Vincent Beckers Yin yang et tarot

Vincent Beckers Yin yang et tarot

-

Documents
20 pages
Lire
YouScribe est heureux de vous offrir cette publication

Description

L’école de symbolisme de Vincent Beckers veut casser l’image divinatoire dont sont affublées des disciplines telles que le tarot, l’astrologie ou la numérologie.
Recadrant les choses dans leur aspect pilosophique d’origine et développant l’étude symbolique, l’école ésotérique étudie aussi la compréhension des mythes fondateurs.
Souhaitant également décloisonner les études philosophiques et symboliques qui prétendent que leur discipline est LA discipline, l’école ésotérique de Vincent Beckers vise à créer des ponts et tisser des liens entre les branches dites occultes, de l’Arbre des Connaissances.
Enfin, aider le Cherchant à passer de l’ésotérisme à l’exotérisme serait le plus cher souhait de son fondateur. Transmettre et vulgariser.
Pour tailler sa pierre en conscience.
Rendez-vous sur le site de Vincent Beckers :
www.ecole-esoterique.net

Sujets

Informations

Publié par
Publié le 02 novembre 2014
Nombre de visites sur la page 232
Langue Français
Signaler un problème
Introduction
Le symbole Yin Yang «Le plus puissant de tous les symboles inventés par l’homme.» C’est en ces termes que j’évoque généralement le symbole duYin Yang (YY) dans mes séminaires et ateliers. Outil de méditation et de réflexion, il aide à la relativisation des événements. Symbole de la permanente impermanence des choses, il invite à la remise en question. Dessin apaisant, son pouvoir énergétiquevibre en celui qui s’en imprègne. Le symbole YY, bien plus que le mandala du tarot (si, si !) peut influer sur la vie de celui qui se laisse pénétrer par son pouvoir transformateur. « Ce symbole condense la plus profonde philosophie de l’esprit chinois. Il n’éprouve guère le besoin de faire appel à des idées abstraites de nombre, de temps, d’espace, de cause, de rythme. Pour traduire ces notions, les Chinois ont ce symbole qui, avec le Tao, expri me tout 1 l’ensemble de l’ordonnance du Monde et celle de l’Esprit.»
De quoi est composé le symbole Yin Yang ? « Au sein du cercle, de la sphère, qui est la meilleure représentation du cycle, le Yin et le Yang tournent dans une rotation sans fin, dans une succession ininterrompue de modifications et 2 stabilisations, dans un tourbillon qui ne connaît ni apparition, ni disparition. » « Le blanc équivaut au noir en quantité, mais le Yang masculin blanc recouvre le Yin 3 féminin noir, et chaque contraire possède une qualité de l’autre.» « Le symbolisme du Yin Yangs’exprime par un cercle divisé en deux moitiés égales par une ligne sinueuse, une partie noire (Yin), l’autre blanche (Yang), dont on peut remarquer que la lon ueur de la sé aration médiane est é ale à celle de la demi-circon érence extérieure ; 4 que le contour de chaque moitié Yin Yang est donc égale au périmètre total de la figure. »
1 ChevalierGheerbrant, dictionnaire des symboles, ed. Laffont, p. 10332 JM Vivenza, Le dictionnaire de R. Guénon, cité in C. Morel, dictionnaire des symboles, mythes et croyances, ed. Archipel, p. 926 3 J.Rifflet, Les mondes du sacré, ed. Mols, p. 5824 ChevalierGheerbrant, dictionnaire des symboles, ed. Laffont, p. 1033
« Le YinYang est une figure de tracé géométrique inscrite à l'intérieur d'un cercle. Sur un diamètre de celui-ci, on trace deux nouveaux cercles, qui sont internes et dont le diamètre respectif est égal au rayon du cercle qui les contient. De ces cercles internes on conserve ensuite seulement le tracé des deux demi-cercles qui se prolongent entre eux en décrivant une esse. On 5 obtient alors comme deux pétales qui s'enroulent entre eux.»
D’où vient ce dessin? Loin de moil’idéede vouloir tracer ici une esquisse de la pensée ou de la philosophie chinoise. Juste situer les choses. Car c’est bien de Chine que nous vient le symbole du YY.Il y est appelétaijituet se relie à la cosmogonie des origines. «La représentation symbolique des ces éléments, Yin et Yang, se fonde sur le cercle, image de l’Un primordial d’où provient la polarité enYin et en Yang, une conception philosophique que 6 l’on fait remonter à Chu-Hsi (1130 -1200).»
