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L'évolution des métiers au cours des prochaines années - article ; n°1 ; vol.12, pg 3-16

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Economie et statistique - Année 1970 - Volume 12 - Numéro 1 - Pages 3-16
L'élaboration d'une politique d'éducation et de formation professionnelle adaptée à l'évolution des besoins en main-d'œuvre de l'économie peut être utilement éclairée par des projections de population active par profession et niveau de qualification.
Fondées essentiellement sur l'extrapolation tendancielle jusqu'en 1975 et 1980 des résultats des recensements de la population de 1954, 1962 et 1968, ces projections permettent d'obtenir, des évaluations de besoins de recrutement : besoins d'expansion et besoins de renouvellement, entraînés par la nécessité de remplacer la partie de la population active présente en 1968 qui sera affectée au cours des années suivantes par différents facteurs : mortalité, cessation d'activité, migrations extérieures, mobilité professionnelle.
La elaboration de una politica de ensenanza y de formacion profesional adaptada a la evolucion de las exigencias de mano de obra de la economia puede ser iluminada fructuosamente por medio de proyecciones de poblacion activa por profesion y grado de calificacion.
Basadas esencialmente sobre extrapolacion tendencil hasta 1975 y 1980 de los resultados de los censos de la poblacion de 1954, 1962 y 1968, las antecitadas proyecciones permiten conseguir evaluaciones de las exigencias de reclutamiento : exigencias de expensiôn y exigencias de renovacion, acarreadas por la necesidad de reponer la parte de la poblacion activa présente en 1968 que sera atanida por diversos factores : mortalidad, cesasion de la actividad, migraciones exteriores, movilidad profesional.
The formulation of an education and vocational training policy adapted to the trend of the economy's manpower needs can be greatly helped by projections of the work force by occupation and level of skill.
Based essentially on the tendantial extrapolation up to 1975 and 1980 of the results of the 1954, 1962 and 1968 Population Censuses, these projections make it possible to estimate recruitment needs : needs for expansion and needs for renewal, arising out of the need to replace that part of the 1968 work force which will be affected in the next few years by various factors such as death, cessation of activity, external migration, occupational mobility.
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Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.

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Publié le 01 janvier 1970
Nombre de lectures 56
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Exrait

Jean Bégué
L'évolution des métiers au cours des prochaines années
In: Economie et statistique, N°12, Mai 1970. pp. 3-16.
Citer ce document / Cite this document :
Bégué Jean. L'évolution des métiers au cours des prochaines années. In: Economie et statistique, N°12, Mai 1970. pp. 3-16.
doi : 10.3406/estat.1970.1949
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/estat_0336-1454_1970_num_12_1_1949Résumé
L'élaboration d'une politique d'éducation et de formation professionnelle adaptée à l'évolution des
besoins en main-d'œuvre de l'économie peut être utilement éclairée par des projections de population
active par profession et niveau de qualification.
Fondées essentiellement sur l'extrapolation tendancielle jusqu'en 1975 et 1980 des résultats des
recensements de la population de 1954, 1962 et 1968, ces projections permettent d'obtenir, des
évaluations de besoins de recrutement : besoins d'expansion et besoins de renouvellement, entraînés
par la nécessité de remplacer la partie de la population active présente en 1968 qui sera affectée au
cours des années suivantes par différents facteurs : mortalité, cessation d'activité, migrations
extérieures, mobilité professionnelle.
Resumen
La elaboration de una politica de ensenanza y de formacion profesional adaptada a la evolucion de las
exigencias de mano de obra de la economia puede ser iluminada fructuosamente por medio de
proyecciones de poblacion activa por profesion y grado de calificacion.
Basadas esencialmente sobre extrapolacion tendencil hasta 1975 y 1980 de los resultados de los
censos de la poblacion de 1954, 1962 y 1968, las antecitadas proyecciones permiten conseguir
evaluaciones de las exigencias de reclutamiento : exigencias de expensiôn y exigencias de renovacion,
acarreadas por la necesidad de reponer la parte de la poblacion activa présente en 1968 que sera
atanida por diversos factores : mortalidad, cesasion de la actividad, migraciones exteriores, movilidad
profesional.
