Le nouveau système de comptabilité nationale - article ; n°1 ; vol.75, pg 3-19
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Economie et statistique - Année 1976 - Volume 75 - Numéro 1 - Pages 3-19
El nuevo sistema de contabilidad nacional trances - Dentro del marco de armonización de los sistemas contables nacionales propuesto por la Organización de las Naciones unidas y las Comunidades europeas, las Cuentas nacionales francesas, instrumentes fundamentales de análisis y prevision económicos globales, van a experimental reformas. El nuevo sistema, llamado « Sistema ampliado de contabilidad nacional » (SECN), será puesto oficialmente en vigencia en el informe presentado ante la Comisión de cuentas y presupuestos económicos de la nación en la primavera de 1976. A pesar de las importantes reformas introducidas, los nuevos cuadros contables conservan los lineamientos generales del sistema anterior. La reforma confirma la orientación original de la contabilidad nacional francesa la cual tenía por objeto facilitar el anâlisis de los comportamientos y mecanismos económicos. En lo sucesivo, en un cuadro central mas flexible y más completo, iran articulados subsistemas cuyo objeto consiste en describir actividades especificas : cuentas de los sistemas intermedios, por una parte, las que agrupan datos referentes a algunos agentes particulares (empresas de tipo no financiero, por ejemplo), provenientes directamente de sus contabilidades propias, con una presentación que se asemeja a la del cuadro central ; por otra parte, cuentas satélites, las que ofrecerán una imagen original y pormenorizada de algunos campos de acción de los poderes públicos (protección social, sanidad, educación, vivienda, ...). El cuadro central, homólogo de la antigua contabilidad nacional, comprende dos innovaciones fundamentales : extensión del concepto tradicional de producción a actividades no mercantes, especialmente las de las administraciones, lo cual conduce a substituir la nociôn de « Producto interior bruto » a la de « Producción interior bruta » como agregado fundamental del sistema, y la introducción de cuentas de patrimonio.
Dans le cadre de l'harmonisation des systèmes de comptabilité nationale proposée par l'ONU et les Communautés européennes, les comptes nationaux français, instruments essentiels de l'analyse et de la prévision économiques globales, vont être modifiés. Le nouveau système, appelé « Système élargi de comptabilité nationale » (SECN) entrera officiellement en vigueur pour le rapport présenté à la Commission des comptes et budgets économiques de la nation au printemps 1976. Malgré des changements importants, les nouveaux cadres comptables demeurent dans la ligne du système précédent. La réforme renforce l'orientation originelle de la Comptabilité nationale française qui était de faciliter l'analyse des comportements et des mécanismes économiques. Désormais sur un cadre central plus souple et plus complet s'articulent des sous-systèmes dont l'objet est de décrire des activités spécifiques: les comptes des systèmes intermédiaires d'une part, qui rassemblent des informations sur certains agents particuliers (entreprises non financières par exemple), directement issues de leurs comptabilités propres, mais dans une présentation voisine de celle du cadre central; les comptes satellites, d'autre part, qui donneront une représentation originale et détaillée de certains domaines d'action des Pouvoirs publics (protection sociale, santé, éducation, logement...). Le cadre central, homologue de l'ancienne comptabilité nationale, comporte deux innovations essentielles : l'extension du concept traditionnel de production à des activités non marchandes, principalement celles des administrations, qui conduit à substituer la notion de « Produit intérieur brut» à celle de « Production intérieure brute» comme agrégat fondamental du système, et l'introduction de comptes de patrimoine.
The new system of national accounts - The French national accounts, used for general economic forecast and analysis, are changed, according to the framework of the systems of national accounts' harmonization proposed by UNO and European Communities. The new system, called « Extended system of national accounts », will officially come into play when the report will be presented at the commission des Comptes et budgets économiques de la Nation, in spring 1976. In spite of important differences, the new charts of accounts reflect the outline of the previous system. The new system strengthens the primary orientation of French national accounting, emphazising analysis of behaviours and economic process by linking to a more flexible and perfected chart, sub-systems which give a description of specific activités : on one hand, intermediate ; systems accounts which collect on some agents (non financial companies, for instance), information directly issued from their own accounting, but set up in a frame close to the central chart; on the other hand, satellite accounts which give an original and itemized view on fields of Government activity (social welfare, health, education, dwelling...). The central chart, which corresponds to the former national accounting system, includes two main features : the extension of the traditional concept of production, mainly to government services, leading to the substitution of « Gross Domestic Product » to « Gross Domestic Production » as a fundamental aggregate of the system, and the introduction of balance sheets accounts.
17 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.

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Publié par
Publié le 01 janvier 1976
Nombre de lectures 86
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

Exrait

Monsieur Georges Consolo
Le nouveau système de comptabilité nationale
In: Economie et statistique, N°75, Février 1976. pp. 3-19.
