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lettre d’infon°46LETTRE D’INFO OU TRACT ?Cette Lettre d’info n’est pas un tract. Elle présente le point de vue de membres du NPA sur les effets collatéraux du capitalisme. Le NPA n’est pas un parti monolithique. Tous s’accordent sur l’urgence qu’il y a à remplacer un modèle social qui, de crise en crise, nous mène tous à la catastrophe. Mais la manière d’y parvenir fait l’objet de débats permanents. Certains attachent beaucoup d’importance aux élections (dont les règles sont fi xées par les représentants du capitalisme), d’autres attachent beaucoup d’importance aux mouvements sociaux qui peuvent préfi gurer le socialisme de demain. C’est là, en tant que lecteur/lectrice de cette Lettre d’info que vous pouvez intervenir. Vous vous posez sûrement des questions, vous avez des informations que nous n’avons pas… N’hésitez pas à nous en parler ou à nous glisser un bout de papier avec vos remarques, vos questions… Il faut que cette Lettre d’info soit un outil de dialogue et non un recueil de déclarations sans appel. Encore une fois, ce n’est pas un tract.NOUVEAU CADEAU AU PRODUCTIVISME AGRICOLEÀ l’appel de l’association Sous le vent, les pieds sur terre, et montre à quel point le Grenelle de Borloo est une vaste 500 personnes se sont retrouvées à Trébrivan (Côtes- fumisterie destinée à donner un vernis écologiste à une d’Armor) pour dire leur opposition au projet délirant de politique entièrement subordonnée aux intérêts du capital maternité porcine industrielle ...

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n°46
LETTRE D’INFO OU TRACT ?
Cette Lettre d’info n’est pas un tract. Elle présente le point de vue de membres du NPA sur les effets collatéraux du
capitalisme. Le NPA n’est pas un parti monolithique. Tous s’accordent sur l’urgence qu’il y a à remplacer un modèle
social qui, de crise en crise, nous mène tous à la catastrophe. Mais la manière d’y parvenir fait l’objet de débats
permanents. Certains attachent beaucoup d’importance aux élections (dont les règles sont fi xées par les représentants
du capitalisme), d’autres attachent beaucoup d’importance aux mouvements sociaux qui peuvent préfi gurer le
socialisme de demain. C’est là, en tant que lecteur/lectrice de cette Lettre d’info que vous pouvez intervenir. Vous vous
posez sûrement des questions, vous avez des informations que nous n’avons pas… N’hésitez pas à nous en parler ou
à nous glisser un bout de papier avec vos remarques, vos questions… Il faut que cette Lettre d’info soit un outil de
dialogue et non un recueil de déclarations sans appel. Encore une fois, ce n’est pas un tract.
NOUVEAU CADEAU AU PRODUCTIVISME AGRICOLE
À l’appel de l’association Sous le vent, les pieds sur terre, et montre à quel point le Grenelle de Borloo est une vaste
500 personnes se sont retrouvées à Trébrivan (Côtes- fumisterie destinée à donner un vernis écologiste à une
d’Armor) pour dire leur opposition au projet délirant de politique entièrement subordonnée aux intérêts du capital
maternité porcine industrielle initié par les industriels de et au productivisme de l’agrobusiness. C’est en réalité la
l’agrobusiness. On ne peut prétendre lutter contre les algues mise en œuvre du double discours du gouvernement sur
vertes et, dans le même temps, tolérer en centre Bretagne l’environnement : faire payer aux contribuables la facture
une usine à produire des nitrates et autres polluants. Ce de la pollution sans s’attaquer aux causes. Pour le NPA,
projet de maternité porcine est un exemple de la mainmise la solution passe par la réhabilitation d’une agriculture
de l’industrie sur l’agriculture et la production alimentaire paysanne, débarrassée des parasites de l’industrie.
LE SCANDALE NATIONAL DU BITUME....