Abstract
The formulation of an education and vocational training policy adapted to the trend of the economy's
manpower needs can be greatly helped by projections of the work force by occupation and level of skill.
Based essentially on the tendantial extrapolation up to 1975 and 1980 of the results of the 1954, 1962
and 1968 Population Censuses, these projections make it possible to estimate recruitment needs :
needs for expansion and needs for renewal, arising out of the need to replace that part of the 1968 work
force which will be affected in the next few years by various factors such as death, cessation of activity,
external migration, occupational mobility.des métiers L'évolution
au cours des prochaines années
par Jean BÉGUÉ
Pour faire le compte des « emplois potentiels » dans les différents métiers au cours des prochaines années,
il ne suffit pas d'inventorier les professions nouvelles, les emplois créés et supprimés par l'évolution
économique et technique. Il faut aussi prendre en considération la structure démographique actuelle des
diverses professions et faire la part des besoins engendrés par les départs à la retraite, les décès, les
changements prévisibles de profession. Il faut tenir compte des comportements habituellement constatés,
de la place prise dans l'économie par chaque branche, et de la place qu'auront les diverses professions à
l'intérieur de chaque branche. Les résultats d'un tel travail seront publiés dans un prochain volume de
la série « Démographie et emploi » des Collections de /7.N.S.E.E. Nous en analysons ici la démarche.
Les évaluations obtenues, destinées à permettre une première approche de la répartition de la population
active par professions en 1975 et 1980 et des besoins de recrutement en main-d'œuvre, seront confrontées
avec les prévisions établies par la commission de l'Éducation nationale du VIe Plan, afin de vérifier s'il y a
concordance avec l'évolution envisagée de l'appareil de formation. Le système scolaire assure en effet
75, à 80 % des besoins de recrutement. On ne sera pas surpris de retrouver ici, mises en évidence par
cette extrapolation complexe, plusieurs grandes tendances déjà connues : diminution des emplois agri
coles, croissance ralentie des métiers ouvriers, croissance plus rapide des emplois tertiaires, besoins
élevés d'ingénieurs, cadres et techniciens. Mais il sera moins attendu de constater que certaines profes
sions, considérées comme déclinantes, éprouvent cependant des besoins substantiels de recrutement.
On constatera aussi quelle importance a la mobilité professionnelle dans l'adaptation de la main-d'œuvre
aux emplois offerts.
Si le système d'enseignement et d'éducation n'a pas, à cation. Ce sont les évaluations retenues en définitive au
terme de ce processus qui devront faire l'objet, après la l'évidence, pour unique objectif d'assurer la satisfaction
des besoins en main-d'œuvre dans les professions et les conversion des besoins de recrutement par professions en
qualifications requises par le développement économique, besoins de formation, d'une confrontation avec les prévi
sions de ressources de formation établies par* la commis il ne remplirait pas l'une de ses missions s'il n'était pas en
mesure d'atteindre cet objectif. Dans cette éventualité, sion de l'Éducation nationale.
