La consommation des ménages en 1995

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Avec 1,7 % de hausse en volume, la consommation des ménages en 1995 a été légèrement plus soutenue que l'année précédente (+ 1,4 %). Les incertitudes des ménages sur l'évolution future de leurs revenus ont pesé sur leurs achats à partir de l'automne. Les dépenses de santé ont nettement augmenté (+ 2,4 %) après une croissance ralentie en 1994 (+ 1,2 %). La consommation alimentaire (+ 1,5 %) et plus encore les dépenses de logement (+ 3,3 %) ont repris. Par contre, les dépenses d'habillement ont encore régressé et les biens d'équipement du logement n'ont enregistré qu'une faible croissance.

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N° 453 MAI 1996
PRIX : 14 F
LA CONSOMMATION
DES MÉNAGES EN 1995
Gérard Abramovici, Division Synthèses des biens et services, Insee
des secteurs comme l’automobile et lesvec 1,7 % de hausse en volume, la
transports aériens.
consommation des ménages en La hausse des prix à la consommation Cf. (A 1995 a été légèrement plus soute Pour comprendre ces résultats ) reste modé
rée en 1995 (+ 1,8 % en moyenne annuelle,nue que l’année précédente (+ 1,4 %). Les
après + 2,3 % en 1993 et + 2,1 % en 1994),
incertitudes des ménages sur l’évolution et cela malgré la hausse du taux normal de
future de leurs revenus ont pesé sur leursTVA de 18,6 % à 20,6 % au 1er août, qui n’a
pas été répercutée immédiatement et inté achats à partir de l’automne. Les dépen
gralement pour tous les produits. Après
ses de santé ont nettement augmenté avoir marqué une pause en 1992 et 1993,
(+ 2,4 %) après une croissance ralentie en les prix de l’alimentation remontent depuis
deux ans. Les prix du tabac augmentent en 1994 (+ 1,2 %). La consommation alimen-
core de 8,5 % sur la lancée des dernières
taire (+ 1,5 %) et plus encore les dépensesaugmentations de novembre 1994 et août
de logement (+ 3,3 %) ont repris. Par con 1995. La hausse des prix des produits
manufacturés et des services est due, pourtre, les dépenses d’habillement ont en-
la plus grande part, au relèvement du taux
core régressé et les biens d’équipement normal de TVA. Le prix des dépenses de
du logement n’ont enregistré qu’une faible santé s’accélère. Tout en restant supérieure
à la croissance moyenne des prix (+ 1,8 %),croissance.
la hausse de prix des loyers continue à se
réduire (+ 2,6 %, après + 2,9 % en 1994 et
Depuis 1991, la consommation des ména + 4,4 % en 1993).
ges s’accroît, en volume, à un rythme très La plupart des composantes de la consom
modéré : un peu plus de 1 % par an (dansmation des ménages contribuent à sa crois
l’ensemble du texte, les volumes s’entendent sance en 1995 (graphique 2). Seules font
aux prix de l’année précédente) si on ex exception les dépenses d’habillement, en
cepte la quasi stagnation observée en 1993recul pour la cinquième année consécutive
(graphique 1). Avec 1,7 % de hausse entre (10 % de baisse cumulée en volume depuis
1994 et 1995, la consommation progresse 1990). La consommation alimentaire re
un peu plus vite, sans atteindre toutefois les prend des couleurs. Les secteurs du "blanc"
évolutions de la fin de la décennie 80 (près(réfrigérateurs, congélateurs, lave vais
de 3 % par an en moyenne). Cette évolution selle...) et du "brun" (hi fi, téléviseurs, ca
en moyenne annuelle recouvre un profil tri mescopes...) voient leurs ventes continuer à
mestriel heurté, influencé par les forts achats progresser dans l’ensemble, favorisées en
d’automobiles de juin et l’attentisme domi core cette année par des baisses de prix.
nant à partir de l’automne. La croissance duLes dépenses de loisirs confirment leur
pouvoir d’achat, freinée en 1993 et 1994,
Consommation et pouvoir d’achats’accélère en 1995 en moyenne annuelle
(tableau 1), mais se ralentit au sec ond se
mestre. Les inquiétudes des ménages les in-
citent plus à accroître leur effort d’épargne
qu’à consommer.
La concurrence commerciale s’avive, con
fortant le consommateur dans sa recherche
des prix bas et des promotions. La part de
marché des grandes surfaces continue de
s’accroître : elle représente désormais plus
de 40 % des ventes du commerce de détail.
Les achats se concentrent sur les périodes
Source : Comptes de la Nation 1995, Inseede soldes et les rabais se poursuivent dans
?
