Histoire des Gaulois Amédée THIERRY TOME PREMIER
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Histoire des Gaulois Amédée THIERRY TOME PREMIER

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Histoire des Gaulois Amédée THIERRY Depuis les temps les plus reculés jusqu’à l’entière soumission de la Gaule à la domination romaine. À mon frère Augustin THIERRY. PARIS – 1828 TOME PREMIER SECTION 1 — PREUVES TIRÉES DE L’EXAMEN DES INTRODUCTION LANGUES ; I — De la langue basque ; II — De la langue gallique ; III — De la langue kymrique — SECTION II — PREUVES TIRÉES DES HISTORIENS GRECS ET ROMAINS ; I — Peuples gaulois transalpins (1° Aquitains, 2° Ligures, 3° Celtes, 4° Belges) ; II — Peuples gaulois d’Italie ; III — Gaulois transrhénans — SECTION III — PREUVES TIRÉES DES TRADITIONS NATIONALES — CONCLUSION. Première partie DE LA RACE GALLIQUE. Son territoire ; ses principales CHAPITRE branches. — Ses conquêtes en Espagne ; elles refoulent les PREMIER nations ibériennes vers la Gaule, où les Ligures s'établissent. — Ses conquêtes en Italie ; empire ombrien, sa grandeur, sa décadence. — Commerce des peuples de l'Orient avec la Gaule ; colonies phéniciennes. — Hercule tyrien. — Colonies rhodiennes. — Colonie phocéenne de Massalie, sa fondation, ses progrès rapides.- DE LA RACE KIMRIQUE. Situation de cette race en Orient et en Occident au septième siècle avant notre ère ; elle est chassée des bords du Pont-Euxin par les nations scythiques. — Elle entre dans la Gaule ; ses conquêtes. — Grandes émigrations des Galls et des Kimris en Illyrie et en Italie. — Situation respective des deux races. GAULE CISALPINE. Tableau de la haute Italie sous les CHAPITRE II Étrusques ; ensuite sous les Gaulois. — Courses des Cisalpins dans le centre et le midi de la presqu'île. — Le siège de Clusium les met en contact avec les Romains. — Bataille d'Allia. — Ils incendient Rome et assiègent le Capitole. — Ligue défensive des nations latines et étrusques ; les Gaulois sont battus près d'Ardée par Furius Camillus. — Ils tentent d'escalader le Capitole, et sont repoussés. — Conférences avec les Romains ; elles sont rompues ; elles se renouent ; un traité de paix est conclu. — Les Romains le violent. — Plusieurs bandes gauloises sont détruites par trahison ; les autres regagnent la Cisalpine. GAULE CISALPINE. Rome s'organise pour résister aux CHAPITRE III Gaulois. — Les Cisalpins ravagent le Latium pendant dix-sept ans. — Duels fabuleux de T. Manlius et de Valerius Corvinus. — Paix entre les Gaulois et les Romains. — Irruption d'une bande de Transalpins dans la Circumpadane ; sa destruction par les Cisalpins. — Ligue des peuples italiens contre Rome ; les Gaulois en font partie ; bataille de Sentinum. — Les Sénons égorgent des ambassadeurs romains ; ils sont défaits à la journée de Vadimon ; le territoire sénonais est conquis et colonisé. — Drusus rapporte à Rome la rançon du Capitole. Arrivée et établissement des Belges dans la Gaule. — Une CHAPITRE IV bande de Tectosages émigre dans la vallée du Danube. — Nations galliques de l'Illyrie et de la Pæonie ; leurs relations avec les peuples grecs. — Les Galls et les Kimris se réunissent pour envahir la Grèce. — Première expédition en Thrace et en Macédoine ; elle échoue. — Seconde expédition ; les Gaulois s'emparent de la Macédoine et de la Thessalie ; ils sont vaincus aux Thermopyles ; ils dévastent l'Étolie ; ils forcent le passage de l'Œta ; siège et prise de Delphes ; pillage du temple. — Retraite désastreuses des Gaulois ; leur roi s'enivre et se tue ; ils regagnent leur pays et se séparent. Passage des Gaulois dans l'Asie mineure ; ils placent CHAPITRE V Nicomède sur le trône de Bithynie. — Ils se rendent maîtres de tout le littoral de la mer Égée ; situation malheureuse de ce pays. — Tous les états de l'Asie leur paient tribut. — Commencement de réaction contre eux ; Antiochus-Sauveur chasse les Tectosages jusque dans la haute Phrygie. — Gaulois soldés au service des puissances asiatiques ; leur importance et leur