresser à l'ouvrage
de Vera Strasser « Die Denkmethoden und ihre Gefahren ».
H. P. PSYCHOLOGIE PATHOLOGIQUE 459
559. - SANTE DE SANCTIS. - La regressione psichica (La ré
gression psychique). — Scientia, XLIX, 1931, p. 31-42.
A propos de cette expression aujourd'hui commune, l'auteur
envisage quelques courants de la psychopathologie moderne, en
relation avec l'influence freudienne.
Hughlings Jackson a montré que dans certaines affections ner
veuses, le contrôle des centres inférieurs cesse, et dès lors reparaissent
des fonctions, normalement réprimées, ou refoulées. L'épicritique
réprime aussi le protopathique, qui peut apparaître
libéré au cours de la régénération des nerfs, d'après les expériences
de Head, qui a montré que le réprimé n'est pas cependant sans
exercer une action.
La régression à des stades antérieurs, peut favoriser de tels retours
fonctionnels, des réapparitions d'activités instinctives inhibées,
réprimées.
Or, la régression est un phénomène psychologique de la vie nor
male, se manifestant dans le rêve (qui fait revivre la préhistoire de
l'esprit, et rejette dans le passé d'autant plus que le sommeil est
plus profond), dans cette attitude assez fréquente qu'on appelle
le refuge dans la maladie, à rapprocher du refuge dans l'enfance,
forme évidente de régression, qui se rencontre chez des vieillards,
enfin dans les retours mnémoniques.
Dans les psychonévroses, l'action de régression est aujourd'hui
banale : Rivers fait de l'hystérie un retour aux modes primitifs
de réaction vis-à-vis du danger (réactions d'immobilisation). Mais
il ne faut pas exagérer la portée des explications fondées sur la
régression qui n'est qu'une idée directrice très générale. Et en par
ticulier il est nécessaire de se rappeler que la régression ne peut faire
revivre le passé tel quel, et qu'il y a intégration dans le présent :
« Chaque expérience archaïque libérée n'est pas un pantin psychique
qui surgit comme d'une boîte à surprise ; c'est un système
de formation nouvelle, donc original, construit sur de vieux fonde
ments, mais avec des matériaux empruntés à l'ambiance historique,
aux habitudes mentales individuelles et à l'actualité. » H. P.
560. - HENRI FLOURNOY. - Le caractère scientifique de la
Psychanalyse. — Ar. Su. de Neur., XXVII, 2, 1931, p. 241-249.
Plaidoyer fin et subtil en faveur de la Psychanalyse envisagée
comme une science fondamentale.
« Ce qui intéresse la psychanalyse en tant que science, ce ne sont
pas les données fournies par l'exploration do tel ou tel sujet individuel,
mais bien les règles générales, les lois uniformes que l'on en peut
tirer. » Dans toutes les relations des cas analysés, tout se ramène à
des conflits de tendances, des complexes. « Les mêmes processus
(refoulement, identification, expression symbolique, fixation, etc.) se
retrouvent, en proportions diverses, mais avec une monotonie
frappante, quel que soit le cas envisagé. »
La Psychanalyse est une science génétique, qui tâche de reconsti
tuer l'évolution des phénomènes. Se plaçant sur un terrain biologique,
elle suit de grandes idées directrices, des hypothèses (qui constituent
la « métapsychologie » de Freud, distincte du domaine des faits), 460 ANALYSÉS BIBLiÖGRAPHtQUES
dynamique (avec l'énergie de la libido), topique (avec la distinction
des systèmes conscient et inconscient), et économique (avec la notion
d'une régulation conforme au principe du plaisir et de la peine).
La Psychanalyse, sur le terrain de l'investigation, est une sience
empirique, qui n'a pu se contenter des procédés expérimentaux qui,
« si féconds lorsqu'il s'agit de mesurer la mémoire, l'attention, le
niveau intellectuel, en un mot les aptitudes, ne sont pas favorables
à l'investigation de l'affectivité et des sentiments », pour laquelle se
montre précieuse la méthode révélatrice des associations libres.
Le « rapport affectif » du sujet et de l'analyste, le « transfert » ne
peut être scientifiquement analysé que par la technique de Freud,
qui ne néglige certes pas le comportement, mais tire partie des don
nées subjectives. « II est inévitable que le facteur « équation person
nelle » pour employer le terme des astronomes, intervienne dans ce
travail. Mais cette cause d'erreur, qui existe aussi dans les recherches
des sciences exactes, est réduite au minimum si l'analyste s'en tient
à une application scrupuleuse des principes essentiels de la méthode ».
