L'apprentissage dans les États membres de l'UE

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2 L'apprentissage α dans les États membres uj de l'UE Une comparaison c Φ ε 3 υ o Centre européen pour le développement de la formation professionnelle ^ L'apprentissage dans les États membres de l'UE ^j Une comparaison J1™ Martina Ni Cheallaigh LU CEDEFOP Û LU Ü Première édition 1995 C 0) Édité par C CEDEFOP — Centre européen pour le développement 3 de la formation professionnelle ts Marinou Antipa 12, GR-57001 Thessalonique (Thermi) X Tél. (30-31 ) 49 01 11 ; fax (30-31 ) 49 01 02 O ^^ Le Centre a été créé par le règlement (CEE) n° 337/75 du ^^ Conseil des Communautés européennes, récemment modifié par le règlement (CE) n° 251/95, du 6 février 1995, et le règlement (CE) n° 354/95, du 20 février 1995. Une fiche bibliographique figure à la fin de l'ouvrage. Luxembourg: Office des publications officielles des Communautés européennes, 1995 ISBN 92-827-4266-0 © CECA-CE-CEEA, Bruxelles · Luxembourg, 1995 Reproduction autorisée, sauf à des fins commerciales, moyennant mention de la source. Printed in Belgium PREFACE Le CEDEFOP entend répondre par cette publication à la nécessité de fournir des informations comparatives sur les systèmes d'apprentissage des Etats membres de l'Union européenne. L'apprentissage a connu dans sa longue histoire des fortunes diverses. L'étude montre une tendance générale à la modernisation et au renforcement des systèmes d'apprentissage même dans les pays où ils n'ont pas une forte implantation traditionnelle.

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2 L'apprentissage
α dans les États membres
uj de l'UE
Une comparaison
c
Φ
ε
3
υ
o
Centre européen pour le développement de la formation professionnelle ^ L'apprentissage dans les États membres de l'UE
^j Une comparaison
J1™ Martina Ni Cheallaigh
LU CEDEFOP
Û
LU
Ü
Première édition 1995
C
0) Édité par
C CEDEFOP — Centre européen pour le développement
3 de la formation professionnelle
ts Marinou Antipa 12, GR-57001 Thessalonique (Thermi)
X Tél. (30-31 ) 49 01 11 ; fax (30-31 ) 49 01 02
O
^^ Le Centre a été créé par le règlement (CEE) n° 337/75 du
^^ Conseil des Communautés européennes, récemment modifié
par le règlement (CE) n° 251/95, du 6 février 1995, et le
règlement (CE) n° 354/95, du 20 février 1995. Une fiche bibliographique figure à la fin de l'ouvrage.
Luxembourg: Office des publications officielles des Communautés européennes, 1995
ISBN 92-827-4266-0
© CECA-CE-CEEA, Bruxelles · Luxembourg, 1995
Reproduction autorisée, sauf à des fins commerciales, moyennant mention de la source.
Printed in Belgium PREFACE
Le CEDEFOP entend répondre par cette publication à la nécessité de fournir des informations
comparatives sur les systèmes d'apprentissage des Etats membres de l'Union européenne.
L'apprentissage a connu dans sa longue histoire des fortunes diverses. L'étude montre une
tendance générale à la modernisation et au renforcement des systèmes d'apprentissage même
dans les pays où ils n'ont pas une forte implantation traditionnelle. L'intérêt d'une formation se
déroulant à la fois au poste de travail et dans un établissement éducatif semble être lui aussi
universellement admis.
Les travaux préparatoires à cette comparaison ont été menés par les membres du Réseau
d'information documentaire du CEDEFOP dans les Etats membres de l'UE (dont la liste figure
en annexe 1). Les informations ont été recueillies en 1994 sur la base d'un questionnaire envoyé
par le CEDEFOP à chaque membre du réseau dans les 12 Etats membres d'alors. Le
questionnaire a fourni la structure d'une collecte uniforme de données sur le système
d'apprentissage de chaque pays.
Les rapports nationaux sont publiés dans un volume distinct, en anglais, dans la série CEDEFOP
Panorama. La présente partie comparative est basée sur une analyse des contributions nationales
et de la littérature disponible sur l'apprentissage. Elle est également publiée en anglais et en
espagnol.