INSEE PREMIEREdynamisme retrouvé depuis 1994. Pa La chaleur estivale a favorisé cette an trôlées et la mise en place récente
rallèlement à la progression des ven née encore une forte consommation d’un règlement communautaire pour la
tes de matériel électronique, disques, de boissons non alcoolisées et, dans production agricole biologique.
cassettes vidéos enregistrées, appa une moindre mesure, de crèmes gla Débutant plus tôt en 1995 (dès début
reils photos et articles de sport con cées. C’est d’ailleurs l’ensemble des septembre), les foires au vin ne rencon
naissent de fortes hausses (entre 5 % produits frais qui connaît un regain detrent pas le succès habituel et leur
et 12 % en volume). Enfin les dépensesdemande : fruits et légumes, produits effet incitatif sur les achats de vins
de santé et de logement s’accélérent. laitiers, jus de fruits et de légumes. de qualité est moindre que les autres
Après plusieurs années de forte crois années.
sance, la consommation de plats cui La politique de forte augmentation desReprise de la consommation
sinés (avec 2 % de hausse en volume) prix du tabac menée depuis 1992 sealimentaire
semble atteindre son régime de croi poursuit en 1995, mais de façon moins
La consommation alimentaire retrouve sière. Favorisés par l’attention portée marquée (+ 8,5 % contre plus de 15 %
une progression qui ne lui était plus ha aux considérations d’hygiène et de en moyenne les trois années précé
bituelle : + 1,5 % en volume tableau 2( ). santé, les achats de produits diététi dentes). Les hausses répétées de ces
Les produits frais de la mer enregis ques augmentent encore fortement dernières années entraînent à la fois
trent une hausse significative (+ 3,5 %cette année. Cette tendance ne peut une baisse de la consommation de
en volume), au profit des poissons dé qu’être encouragée par la multiplica près de 10 % en volume entre 1991 et
coupés ou en filets. tion des labels et des appellations con 1995, mais aussi un retour vers le ta
bac à rouler, moins onéreux.
Consommation, prix, revenu et épargne Accélération des dépenses de
Variation par rapport à l’année précédente en % santé et de logement
1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995
Les dépenses de santé avaient sensi
Consommation en volume 3,1 2,9 2,4 1,2 1,3 0,1 1,4 1,7
blement décéléré en 1994 sous l’effet
Prix à la consommation 2,9 3,6 3,1 3,4 2,5 2,3 2,1 1,8
du plan de maîtrise des dépenses de
Pouvoir d’achat
santé de 1993, avec seulement 1,2 %du revenu disponible brut 3,2 3,7 3,4 1,9 1,8 0,7 0,8 2,5
de hausse en volume contre près deTaux d’épargne (en %
4 % en moyenne les cinq années pré du revenu disponible brut) 11,0 11,7 12,5 13,2 13,6 14,1 13,6 14,3
cédentes. En 1995, la croissance desSource : Comptes de la Nation 1995, Insee
dépenses de pharmacie retrouve avec
+ 6 % en volume une croissance com
Évolution des principaux postes de dépenses
parable à celle du début des années
90 ; la reprise est moins sensible pour
les soins de santé (+ 1,4 %), ce qui
conduit à une évolution globale des
dépenses de santé d’un peu moins de
2,5 % en volume. D’autre part de nom
breuses revalorisations de tarif inter
viennent au deuxième semestre de
1994 et au début de 1995, touchant
tour à tour l’ensemble des soins de
santé dont le prix s’accroît globale
ment de presque 3 % en 1995.
Alors que l’hiver avait été exception
Source : Comptes de la Nation 1995, Insee nellement doux au début de 1994, le
retour à des températures plus "nor
Évolution des achats de biens durables males" au début et à la fin de 1995
Variation en volume par rapport à l’année précédente en %entraîne une croissance assez vive
des dépenses de chauffage et d’éclai Montants 1995 en valeur
1991 1992 1993 1994 1995
en % du total rage (+ 3,5 % en volume). Pour leur
part, en volume, les dépenses de car 47,1Automobiles -11,3 3,3 -15,2 14,7 -3,8
burant sont pratiquement stables de 3,8Téléviseurs -4,5 2,2 0,1 5,9 4,0
puis trois ans ; sur la même période2,2Réfrigérateurs, congélateurs -3,8 -0,8 -5,4 7,0 2,5
les prix augmentent de 4 % par an en2,4Lave linge 1,0 1,9 -1,3 5,5 -0,2
moyenne, du fait de l’alourdissement23,1Meubles -6,2 -3,3 -3,3 0,9 0,4
de la taxation. Avec un parc de véhi 21,4Autres biens durables (1) 2,7 -0,3 0,6 0,3 5,8
cules à moteur diesel en augmentation-6,5 0,8 -8,1 7,4 -0,3 100,0Ensemble des biens durables
régulière, le gazole continue d’accroî 1. Matériel téléphonique, magnétoscopes, lave vaisselle, appareils de cuisson, caravanes, cycles et motocycles, etc.