l'inadéquation de la répartition professionnelle de la popul Ces préoccupations avaient déjà retenu l'attention lors
de l'élaboration du V* Plan et, dans son principe, la méthc- ation active aux besoins de l'économie pourrait provoquer
de graves déséquilibres d'ordre qualitatif, générateurs de de suivie alors pour procéder à des évaluations de besoins
chômage et susceptibles de ralentir la croissance. en main-d'œuvre par professions se retrouve ici. Elle sup
pose une démarche en deux temps :
• La première étape concerne l'étude de la répartition Une base de réflexion de l'emploi par professions au terme de la période de pro
jection, menée à partir de l'évolution des structures proII importe de souligner dès à présent que les résultats fessionnelles des différents secteurs d'activité économiqprésentés ici ne doivent en aucune manière être considérés com ue. Seules des modifications de détail, tenant aux nomencme des prévisions, ils constituent seulement une base de latures utilisées et à l'introduction d'informations récenréflexion destinée à éclairer les travaux des commissions tes (résultats du recensement de la population de 1968), du Plan (commission de l'Emploi, intergroupe formation- ont été apportées à la méthode utilisée auparavant 1. Rap-
qualification). Les évaluations présentées seront modifiées
compte tenu d'informations nouvelles apparues lors de ces
travaux et des modifications apportées aux hypothèses de
n* 1. 3, Cf. 1966 «La et n" prévision 5, 1966, et de la Rapport l'emploi général dans le de cadre la commission du V' plan dm la », main-d'œuvre. in population départ au cours du déroulement du processus de •
,
PROJECTIONS D'EMPLOI PAR PROFESSIONS ET MODÈLE DE PLANIFICATION
Activités économiques et professions
• La matrice des coefficients en 1975 est obtenue ici par l'extrapolatLa méthode de projection de l'emploi par professions suppose comme
ion raisonnée des matrices observées aux recensements de 1954, 1962 donnés l'emploi total et sa répartition par activités économiques en
et 1968. La méthode permet d'étudier diverses hypothèses sur l'évo1975. Bien entendu, ces « données » sont le résultat de travaux réalisés
dans le cadre de la préparation du VI* Plan, en amont de l'étude pré lution de cette matrice, par exemple une accélération — ou un ralen
tissement — des changements de structures d'emploi. Elle permet aussi, sentée ici. La « valeur ajoutée » de celle-ci réside dans la décomposit
ion, en termes de professions, de l'emploi par activités économiques. théoriquement, d'intégrer les résultats d'études spécifiques concer
nant l'évolution technico-économique attendue dans tel ou tel secteur Cette décomposition s'effectue à l'aide d'une matrice de coefficients
de structure professionnelle [M], qui indique la part d'ingénieurs, d'activité, par exemple les répercussions du développement de l'info
rmatique, ou encore celles de la concentration des entreprises 1. de techniciens, d'ouvriers de diverses spécialités, de cadres administ
ratifs, d'employés, etc., dans l'emploi total de chaque activité étudiée.
Si l'on représente par le vecteur colonne [A] les effectifs des activités • Le vecteur des effectifs par activités économiques en 1975 résulte,
à la suite de diverses opérations, des projections économiques réalisées économiques, le vecteur professions [P] est obtenu par le produit
matriciel : à l'aide du modèle utilisé pour les travaux techniques de planification,
et qui donne une représentation schématique du système économique [P] = [M] x [A] au terme du VI* Plan 2.
Le résultat de ces projections dépend donc des valeurs attribuées aux
coefficients de la matrice [M] et des projections retenues pour le
vecteur [A].
De la demande finale à l'emploi par professions
Très schématiquement, le modèle FIFI permet de passer de la demande à l'emploi avec des hypothèses de productivité et de durée du travail.
finale de biens et services à la production des branches grâce au Le mécanisme de projection de l'emploi par professions peut donc
être schématisé de la façon suivante 3 ; tableau d'échanges interindustriels (T.E.I.), puis de cette production
Durée du travail Emploi par
Matrice [M] — *■ Emploi par professions Demande finale T.E.I. Production activités
Productivité vecteur [A]
Des prévisions à revoir
Ainsi, à un niveau et une structure de la consommation finale sont assurer par le système éducatif pour qu'un équilibre qualitatif, de
associés un d'emploi et sa répartition par professions. La l'emploi satisfaisant soit réalisé dans chaque variante étudiée *.
méthode suivie, fondée à l'évidence sur une image très simplifiée des
interrelations entre les termes de la chaîne, permet donc d'assurer 1. Pratiquement, de telles études sont rares et difficilement utilisables. En tout état de cause, toute projection pour laquelle le facteur progrès une certaine cohérence entre les projections d'emploi par professions technique est déterminant est nécessairement entachée d'une grande et les autres projections réalisées dans le cadre du Plan. incertitude. Dans leur état actuel, les projections par professions sont raccordées 2. Cf. Michel Ajlietta et Raymond Courbis : « Un outil pour le Plan : le modèle FIFI », Economie et statistique, n° 1. aux toutes premières données chiffrées établies pour 1975 à l'aide du 3. Bien entendu, cette présentation sommaire laisse dans l'ombre, outre modèle (compte de départ), de sorte qu'elles devront nécessairement toute la complexité du modèle FIFI, les cas particuliers de branches (agriêtre reprises lorsque le compte définitif associé au VI* Plan sera dis culture, administrations) qui échappent partiellement ou totalement à ce schéma, la décontraction des branches du modèle en un nombre plus élevé ponible. Aussi est-il envisagé de procéder à un traitement électronique de branches et enfin le passage branches-secteurs. des calculs. Cette procédure permettrait également de traduire en 4. Du côté des besoins de recrutement par professions qui font intervenir termes de personnes actives réparties par professions des hypothèses les besoins de renouvellement, la cohérence est assurée avec les projections de ressources en main-d'œuvre, notamment avec les projections de diverses de croissance de la demande finale (niveau et structure) et taux d'activité par sexe et âge et les hypothèses d'immigration. Le passage d'en examiner les conséquences en ce qui concerne les formations à des besoins d'emploi en termes de professions aux besoins de formation peut également faire l'objet de diverses hypothèses.