En lisant ce document, il convient de garder à l'esprit les observations suivantes:
a) une liste d'abréviations et de définitions figure en annexe;
b) le système espagnol d'apprentissage n'est pas encore pleinement opérationnel, et comme
il n'existait auparavant en Espagne aucune forme d'apprentissage au sens défini ici, les
données sur l'Espagne font défaut dans de nombreux tableaux et relevés statistiques;
c) les nouveaux systèmes d'apprentissage du Royaume-Uni et de l'Irlande en sont encore
à leur phase pilote, et la plupart des données analytiques concernent les anciens systèmes
et ne sauraient être considérées comme caractéristiques de l'efficacité des formules
actuellement mises en place;
d) si l'expression Royaume-Uni (UK) est utilisée dans tout le texte, le dispositif des
Apprentissages modernes et accélérés est pour l'instant restreint à l'Angleterre et au pays
de Galles;
e) dans les tableaux, les pays sont indiqués dans l'ordre suivant:
Β Belgique IRL - Ireland
I Italia DK Danmark
D Deutschland L Luxembourg
E España NL Nederland
F France Ρ Portugal
Grèce GR UK - United Kingdom
Λ
{WJL4 WA^
Stavros Stavrou f. Michael Adams
(Directeur adjoint) (Responsable du service Documentation) Table des matières
Introduction 5
Comparaisondessystèmes d'apprentissage 7
Lecontratd'apprentissage7
Conditions d'accès9
■ Age d'accès 9
Rôledespartenaires sociaux · 13
Lecadredel'apprentissage17
■Lesentreprises17
■Laformation dispenséeparlesentreprises18
■Lesécoles20
■L'enseignement généraldispensédans le cadre de la formationhorsduposte
detravail20
■ Durée de l'apprentissage23
■ Formation modulaire25
Financement 27
■ Rémunération des apprentis 29
Certificationetqualification33
■Examensetévaluation33
■Egalitédestatutetprogression35
■Niveauxdequalification37
Analysestatistique39
■Participationàl'apprentissage39
Taux d'abandon41
Taux estimatifs déjeunes en apprentissage 42
Entrée dans la vie active42
■ Analyse sectorielle 44
■ Tendancesdelaparticipationféminine47
Impactdesprogrammeseuropéensetinternationaux48
Développementsettendances51
Surmonterlescarencesde l'apprentissage traditionnel 51
Perspectives et tendances globales54
Conclusions 59 Annexes
1. Liste des membres du Réseau d'information documentaire du CEDEFOP 63
2. Sources statistiques 65
3. Initiatives de formation en alternance visant notamment à réduire le
chômage des jeunes7
4. Formations en alternance intégrées dans le système éducatif 69
5. Législation affectant l'apprentissage en vigueur dans les Etats membres 71
6. Organismes responsables et certificats 7
7. Niveaux communautaires de formation9
8. Proportion des 15-29 ans sur l'ensemble de la population 81
9. Statistiques EUROSTAT du chômage des jeunes3
10. Secteurs les plus fréquemment représentés dans l'apprentissage dans les
Etats membres de l'UE 85
Liste des abréviations et glossaire 91
BibliographieIntroduction
L'apprentissage est l'une des plus anciennes formes de formation. C'est au Moyen-Age, avec les
corporations, qu'il connut son apogée. A l'époque, il s'agissait d'un système de formation qui
combinait l'observation des savoir-faire et l'apprentissage sur le tas. Le maître artisan prenait un
apprenti qui demeurait à son service jusqu'à ce qu'il soit suffisamment compétent pour produire
son propre "chef-d'œuvre". Aujourd'hui, e est une forme fortement réglementée de
formation en alternance, comprenant des périodes de formation tant pratique que théorique. Il
se distingue d'autres formes de formation en alternance par l'existence d'un contrat de formation
entre l'employeur et l'apprenti. L'apprenti reçoit une formation pratique dans l'entreprise sous la
direction de l'employeur ou d'un instructeur désigné. Il fréquente par ailleurs un établissement
d'enseignement ou un centre de formation (nous parlerons ici de formation scolaire) où est
dispensée une formation théorique complémentaire, et généralement aussi un élément
d'instruction générale.
L'apprentissage connut un renouveau dans de nombreux pays après la deuxième guerre mondiale.
