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Ajouté le : 21 mai 2011
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Glossaire nautiqueAuguste Jal8481GLOSSAIRENAUTIQUERÉPERTOIRE POLYGLOTTEEDTERMES DE MARINE ANCIENS ET MODERNES,PAR A. JAL,AUTEUR DE L'ARCHÉOLOGIE NAVALE ET DU V1RGILIUS NAUTICUS.PARIS,CHEZ FIRMIN DIDOT FRÈRES, LIBRAIRESÉDITEURS,IMPRIMEURS DE L'INSTITUT DE FRANCE,RUE JACOB , 56.M DCCC XLVIII.Voici le second des trois ouvrages que, sur notre proposition, nous eûmes le devoird'entreprendre, lorsque, le 1er juillet 1831, M. le vice-amiral de Rigny nous eut faitl'honneur de nous appeler à partager les travaux de la Section historique, établie auDépôt de la marine.Ces trois ouvrages [1], qui, s'ils étaient véritablement bons, seraient d'une utilitéincontestable, et honoreraient probablement leur auteur aux yeux des marinsinstruits et des savants que touchent les choses de la marine, composent, dansnotre pensée, un ensemble d'études d'un intérêt auquel on ne saurait contester ni lanouveauté ni l'à-propos.La marine, on le sait, a des origines obscures.D'illustres critiques, au seizième siècle et au dix-septième, essayèrent de leséclaircir. Mais, soit qu'ils manquassent des notions pratiques, sans lesquelles il estmalaisé de trouver la solution de certaines difficultés; soit qu'en effet – et c'est unevérité manifeste pour nous, après plus de vingt-cinq années d'efforts – soit qu'eneffet plusieurs de ces difficultés doivent rester insolubles tant que le hasard n'aurapas produit, pour éclairer la discussion, quelque texte précis, échappé jusqu'alorsaux investigations patientes des hommes les plus zélés et les plus sagaces; leschoses, au moins en ce qui touche la question si controversée de la constructionnavale chez les anciens, en sont aujourd'hui au point où les avaient trouvées LazareBaïf, Scaliger, Saumaise, Godescalc, Stewech, J. Scheffer, le docteur MarcMaibom, et tous ceux qui ont marché à leur suite, adoptant ou contestant leurshypothèses, ingénieuses souvent, mais, il faut le dire, toujours mal fondées.De ce que l'organisation des rames, dans les trirèmes et les autres navires de cettefamille célèbre et inconnue, est un mystère peut-être à jamais impénétrable,s'ensuit-il qu'il faille se décourager, et ne pas chercher à résoudre les autresquestions relatives à la marine de l'antiquité?Nous ne l'avons pas cru.Il nous a semblé qu'il était nécessaire de connaître, de cette marine, tout ce qui peuten être connu : la mâture, la voilure, la manœuvre, la tactique militaire, la navigation,les armements, la loi.Le moyen d'y parvenir, c'est de reprendre dans les historiens et les poètes tous lespassages relatifs aux faits maritimes, et de les soumettre à un nouvel examen, afinde leur donner un sens qui les mette d'accord avec la pratique; but important qui n'aguère préoccupé les traducteurs, les auteurs de dictionnaires, et même les savantsqui se sont le plus spécialement attachés à cette branche de l'érudition, dont lamarine antique est le sujet.Autant que nous l'avons pu, nous avons fait ce travail; et nous osons espérer que,pour toutes les personnes qui prendront la peine de comparer les résultats auxquelsnous sommes parvenus, avec ceux dont se sont contentés les érudits, étrangers àdes connaissances que, par fortune, notre première éducation nous a données [2],il sera démontré que cette étude était indispensable.