prochée de celle observée en début de période (1968 en tions sont évidemment passibles des mêmes critiques que
raison de la date du dernier recensement), la répartition celles qui ont pu être formulées lors de la préparation du
Ve Plan. Ces critiques tiennent en premier lieu à. la qualobtenue permet une évaluation des besoins d'expansion
ité des informations de base. Celles-ci demeurent fondapropres à chaque groupe de professions étudié.
mentalement les mêmes : ce sont les résultats des recen
• Dans la deuxième étape, consacrée au calcul des besoins sements généraux de la population, établis selon la même
de renouvellement, et par suite de recrutement, on cherche nomenclature de base, qui apparaissent encore comme la
à estimer les changements qui affecteront au cours de la seule source réellement utilisable malgré l'amélioration
période de projection les effectifs de main-d'œuvre pré progressive de l'information statistique dans le domaine
sents en début de période. Sur ce point, des modifications des professions. Les principaux inconvénients de l'utilisa
plus importantes ont été apportées aux méthodes précé tion des données du recensement sont la difficulté de dé
dentes. On s'est efforcé en effet de tenir compte, dans finir des catégories homogènes et la nécessité de regrou
l'estimation de ces changements, non seulement des sor per dans des postes mal définis une part substantielle de
ties dues aux décès et aux cessations d'activité, mais encore la population active en raison de l'imprécision fréquente
des déclarations de la profession aux recensements. D'audes mouvements de mobilité professionnelle.
tre part, le détail des données nécessaires à la réalisation Malgré ces améliorations méthodologiques, ces de telles projections ne se trouve que dans les résultats Cette méthode fait la distinction entre les changements
d'exploitations par sondage au 1/20e des informations tirées de répartition de l'emploi total entre les activités écono
des recensements, ce qui entraîne inévitablement des miques d'une part, et les changements de structure pro
erreurs aléatoires sur ces données. fessionnelle à r intérieur des activités économiques d'autre
part. Elle réduit dans une certaine mesure la part de l'extra
polation en intégrant implicitement les facteurs économi
Des relations mal connues ques et techniques qui conditionnent l'évolution des be
soins en main-d'œuvre par professions. Cependant, la pro
Les autres critiques sont surtout d'ordre conceptuel. jection des coefficients est réalisée de manière autonome
L'évolution des coefficients d'emploi par activité économi par rapport à celle des effectifs par activité alors que les
que ne rend compte que très globalement, et de manière deux évolutions ne sont sûrement pas indépendantes, ce
implicite, des relations mal connues entre la structure qui limite la cohérence interne du modèle de projection.
professionnelle de la population active et l'évolution éco L'hypothèse centrale étudiée ici correspond à une. extra
nomique et technique (production-productivité). Les pos polation fondée sur un ajustement empirique 2 de la ten
sibilités de substitution des différentes catégories profes dance d'évolution des coefficients entre 1954, 1962 et 1968.
sionnelles dans la combinaison productive rendent ambiguë Elle reflète davantage les tendances à long terme et élimine
la notion de besoins de l'économie en personnel de diff dans une certaine mesure les inconvénients résultant des
érentes professions et qualifications. En tout état de cause, différences de- situation conjoncturelle entre mars 1962
ces besoins, calculés à l'aide de tendances reflétant des pé et mars 1968.