audace. — Fin de la domination des hordes ; avantage remporté par Eumènes sur les Tolistoboïes ; ils sont vaincus par Attale, et repoussés, ainsi que les Trocmes, dans la haute Phrygie ; réjouissances publiques dans tout l'Orient. Gaulois à la solde de Pyrrhus ; estime qu'en faisait ce roi ; ils CHAPITRE VI violent les sépultures des rois macédoniens ; ils assiègent Sparte ; ils périssent à Argos avec Pyrrhus. — Première guerre punique ; Gaulois à la solde de Carthage, leurs révoltes et leurs trahisons ; ils livrent Érix aux Romains et pillent le temple de Vénus. — Ils se révoltent contre Carthage et font révolter les autres mercenaires ; guerre sanglante sous les murs de Carthage ; ils sont vaincus ; Autarite est mis en croix. — Amilcar Barcas est tué par un Gaulois. GAULE CISALPINE. Situation de ce pays dans l'intervalle des CHAPITRE VII deux premières guerres puniques. — Les Boïes tuent leurs rois At et Gall. — Intrigues des colonies romaines fondées sur les bords du Pô. — Les Cénomans trahissent la cause gauloise. — Le partage des terres du Picénum fait prendre les armes aux Cisalpins. — Leur ambassade aux Gésates des Alpes. — Un Gaulois et une Gauloise sont enterrés vifs dans un des marchés de Rome. — Bataille de Fésules où les Romains sont défaits. — Bataille de Télamone où les Gaulois sont vaincus. — La confédération boïenne se soumet. — Guerre dans l'Insubrie, et perfidie des Romains. — Marcellus tue le roi Virdumar. — Soumission de l'Insubrie. — Triomphe de Marcellus. 226 GAULE CISALPINE. Alliance des Gaulois avec Annibal. — Les CHAPITRE VIII Romains envoient des colonies à Crémone et à Placentia. — Soulèvement des Boïes et des Insubres ; ils dispersent les colonies, enlèvent les triumvirs et défont une armée romaine dans la forêt de Mutine. — Annibal traverse la Transalpine et les Alpes. — Incertitude des Cisalpins ; combat du Tésin. — Les Cisalpins se déclarent pour Annibal ; batailles de Trébie, de Thrasymène, de Cannes ; gagnées par les Gaulois. — Défaite des Romains dans la forêt Litana. — Tentatives infructueuses d'Annibal pour ramener la guerre dans le nord de l'Italie. — Asdrubal passe les Alpes ; il est vaincu près du Métaure. — Magon débarque à Génua ; il est vaincu dans l'Insubrie. — Les Gaulois suivent Annibal en Afrique. DERNIÈRES GUERRES DES GAULOIS CISALPINS. Mouvement CHAPITRE IX national de toutes les tribus circumpadanes ; conduites par le Carthaginois Amilcar, elles brûlent Placentia ; elles sont défaites. — La guerre se continue avec des succès divers. — Trahison des Cénomans ; désastre de l'armée transpadane. — Nouveaux efforts de la nation boïenne ; elle est vaincue.- Cruauté du consul Quintius Flamininus. — Les débris de la nation boïenne se retirent sur les bords du Danube. — Brigaudages des Romains dans les Alpes, et ambassade du roi Cincibil. — Des émigrés transalpins veulent s'établir dans la Vénétie ; ils sont chassés. — La république romaine déclare que l'Italie est fermée aux Gaulois. GALLO-GRÈCE. Description géographique de ce pays ; races CHAPITRE X qui l'habitaient ; sa constitution politique. — Culte phrygien de la Grande-Déesse. — Relations des Gaulois avec les autres puissances de l'Orient. — Les Romains commencent la conquête de l'Asie mineure. — Cn. Manlius attaque la Galatie ; les Tolistoboïes sont vaincus sur le mont Olympe ; les Tectosages sur le mont Magaba. — Trait de chasteté de Chiorama. — La république romaine ménage les Galates. — Le triomphe est refusé, puis accordé à Manlius. — Les moeurs de Galates s'altèrent : luxe et magnificence de leurs tétrarques. — Caractère des femmes galates ; histoire touchante de Camma. — Décadence de la constitution politique ; les tétrarques s'emparent de l'autorité absolue. — Mithridate fait assassiner les tétrarques dans un festin. — Ce roi meurt de la main d'un Gaulois. Deuxième partie Situation de la GAULE TRANSALPINE. Pendant les second et CHAPITRE premier siècles avant notre ère. – Description géographique PREMIER du pays ; ses productions végétales, animales, minérales ; sa population divisée en trois familles humaines. — I. FAMILLE IBÉRIENNE : 1° Aquitains ; topographie de leur territoire ; leurs tribus, leur caractère, leurs moeurs, leur gouvernement. 