Il y a un essai d'explication qui se fonde sur des concepts, exige des
hypothèses et des théories, mais comme toutes les sciences fondament
ales, la chimie, la physique, en exigent.
Ce sont les sciences dérivées qui, sur un territoire restreint peuvent
s'en passer.
La neurologie est science dérivée ; la psychanalyse est une science
fondamentale « de même que la Psychologie à laquelle elle apporte
la plus précieuse contribution ». Seulement, la Psychologie s'est can
tonnée « dans les voies expérimentales et techniques avec une pru
dence peut-être exagérée » tandis que Freud n'a pas craint d'aborder
les grandes conceptions théoriques. l
II y aurait certes bien à dire sur cette autonomie de la psychanalyse
comme science fondamentale distincte de la psychologie, et sur la
validité des critères de véracité objective des interprétations psycha
nalytiques, mais il faut reconnaître que la présentation faite par PaU-
teur est séduisante et comporte une grande part de réflexions judi
cieuses. • H. P.
561. - R. TARGOWLA et J. DUBLINEAU. - L'intuition déli
rante. — In-16 de 316 pages, Paris, N. Maloine, 1931.
Dans cette intéressante étude psychopathologique, appuyée d'un
riche matériel clinique, les auteurs consacrent, pour la première fois,
une étude systématique à un processus délirant, souvent signalé déjà,
comme ils le montrent tout d'abord, qui se juxtapose au processus
hallucinatoire et aux mécanismes intellectuels d'interprétation.
C'est la conviction immédiate, la certitude d'emblée, qui apparaît
surtout dans les syndromes développés à partir d'une atteinte affec
tive (états anxieux, psych asthénies, schizophrénies) et avec des
appoints oniriques, confusionnels. Les délires peuvent être exclus
ivement intuitifs ; plus souvent l'intuition intervient au début.
Sans atteindre le délire, en cas de déséquilibre affectif, dans des
manifestations discrètes de schizoïdie, d'exaltation ou d'anxiété,
l'intuition fausse se présente assez souvent. Et, si Le Roy déclare
que toute vraie intuition est une intuition vraie, il faudrait cesser PSYCHOLOGIE PATHOLOGIQUE 461
de regarder ces intuitions délirantes ou subdélirantes comme des
intuitions ; mais au nom de quel critère ? Quand la conviction
subjective intervient seule en dehors des critères logiques, et des
communautés sociales, on ne peut plus distinguer le faux du vrai.
On peut penser que la tendance à l'intuition relève d'une certaine
constitution mentale qu'il serait intéressant de préciser. L'origine
affective, soulignée par les auteurs (qui font intervenir la notion
d' « automatisme » qui est devenue une notion passe-partout), ne
parait pas faire de doute ; elle permet, à leurs yeux, de relier l'i
ntuition délirante à un substrat somatique, à une atteinte patholo
gique des centres nerveux, sans que la démonstration en puisse
être directement donnée à l'heure actuelle. H. P.
562. — G. DB MORSIER. — L'importance des troubles mentaux
et nerveux postencéphalitiques pour la nosologie et la pathogénie
des Psychoses et des Névroses. — Ar. Su. de Neur., XXVII, 1,
1931, p. 125-136.
La psychiatrie, dit l'auteur, est d'un siècle en retard sur la pathol
ogie générale, parce que son origine a été médico-légale (classement
en raison du danger social, non de la nature des phénomènes morb
ides) ; et la distinction entre névrose et psychose n'a de sens que par
l'hospitalisation ou l'internement.
C'est dans les asiles, sur des malades parvenus à un stade avancé de
la maladie, qu'on a construit les grandes classifications, aujourd'hui
battues en brèche du fait qu'on a vu, dans l'encéphalite épidémique,
se reproduire, par une infection cérébrale caractérisée, toutes les
formes mentales, même celles qui avaient paru pathognomoniques
de Psychoses dites « essentielles ». Et, de même, sur le terrain neuro
logique, l'encéphalite a reproduit le Parkinson, la choréo-athétose,
la sclérose en plaques, etc.
A l'appui de ces considérations, l'auteur relate deux cas de schizo
phrénie (ou démence précoce), dont l'un temporaire, ayant leur
origine dans une encéphalite incontestable, puis un délire hallucinat
oire chronique relaté par Heuyer, un état de manie, une épilepsie à
crises d'automatisme ambulatoire, une neurasthénie typique, un cas
de tic respiratoire et un d'allure hystérique.
Par là se justifie pleinement la théorie physiologique des psy
choses et des névroses, théorie que Clérambault se décida à développer
en 1920, au moment où les doctrines psychogénétiques étaient à leur
apogée.