nuries ou des pléthores passées de certaines catégories,
sont appelés ainsi pour des raisons de commodité de lan
gage, mais ils n'expriment pas véritablement des besoins Hypothèses sur révolution théoriques qui seraient déterminés par référence à des
respective des activités économiques normes, et qui correspondraient soit à des types de fonc
tions de production souhaitables, soit à des niveaux de
Les principales hypothèses impliquées par les projecbesoins collectifs clairement définis.
tions de l'emploi par catégorie d'activités économiques en Des recherches sont poursuivies pour essayer de su
1975 sont les suivantes : rmonter ces difficultés, ou pour trouver des méthodes nou
velles qui cernent mieux la notion même de profession. — rythme de diminution des effectifs de l'agriculture a
Mais dans l'état actuel des travaux en ce domaine, on ne pou pproximativement maintenu, mais diminution beaucoup
vait guère envisager de suivre une autre méthode que plus rapide de l'emploi dans les industries extractives (pri
celle qui a été utilisée, dont le mérite reste de permettre ncipalement charbonnages); d'esquisser l'évolution probable des structures d'emploi-
— croissance plus rapide de l'emploi dans l'industrie, non et des besoins correspondants applicables à l'ensemble de
compris le bâtiment : accélération de la croissance des la population active. effectifs des industries créatrices d'emploi « processives »,
ralentissement de la diminution des effectifs (avec renver
sement de tendance dans l'habillement et les cuirs) des
industries « récessives »;
— faible augmentation des effectifs du bâtiment, faisant
suite à une croissance rapide;
— léger ralentissement de la croissance des effectifs dans
les commerces, les services et l'administration. Ces granprévisions projection Un instrument sur raccordé l'emploi de aux
des tendances de l'évolution de l'emploi par activité éco
1 nomique entre 1968 et 1975 n'ont pas été tout à fait extra
polées pour la période 1975-1980.
Les évaluations relatives à l'année 1980 ont été interpol
ées entre les projections 1975 et les perspectives 1985.
Ces perspectives supposent quelques inflexions par rap
La méthode de projection consiste à calculer des coef port aux tendances caractérisant la période 1968-1975 :
ficients de structure professionnelle par activité économi — léger accroissement . du rythme de diminution des que aux recensements de 1954, 1962 et 1968, à étudier effectifs de l'agriculture; l'évolution de ces coefficients, à les. projeter en 1975set
1980," puis à appliquer ces coefficients projetés aux effec — ralentissement de la croissance de l'emploi dans l'i
tifs projetés par activité économique. L'étude a porté sur ndustrie, compensé par une reprise de l'augmentation des
40 groupes de professions, répartis dans 34 * catégories
d'activités économiques. Dans les tableaux de cet article,
on a regroupé ensemble les métiers ouvriers et ceux des
techniciens. 2. Procédé graphique.
L'ÉVOLUTION DES MÉTIERS 5 Ingénieurs et techniciens (1954 = 100)
worn
- 90
]962 1968 1975 1980
Graphiques représentatifs de l'évolution des effectifs par professions
Les graphiques des pages 6, 7,3 et 10 représentent en coordonnées semi-logarithmiques l'évolution des indices d'effectifs (base 100 en 1954) de
chaque groupe de professions étudié. Il n'est pas tenu compte des évolutions à l'intérieur des périodes intercensitaires, et il est supposé que l'évolution
sera régulière au cours des périodes de projection.
effectifs du bâtiment, mais surtout par une accélération ment dans chaque activité, les effectifs ouvriers augmenter
notable de la croissance des effectifs des transports, com aient néanmoins dans le cas d'une forte croissance de
l'emploi industriel, quelle que soit l'ampleur de la croismerces et services (la tendance d'évolution des effectifs
de l'administration étant maintenue). sance de l'emploi total, alors qu'ils diminueraient sûrement
avec une stagnation de l'emploi industriel, même si la croisCes tendances ont été répercutées au niveau des caté sance de l'emploi total était très élevée. gories d'activités économiques détaillées en tenant compte
des caractéristiques de l'évolution antérieure de chaque • L'effet de croissance de l'emploi total peut être conven- catégorie. tionnellement isolé en calculant les effectifs qui seraient
obtenus en 1975 si la part de chaque profession dans l'em
ploi total restait inchangée (ou bien ce qui revient au mêCroissance de remploi
me, si l'on appliquait aux effectifs de chaque profession en
et changements 1968 le même indice d'évolution 1968-1975).