Citer ce document / Cite this document :
Consolo Georges. Le nouveau système de comptabilité nationale. In: Economie et statistique, N°75, Février 1976. pp. 3-19.
doi : 10.3406/estat.1976.2290
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/estat_0336-1454_1976_num_75_1_2290Resumen
El nuevo sistema de contabilidad nacional trances - Dentro del marco de armonización de los sistemas
contables nacionales propuesto por la Organización de las Naciones unidas y las Comunidades
europeas, las Cuentas nacionales francesas, instrumentes fundamentales de análisis y prevision
económicos globales, van a experimental reformas. El nuevo sistema, llamado « Sistema ampliado de
contabilidad nacional » (SECN), será puesto oficialmente en vigencia en el informe presentado ante la
Comisión de cuentas y presupuestos económicos de la nación en la primavera de 1976. A pesar de las
importantes reformas introducidas, los nuevos cuadros contables conservan los lineamientos generales
del sistema anterior. La reforma confirma la orientación original de la contabilidad nacional francesa la
cual tenía por objeto facilitar el anâlisis de los comportamientos y mecanismos económicos. En lo
sucesivo, en un cuadro central mas flexible y más completo, iran articulados subsistemas cuyo objeto
consiste en describir actividades especificas : cuentas de los sistemas intermedios, por una parte, las
que agrupan datos referentes a algunos agentes particulares (empresas de tipo no financiero, por
ejemplo), provenientes directamente de sus contabilidades propias, con una presentación que se
asemeja a la del cuadro central ; por otra parte, cuentas satélites, las que ofrecerán una imagen original
y pormenorizada de algunos campos de acción de los poderes públicos (protección social, sanidad,
educación, vivienda, ...). El cuadro central, homólogo de la antigua contabilidad nacional, comprende
dos innovaciones fundamentales : extensión del concepto tradicional de producción a actividades no
mercantes, especialmente las de las administraciones, lo cual conduce a substituir la nociôn de «
Producto interior bruto » a la de « Producción interior bruta » como agregado fundamental del sistema,
y la introducción de cuentas de patrimonio.
Résumé
Dans le cadre de l'harmonisation des systèmes de comptabilité nationale proposée par l'ONU et les
Communautés européennes, les comptes nationaux français, instruments essentiels de l'analyse et de
la prévision économiques globales, vont être modifiés. Le nouveau système, appelé « Système élargi
de comptabilité nationale » (SECN) entrera officiellement en vigueur pour le rapport présenté à la
Commission des comptes et budgets économiques de la nation au printemps 1976. Malgré des
changements importants, les nouveaux cadres comptables demeurent dans la ligne du système
précédent. La réforme renforce l'orientation originelle de la Comptabilité nationale française qui était de
faciliter l'analyse des comportements et des mécanismes économiques. Désormais sur un cadre central
plus souple et plus complet s'articulent des sous-systèmes dont l'objet est de décrire des activités
spécifiques: les comptes des systèmes intermédiaires d'une part, qui rassemblent des informations sur
certains agents particuliers (entreprises non financières par exemple), directement issues de leurs
comptabilités propres, mais dans une présentation voisine de celle du cadre central; les comptes
satellites, d'autre part, qui donneront une représentation originale et détaillée de certains domaines
d'action des Pouvoirs publics (protection sociale, santé, éducation, logement...). Le cadre central,
homologue de l'ancienne comptabilité nationale, comporte deux innovations essentielles : l'extension du
concept traditionnel de production à des activités non marchandes, principalement celles des
administrations, qui conduit à substituer la notion de « Produit intérieur brut» à celle de « Production
intérieure brute» comme agrégat fondamental du système, et l'introduction de comptes de patrimoine.
Abstract
The new system of national accounts - The French national accounts, used for general economic
forecast and analysis, are changed, according to the framework of the systems of national accounts'
harmonization proposed by UNO and European Communities. The new system, called « Extended
system of national accounts », will officially come into play when the report will be presented at the
commission des Comptes et budgets économiques de la Nation, in spring 1976. In spite of important
differences, the new charts of accounts reflect the outline of the previous system. The new system
strengthens the primary orientation of French national accounting, emphazising analysis of behaviours
and economic process by linking to a more flexible and perfected chart, sub-systems which give a
description of specific activités : on one hand, intermediate ; systems accounts which collect on some
agents (non financial companies, for instance), information directly issued from their own accounting,
but set up in a frame close to the central chart; on the other hand, satellite accounts which give anoriginal and itemized view on fields of Government activity (social welfare, health, education,
dwelling...). The central chart, which corresponds to the former national accounting system, includes
two main features : the extension of the traditional concept of production, mainly to government
services, leading to the substitution of « Gross Domestic Product » to « Gross Domestic Production » as
a fundamental aggregate of the system, and the introduction of balance sheets accounts.Le nouveau système
de comptabilité nationale
par Georges CONSOLO
Dans le cadre de l'harmonisation des systèmes de comptabilité nationale proposée par l'ONU; les comptes
nationaux français, instruments essentiels de l'analyse et delà prévision économiques globales,,vont être
modifiés. Un volume des méthodes * sera publié prochainement qui décrira de façon détaillée le Système
élargi de comptabilité nationale. Par ailleurs, le SECN entre officiellement en vigueur pour le rapport
présenté à la Commission des comptes et budgets économiques de la Nation au printemps .1976.