Des troubles chronaxiques inter-hémisphériques paraissent à
l'auteur pouvoir conditionner la Symptomatologie. H. P.
563. — J. NEUMANN. — Experimentell-psychologische Unter
suchungen zur Struktur der Neurose. — Etude psycho-expéri-
inentale su/ la structure de la névrose). — Zentr. für Ps., IV, 7, 1931,
p. 425-450.
La méthode employée pour l'étude de la personnalité consiste
à noter les réactions du sujet au cours de la lecture d'un certain
nombre de textes de contenu variable (des pensées contenant un sen
timent du Moi plus ou moins prononcé, des textes religieux, des 462 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
scènes de la vie sexuelle, etc.). Des renseignements obtenus ainsi
ont été complétés par l'analyse psychanalytique des rêves, par
l'étude des conditions familiales et de l'enfance du sujet.
En apportant un protocole détaillé d'une telle analyse d'un sujet,
l'auteur montre là possibilité d'étudier ainsi la structure d'une per
sonnalité névropathique, c'est-à-dire des traits fixes qui caracté*
risent cette personnalité. Il considère ici deux constantes : l'une,
c'est là constante du Moi, l'autre la constante objective. Chez le
névropathe la constante du Moi prédomine, il tend à l'autoconser-
vation (Selbsterhaltung) ; chez la personne normale, on observe par
contre la prédominance de la constante objective, c'est-à-dire de
l'intérêt dirigé vers le monde extérieur. La personnalité de la personne
normale à une tendance au développement du moi (Selbstentfal
tung). B.N.
564. — M. BENVENUTI. — II problema délia costituzione in rap-
porto aile forme luetiche del sistema nervoso centrale {Le problème
de la constitution dans ses rapports avec la forme des troubles syphil
itiques du système nerveux central). — Riv. sp. di Fr.,LV,4, 1931,
p. 733-788.
Etudiant le type morphologique de sujets atteints de tabès ou de
paralysie générale, l'A. a trouvé que les distinctions de Kretschmer
peuvent leur être appliquées.
Chez les tabétiques, domine le type asthénique (microsplanchnique,
longiligne, leptosome).
Dans la paralysie générale, les formes cliniques ont avec le type
somatique les mêmes corrélations que les tempéraments schizoide
et cycloïde. Au type asthénique ou athlétique répondent les formes
démentielles et celles qui présentent des syndromes rappelant la schi
zophrénie. Au type pycnique les formes euphoriques ou dépressives.
La modification du tableau morbide que la malariathérapie peut
produire répondent également au type constitutionnel du sujet.
La répartition du tréponème dans les différents centres nerveux
peut expliquer d'ailleurs aussi la diversité des symptômes propres à
chaque cas. H. W.
565. — H. SCHECHANOWA. - Der Einfluss des Erdbebens in
Bulgarien auf psychische Erkrankungen [V influence du tremble
ment de terre en Bulgarie sur les maladies mentales). — Z. für g.
N..CXXXV, 1931, p. 440-449.
12 malades se sont présentés à la clinique universitaire de Sofia
après le tremblement de terre de 1928 ; ces cas se répartissaient en :
1 hébéphrénie, 5 schizophrénies paranoides, 1 schizophrénie cata-
tonique, 2 paralysies progressives, 2 démences seniles et une psycho-
névrose traumatiqüe. 7 personnes étaient malades avant le tremble
ment de terre et chez les 5 autres, ce tremblement a produit une
aggravation de leur état chronique. D'où la conclusion que le trem
blement de terre en Bulgarie n'a produit aucune forme nouvelle de
maladie mentale. J. A. PSYCHOLOGIE PATHOLOGIQUE 463
566. — Mlle SERIN. — Dépistage des troubles médico-psychiques
dans les Jardins d'Enfants des Habitations à bon marché de
la Ville de Paris. - An. Méd.-ps., LXX.XIX, II, 2, 1931,
p. 168-170.
Sur 650 enfants qui fréquentaient les Jardins, 133 ont été amenés à
la consultation comme suspects de troubles psychiques ; 85 ont été
reconnus comme des arriérés, 8 au contraire comme d'intelligence
supérieure à la normale. Sur ces 8, il y avait 4 instables et 2 hypéré-
motifs. 73 enfants, présentaient des troubles du caractère, dont 11
impulsifs, 8 apathiques, 6 méchants, 4 mythomanes, 3 voleurs.
L'hérédosyphilis s'observait dans 67 cas, l'hérédité psychopathique
dans 23 cas. H. W.