Source : Comptes de la Nation 1995, Insee tre sa part de marché (près de 29 % du
?˚`total des carburants en valeur en tables de cuisson, les fours à micro s’étend et la percée de la radio mes
1995, soit le double du total de 1990).ondes et le petit électroménager. sagerie est très rapide.
Le supercarburant sans plomb pour L’engouement pour la téléphonie ne Avec une hausse d’encore 30 % en
suit également sa progression, pour se dément pas avec la bonne tenue volume en 1995, les ventes de micro
atteindre pratiquement 50 % des ven des répondeurs, des téléphones sans ordinateurs réalisent la performance
tes de supercarburant en 1995. fil et le succès du téléphone mobile. de presque tripler en volume, en trois
L’usage domestique du télécopieur ans. Fortes baisses de prix (plus de
Stabilité pour les biens
durables avec des évolutions Évolution de la consommation des ménages par fonction
contrastées
Variation par rapport à l’année précédente en %
Volume PrixEn 1994, les biens durables, et notam Valeur
1995 enment l’automobile, avaient tiré la con Moyenne
milliardsannuelle 1993 1994 1995 1993 1994 1995sommation. La situation est plus
de F91 95contrastée en 1995 ( tableau 3).
Alimentation, boissons, tabac 0,7 1,0 0,2 1,5 1,1 1,9 1,8 838,2Les mesures de soutien du marché au
Ensemble alimentation 0,7 0,5 0,5 1,6 -0,1 0,9 1,2 653,5tomobile (prime "à la casse" jusqu’en
dont : Pain et céréales 0,4 -0,8 0,7 0,7 2,3 1,1 1,0 89,9juillet et prime "qualité" à partir d’octo
Viande, vola ille, conserves
bre) limitent le recul des immatricula
de viande -0,1 -0,5 -0,9 1,1 -0,3 0,2 0,5 207,5
tions totales à 2 % sur l’année, mais
Poissons 2,4 4,3 0,0 4,5 -2,5 -1,2 -1,1 39,8
dans une moindre proportion pour les
Laits, fromages et oeufs 1,2 1,0 1,4 1,7 0,6 -0,5 -0,2 97,3
ménages. Comme en 1994, elles pro Huiles et graisses -1,4 -1,7 -0,5 -2,4 0,7 1,8 2,0 22,4
fitent surtout aux petits modèles. Légumes frais 1,1 1,2 0,1 1,8 2,5 3,7 3,3 47,9
Après le boom du VTT des années Fruits frais 0,0 2,4 1,4 1,6 -7,3 3,7 2,8 39,1
1990 et 1991, le marché des cycles et Boissons non alcoolisées 3,4 3,8 4,1 6,9 1,2 -0,3 0,1 27,4
Boissons alcoolisées 1,1 6,9 -1,4 1,1 0,0 0,9 1,7 89,0motocycles s’était fortement contracté
Tabac -1,4 -4,5 -2,6 -1,6 19,3 16,5 8,5 68,3(- 17 % en volume en trois ans). En
Habillement -2,0 -2,4 -2,6 -2,5 0,9 0,5 0,5 246,81995, le succès croissant du scooter,
Articles d’habillement -2,3 -2,8 -3,2 -2,6 1,1 0,5 0,4 198,1le renouveau du vélo – dopé par la pa
Chaussures -0,8 -0,5 0,1 -1,9 0,4 0,4 0,8 48,7
ralysie des transports en commun en
Logement, chauffage, éclairage 2,7 2,2 1,5 3,3 4,2 3,0 2,2 1000,6
novembre et décembre – et la stabili
dont : Location de logement 3,2 3,2 3,2 3,2 4,4 2,9 2,6 720,1
sation du marché de la moto se conju
Chauffage et éclairage 1,8 0,2 -3,5 3,5 0,5 0,0 0,2 164,3
guent en une hausse des achats de Équipement du logement -0,3 -0,5 0,8 0,7 1,6 1,0 1,5 336,2
20 % en volume. dont : Meubles, tapis -2,4 -3,1 0,6 -0,1 1,6 1,0 1,5 95,2
Les baisses de prix se poursuivent Équipement électroménager 1,0 -0,1 2,2 2,2 0,0 -0,8 -0,4 50,4
dans le domaine du matériel électroni Santé 3,4 3,9 1,2 2,4 1,4 2,2 2,6 478,9