Malgré des changements importants, les nouveaux cadres comptables demeurent dans la ligne du système
précédent : les comptables nationaux français ont eu en effet, dès l'origine, comme premier objectif de
faciliter l'analyse des comportements et des mécanismes économiques. La réforme en cours renforce cette
orientation avec l'articulation sur un cadre central plus souple et plus complet, de sous-systèmes dont
l'objet est de décrire des activités spécifiques :
— les comptes des systèmes intermédiaires, qui rassemblent des informations sur certains agents parti
culiers (les entreprises nonfinancières par exemple), directement issues de leurs comptabilités propres,
mais dans une présentation économique voisine de celle du cadre central;:
— leSïComptes satellites, qui donnent une représentation originale et détaillée det certains; domaines
d'action des Pouvoirs publics (protection sociale, santé, éducation, logement...).
Comme par le passé, le SECN ne vise pas à proposer une mesure du bien-être social et des conséquences
de l'activité économique sur l'environnement et lanature, mais Tintroductiomd'un compte satellite de
l'environnement devrait, à terme, fournir les informations propres à ce domaine dans un cadre mieux adapté
à la description de ces phénomènes que le cadre central de la comptabilité nationale.
En ce qui concerne ce dernier, les deux innovations majeures sont,,d'une part, l'extension du concept
traditionnelle production à des activités nommarchandes, principalement celles des administrations, qui
conduit à substituer la notion de « Produit intérieur brut » a celle de « Production intérieure-brute »•
comme agrégat fondamental du système; d'autre part, l'introduction de comptes de patrimoine, dont la
publication est retardée de quelques années par les difficultés statistiques de connaissance et d'évaluation
des actifs et passifs des différents secteu rs. -
qu'élargi et malgré l'extension du concept de production- La comptabilité nationale est un instrument essentiel de
aux services rendus par les administrations qui .constitue la connaissance et de l'action en matière économique. Forgés
dans les années 1950, les cadres comptables français ont été1 pour les comptes français un changement important, reste
progressivement enrichis et améliorés afin de mieux rendre classique du point de vue de sa conception, les flux mesurés
étant largement définis par référence au marché. compte des réalités économiques et de permettre de saisir
les données des problèmes posés par la croissance rapide En particulier, si ces cadres. doivent pouvoir servir des
qu'a connue notre pays depuis la dernière guerre. Or, au? fins, beaucoup plus diversifiées qu'auparavant, la comptab
ilité nationale n'entend pas plus que par le passé rendre terme de vingt-cinq années d'existence, il est apparu que
des modifications substantielles devaient être apportées dans compte, dans le cadre central et ses agrégats, du bien-être
la structure des comptes afin de mieux décrire le comporte social et des conséquences de l'activité économique sur
ment des agents économiques, notamment par l'introduction l'environnement et la nature. Dans l'état actuel des connais
sances, il a en effet semblé que toute tentative d'intégrer de comptes.de; patrimoines, de mieux cerner l'impact
une mesure de tels phénomènes dans le cadre central des des mesures prises par les, Pouvoirs publics dans des do
maines comme la santé, l'éducation ou le logement, de mieux comptes nationaux serait hétérogène à la logique du système
et tendrait plus à obscurcir qu'à éclairer la signification des rendre compte de l'activité productrice des différentes unités
sans se limiter à la sphère marchande de l'économie. agrégats.
Les cadres comptables vont donc changer tout en restant,
dans leur conception générale, très proches de ceux de (*) Ouvrage à paraître au cours du premier semestre 1976 : « Le système notre ancien système de comptabilité :le système, bien élargi de comptabilité nationale», INSEE.
6 671002 5 57 .

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- SEC - SECN SCN
Lors de son élaboration, l'ancien système français de comptab
ilité nationale différait sensiblement du système recommandé
alors par l'ONU : celui-ci se concentrait sur le calcul des grands ,
agrégats et l'établissement de quelques tableaux, alors que le
système français entendait déjà fournir une description d'en~
semble des . circuits ; économiques permettant d'en analyser les
mécanismes et d'étudier les comportements des agents, notam
ment en introduisant le « Tableau d'échanges interindustriels », le
« Tableau des opérations financières » et en détaillant le compte
des entreprises par secteurs d'activité.
Ce point de vue a été finalement adopté lors de la révision du i Le cadre central Système de comptabilité nationale des Nations unies ■ (SCN) i
menée à bien de 1964 à 1968 * et de l'élaboration, de 1964 à
1970, sous l'égide de l'Office statistique des communautés
européennes, du ? Système - européen i de comptes '. économiques ;
intégrés (SEC) 2. Ce dernier se présente comme une version du L'économie nationale est constituée ; de l'ensemble des SCN appliquée aux pays de la Communauté. Le cadre central -■ agents économiques élémentaires disposant d'une autonodu Système élargi de comptabilité nationale (SECN) est, à son - mie de décision dans l'exercice de leur fonction principale tour, une vers/on du. SEC appliquée aux réalités de l'économie
française. et dont l'activité économique s'exerce de 'façon 'durable
sur. le territoire métropolitain, les « unités institutionnelles
résidentes ».