En termes de cosmologie taoïste, le cercle représente le Tao, l'unité indif férenciée à partir de laquelle toute l'existence se pose. Les deux moitiés en noir et blanc dans le cercle représentent YinYang, primordiales féminines et masculines énergies dont l’interaction donne naissance au monde manifeste : les cinq éléments et les huit trigrammes. Nous retrouvons ce principe dans le Yi King et le Feng Shui. Le taijitu est donc un symbole chinois associé au taoïsme et au néoconfucianisme. 7 Ce sont les penseurs de ce dernier courant, en particulier Zhu Xi, qui l’ont popularisé
5 C. Peyre 6 ChevalierGheerbrant, dictionnaire des symboles, ed. Laffont, p. 1034 7 ZhuXi (1130  1200) est un lettré de la Dynastie Song qui devient l'un des plus importants néoconfucianistes en Chine. Zhu Xi et ses étudiants codifient ce qui est aujourd'hui considéré comme le canon confucianiste.
sous la forme cidessous, la plus généralement connue, parfois entourée des huit trigrammes. ème Le symbole YY a donc été créé au 11 siècle de notre ère.
Dans la foulée : le délicat exercice de la définition du Yin et du Yang. Je préfère déléguer …Yin : l'un des deux principes fondamentaux de la philosophie taoïste chinoise, qui corres ond a roximativement à la notion de assivité. Le Yin corres ond au principe femelle, au froid, à l'eau, à la terre. Yang : l'un des deux principes fondamentaux de la philosophie taoïste chinoise, correspondant approximativement à la notion d' «activité». Le Yang correspond au 8 principe mâle, à la chaleur, au feu. Pourrait être décrit en termes de Yin et Yang tout ce qui se trouve : relation d' en opposition, tout en sachant que, comme le montre le taijitu, chacun des deux porte en lui le germe de l'autre. Egoïsme et altruisme trouvent ici source de méditation, par exemple. relation d' en interdépendance, l'un ne se concevant pas sans l'autre ; l'excès ou la déficience d'un des deux entraîne des conséquences sur l'autre et un déséquilibre de l'ensemble. La relation d’amourhaine prend ici tout son sens.  en relation d'engendrement et demutationl'un en l'autre, comme par de exemple lorsque le jour fait place à la nuit Le changement est donc le procès foncier de l'univers et de ce qui s'y déroule : c'est la loi du Yin et du Yang. « Yin et Yang sont des indices dont se trouvent affectées les variations du qi. Yang connote une profusion, une dissipation énergétique, croissante ou décroissante, jamais constante. Une telle constance serait aussi peu réelle pour les Chinois que le sont pour nous un système isolé ou une transformation adiabatique. Yin n'est pas le contraire ou le complément de Yang. Il n'est pas le second terme d'une dialectique simplette, car Yang implique (au sens étymologique de ce verbe) la concomitance de Yin et non son opposition. Il y a entre eux, si l'on peut dire, compénétration. Ils sont inséparables ou impensables séparément. Yin est à Yang ce qu'Audiberti désignait par « la 8 Grand Robert langue francaise
noirceur secrète du lait ». Yin est la part obscure de Yang. C'est si vrai que les médecins chinois, qui se considèrent comme des modérateurs des échanges entre l'interne humain et l'externe cosmique suivant Yin-Yang, disent n'agir et ne pouvoir agir qu'en facilitant la croissance et la décroissance énergétiques signées Yang. Yin ni Yang ne sauraient être absolus : « Ici Yin, ici Yang, voilà le dao. » Les premiers signes de l'aurore ou les dernières lueurs du crépuscule donnent assez sensiblement, entre le jour et la nuit, l'exemple de l'indissociabilité Yin-Yang. De même, et quoique sans nuance apparente, le soleil de midi en plein été ou la profondeur glacée de la nuit hivernale. La Chine applique à tous ces indices qui lui permettent de signifier des évolutions et des involutions relatives les unes aux autres, des cycles et des périodes, et de tenir tout état de fait pour un équilibre instable, rompu et outrepassé sans heurt sitôt atteint. S'il y a là une dialectique, c'est une dialectique qui va au-delà d'une dualité surmontée