567. — V. KOVARSKY. — Le profil psychologique de quelques
aliéné3. — An. Méd.-ps., LXXXIX, I, 3, 1931, p. 246-251.
Comparaison entre deux profils psychologiques, obtenus à l'aide
de tests de Rossolimo quelque peu modifiés : celui d'une démence
précoce confirmée et celui d'une démence précoce présumée : ils pré
sentent le même type, type amnésique -\ [-.
L'établissement du profil psychologique pourrait rendre des ser
vices dans le diagnostic des maladies mentales. C'est d'ailleurs le but
que s'était proposé Rossolimo en imaginant cette méthode. H. W.
568. — O. CIABATTI. — Sul comportamento di alcuni Tests bio-
logici nella cutireazione sugli alienati {Sur le comportement de
quelques tests biologiques dans la cutiréaction chez les aliénés). — Riv.
sp. di Fr., LV, 2, 1931, p. 272-283.
L'A. a utilisé simultanément la génocutiréaction de Ceni et la cuti-
réaction avec des extraits de thyroïde, d'hypophyse et de surrénale.
Les sujets appartenaient à toutes les catégories d'aliénés. Les résul
tats ont été parfaitement concordants avec les extraits de glandes
génitales de mammifères inférieurs et les de thyroïde
et d'hypophyse. Il faut donc supposer que ces 3 extraits contiennent
un élément commun, qui n'est pas proprement génital. Par contre.,
l'extrait de surrénale a donné des résultats uniformément positifs.
H. W.
569. - BERTOLD BERLITT. - Erblichkeitsuntersuchungen bei
Psychopathen {Recherches sur V hérédité chez les psychopathes) . —
Z. für g. N., 1931, CXXXIV, p. 382-498.
Au lieu de rechercher l'hérédité d'un groupe psychopathique trié
préalablement, l'auteur a analysé l'hérédité d'un groupe non sélec
tionné composé de 225 psychopathes, dont 150 hommes et 75 femmes,
qui se sont présentés à la clinique psychiatrique de l'Université de
Munich au temps de Kraepelin, notamment entre 1910 et 1922.
Les malades étant classés en 13 groupes, suivant la classification
de Kraepelin, l'auteur a trouvé deux fois plus de cas de schizophrén
ies, trois fois plus de cas de manies-mélancolies, deux fois plus de
psychopathies et un peu plus de suicidés que dans la moyenne de la
population. Les décès par tuberculose étaient beaucoup plus fr
équents dans les familles des malades examinés, les cas de débilité ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 464
et de criminalité un peu plus fréquents, par contre les cas d'épilepsies
étaient répartis de façon à peu près égale entre les psychopathes et la
population moyenne. J. A.
570. - P. SCHIFF et P. MARESGHAL. - Hérédité psychopa-
thique et stérilisation eugénique. — An. Méd.-ps., LXXXIX. I,
1, 1931, p. 71-78.
Par l'exemple d'une famille dont ils ont pu reconstituer trois géné
rations, les A. montrent combien serait inopérante et nuisible la stéri
lisation eugénique. Très souvent la naissance des individus tarés
précède l'apparition des troubles psychopathiques chez leurs géni-
tants. D'autre fois, au contraire, l'éclosion des troubles mentaux
est assez précoce pour que l'internement définitif ait précédé tout
risque de procréation. Enfin delà même souche, naissent en même
temps que des psychopathes des individus parfaitement normaux.
H. W.
571. — E. GRÜNTHAL. — Klinisch-genealogischer Nachweis von
Erblichkeit bei Pickscher Krankheit (Les épreuves cliniques et gé
néalogiques sur V hérédité dans la maladie de Pick). — Z. für g.
N., CXXXVI, 1931, p. 464-482.
Sur 9 cas de maladie de Pick, l'auteur n'a constaté aucune hérédité
cérébrale dans 2 cas, 4 fois un des frères ou'sceurs était malade, 3 fois,
un des parents. G. ajoute qu'il faudrait étudier encore les états
moins complets et qui n'arrivent pas à l'asile ainsi que les cas qui
s'écartent du tableau classique de la maladie de Pick. Il suppose, en
outre, que, dans les cas où l'on n'a trouvé aucune hérédité, il s'agit
de formes différentes, au point de Vue nosologique et étiologique, cas
que les recherches sur l'hérédité permettraient de délimiter.