2° Ligures ; leur caractère, leurs moeurs ; topographie de leur territoire ; tribus et confédérations. II. FAMILLE GAULOISE : 1° Galls ; topographie du pays, subdivisions de la race. 2° Kimris de la première invasion, leur territoire, leurs tribus. 3° Kimris-Belges ; territoire et nations. — Caractère, moeurs, industrie, religion, gouvernement des Gaulois. III. FAMILLE GRECQUE IONIENNE : Continuation de l'histoire des Massaliotes. — Désastre de Phocée. — Agrandissement de Massalie. — Topographie de cette ville ; ses lois ; son gouvernement ; sa religion ; ses moeurs ; sa littérature et ses hommes illustres ; ses colonies ; son commerce ; son alliance avec Rome ; époque de sa grande prospérité commerciale et de sa puissance maritime. Plaintes des Massaliotes au sénat de Rome contre les Ligures CHAPITRE II Oxybes et Décéates ; première guerre des Romains dans la Gaule transalpine. — Nouvelles plaintes des Massaliotes au sujet des Ligures-Salies ; C. Sextius soumet une partie de la Ligurie cis-rhodane ; fondation de la ville d' Eaux-Sextiennes ; commencement de la fraternité des Édues avec les Romains. — Ligue défensive des Allobroges et des Arvernes contre Rome ; les Allobroges sont vaincus par Cn. Domitius, les Arvernes par Q. Fabius Maximus. — Domitius s'empare du roi Bituit par trahison. — Établissement d'une Province romaine transalpine. — Trophées de Domitius et de Fabius dans la Gaule ; leur triomphe à Rome. — Accroissement progressif de la Province. — Les Romains s'emparent des routes des Alpes ; héroïsme de la nation des Stoenes. — Défaite de C. Caton par les Scordisques. — Crassus conduit une colonie romaine à Narbonne. — Organisation d'une Province romaine. Une borde de Kimris et de Teutons, partie des bords de la CHAPITRE III Baltique, assiège Noreïa ; perfidie et défaite de Papirius Carbon. — Les Kimro-Teutons pénètrent en Helvétie ; les Ambrons, les Tigurins et les Tughènes se joignent à eux ; ces hordes envahissent la Gaule. — Résistance des Belges ; ils font la paix avec les Kimris en leur cédant la forteresse d' Aduat. — Les hordes dévastent la Gaule centrale. — Elles attaquent la province romain ; défaites de Silanus, de Cassius, de Scaurus. — Les Tectosages se déclarent pour elles ; prise et sac nocturne de Tolose par le consul Cépion. — Défaite de Cépion et de Manlius ; ravage de la Province ; les Kimris passent en Espagne. — Malheurs de Cépion ; or de Tolose. — Marius consul en Gaule ; il fait creuser un canal du Rhône à la mer. — Retour des Kimris. — Marius bat les Ambro-Teutons à Eaux-Sextiennes. — Les Kimris entrent en Italie par les Alpes tridentines : terreur des Romains. — Marius arrive ; bataille du champ Raudius ; défaite des Kimris ; héroïsme et mort de leurs femmes. — Gloire de Marius. Guerres civiles de Marius et de Sylla ; un grand nombre de CHAPITRE IV proscrits se réfugie dans la Province ; guerre civile dans la Province. — Conduite de la population gauloise. — L'Aquitaine se déclare pour Sertorius ; une armée romaine y succombe. — Les Gaulois descendent en Italie avec AE. Lepidus ; ils sont battus. — Arrivée de Pompée dans la Province et proconsulat de Man. Fonteius. — Massacres et proscriptions. — Nouveau soulèvement des Gaulois ; ils assiègent Massalie et Narbonne. — Vengeances du proconsul ; établissement des colonies militaires ; famine ; misère effroyable de la Province. — Les Volkes et les Allobroges accusent à Rome Fonteius ; il est défendu par Cicéron et absous. — Misère croissante de la Province ; nouvelles plaintes des Allobroges. — Les députés allobroges entrent dans la conspiration de Catilina ; ils la révèlent. — Insurrection du peuple allobroge et sa défaite ; triomphe de Pomptinus. Situation du nord et du centre de la Gaule. — Des Germains CHAPITRE V s'établissent en Belgique. — Guerre des Arvernes et des Séquanes