Pour la première fois, la justice vient de rendre un jugement consignes minimales de sécurité sont loin d’être respectées,
contre une entreprise pour « faute inexcusable » concernant notamment en ce qui concerne les tenues entièrement
l’utilisation du bitume. Eurovia, fi liale du groupe Vinci, recouvrantes. Les entreprises préfèrent utiliser des bitumes
a été jugée responsable de la mort d’un de ses salariés posés à chaud (200°C) plutôt que des bitumes tièdes ou
victime d’un cancer de la peau dû à l’exposition au bitume. froids, moins dangereux mais plus chers.
Le jugement du tribunal de Bourg-en-Bresse (Ain) a eu Tout comme dans le cas de l’amiante, les maladies liées
l’effet d’une bombe car il pourrait faire jurisprudence et le à l’exposition aux « produits noirs » (bitume, goudron,
patronat, par le biais de l’Union des syndicats de l’industrie asphalte) apparaîtront des dizaines d’années après
routière française, a déclaré « sa totale incompréhension ». l’exposition.
Les dangers du bitume ont pourtant été signalés par des En France, 3 000 personnes meurent chaque année des
scientifi ques depuis 2003. Il est hautement toxique et suites de l’exposition à l’amiante et il est prévu 100 000
cancérigène par ses fumées chaudes ou au contact de décès d’ici 2025. Son caractère dangereux a été reconnu
la peau. Contrairement à la France, de nombreux pays dans les années 1950 mais elle a pourtant continué à être
européens reconnaissent le cancer de la peau à la suite de utilisée massivement car elle ne coûtait pas cher. Il a fallu
l’utilisation du bitume comme une maladie professionnelle. attendre 1997 pour qu’elle soit interdite. En sera-t-il de
En France, des dizaines de milliers de personnes, travaillant même pour le bitume ? Il faut exiger une réglementation qui
dans des entreprises ou des collectivités territoriales, interdise de prendre le moindre risque pour la santé des
sont directement au contact du bitume, dans le cadre de travailleurs de la route, quitte à interdire l’usage du bitume
travaux de revêtement de chaussée ou de bâtiment. Les comme cela a déjà été fait aux États-Unis depuis 1976.
nos vies valent plus que leurs profitslutter jusqu’à la satisfaction de leurs revendications. Cette
FRALIB : LA LUTTE CONTINUE ! unité dans la lutte a déjà modifi é le rapport de forces
Les salariés de l’usine Fralib de Gémenos (Bouches-du- dans l’entreprise. Elle est pour tous les travailleurs une
leçon d’espoir. Ce confl it a aussi permis de mettre à jour Rhône) poursuivent la lutte pour une plus juste répartition
les méthodes des grands groupes pour confi squer la des richesses créées par leur travail.
richesse produite au profi t de leurs dirigeants et de leurs
Après 57 jours de grève, les salariés de l’usine Fralib
actionnaires. Ainsi, le groupe Unilever a mis en place un
de Gémenos (Bouches-du-Rhône) appartenant au
système – Unilever Supply Chain Company – qui lui permet
groupe Unilever (Thé Éléphant et Lipton), ont décidé de
de rapatrier en Suisse 200 millions d’euros de profi ts par an
poursuivre la lutte sous d’autres formes à l’intérieur de
et de spolier l’État français de 67 millions d’euros d’impôts.
l’entreprise. Depuis le 8 mars, ils revendiquent 200 euros
Cette lutte restera dans la mémoire de tous ceux qui
d’augmentation de salaire.
veulent en fi nir avec le vieux monde de l’argent roi et
Un protocole de fi n de confl it a été signé avec la direction.