dont : Médicaments 5,4 6,5 1,6 6,1 0,7 0,2 0,8 121,1que de loisirs, en dépit de la hausse du
Médecins 2,8 3,7 0,6 1,8 1,5 2,1 3,8 107,3taux de TVA. Bien que le nombre de
Dentistes 3,4 3,3 2,0 0,2 0,0 0,6 3,0 42,6téléviseurs vendus diminue légère-
Auxiliaires 4,3 3,0 2,0 2,1 0,0 1,5 2,3 26,0ment, la croissance des ventes de té
Analyses 1,4 2,4 -7,4 1,9 0,0 0,2 2,0 17,9
léviseurs de haut de gamme ("grand
Frais de séjour dans hôpitaux
écran" et "stéréo") se traduit par une
et cliniques privées 3,1 3,0 2,5 1,7 2,9 2,9 1,8 64,8
progression en volume. Par ailleurs, si
Transports, communications 0,3 -3,6 4,0 1,0 2,7 2,7 1,8 745,9
les camescopes profitent de baisses dont : Automobiles -3,0 -15,2 14,7 -3,8 2,4 -0,2 1,3 146,6
de prix conséquentes depuis plusieurs Carburants, lubrifiants 0,2 -0,1 0,1 -0,6 3,9 4,1 3,7 157,9
années, les ventes de magnétoscopes Transports collectifs -1,2 -2,9 1,4 -3,7 2,2 0,9 1,4 91,7
marquent le pas, sauf pour les modè Télécommunications 4,3 4,3 1,1 5,0 -0,4 0,7 -0,9 63,1
Loisirs, culture 1,5 -0,5 2,5 1,7 1,3 0,8 0,7 344,7les de bas de gamme. Malgré le nom
dont : Matériel électroniquebre croissant d’automobiles neuves
(TV, HI-FI, Vidéo) 1,6 -0,9 3,3 3,4 -4,1 -5,2 -4,0 33,5équipées en autoradios, la vente au
Disques et cassettes 3,7 1,9 4,3 6,6 2,9 0,9 0,6 23,6détail de ce type d’appareils augmente
Redevance, cinéma,en 1995. Leur sophistication (lecteur
spectacles, jeux de hasard 4,4 2,2 1,3 0,8 2,9 3,8 2,6 86,7
CD, façade antivol, recherche auto-
Livres, quotidiens,
matique des stations) séduit de plus
périodiques -0,8 -1,6 0,5 -1,1 2,3 1,4 1,8 64,4
en plus la clientèle.
Autres biens et services 0,6 -0,8 1,4 1,9 3,2 2,3 1,8 606,7
L’électroménager connaît une pro dont : Soins personnels (coiffeurs,
gression du même ordre qu’en 1994 esthétique, parfumerie) 0,6 -0,7 0,2 0,2 3,6 1,6 1,2 88,2
(+ 2 % en volume). Les achats de Hôtels, cafés, restaurants,
lave vaisselle et de réfrigérateurs aug agences de voyage 0,2 -1,1 0,7 0,4 3,7 2,4 2,4 333,6
1,1 0,1 1,4 1,7 2,3 2,1 1,8 4598,0mentent, ceux de lave linge stagnent. Consommation finale des ménages
La demande est également forte pour lesSource : Comptes de la Nation 1995, Insee
¸La notion de revenu utilisée ici est celle du10 % en 1995 et plus de 50 % en sept des événements du deuxième semes
revenu disponible brut des comptes natio ans) et expansion très rapide des pro tre (attentats et grèves). Cela, joint à
naux. Afin d’examiner son pouvoir d’achat,duits multimédias caractérisent ce un déplacement vers les établisse
on a retenu comme déflateur l’indice de prixsecteur. ments à prix bas, conduit à une stabi
de l’ensemble de la consommation finale
lité en volume en 1995.
des ménages. Entre 1994 et 1995 cet indice
Suite aux grèves de novembre et dé Hormis les livres et la presse, augmente de 1,8 %, contre 1,7 % pour l’in
cembre, les transports ferroviaires deles loisirs sont encore en progrès dice des prix à la consommation des 265
voyageurs baissent de plus de 5 % etpostes (base 100 en 1990). Cet écart s’ex
Déjà sensible au niveau de l’équipementles transports urbains de 11 %. Pour plique d’abord par la différence de champ.