contre les Édues. — Les Séquanes prennent à leur solde Arioviste ; défaites et humiliation des Édues ; courage du Vergobret Divitiac. — Arioviste s'empare des terres des Séquanes ; ceux-ci lui résistent et font alliance avec les Édues ; bataille de Magétobriga où la ligue gauloise est anéantie par les Germains. — Divitiac implore le secours du sénat de Rome ; froideur de la république à l'égard des Édues. — Intrigues d'Orgétorix avec des chefs éduens et séquanais. — Mouvement des Helvètes. — Les Romains font en Gaule une ligue défensive contre les Helvètes ; voyage d'Arioviste à Rome. — Arrivée de César en Gaule. — Émigration des tribus helvétiennes ; les Tigurins sont battus sur les bords de la Saône. — Dumnorix intrigue contre les Romains. — Défaite complète des Helvètes. — Assemblée générale des cités gauloises ; plaintes portées à César contre Arioviste. — César marche contre lui, le défait et le met en fuite. Les Romains s'organisent sur le territoire séquanais ; CHAPITRE VI mécontentement des nations gauloises ; grands préparatifs d'armes en Belgique. — Puissance et intrigues, des Rèmes. — Guerre de César contre les Gaulois. — Première campagne : Les Ssions, les Bellovales, les Ambiens sont soumis ; résistance opiniâtre des Nerves et des Aduatikes ; siège et sac d'Aduat. — Promenade de P. Crassus dans l'Armorike. — Deuxième campagne ; Galba se retire devant les montagnards des Alpes Pennines. — La guerre éclate dans l'Armorike. — Combat naval ; les Vénètes sont défaits. — Cruautés de César. — Soumission de l'Armorike. — Expéditions de Crassus en Aquitaine, de César contre les Morins. — Troisième campagne : Deux peuples germains, les Tencthères et les Usipètes, passent le Rhin mouvement de la Gaule en leur faveur ; César marche contre eux et les bat. — Caton accuse César de perfidie envers les Germains. — Le proconsul prépare une descente dans l'île de Bretagne. Description de l'île de Bretagne. — Première expédition de CHAPITRE VII César dans cette île ; son retour précipité. — Deuxième expédition : Mandubrat se réfugie auprès de César ; assassinat de Dumnorix ; débarquement ; soumission de Cassivellaun et des Trinobantes. — Quatrième campagne contre les Gaulois : les Carnutes tuent leur roi Tasget. — Défection d'Ambiorix et de Cativolke ; Q. Titurius Sabinus assiégé dans ses lignes ; désastre des Romains. – Siège du quartier de Q. Cicéron. — Soulèvement de presque toute la Gaule. — Mort d'Indutiomar. — Cinquième campagne : les Ménapes et les Trévires sont défaits. — Ambiorix accablé mort de Cativolke. — Cruautés de César. — Le camp romain est assiégé par les Sicambres. — Extermination des Eburons. — Supplice d'Acco. Rapines de César et vénalité des Romains ; anarchie violente CHAPITRE VIII dans Rome. — Grande conjuration des cités gauloises ; Génabum donne le signal. — Vercingétorix est nommé généralissime de la ligne gauloise. — Sixième campagne contre les Gaulois : retour de César ; ses manoeuvres ; il débloque Labienus. — Il surprend et saccage Génabum. — Héroïsme des Bituriges ; ils brûlent leurs villes. — Siège d'Avaricum. — Talens militaires, éloquence, noblesse d'ame de Vercingétorix ; il est accusé de trahison et absous. — Sac d'Avaricum. — César assiège Gergovie. — Défection des Édues. — César donne l'assaut à Gergovie ; il est repoussé il lève le siège. — Toute la Gaule se réunit aux insurgés ; Vercingétorix est confirmé dans le commandement. — Expédition de Labiénus sur le territoire des Parises. — Vercingétorix est battu. — Siège d'Alésia ; travaux immenses de César. — La Gaule en masse est appelée aux armes. — Détresse des assiégés ; discours de Critognat. — Le camp romain est assailli de deux côtés à la fois ; péril des légions ; leur victoire. — La vile capitule ; Vercingétorix se livre à César. Nouvelle ligue gauloise, ses chefs ; plan de guerre défensive. CHAPITRE IX — Septième campagne de César : il ravage les terres des Bituriges et des Carnutes. — Combats et défaite des Bellovakes ; mort de Corrée ; exil de Comm