du mépris des hommes. La grève des Fralib a permis au
Même si la revendication des 200 euros n’a pas été
moins, outre les gains enregistrés en terme d’emplois et
satisfaite, un certain nombre d’avancées sont à signaler :
de rémunérations, de rétablir clairement une vérité : les
augmentation générale des salaires de 16 euros brut,
hommes ont droit au respect et à une juste répartition
participation de 16 euros brut à la mutuelle, abondement
des richesses qu’ils produisent. Les directions de Fralib et
sur l’intéressement de 250 euros brut, prime exceptionnelle
d’Unilever ne peuvent plus l’ignorer.
de 1 200 euros brut, embauche de quatre intérimaires
Ce confl it démontre aussi la diffi culté à remettre en cause
en CDI, requalifi cation de quatre postes d’opérateurs
le pouvoir des actionnaires et à rétablir l’équilibre capital/
en techniciens de maintenance… De plus, certains jours
travail. Les capitalistes sont prêts à lâcher quelques miettes
de grève seront payés, d’autres pourront êtres pris en
sur les bénéfi ces, mais ils ne cessent de rogner sur le
congés payés et la direction s’engage à ne prendre aucune
salaire direct et le salaire indirect (protection sociale,
sanction contre les grévistes.
retraite). La question du pouvoir dans l’entreprise et de
Les salariés de Fralib sont restés unis d’un bout à l’autre
la propriété des moyens de production est ici clairement
de leur grève, malgré la durée et l’intensité du confl it,
posée. Seule la socialisation des moyens de production
les provocations de la direction, l’arrogante surdité du
et le contrôle des travailleurs sur leur outil de travail
deuxième géant de l’agroalimentaire. La solidarité a atteint
permettront d’en fi nir avec l’exploitation et la spoliation
un niveau exceptionnel (50 000 euros). Cela leur permet
des richesses produites.
de reprendre le travail la tête haute et de continuer à
Un peu de théorie…
Profi t ? Le profi t c’est du vol. Le travailleur salarié vend
sa force de travail en échange d’un salaire. Il ne vend pas
le produit de son travail mais sa force de travail, disons,
pour une journée, une semaine, un mois… Où est le tour
de passe-passe ? C’est tout simple. Le capitaliste va se
débrouiller (en jouant, par exemple, sur l’intensité du
travail) pour que le travailleur produise en quatre, trois ou
deux heures seulement une valeur correspondant à son
salaire journalier. La valeur produite les quatre, cinq ou six
autres heures qui restent vont directement dans sa poche :
c’est du travail non payé, c’est le profi t. Voilà pourquoi les
capitalistes ont tellement horreur des (vraies) réductions
du temps de travail et aussi pourquoi ils sont si friands
des heures supplémentaires. En effet, la neuvième heure
à, disons, 25% ne les fait pas débourser la valeur d’une CITATION - BANQUE n.f.
heure normale + 25% mais seulement un quart d’une heure
1. Société à laquelle vous donnez votre argent pour qu’elle
normale, puisque la neuvième heure fait partie des heures
vous le prête. Elle vous vendra en échange une carte de
que le capitaliste ne paie pas. On comprend mieux le
crédit et un chéquier, fabriqués avec votre argent, qui vous
slogan « travailler plus pour gagner plus » qui, en réalité,
permettront de consommer tout ce dont vous aurez besoin,
signifi e « travailleur, travaille plus pour gagner un tout petit
dans la limite fi xée pour votre bien par la banque.
peu plus et surtout pour faire faire encore plus de profi t au
2. Votre banque, établissement de confi ance, en qui vous
capitaliste ». Et ne devrait-on pas remplacer « pas touche
avez mis toute la vôtre ; en échange, elle a mis toute la
à mon dimanche » par « vive la semaine de
sienne dans votre capacité à lui garder la vôtre, quoi qu’il
quatre jours ouvrés de six heures » ou « vive la
arrive. site local : www.npa18.orgsemaine de trois jours ouvrés de huit heures », 100% C. Alévêque contact local : npa@bourges18.frsans baisse de salaire évidemment ?
Didier : 06 83 85 32 83À suivre...
Imprimé par nos soins, ne pas jeter sur la voie publique