de structures professionnelles
• Les variations liées aux changements de structures d'ac
tivités économiques peuvent alors être estimées en prenant Les variations des effectifs par. professions entre 1968 et
la différence avec les effectifs conventionnels présentés ci- 1975 qui apparaissent à l'examen de ces projections peu
vent être reliées à la variation de l'emploi total, aux varia dessus de ceux qui se trouveraient dans chaque profession
en 1975 si les structures professionnelles par activité écotions des effectifs par catégories d'activités économiques
nomique ne se modifiaient pas, par le jeu des croissances et à celles des structures professionnelles de chaque acti
vité. Par exemple, si la part des ouvriers diminuait différentes des diverses activités. Métiers ouvriers (1954 = 100)
100 •
Pf 7 Ouvriers du verre et de la céramique
50
30
1954 1962 1968 1975 1980
Indice
-200
IOO
60
50'
' 1962 1968 1975 1980
L'ÉVOLUTION DES MÉTIERS 7 ,
,
'
D'ÉCOLE : DÉCOMPOSITION DE LA VARIATION DES STRUCTURES PROFESSIONNELLES EXEMPLE
Supposons qu'en 1968, il y ait 100 personnes actives qui se répartissent rentes branches. Reste par différence entre la variation réelle (schéma
en deux branches A et B, et à l'intérieur de ces branches en deux III) et le cumul des deux effets (schéma V) à définir l'effet dû aux
modifications des structures professionnelles (schéma VII). professions 1 et 2, suivant le schéma I.
On a alors : En 1975, l'emploi total s'étant accru de 10 % la situation prévue est
celle du schéma II. La variation d'effectif de chaque case (profession
dans la branche) est indiquée au schéma III* Schéma III = Schéma IV + Schéma VI + Schéma VII Cette variation peut se décomposer de la manière suivante. Supposons
d'abord que la croissance de 10% de l'emploi total se soit répercutée variation effet de la effet de la effet de la proportionnellement aux effectifs de 1968. Cela aurait déterminé les totale = variation de modification variation de la variations indiquées au schéma IV. l'emploi total de l'importance structure Si l'emploi dans chaque branche se déformait conformément à la des branches professionnelle marge inférieure du schéma III, mais sans déformation des effectifs
relatifs 1968 des différentes professions, cela déterminerait les varia'
tions du schéma V.' On voit que cette décomposition est en partie conventionnelle.
Lajdifférence (schéma V — schéma IV) montre l'effet de la modification On aurait obtenu une autre décomposition si on avait calculé d'abord
de l'importance relative des différentes branches (schéma VI). l'effet de la variation de la structure professionnelle, puis par diffé
Le schéma IV montre l'effet de la croissance de l'emploi total, le rence l'effet de la modification de l'importance des branches. C'est
schéma VI celui de la modification de l'importance relative des diffé- la convention ici décrite qui a été adoptée dans le calcul d'ensemble.
Branches Branches
A B A B
40 Profession 1 20 60 Profession 1 20 30 50 2 20 20 40 2 30 30 60
40 60 Total 50 60 Total 100 110
Schéma I Schéma II
Branches Branches
B A B A
— 10 + 5 Pf 1 0 10 Pf 1 + 5 0
Pf 2 + 10 10 + 20 Pf2 ,, + 5 0 + 5 +
Total + 10 0 + 10 Total + 10 0 + 10
Schéma III Schéma V
Branches Branches Branches
B A B A B A
— — 15 Pf 1 + 2 4 + 6 Pf 1 + 3 4 — 1 Pf 1 10
Pf 2 Pf2 + 2 2 + 4 + 3 2 + 1 Pf 2 5 10 15
— Total Total + 4 + 6 + 10 + 6 6 0 Total 0 0 0
Schéma IV Schéma VI Schéma VU ,
Métiers tertiaires (19S4 = 100)
IOO<
80
70
60
50
1954 1962 1963 I975 I960
• Les variations liées aux changements de structures profes des effectifs s'expliquent par les changements de struc
sionnelles par activité sont alors obtenues par différence ture professionnelle);
entre les effectifs projetés en 1975 et ceux qui découle Ouvriers du textile (90 % de la diminution s'expliquent
raient de l'hypothèse précédente. par les changements de structure professionnelle).