l'Atrébate. — Nouvelles persécutions contre Ambiorix. — Dumnac vaincu. — Les Carnutes capitulent. — Siège d'Uxellodunum, Drappès est fait prisonnier. — Blocus de la place. — Supplice du Carnute Gutruat. — Arrivée de César devant Uxellodunum ; défense héroïque des assiégés ; ouvrages des Romains. — La ville se rend ; cruauté de César. — Mort de Drappès ; Luctère est livré par trahison. — Les Trévires vaincus par Labienus. — Poursuite et misère de Comm l'Atrébate ; il se venge de Volusénus ; il fait sa paix avec les Romains. — Conduite habile de César envers les Gaulois vaincus. — Déplorable situation du pays. Troisième partie César travaille à s'attacher les Gaulois vaincus ; douceur de CHAPITRE son administration. — Guerre civile de César et de Pompée : légion de l'Alouette ; César viole le trésor gaulois. — Siège et PREMIER prise de Massalie. — Gaulois de la Narbonnaise admis dans le sénat ; droits de cité romaine octroyés dans la Gaule chevelue. — Triomphe de César ; meurtre de Vercingétorix. — Mort du dictateur ; Octave-César veut organiser la Province chevelue ; révoltes et guerres. — Grande assemblée de Narbonne. — Auguste réorganise la Narbonnaise ; son vaste plan d'organisation appliqué à la Gaule chevelue ; résistance des habitants. — Tibère succède à Auguste ; révolte de Julius Sacrovir et de Julius Florus. — Folies et atrocités de Caïus Caligula. — L'empereur Claude achève l'oeuvre d'Auguste ; ses persécutions contre les Druides ; il accorde à la Gaule chevelue le droit de fournir des membres au sénat de Rome. Bretagne. Projets d'Auguste et de Caïus sur cette île. — CHAPITRE II Expédition de Claude ; succès et revers d'A. Plautius son lieutenant ; voyage de Claude ; le sud-est de la Bretagne réduit en Province. — Intrigues et guerres des Romains. — Coalition nationale dans l'ouest ; colonie militaire fondée à Camulodunum. — Guerre d'Ostorius dans l'ouest ; Caractac livré par Cartismandua et conduit à Rome ; sa fierté son discours à l'empereur. — Orgueil et débauches de la reine Castismandua, elle est chassée par les Brigantes. — Persécutions contre le Druidisme ; le corps des Druides se retire dans l'ouest. — Ile de Mona. — Suétonius Paullinus s'en empare, il extermine les Druides. — Soulèvement dans tout l'est de la Bretagne ; massacre affreux des Romains e de leurs alliés ; destruction des villes de la Province — Outrages et vengeance de la reine Boudicéa. — Les insurgés sont défaits par Suétonius. — Exploits d'Agricola dans le nord ; la domination romaine est consolidée en Bretagne. Progrès des lettres et des arts dans les provinces du sud de la CHAPITRE III Gaule. — Hommes célèbres de la Narbonnaise. — Gaulois mêlés à la politique de Rome, leur caractère. — Valérius Asiaticus. — Situation de la Belgique ; amitié des peuples belges avec les légions romaines. — Incendie de Lugdunum. — Nouveau dénombrement ; mécontentement contre Néron. — Insurrection de Vindex ; le centre et le midi de la Gaule proclament Galba empereur. — Le nord et les légions balancent ; bataille de Vésontio ; défaite et mort de Vindex. — Galba reconnu ; ses faveurs, ses châtiments dans la Gaule. — Vitellius proclamé par les légions. — Marche de Cécina sur l'Italie par les Alpes pennines ; cruautés et pillages. — Marche de Fabius Valens vers les Alpes cottiennes ; effroi et calamités de la Gaule centrale. — Discordes entre Lugdunum et Vienne. — Mouvement du peuple pour l'indépendance nationale ; fanatisme religieux ; mission divine du Boïen Marie ; il est pris et exposé aux bêtes. — Vitellius à Lugdunum. — Mort de Galba ; Othon lui succède. — Victoire de Valens. — Othon se tue. — Vitellius empereur. Caractère et desseins du Batave Civilis. — Vespasien CHAPITRE IV proclamé empereur par les légions d'Orient, reconnu par celles d'Illyrie. — Du Tolosan Antonius Primus, surnommé Bec. — Civilis s'engage à soutenir Vespasien. — Il chasse les Romains de l'île des Bataves. — Siège de Vétéra. — Séditions dans le camp romain ; Hordéonius massacré. — Civilis lève le masque. — Les Gaules