J. A.
573. — E. ZWIRNER. — Zur Frage der mechanischen Aufzei
chnung von Explorationen. Ueber Tonhöhenmessung und einen
neuen Frequenzschreiber (Au sujet de l'enregistrement mécanique
des conversations avec les malades. Sur la mesure de la hauteur tonale
et un nouvel enregistreur de fréquence). — J. für Ps., XL, 3-4, 1929,
p. 99-107. — Beitrag zur Sprache der Depressiven (Contribution
à la parole chez les déprimés). — Psychologisch- phonetischer Beitrag
zur Sprache der Depressiven. 2. Mittig, Ibid., XLI, 1-2, 1930,
p. 43-49 et 96-102. — Psychologisch-phonetische Untersuchungen
an Psychosen. 3. Mittig. Ein Beitrag zum Problem des Wahns (Re
cherches psycho-phonétiques sur les psychoses, 3e comm. Contribution
au problème de la folie). — Ibid., XLI, 6, 1931, p. 342-353.
Noter des sténogrammes, auxquels on joint une appréciation sub
jective de la dépression, ne suffit pas ; il faut enregistrer la voix du
malade. L'A. et le Dr Engl ont construit un enregistreur de fréquence
(30 cordes vibrantes, 1/2 ton d'intervalle, dans un champ magnét
ique) qui permet, à l'insu du sujet, d'enregistrer la mélodie de sa
parole pendant 1 /2 heure.
L'application à une malade, montre que l'intensité et la hauteur
(les courbes sont reproduites) ne peuvent suffire à caractériser la PSYCHOLOGIE PATHOLOGIQUE 465
dépression. Si on enregistre la voix même et si on la reproduit trans
formée (plus ou moins rapide, de tonalité changée, émise à l'envers),
on constate que l'impression de « dépression » subsiste malgré des
déformations notables, ce qui montre le rôle important du timbre de
la voix, à côté des facteurs dynamiques et mélodiques.
(3e comm.) Conversation avec une malade de 72 ans, mariée et
mère qui se croit une innocente enfant de 8 ans, née d'un comte (sans
mère), tandis qu'elle transfère sa vraie personnalité à une cinquant
enaire fictive. Elle se dit à tout moment offensée dans son honneur
féminin... L'étude phonétique (courbes reproduites) des phrases
laconiques de la malade montre un état irrité, dominé par l'affecti
vité. L'A. fait un rapprochement entre cette schizophrénie, où se
réalisent les désirs du malade, et la conception mythique du monde.
G. D.
573. — A, SEVERINO. — Sui cosidetti riflessi extrapiramidali in
varie malattie del sistema nervoso centrale, nella demenza précoce
catatonica in ispecie (Sur des réflexes dits extrapyramidaux dans
différentes maladies du système nerveux central, et en particulier
dans la démence précoce catatonique) . — Riv. sp. di Fr., LV, 3,
1931, p. 437-489.
L'A. reprend l'étude de différents réflexes antérieurement décrits
par d'autres A. Par le rapprochement des cas où il les a observés il
essaie d'établir s'ils sont ou non nécessairement liés à des lésions orga
niques, et s'ils sont propres à des lésions extrapyramidales ou com
muns a des lésions pyramidales et extrapyramidales. Cette compar
aison lui permet enfin d'établir qu'ils se comportent dans la démence
précoce catatonique de la même façon que dans les affections orga
niques où le système pyramidal est particulièrement atteint. Ces
réflexes sont le réflexe de Poussep : abduction du petit orteil par
friction douce du bord externe du pied et le réflexe de Schriwer-
Bernhard : flexion plantaire du pied et des orteils par percussion de
la face antérieure de la jambe et parfois de la cuisse. Ces deux réflexes
ont leur maximum de fréquence dans les affections à lésions extra
pyramidales et dans la démence catatonique.
Le réflexe de Boveri : flexion dorsale du pied par saccades, lorsqu'on
excite avec une épingle la plante du pied, le sujet étant en décubitus
ventral, les jambes et les pieds formant un Z avec les cuisses, ne
s'obtient que dans les cas de lésions organiques du cerveau, mais
n'est pas lié particulièrement à une atteinte de l'appareil extrapy
ramidal.
Le phénomène de Piorkowski, consistant à réagir à une percussion
du tibial antérieur comme s'il y avait eu percussion du tendon
d'Achille, se produit chaque fois qu'il y a exagération des réflexes
tendineux, c'est-à-dire fois qu'il y a hyperexcitabilité fonc
tionnelle ou organique de la moelle. Il paraît se confondre avec l'exa
gération du réflexe achilléen.
Les réflexes de pression consistent en certaines contractions muscul
aires qui sont provoquées par une friction profonde du frontal dans
son tiers externe, du maxillaire supérieur et du maxillaire inférieur de
dehors, en dedans, du cubitus et du radius de haut en bas.
l'année psychologique, xxxn. 30

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