Ces agents élémentaires sont regroupés selon une analyse 1; Système de comptabilité nationale. Études méthodologiques, série F, n° 2," rev. 3, Nations unies, New York, 1970. fonctionnelle globale de l'économie en six «secteurs inst2. Système européen de comptes économiques intégrés, Office statistique des Communautés européennes, 1970. itutionnels » (homologues des « agents » de l'ancien sy
stème) ayant respectivement' pour fonction principale : la
production des biens et des services marchandsinon finan
ciers; la t. collecte,, la -transformation et la répartition des Ceci ne veut, pas dire qu'il faille renoncer à évaluer les disponibilités financières; l'assurance;; la production des nuisances, dégradations de l'environnement et prélèvements services non marchands destinés à la collectivité et la réalsur la nature engendrés par l'activité économique, mais* isation d'opérations de redistribution des revenus et des rplutôt qu'il a paru préférable de développer,- hors du cadre: ichesses; la production des services non marchands destinés central de comptabilité nationale, des systèmes d'information aux ménages; la consommation.. mieux adaptés à la description de ces phénomènes. Un Si la dernière fonction est, bien entendu, caractéristique des ; « compte satellite » partiel de l'environnement pourrait « ménages », ceux-ci sont. également susceptibles de proconstituer un élément d'un système d'information propre à duire dansf le cadre d'entreprises individuelles; en effet, ce domaine. ces dernières n'ayant pas un patrimoine distinct de celui
de leur exploitant, il- serait un peu artificiel! d'établir des Certes, la modification d'un instrument de mesure ou de
comptes; complets; retraçant, les: activités; d'entreprises, présentation de l'information comporte toujours des incon
individuelles à l'exclusion desautres opérations de l'exploitant vénients, mais ceux-ci devraient être largement compensés,
d'abord par; l'extension des possibilités ■ d'utilisation * des (encadré -p.. 9). Dans ces conditions il a paru préférable,
plutôt que derecourir à certains artifices de présentation, comptes, nationaux mais, aussi par les avantages < qu'offre
de retracer dans ces comptes du secteur « Ménages » l'el'harmonisation de la comptabilité nationale française avec
nsemble des activités des personnes' physiques résidentes, les systèmes proposés par les organisations internationales
qu'elles. aient ou non une activité de production '. et donc la disparition de certains des problèmes rencontrés
Le classement des unités élémentaires en secteurs instaujourd'hui dans les comparaisons entre . pays- (encadré
itutionnels est ainsi effectué selon les critères, rappelés au ci-dessus).
tableau 1, la.consideration.de la nature et de l'originedes
La comptabilité nationale française se présente désormais ressources principales permettant de préciser l'information
comme un système composé 'de trois ensembles : que l'on peut avoir, sur la fonction principale exercée.
Des comptes complets sont établis annuellement pour les • Un cadre central, homologue de l'ancienne comptabilité
secteurs indiqués dans ce tableau. De. plus, un compte du nationale, . mais . qui diffère : de celle-ci sur quelques points
« Reste du< monde » retrace- les relations entre unités, (encadré p. 5); et qui,, de7plus,.comprend des comptes de
résidentes et non résidentes (tableaux V et 2). patrimoine. Sa-dsscription? détaillée; constituera l'essentiel?
de cet article;.
La production e- Des systèmes intermédiaires qur rassemblent, selon une
présentation économique voisine de celle du cadre central, L'activité économique consiste à produire des biens et des
des informations sur des agents particuliers (entreprises non services, distribuer et' redistribuer le revenu issu de la
financières,* entreprises d'assurances) directement issues de production, consommer.- et investir, financer l'investiss
leurs comptabilités propres; ement. Ces opérations ne sont pas indépendantes et, précisé
ment, la comptabilité nationale vise à en décrire les interree Des comptes, satellites enfin, qui, raccordés au .cadre
lations et à mettre en évidence la cohérence de l'ensemble; central par des définitions, des classifications, » et des éva
luations communes, donnent une représentation originale et.
détaillée de certains domaines d'action des Pouvoirs publics
distinguées 1. Les opérations des autres spécifiques opérations des entreprises ménages dans individuelles la présentation y sont des comptes. toutefois (protection sociale, santé, éducation, logement...).
4' .
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-

•.
.
.
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PRINCIPALES DIFFÉRENCES
ENTRE LE CADRE CENTRAL DU ? SECN
ET L'ANCIENNE COMPTABILITÉ
NATIONALE FRANÇAISE (base 1962),
• Le concept de production est élargi aux activités marchandes
des institutions de crédit, des entreprises d'assurances et des adminSur les définitions de ces opérations, et, en premier- lieu, istrations, ainsi qu'à des activités non marchandes, principale
sur. celle de la production, repose l'édifice des comptes ment celles des administrations. Ceci se traduit par la substitu
tion de la notion de produit intérieur brut à celle de production nationaux.
intérieure brute comme agrégat fondamental du système.