s'insurgent. — EMPIRE GAULOIS : Druides, Classicus, Tutor, Sabinus. — Défaite des légions romaines ; elles prêtent serment à l'empire gaulois. — Ambition de Civilis. — Velléda ; ses prophéties ; son autorité. — Sabinus se fait proclamer César ; il est battu par les Séquanes. — Divisions parmi les cités. — Assemblée générale des Gaules. — Arrivée d'une armée romaine. — Défection des cités de l'Est ; revers et constance des Belges. — Discours de Cérialis aux Trévires et aux Lingons ; ils se soumettent ; fin de l'empire gaulois. — Résistance de Civilis et des Germains. — Civilis fait sa paix. — Admirable dévouement d'Éponine ; elle est tuée avec Sabinus. — La Gaule se résigne au joug ; son rôle ultérieur comme province Gallo-Romaine. — Conclusion Introduction IL ne faut s’attendre à trouver ici ni l’intérêt philosophique qu’inspire le développement progressif d’un seul fait grand et fécond, ni l’intérêt pittoresque qui s’attache aux destinées successives d’un seul et même territoire, immobile théâtre de mille scènes mobiles et variées les faits de cette histoire sont nombreux et divers, leur théâtre est l’ancien monde tout entier; mais pourtant une forte unité y domine; c’est une biographie qui a pour héros un de ces personnages collectifs appelés peuples, dont se compose la grande famille humaine. L’auteur a choisi le peuple gaulois comme le plus important et le plus curieux de tous ceux que les Grecs et les Romains désignaient sous le nom de barbares, et parce que son histoire mal connue, pour ne pas dire inconnue, laissait un vide immense dans les premiers temps de notre occident. Un autre sentiment encore, un sentiment de justice et presque de piété l’a déterminé et soutenu dans cette longue tâche ; Français, il a voulu connaître et faire connaître une race de laquelle descendent les dix-neuf vingtièmes d’entre nous, Français ; c’est avec un soin religieux qu’il a recueilli ces vieilles reliques dispersées, qu’il a été puiser, dans les annales de vingt peuples, les titres d’une famille qui est la nôtre. L’ouvrage que je présente au public a donc été composé dans un but spécial ; dans celui de mettre l’histoire narrative des Gaulois en harmonie avec les progrès récents de la critique historique, et de restituer, autant que possible, dans la peinture des événements, à la race prise en masse sa cou-leur générale, aux subdivisions de la race leurs nuances propres et leur caractère distinctif : vaste tableau dont le plan n’embrasse pas moins de dix-sept cents ans. Mais à mesure que ma tâche s’avançait, j’éprouvais une préoccupation philosophique de plus en plus forte ; il me semblait voir quelque chose d’individuel, de constant, d’immuable sortir du milieu de tant d’aventures si diversifiées, passées en tant de lieux, se rattachant à tant de situations sociales si différentes ; ainsi que dans l’histoire d’un seul homme, à travers tous les incidents de la vie la plus romanesque, on voit se dessiner en traits invariables, le caractère du héros. Les masses ont-elles donc aussi un caractère, type moral, que l’éducation peut bien modifier, mais qu’elle n’efface point ? En d’autres termes, existe-t-il dans l’espèce humaine des familles et des races, comme il existe des individus dans ces races ? Ce problème, dont la position ne répugne en rien aux théories philosophiques de notre temps, comme j’achevais ce long ouvrage, me parut résolu par le fait. Jamais encore les événements humains n’avaient été examinés sur une aussi vaste échelle, avec autant de motifs de certitude, puisqu’ils sont pris dans l’histoire d’un seul peuple, antérieurement à tout mélange de sang étranger, du moins à tout mélange connu, et que ce peuple est conduit par sa fortune vagabonde au milieu de dix autres familles humaines, comme pour contraster avec elles. En occident, il touche aux Ibères, aux Germains, aux Italiens ; en orient, ses relations sont multipliées avec les Grecs, les Carthaginois, les Asiatiques, etc. De plus, les faits compris dans ces dix-sept siècles n’appartiennent pas à une