Pour schématiser, en vue d'isoler l'effet des changements
• Diminution due aux effets des changements- de strucde structure professionnelle, on a regroupé l'effet de crois
ture professionnelle, malgré l'effet positif des variations sance de l'emploi global et l'effet des changements de struc
de l'emploi par activité économique : tures d'activités économiques dans la présentation suivante.
Il est évidemment un peu arbitraire de procéder ainsi puis Marins et pêcheurs;
que les diverses variations sont nettement corrélées. Néan Ouvriers du verre et de la céramique;
moins, cette méthode éclaire la signification des variations du papier et du carton;
brutes. Ouvriers de l'alimentation (quasi-stabilité);
L'un et l'autre des effets étudiés peuvent avoir des actions de l'habillement et assimilés; .
cumulées ou contrariées sur l'évolution (augmentation ou Ouvriers du cuir (quasi-stabilité); .
diminution) des effectifs par professions entre 1968 et 1975 du bois;
correspondant à ces projections. L'examen de ces actions Ouvriers de la bijouterie, de la gravure (quasi-stabilité);
permet d'établir un classement des professions. Commerçants;
Armée, police, douanes, pompiers;
Cultes. Professions dont les effectifs devraient diminuer
entre 1968 et 1975.
Professions dont les effectifs devraient augmenter
• Diminution due aux effets cumulés des changements de entre 1968 et 1975. structure professionnelle et des changements de structure
des activités : • Augmentation due aux effets de la croissance de l'emploi
Agriculteurs 3 (95 % de la diminution des effectifs de la
profession s'expliquent par la diminution des effectifs
de l'activité); 3. Nous désignons par « agriculteurs » à la fois les métiers de l'agriculture et Ouvriers des mines et carrières (61 % de la diminution de la sylviculture.
L'ÉVOLUTION DES MÉTIERS 9 Métiers tertiaires (1954 = 100)
IOO<
60
50
1954 1962 1968. 1975 1980
par activité économique, malgré l'effet négatif des change économique l'emporte nettement sur l'effet des * change
ments de structure professionnelle : ments de structure. professionnelle :
Ouvriers du bâtiment; Cadres administratifs moyens; des métaux; Employés de bureau;
Ouvriers de la photographie et des industries graphiques; Salariés du commerce; de la chimie; Industriels;
Personnel des services juridiques; Personnel des services de santé et des services sociaux;
Professions artistiques; Enseignants, professions intellectuelles.
Métiers des soins personnels; Dans le cas des dessinateurs, des cadres administratifs Personnels de service; supérieurs, et des ouvriers électriciens et radioélectriciens, Agents mixtes. les deux effets sont approximativement de même ampleur.
Au total, la part des agriculteurs dans l'ensemble. des • Augmentation due aux effets cumulés des changements professions continue à diminuer régulièrement, devenant de structure professionnelle et des variations de l'emploi inférieure à 12 %. par activité économique. La part de l'ensemble des ouvriers (y compris les conduc
Dans ce cas, les professions peuvent être classées en deux teurs d'engins de transports) diminue aussi par rapport à
1968. Cette proportion d'ouvriers dans l'emploi total passe groupes;
de 39,10 % en 1968 (36,46 % en 1954, 38,85 % en 1962) — celles dont l'effet des changements de structure profession
à 38,44 % en 1975. nelle l'emporte nettement sur l'effet des variations de l'em Notons que les divers emplois de techniciens (dessinaploi par activité : teurs compris) représentent, en 1975, 4,37 % de l'emploi Ingénieurs, architectes, professions scientifiques; total contre 3,28 % en 1968 (tableau 1).
Techniciens; En 1980, le calcul conduit à 2 millions d'agriculteurs, soit 9%
— celles dont l'effet des variations de l'emploi par activité de l'emploi total : dans ces professions agricoles, la dimi-
10