et perpétuée à l'infini ; c'est une dialectique réputée naturelle où l'homme, qui en 9 est baigné, n'introduit rien, ni la négation, ni la matière, ni l'esprit. » Les points de couleurs opposées, appelésbiaolidans la médecine chinoise, rappellent que ces deux concepts sont liés, se succèdent mutuellement et que l'un existe grâce à l'autre. Lebiaolisignifie également que dans tout ce qui est blanc il y a du noir, et inversement ; qu'il n'existe pas de noir total ou de blanc immaculé ; et qu'ainsi, personne ne peut être considéré comme entièrement mauvais ou bon. Ceci se voit dans le point noir au milieu de la forme blanche et dans le point blanc au centre de la forme noire. Elément essentiel de compréhension du symbole, le biaoli est le principe qui permet à des entités (morales ou physiques) opposées de communiquer entre elles. Nous sommes bien loin de la pensée cartésienne occidentale ou tout est blanc ou noir. Tout comme nous sommes aux antipodes par rapport au judéochristianisme, basé sur la notion de culpabilité en lien avec la notion de bien et de mal. «Il s’agit pour la taoïste de surmonter les contrairesYin Yang et de se confondre avec le Tao afin de participer de son pouvoir cosmique. Le mot Tao signifie ordinairement la Voie, le Principe qui régit le monde, dans le domaine des faits et dans celui de l’éthique. (…)La notion de Création est remplacée par celle de Tao. Le Tao est l’Ordre du monde et rocessus de créationar l’association de la matière –éminin Yin le rinci e de et l’énergie vitale –le principe masculin Yang. 10 Le Tao est Un, primordial, sous-jacent à toute chose, ferment de toute chose. » Nous, les « occidentaux », avons tendance à être influencé par le dualisme. Par exemple, dans notre culture, on sépare clairement la physique et la métaphysique. Ce type de raisonnement ne tient pas lorsqu’on aborde leYin et le Yang. Bien que ce soit deux forces distinctes, on ne peut les séparer. Il faut plutôt considérer que l’une est le complément de l’autre. Si l’une n’existait pas, l’autre non plus. L’une est même la conséquence de l’autre.Tout est dans un tout et forme un seul et même tout. Par exemple, le concept de grandeur n’est rien si le concept de petitesse n’existe pas.De même, la chaleur et la transpiration font partie du même processus. Les deux forces font donc partie d’un tout.
9 Claude GRÉGORY, « CHINOISE (CIVILISATION)  La pensée chinoise »,Encyclopædia Universalis[en ligne], consulté en juillet 2013. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/chinoisecivilisationlapenseechinoise/ 10 J.Rifflet, Les mondes du sacré, ed. Mols, p577
Séparer ce tout et traiter individuellement ses composantsn’a pas de sens.Enfin, petite note à destination des amateurs de psychologie à la petite semaine : il 11 existe des sites qui proposent de tester si tu es Yin ou Yang. Les gens qui se livrent à ce genre de bêtise n’ont donc rien compris! «Le Yin Yang, bien qu’ils représentent deux contraires, ne s’opposent jamais de façon absolue, 12 parce qu’entre eux, il y a toujours une période de mutation qui permet une continuité.»
Clin d’œil au tarot« Pour les savants et les philosophes, le Ciel et la Terre prirent consistance au sein d'une sorte d'éther primordial dont les éléments plus ou moins purs se séparèrent à la manière d'un fluide qui se décante. Le Ciel, conçu tantôt comme une sphère, tantôt comme un dais de char, est rond par essence, tandis que la Terre qu'il recouvre est carrée. Des colonnes ou des montagnes, situées au 13 pourtour de l'univers, sont tout à la fois des supports du Ciel et des voies qui y accèdent. » «A l’origine, les symboles Yin et Yangcomposaient l’œuf du Chaos qui donna naissance à «Pangu». Celui-ci vécut 18.000 ans, grandissant de trois mètres par jour et remplissant à mesure l’espace qui séparait le Ciel (Yang) de la Terre (Yin). Pourtant Pangu est toujours 14 représenté comme un nain.»Suite à la lecture ce cette citation, je ne résiste pas à établir un parallèle avec 7/Chariot. Le dais de char : le ciel Oseraisje dire le dais d’azur, parsemé d’étoiles? Le char, carré, de la carte, correspond bien à la Terre.
