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L'estimation subjective de l'espace urbain - article ; n°1 ; vol.72, pg 39-52

De
16 pages
L'année psychologique - Année 1972 - Volume 72 - Numéro 1 - Pages 39-52
Summary
In the flrst investigation, a public square, a building and a big hall have been explored by 20 students of architecture, divided in three groups. They were invited to draw, photograph and observe each of these spaces. When the task was finished, both experimentalist and subject, went to a field where the student was asked to mark the perimeter of the space he had explored, at scale 1/1. An important underestimation of the surfaces is observed for those dimensions above 2 000 m², public square = — 47 % and building = — 28 %. The big hall (723 m²) on the contrary is fairly well represented (mean = + 4 %).
In the second experiment the influence of exercise upon the estimation of urban space was studied in two groups of students from the School of Architecture. One group has received an explicit visual training during the semester in a public garden of Buenos Aires. The other group did not know sufficientely the place. Ss of both groups spend a certain time at this public garden. At the laboratory they build a reduced model (maquette) of this place. A significant difference is observed between the two groups : the surface is overestimated by the trained group and underestimated by the other. Also the underestimation of buildings is relatively less important in the maquettes of the Ss having drawn a picture of this particular building.
These results show the need for further research on the psychology of space outside restricted laboratory conditions. The importance of « scale » is obvious in everyday life for the professionals of space, architects and urbanists.
Résumé
Dans une première recherche on a mesuré la représentation subjective des différents espaces occupés par une place, un bâtiment et une cour intérieure. Les sujets, 20 étudiants d'architecture, divisés en 3 groupes, après avoir exploré, dessiné et photographié à loisir ces espaces ont reçu la consigne de reproduire leur périmètre à échelle 1/1 dans un champ. On observe une forte sous-estimation pour les surfaces qui dépassent 2 000 m², la place (— 47 %) et le bâtiment (— 28 %), et une bonne constance de grandeurs (+ 4 %) pour la cour intérieure (723 m²).
Dans la seconde recherche on a mesuré l'effet de l'exercice sur l'estimation de l'espace urbain dans deux groupes d'étudiants en architecture. Le groupe entraîné a visité un certain nombre de fois une place de Buenos Aires tandis que le deuxième groupe connaît peu la place. Au laboratoire ils en construisent une maquette à échelle. On observe une différence significative entre les groupes : le groupe entraîné surestime la surface de la place, alors que le groupe non entraîné la sous-estime. Il en va de même pour la hauteur du grand bâtiment qui donne sur la place : le groupe ayant dessiné ce bâtiment le sous-estime moins que le groupe ne l'ayant pas dessiné.
Ces résultats signalent l'intérêt de poursuivre les recherches sur l'espace en dehors du cadre limité du laboratoire quand il s'agit d'étudier l'espace « quotidien » des sujets et la notion d'échelle en architecture et en urbanisme.
14 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
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