en matériel électronique, la progression ces mêmes raisons, on constate une L’agrégat de la comptabilité nationale cou
des dépenses est perceptible dans baisse de presque 4 % des services vre un champ plus vaste que l’indice des
265 postes. En particulier, il intègre lesd’autres domaines touchant aux loisirs. postaux, tandis que les télécommuni
loyers fictifs, l’autoconsommation alimen La prédominance des ventes de mi- cations augmentent d’environ 5 %.
taire, les assurances et les services noncro ordinateurs et lecteurs multimé- Seul le trafic aérien privé augmente.
marchands. De plus, l’effet des rabais spé dias fait exploser le marché des Coiffeurs et soins d’esthétique corpo
cifiques sur certains produits, bien que dif
disques optiques compacts (CD- relle sont en diminution depuis plu
ficile à prendre en compte dans les
ROM). La palette proposée est large, sieurs années ; les dépenses de
indicateurs de prix, doit être retracé pour
puisqu’elle couvre à la fois les logicielsparfumerie poursuivent une crois
décrire un partage cohérent entre évolution
utilitaires, les jeux vidéo, les program sance ralentie, mais régulière. Enfin en volume et évolution en prix de la con
mes culturels, éducatifs ou musicaux. les dépenses d’habillement sont de sommation des ménages. Pour respecter la
De même qu’en son temps le disque nouveau en baisse de 2,5 % en vo- cohérence et la continuité des séries, des
compact a supplanté le vinyle et les lume à l’instar des quatre années pré estimations (nécessairement forfaitaires) de
ces effets ont été introduites dans les comp cassettes audio, ce nouveau support cédentes. La part des achats pendant
tes nationaux, qui se sont ainsi ponctuelle fait de l’ombre aux disquettes classi les périodes de soldes se stabilise en
ment écartés des sources de référence.ques et aux appareils qui les utilisent. 1995 et la vente par correspondance,
Les loyers fictifs sont les loyers que paie Le lancement de nouvelles consoles perturbée par la grève des Postes, est
raient les propriétaires s’ils étaient locatai
de jeu employant des CD ROM vise àen recul marqué. Les ventes de vête
res de leur logement.
s’adapter à cette évolution. ments tant féminins que masculins pâ
Les dépenses de santé retracées dans la
Dans le contexte des grèves et des dif tissent des mouvements sociaux de la
consommation des ménages comprennent
ficultés de transport de la fin de l’an fin de l’année et seule la layette et la toutes les dépenses des ménages en ce
née, les achats de jeux et jouets lingerie se maintiennent. Dans le sec domaine, avant remboursement, sauf pour
augmentent néanmoins. Les cassettes teur de la chaussure, la baisse est du l’hospitalisation publique où seuls les paie
vidéos enregistrées, les disques, les même ordre ( 2 %), après une stabili ments à la charge du ménage sont retenus.
Les évolutions en volume sont calculéesappareils photos font preuve d’une bellesation en 1994.
aux prix de l’année précédente.progression (plus de 6 % en volume).
Après avoir atteint un minimum histo Pour comprendre
rique en 1992 avec 116 millions de
ces résultats Pour en savoir plusspectateurs, une forte remontée de
17 millions en 1993 et de nouveau une
"Les comptes de la Nation en 1995 ",baisse en 1994 ( 6 %), la fréquenta Les évaluations annuelles de la consomma
Insee première n°446, avril 1996tion des salles de cinéma s’établit en tion des ménages font la synthèse de mul
1995 à 130 millions de spectateurs tiples sources disponibles : résultats Les résultats complets sur la consom
d’enquêtes et de panels auprès des ména (+ 4 %) grâce aux tarifs promotionnels. mation des ménages des années 1992 à
ges ou des commerçants, statistiques du 1995 seront publiés ultérieurement dans
commerce extérieur et de production. Les "La consommation des ménages en
Plus gris que rose chiffres présentés ici sont établis dans les 1995", Insee Résultats Consommation
concepts et selon les méthodes de la base modes de vie. Les données détaillées de
Dans les services, l’activité des hôtels,1980 des comptes nationaux. Ceux relatifs consommation des ménages pour les
cafés et restaurants se ressent à la années 1959 à 1995 seront égalementaux années 1993, 1994, 1995 sont des es
disponibles sur disquette.fois de la baisse des dépenses des timations susceptibles d’être révisées en
non résidents (- 2 % en volume) et 1997.
Direction Générale :
18, Bd Adolphe Pinard
75675 Paris cedex 14
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Paul Champsaur
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Baudouin Seys
Rédacteurs : F. Magnien,
V. Guihard, C. Dulon
Maquette : P. Zanusso
ISSN 0997 3192
© INSEE 1996