série unique de faits, mais à deux âges de la vie sociale bien différents, à l’âge nomade, à l’âge sédentaire. Or, la race gauloise s’y montre constamment identique à elle-même. Lorsqu’on veut faire avec fruit un tel travail d’observation sur les peuples, c’est à l’état nomade principalement qu’il faut les étudier ; dans cette période de leur existence, où l’ordre social se réduit presque à la subordination militaire, où la civilisation est, si je puis ainsi parler, à son minimum. Une horde est sans patrie comme sans lendemain ; chaque jour, à chaque combat, elle joue sa propriété, son existence même ; cette préoccupation du présent, cette instabilité de fortune, ce besoin de confiance de chaque individu en sa force personnelle neutralisent presque totalement entre autres influences celle des idées religieuses, la plus puissante de toutes sur le caractère humain. Alors les penchants innés se déploient librement avec une vigueur toute sauvage. Qu’on ouvre l’histoire ancienne, qu’on suive dans leurs brigandages deux hordes, l’une de Gaulois, l’autre de Germains : la situation est la même, des deux côtés ignorance, brutalité, barbarie égales ; mais comme on sent néanmoins que la nature n’a pas jeté ces hommes-là dans le même moule ! A l’étude d’un peuple pendant sa vie nomade il en succède une autre non moins importante pour le but dont nous nous occupons, l’étude de ce même peuple durant le premier travail de la vie sédentaire, dans cette époque de transition où la liberté humaine se débat encore violemment contre les lois nécessaires des sociétés et le développement progressif des idées et des besoins sociaux. Les traits saillants de la famille gauloise, ceux qui la différencient le plus, à mon avis, des autres familles humaines, peuvent se résumer ainsi : une bravoure personnelle que rien n’égale chez les peuples anciens ; un esprit franc, impétueux, ouvert à toutes les impressions, éminemment intelligent ; mais à côté de cela une mobilité extrême, point de constance, une répugnance marquée aux idées de discipline et d’ordre si puissantes chez les races germaniques, beaucoup d’ostentation, enfin une désunion perpétuelle, fruit de l’excessive vanité. Si l’on voulait comparer sommairement la famille gauloise à cette famille germanique, que nous venons de nommer, on pourrait dire que le sentiment personnel, le moi individuel est trop développé chez la première, et que, chez l’autre, il ne l’est pas assez ; aussi trouvons-nous à chaque page de l’histoire des Gaulois des personnages originaux, qui excitent vivement et concentrent sur eux notre sympathie, en nous faisant oublier les masses ; tandis que, dans l’histoire des Germains, c’est ordinairement des masses que ressort tout l’effet. Tel est le caractère général des peuples de sang gaulois ; mais, dans ce caractère même, l’observation des faits conduit à reconnaître deux nuances distinctes, correspondant à deux branches distinctes de la famille, à deux races, pour me servir de l’expression consacrée en histoire. L’une de ces races, celle que je désigne sous le nom de Galls, présente, de la manière la plus prononcée, toutes les dispositions naturelles, tous les défauts et toutes les vertus de la famille ; les types gaulois individuels les plus purs lui appartiennent : l’autre, celle des Kimris, moins active, moins spirituelle peut-être, possède en retour plus d’aplomb et de stabilité : c’est dans son sein principalement qu’on remarque les institutions de classement et d’ordre ; c’est là que persévérèrent le plus longtemps les idées de théocratie et de monarchie. L’histoire des Gaulois, telle que je l’ai conçue, se divise naturellement en quatre grandes périodes ; bien que les nécessités de la chronologie ne m’aient pas toujours permis de m’astreindre, dans le récit, à une classification aussi rigoureuse. La première période renferme les aventures des nations gauloises à l’état nomade. Aucune des races de notre occident n’a accompli une carrière plus
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