On définit la production comme « l'activité socialement • Les agents élémentaires (on parle d'unités institutionnelles) sont
définis comme disposant d'une unité de patrimoine et d'une ~ organisée des unités résidentes, consistant à créer des biens
autonomie de décision dans l'exercice de leur fonction principale;' et des services habituellement échangés sur le marché et/ou? en conséquence, le nouveau système ne présente pas de comptes obtenus i à partir de facteurs (travail, capital-fixe, matières complets pour les entreprises individuelles (le comportement des
premières, terrains, techniques de fabrication) s'échan- entrepreneurs individuels en tant qu'entrepreneurs ne pouvant
geant sur le marché» (encadré'- p.. 11). Cette définition* être considéré comme autonome par rapport à leur
domestiqué) et leurs opérations sont retracées dans le compte des ; regroupe deux types d'activités assez distinctes par leurs ménages (les opérations spécifiques d'entreprise individuelle y relations avec le marché : étant toutefois distinguées).
e La délimitation de l'économie nationale est fondée sur le critère La production? qui est dite marchande lorsqu'elle peut de résidence, tt non plus sur celui de présence sur le territoire être acquise librement et lorsqu'il existe une liaison entre métropolitain, et les unités résidentes sont regroupées en six
la quantité et la qualité du produit et le prix demandé, « secteurs institutionnels » (sociétés et quasi-sociétés non finan
cières, institutions de crédit, entreprises d'assurances, administtelle que l'on puisse considérer que celui-ci vise au moins à
rations publiques, administrations privées, ménages y compris couvrir les coûts de production. Le prix pratiqué peut rece entreprises individuelles) homologues des quatre anciens « agents » - voir diverses appellations (prix- du marché, redevance, (entreprises non financières y compris entreprises individuelles,
péage, droit, voire cotisation volontaire);. ménages; institutions ~ financières, administrations). .
9 Le SECN introduit une nouvelle séquence de comptes pour les La production non marchande qui comprend les services secteurs institutionnels : comptes de production (valeur ajoutée),
d'exploitation (excédent d'exploitation), de revenu (revenu « fournis par les administrations publiques et privées à<la
disponible), d'utilisation du revenu (épargne), de capital (capacité collectivité dans son ensemble ou directement aux ménages, ou besoin de financement), financier (solde des créances et dettes) à titre gratuit ou quasi gratuit, et les services produits par et de patrimoine. les ménages à titre d'employeurs de personnel domestique. • Le traitement de certaines opérations est modifié (cotisations et
prestations sociales, opérations d'assurance, taxe sur la valeur
ajoutée notamment). © Les équilibres emplois-ressources des produits
• Pour la description des circuits financiers, les opérations de disLes biens et services produits ou importés sont acquis tribution de crédits sont distinguées des opérations de refina
par différentes unités; cette acquisition ne peut être retracée ' ncement (cette optique était déjà adoptée dans la comptabilité
nationale base 1962, depuis le rapport publié en mai 1973). d'une façon indifférenciée : lorsque l'acquéreur est non- • L'analyse des actions des administrations est facilitée par l'irésident il s'agit d'une exportation, lorsque l'acquéreur est ntroduction d'une ventilation « fonctionnelle » de leurs dépenses. on distingue consommation et formation brute de* • Le SECN prévoit les cadres de comptes de patrimoine raccordés
aux comptes de flux. . capital.
On " retrace ■ sous le terme de consommation - l'acquisition -
de biens et services qui seront soit détruits au cours de la
période dans un processus de production (consommation exemple frais de scolarité pour les services non marchands
intermédiaire), soit utilisés pour. satisfaire des besoins sans d'enseignement) est conventionnellement affectée en consom
concourir à l'accroissement de la mation finale de cette administration. -
finale). La formation brute de capital est composée des biens
La consommation finale des ménages en services non durables acquis par des unités productrices, afin d'être
marchands comprend les paiements partiels pour les services utilisés pendant au moins un an dans un processus de pro collectifs rendus. par les administrations et l'utilisation des duction (formation brute de capital fixe), et de la variation services domestiques produits grâce à l'emploi de personnel des stocks.. domestique salarié;
Les équilibres des emplois et des ressources en biens et fa. De même, il est impossible actuellement de répartir, services sont donc décrits de la façon suivante : l'utilisation des services, financiers, rendus par les instituproduction + importations = consommation intermédiaire tions de crédit, entre différents bénéficiaires; on a convenu -f consommation finale + formation brute de capital fixe d'enregistrer l'ensemble des emplois de ces services (« pro+ variation des stocks :+ exportations : duction imputée de services bancaires ») en consommation,
Ce principe d'analyse est commun à l'ancien et au nouveau: intermédiaire 2;
système. On peut toutefois donner quelques précisions c. Par contre, la production des services d'assurances est concernant les produits qui n'étaient pas retenus comme tels affectée en consommation (intermédiaire ou finale selon le dans l'ancienne comptabilité : cas) des assurés au prorata des primes payées.-
o. II est apparu très difficile, et dans certains cas imposs
ible, d'identifier les bénéficiaires des services non marchands
produits, par les administrations. Dans ces conditions, la 2. Cette consommation intermédiaire n'est pas ventilée par branches dans le tableau entrées-sorties, mais affectée à une branche fictive: dans les comptes de production non marchande d'une administration, déduction secteurs, cette imputation apparaît en ajustement au compte d'exploitation des faite des paiements partiels effectués par les ménages (par. institutions de crédit.
LE NOUVEAU SYSTÈME DE COMPTABILITÉ NATIONALE 5
2. ;
.