Le rétablissement des économies entraîna un essor de la fabrication et du bâtiment, deux secteurs
où l'apprentissage jouait traditionnellement un rôle de premier plan, comme le montrent les
ouvrages de Williams (1963) et de ΓΟΙΤ (1966), sans doute les premiers à tenter une description
de e en Europe. La situation n'évolua que vers le milieu des années 60, où le secteur
secondaire se mit à être pris de vitesse par le secteur tertiaire en expansion. Au début des années
70, le déclin de la fabrication se renforça du fait de la crise du pétrole de 1973 ainsi que de la
réduction du travail manuel résultant de l'introduction généralisée de nouvelles technologies.
Le chômage augmenta du fait de la récession et de la reconstruction. Lorsque Parkes écrivit
"Craft Apprenticeship in Europe", en 1979, il se plaçait dans le contexte de la montée du
chômage des jeunes et du développement de nouvelles formes d'alternance mises en place pour
ouvrir aux jeunes de nouvelles perspectives. Ces initiatives, au goût du jour et novatrices,
constituaient une menace pour l'apprentissage, auquel on reprochait à l'époque d'être rigide et
sans souplesse, long et coûteux, d'exploiter lesjeunes comme une main-d'oeuvre bon marché et
de dispenser une formation de mauvaise qualité et sans coordination.
En 1976, une équipe d'experts de l'OCDE parvint à la conclusion que l'apprentissage avait
"d'importantes qualités, conférant une réalité opérationnelle au concept de resserrement des liens
entre l'univers éducatif et le monde du travail", mais formula certains des défauts indiqués plus
haut. Ces aspects furent encore développés dans "L'apprentissage: les grandes orientations",
OCDE, 1979, qui analysait les tendances de l'apprentissage et des politiques d'apprentissage dans
les Etats membres en vue d'aider les gouvernements désireux de procéder à des changements.
En 1987, Jallade parvenait dans son rapport à la DG V de la Commission des CE à la conclusion
que, adapté de façon convenable aux besoins actuels des jeunes, l'apprentissage était susceptible
d'avoir un avenir positif pour trois raisons: il contribue à la diversification de l'offre de formation
post-obligatoire, il constitue une forme d'alternance qui renforce le partage des responsabilités
entre les pouvoirs publics et les partenaires sociaux, il représente une forme graduelle et
progressive d'insertion dans la vie active, qui sensibilise lesjeunes et fait appel à la participation
des entreprises. A l'heure actuelle, l'apprentissage se trouve de nouveau au premier plan des préoccupations
nationales en matière de formation. Le moment semble donc venu de rechercher si et comment
il a été réaménagé pour prendre en compte certaines des critiques qui ont été formulées. Le
présent document se consacrera pour l'essentiel à examiner en détail certaines des
caractéristiques de l'apprentissage et la façon dont elles diffèrent d'un pays à l'autre. Il finira par
rechercher dans quelle mesure une solution a été apportée aux critiques formulées plus haut ainsi
qu'à d'autres déficiences et par souligner certaines tendances et perspectives d'avenir.
Des réformes ont été menées ces dernières années dans la quasi-totalité des Etats membres, ou
bien même le système a connu une refonte totale par une révision des textes législatifs
(Danemark et Grèce 1989, Luxembourg 1990, Portugal 1991-92, France 1987 et 1992-93,
Irlande et Pays-Bas 1993, Espagne et Royaume-Uni 1993-94). En Allemagne, si la législation
fondamentale reste inchangée, le système a été étendu aux nouveaux Länder d'Allemagne de
l'Est, le nombre de métiers pour lesquels un apprentissage est fourni a été revu à la baisse et les
contenus et méthodes de formation ont été révisés à la lumière des modifications des profils
professionnels. L'apprentissage est régi par la loi dans tous les Etats membres de l'UE sauf le
Royaume-Uni. Une liste des textes législatifs en vigueur figure en annexe 5.
Les intentions qui sous-tendent les réformes et les politiques gouvernementales de modernisation
de l'apprentissage sont les mêmes dans la plupart des pays. Les changements visent
essentiellement à fournir aux jeunes des qualifications convenables pour leur permettre de
participer immédiatement au système de production, à adapter la formation aux impératifs des
nouvelles technologies et des nouvelles formes de travail et d'organisation du travail, à améliorer
les rapports entre l'école et l'entreprise, à couvrir une gamme plus large de qualifications, à
impliquer dans le processus les grandes entreprises tout comme les PME, à adapter les contenus
et méthodes de formation à la réalité professionnelle, par exemple par une réduction de la durée
de l'apprentissage obtenue en évitant la délivrance automatique d'un certificat au terme d'une
période donnée.