11 exemples : http://test.psychologies.com/etesvousYinouYang ou http://test.doctissimo.fr/testsdepersonnalite/testsdecaractere/etesvousYinouYang.html 12 ChevalierGheerbrant, dictionnaire des symboles, ed. Laffont, p. 1034 13 Maxime KALTENMARK, Michel SOYMIÉ, « CHINOISE (CIVILISATION)  Symbolisme traditionnel et religions populaires », Encyclopædia Universalis[en ligne], consulté en juillet 2013. 14 L.Rosier, le dicautre, ed. Mosaïque, p. 679
Les colonnes deviennent les montagnes qui unissent la terre au ciel. Au nombre de quatre dans la carte, on peut évoquer les piliers de soudainement, les directions cardinales menant aux étoiles, ou plus simplement, ce qui unit le haut au bas et réciproquement. Quant au personnage de la carte, l’assimiler au nain Pangu peut paraître incongru. Quoique. Jodorowsky y fait allusion. Il est vrai qu’on ne voit pas le bas de son corps. Et même si l’assimilation à un culde jate serait plus logique, il n’est pas insensé de voir un être qui éprouvera des difficultés à relier ce qui est en haut à ce qui est en bas.
Première partie : Yin Yang en développement personnel
C’est avec nos blessures que nous développons nos dons.« Tout extrême psychologique renferme en secret son contraire et se trouve de quelque manière en proche et essentielle relation avec lui. Un bon exemple en est la doctrine du Yin Yangde la philosophie chinoise classique. C’est même de ce contraste qu’il tire la dynamique qui lui est particulière. Il n’y a pas de coutume sacrée qui, le cas échéant, ne tourne en son contraire et lus une situation devient extrême, lus on doit s’attendre à son énantiodromie*, à sa transformation, en son contraire. C’est le meilleur qui est le plus menacé d’une altération 15 diabolique, car il a au maximum écrasé le mal. » * Loi qui décrit l’effet d’un revirement d’une réalité unilatérale dans son contrair e lorsque l’on pousse celleci jusqu’à sa limite.(un des points des théories jungiennes) Voilà matière à réflexions multiplespour le pérégrinant sur son chemin d’évolution personnelle. Ainsi, pour reprendre les éléments de la théoriejungienne sur l’énantiodromie, c’est en assumant son contraire qu’est l’inconscient, et l’« ombre » que celuici abrite, que l’individu s’approche de la lumière de la guérison. C’est au sein de la noirceur dumalabsolu que porte son ombre, qu’il se rend disponible à l’expérience du « sens » et à la découverte de la lumière, voire du flash, pour reprendre le vocabulaire de 16/Maison. De quoi te permettre de goûter un peu plus à la pertinence del’enchaînement 15/Diable16/Maison. Lorsque j’évoque quec’est avec nosblessures que nous développons nos dons, je ne dis rien d’autre.Le parallèle avec le symbole YY devient le suivant :
15 CG.Jung, Métamorphoses de l’âme et ses symboles, Poche, p. 622 s.
S’il y a blessure,il y a nécessairement guérison possible. Et plus la blessure est importante (Yin profond), plus le processus de guérison nécessitera de force et énergie (Yang fort). Plus la blessure est refoulée ou occultée, plusla possibilité d’atteindre des mots tels que Compréhension, illumination, Paix sera grande. S’il y a blessure, il y a au cœurde celleci, undonqui n’attend qu’une seule chose: émerger, se développer. Et ce don est en lien direct avec la blessure. Il émergera au fur et à mesure que le process de guérison se mettra en chemin. Plus ce dernier sera rapide et fort, plus le don se développera avec force et vigueur. S’il y a blessure, il y a marque. Trace.Cicatrice. Perpétuelle et immuable, centrée au cœur de la guérison. Son rôle est celui de la piqûre de rappel. Marque du don. Nécessaire vestige visible de la souffrance engendrée par la blessure. Stigmate christique. Exemples. Caricaturés pourles besoins de la cause et n’ayant aucune valeur en terme de psychothérapie. blessure enfant non reconnu, non écouté, isolé dans son enfance guérison devient personnalité publique don capacité à prendre la parole, briller en groupe cicatrice incapacité à être parent blessurepetite fille violée durant l’enfanceguérison travail sur soi en thérapie