:
:
.
.
:
:
:
TABLEAU 1
Les secteurs institutionnels
Secteur institutionnel Fonctions principales Ressources principales
Sociétés et quasi-sociétés \ non finan-
\ cières ' Produire des biens et des services marchands non Résultat de la vente.
financiers.
Institutions de crédit Financer, c'est-à-dire collecter, transformer et ré Fonds - provenant des engagements financiers
partir des disponibilités financières. contractés.
Entreprises d'assurances ' Assurer, c'est-à-dire garantir un paiement en cas Primes contractuelles ou cotisations sociales vo
de réalisation d'un risque. lontaires..
Administrations publiques Produire des services non marchands destinés à Versements obligatoires effectués par les autres
la collectivité et effectuer, des opérations de secteurs et reçus directement ou indirectement.
redistribution du revenu et des richesses natio
nales.
[ Administrations privées Produire des services non marchands et, dans cer Contributions volontaires effectuées par, les mé
nages; éventuellement2 achats des ménages. tains cas, produire, sans but lucratif, des ser
vices marchands destinés aux ménages.
Consommer et, en tant qu'entrepreneurs indivi Rémunération des facteurs de la production; Ménages y compris entreprises indivi
duelles duels, produire des biens et services marchands transferts effectués par les autres secteurs;
non financiers. produits de la vente.
Reste du monde. Sous l'appellation « Reste du monde », on regroupe dans un même ensemble de comptes les opérations
entre unités résidentes et unités non résidentes.
1. Certaines grandes unités de production gérées par les Pouvoirs publics disposent en fait d'une autonomie de décision qui les fait considérer comme des «quasi-sociétés publiques » (PTT, Régie commerciale des alcools). Par ailleurs, lorsqu'une unité non résidente exerce une partie de son activité pendant plus d'un an sur le territoire économique français, cette partie de son activité est attribuée à une unité appelée « quasi-société ». 2. Il s'agit essentiellement des cantines gérées par les comités d'entreprise.
• Le (( Tableau entrées-sorties » (TES) C'est en utilisant les informations retracées dans le tableau
entrées-sorties que l'on peut tenter d'apprécier les réperPour décrire les équilibres emplois-ressources de biens et cussions sur l'appareil productif, et, par suite, sur l'ensemble services et analyser les processus de production, le Système de l'économie, d'événements tels qu'un renchérissement de élargi de comptabilité nationale propose un «Tableau certains produits, une variation exogène de la demande, entrées-sorties » (TES) qui constitue l'équivalent du «Tab l'introduction d'un nouveau système de taxes... leau d'échanges interindustriels » (TEI) de l'ancien système
et dont l'architecture est présentée au tableau 3. On notera trois différences par rapport à l'ancien TEI :
Directement inspiré des travaux de W. Léontieff, ce tableau La nomenclature de produits et de branches comprend utilise un découpage de l'appareil productif en branches 3. désormais des services non marchands, les services des Chaque ligne de l'ensemble formé par le tableau des « entrées institutions de crédit et les services d'assurances; intermédiaires » et le tableau des « emplois finals » corres
pond à un produit : elle en décrit les divers emplois. On lit Le îTES ; ne présente pas seulement les comptes de pro
dans chaque colonne du- tableau* des « entrées interméd duction mais aussi les comptes d'exploitation des branches
iaires » les. consommations intermédiaires par produits et donne par. exemple la ventilation des rémunérations des
de chaque branche. salariés par branche productrice;
Le «Tableau des ressources en produits » donne le passage
entre la production des branches et les ressources totales
en chaque produit..
Alors que l'ancien «Tableau d'échanges interindustriels »
se contentait d'une ligne «valeurajoutée brute », le « compte 3." Les branches sont des regroupements d'unités de production homogène,
c'est-à-dire qui exercent une activité exclusive sur un produit ou un groupe de d'exploitation par branches » présente la première répar produits caractérisée par des entrées de produits, un processus de production, tition de la valeur ajoutée brute : rémunération des salariés, des sorties de produits homogènes. L'ensemble des branches est défini par référence à la nomenclature d'activités et de produits (décret du 9 novembre 1973," impôts liés à la production, excédent brut d'exploitation. JO du 17 novembre 1973) à un niveau plus ou moins agrégé. TABLEAU 2
Comparaison sommaire des classements institutionnels dans l'ancien et le nouveau système
Ancien système
Nouveau système Entreprises Institutions Ménages Administrations Extérieur non financières financières
Sociétés et quasi-socié Administrations pri
tés Sociétés et quasi-so vées au service des
ciétés. entreprises.
Ménages Opérations effectuées Opérations des mé Opérations des mé
en tant qu'entrep nages résidents se nages résidents se
rises individuelles. trouvant à l'inté trouvant à l'exté
rieur. rieur.
Institutions de crédit.. Institutions de crédit.
Entreprises d'assurances Sociétés d'assurances. Mutuelles, caisses de
retraite dont les
clauses de fonctio
nnement sont de na
ture contractuelle.
Administrations publi
ques ' CEA. Administrations pu Administrations fran
bliques françaises, çaises à l'extérieur. ONERA.
à l'intérieur. ONIC. priFORMA.
vées financées par DTAT.
les administrations
publiques.
Administrations privées Administrations pri
vées au service des
ménages et finan
cées par eux.
Opérations des mé Administrations étran Unités non résidentes Reste du monde
nages non résidents gères et interna se trouvant à l'exté
se trouvant à l'inté tionales situées sur rieur.
rieur. le territoire.
1. CEA : Commissar at à l'énergie atomique; ONERA : Office national d'études et de recherches aérospatiales; onal interprofessionnel des céréales; FORMA : Fonds d'orientation et de régularisation des marchés agricoles; ONIC : Office nat DTAT : Direction technique des armements terrestres.
Les règles d'évaluation, notamment la comptabilisation droits économiques qui sont répartis entre ceux qui ont
de la taxe sur la valeur ajoutée, sont modifiées. La production fourni les facteurs de production et redistribués entre tous
les agents par le jeu de prélèvements, prestaest évaluée hors TVA facturée, les emplois, hors TVA
déductible : la consommation finale est enregistrée toutes tions, transferts publics et privés.
taxes comprises, la intermédiaire et la for Les comptes de production, établis tant pour les branches mation brute de capital sont évaluées hors TVA déductible, que pour les secteurs institutionnels, dégagent comme solde enfin les importations sont CAF 4 hors TVA facturée par le montant de la valeur nouvelle créée par l'activité proles douanes, et les exportations FOB hors TVA. ductrice : la valeur ajoutée.
• Les comptes de production et d'exploitation
4. Valeur CAF (coût-assurance-fret) : valeur d'une marchandise au moment A la création de biens et de services dans le processus de où elle entre sur le territoire économique; FOB (free on board) : valeur production correspond la naissance d'un certain montant de d'une marchandise lorsqu'elle quitte le territoire économique.
LE NOUVEAU SYSTÈME DE COMPTABILITÉ NATIONALE 7 DES ENTRÉES INTERMÉDIAIRES TABLEAU Consomm TABLEAU DES EMPLOIS FINALS
ation finale Formation Total Total Variation sur le brute Total de capital territoire des Branches économique fixe ventilée des Exportations des Produits emplois ventilée par institusecteurs des Cl par institsecteurs stocks finals emplois tionnels utionnels
Consommations Toutes Hors Hors Hors Hors
intermédiaires taxes TVA TVA FOB TVA TVA
hors TVA déductible comprises déductible déductible hors TVA déductible déductible
Total des
consommations Total Total Total Total Total Total
intermédiaires
COMPTE D'EXPLOITATION PAR BRANCHES
Libellés Branches Total
Total des Cl Hors TVA déductible
Production des
ches Hors TVA facturée
Valeur ajoutée brute
Rémunération des
lariés
Impôts liés à la
TABLEAU 3 duction autres que
la TVA
Architecture Subventions
tation du « Tableau
Excédent brut
entréeS'Sorties » (TES) ploitation
• Consommation de
pital fixe
TABLEAU DES RESSOURCES EN PRODUITS
Libellés Produits Total
Production des
ches Hors TVA facturée
Transferts de produits
Production distribuée
des produits
Importations Hors droits de douane
TVA grevant les CALCUL DU PRODUIT INTÉRIEUR BRUT duits
Droits de douane
(hors TVA sur
tations) Somme des valeurs ajoutées brutes Marges commerciales + TVA grevant les produits.
+ Droits de douane.
Total ressources = Produit Intérieur Brut aux prix du marché. ■
-•
:
.
.

»
.
-.
LES ENTREPRISES INDIVIDUELLES
L'entreprise individuelle est une unité de production de biens ou^
services marchands non financiers qui ne possède pas de personnal
ité juridique distincte de la personnalité physique de son exploi
tant. Toutefois on ne parle d'entreprise individuelle que . lorsque . Une partie de la valeur ajoutée correspond à la rémunérat l'activité productrice ne se réduit pas à la production de services
ion du travail salarié (y compris toutes les charges connexes), de logement (locatif ou pour compte propre) ou à l'exploitation i
de jardins familiaux, activités qui, à l'évidence, ne déterminent le reste (augmenté des subventions d'exploitation reçues pas un véritable comportement d'entrepreneur. et diminué des impôts à la production) permet de rémunérer Dans l'ancien système français, l'activité d'entreprise individuelle le capital et le travail non salarié : c'est l'excédent d'exploi apparaît dans le compte des entreprises et non dans celui des'
tation, qui apparaît comme solde des comptes d'exploitation ménages.
A l'expérience, il est apparu que le respect, dans l'ensemble des : des branches et des secteurs institutionnels.
comptes, de cette dichotomie de l'activité des entrepreneurs indiCette notion diffère de l'ancien résultat viduels entre l'activité de « producteur-entrepreneur » et czlle qui était calculé après déduction notamment des intérêts, fe de « consommateur-père de famille » ne se justifiait guère et
rmages et; métayages; il dépendait ainsi des modalités de faisait apparaître des flux fictifs dont l'évaluation et l'interpré
tation posaient quelques problèmes : le respect de l'unité de financement du capital engagé dans le processus de- pro
gestion des agents élémentaires a donc paru préférable lors de duction. l'élaboration des nouveaux cadres comptables. Quant à la notion de rémunération des salariés retenue, Les conséquences de ce reclassement ne doivent pas être sur
/elle est plus vaste que celle de salaires bruts. Il s'agit en effet estimées et, en particulier, les utilisateurs des comptes nationaux r
n'auront à déplorer aucune perte d'information : : / de cerner le mieux possible les coûts salariaux de façon
indépendante du régime d'assurances sociales en vigueur. • // n'y aura aucune modification dans les analyses effectuées
par branches, notamment celle de la production; elles continue1 La rémunération des salariés comprend donc non seulement
ront à couvrir aussi bien l'activité des entreprises individuelles que les salaires et traitements bruts, mais aussi les cotisations celle des sociétés ; sociales effectives à la charge des employeurs et des cotisa
• En ce qui concerne les comptes de secteurs institutionnels, les >. tions « fictives », contrepartie des prestations sociales que opérations spécifiques des entrepreneurs individuels seront disles employeurs (notamment l'État) versent directement à tinguées. En ce qui concerne les revenus des ménages, il sera
leurs salariés ou à leurs ayants droit. possible d'apprécier la part qui est due à l'exercice d'une activité •
d'entreprise. Les consommations liées à l'activité productrice
apparaissant en consommation intermédiaire, la consommation
finale des ménages n'est donc pas affectée. Au niveau du compte La formation des revenus disponibles de capital, les investissements des entreprises individuelles seront
distingués des autres investissements des ■> ménages (logement i et la consommation finale essentiellement). Dans les comptes financiers, les flux nets de
dettes liés à l'activité d'entreprise seront distingués de ceux<
Les comptes de revenu, établis pour les secteurs et sous- qui concernent les activités domestiques; si, en revanche, il
n'est pas prévu de ventiler les flux nets de créances, il faut noter secteurs institutionnels (tableau 4) ont pour objet de décrire que dans les comptes selon l'ancien système une telle ventilation la formation du revenu disponible des agents, contre-valeur avait déjà été en pratique abandonnée en raison des difficultés > de leur consommation finale5 et de leur épargne : à l'excé qu'elle présentait.
dent d'exploitation réalisé et/ou aux rémunérations reçues
par les salariés s'ajoutent et se retranchent des flux de reve
nus de la propriété (intérêts, dividendes, fermages...) pour pour la partie de la prime correspondant à une période non
former un revenu* primaire, puis, par le jeu des impôts, encore écoulée («variation de réserves techniques d'ass
cotisations et prestations sociales, opérations d'assurance et urance»), achat de services d'assurance (consommation) et
autres transferts courants, se dégage le revenu 'disponible. « prime nette ». Par définition, le montant de « primes
Par rapport à l'ancien système de comptabilité nationale nettes » payées au cours d'une année à un assureur est égal
on notera quelques modifications de définition ou de tra à celui des indemnités dues pour des sinistres intervenus
itement de certaines opérations : pendant l'année : les flux.de primes nettes et d'indemnités
dues apparaissent donc bien comme une répartition des — Comme on l'a évoqué ci-dessus, la notion de rémunérat
conséquences financières des sinistres subis par les assurés. ion des salariés comprend, outre les salaires et traitements
Le. traitement des opérations d'assurance-vie procède bruts, les cotisations sociales effectives à la charge- des:
de la même démarche; toutefois, les primes versées ne sont employeurs et des cotisations sociales «fictives ». Dans ces
ici analysées qu'en deux termes : constitution d'une créance- conditions, J'ensemble des cotisations sociales transite par
des ayants droit sur les compagnies («réserves mathématle compte des salariés;
iques ») et rétribution du service d'assurance évalué selon — Le traitement des opérations d'assurances dans le nou une méthode. analogue à celle de l'assurance dommages;. les veau système est assez différent de celui qui était retenu versements d'indemnités sont retracés comme diminution jusqu'ici. L'activité des entreprises est en effet des créances, des, ayants- droit sur les compagnies. Ainsi considérée comme une production de services, consommée aucune opération d'assurance vie n'apparaît au compte de par les assurés. En ce qui concerne l'assurance dommages, revenu ; on évalue la production des entreprises d'assurances parla
différence entre les primes qu'elles reçoivent, d'une part, les
5. En fait, l'arbitrage entre consommation finale et épargne, retracé au compte indemnités qu'elles versent et la variation de leurs réserves d'utilisation du revenu, n'a véritablement de sens que pour les ménages. La consommation finale des administrations n'est en effet qu'une imputation comptable, et techniques 6, d'autre part. Cette production est affectée en pour les autres secteurs la notion d'épargne est identique à celle de revenu consommation (intermédiaire ou finale) des assurés au pro disponible.
6.* Les réserves techniques d'assurance dommages se décomposent en « réserrata des primes payées. Celles-ci sont donc analysées en ves-sinistres », montant des indemnités dues et non encore versées, et « réserves- trois termes : constitution d'une créance sur l'assureur primes ■» qui permettent de garantir les risques assurés pour des périodes à venir.
LE NOUVEAU SYSTÈME DE COMPTABILITÉ NATIONALE 9