Les habitants de France sont-ils des Français?
220 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Les habitants de France sont-ils des Français? , livre ebook

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Français

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Description

A la question "Que signifie être français ?" peut venir une réponse inconsciente, comme un fantasme collectif : " être blanc, plutôt catholique et descendant des Gaulois "… ce qui laisserait à très peu de gens la possibilité d'être français ! A partir des diverses constructions identitaires des habitants, comment revisiter l'identité française ? Cet ouvrage étudie l'outil de la participation d'habitants au sein d'institutions socioculturelles comme moyen de créer, ensemble, une nouvelle définition de l'identité française.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 mars 2015
Nombre de lectures 62
EAN13 9782336371443
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0900€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Couverture
4e de couverture
Questions contemporaines
Questions contemporaines
Collection dirigée par B. Péquignot, D. Rolland et Jean-Paul Chagnollaud
Chômage, exclusion, globalisation… Jamais les « questions contemporaines » n’ont été aussi nombreuses et aussi complexes à appréhender. Le pari de la collection « Questions contemporaines » est d’offrir un espace de réflexion et de débat à tous ceux, chercheurs, militants ou praticiens, qui osent penser autrement, exprimer des idées neuves et ouvrir de nouvelles pistes à la réflexion collective.
Dernières parutions
Paul SCHEFFER, Formation des diététiciens et esprit critique, Comment favoriser l’indépendance professionnelle et une pratique réflexive du métier ?, 2015.
Nicolas BOURGOIN, La république contre les libertés, Le virage autoritaire de la gauche libérale (1995-2014), 2015.
Antonio FURONE, Les crises de Santé publique, entre incompétence et compromissions, 2014.
Frank GUYON, France, la République est ton avenir, 2014.
Guy PENAUD, Pour en finir avec l’affaire Robert Boulin , 2014. Alain COGNARD, Misère de la démocratie. Pour une réingénierie de la politique , 2014.
Jean-Paul BAQUIAST, Ce monde qui vient. Sciences, matérialisme et posthumanisme, au XXI e siècle , 2014.
Nadia BOUKLI, L’échec scolaire des enfants de migrants, Pour une éducation interculturelle , 2014.
Nicole PÉRUISSET-FACHE, Pouvoirs, impostures. Du mensonge à l’encontre des peuples , 2014.
André DONZEL, Le nouvel esprit de Marseille , 2014. Félicien BOREL, Renaître, ou disparaître , 2014.
Alain RENAUD, Lyon, un destin pour une autre France, 2014.
Blaise HENRION, Eurocopter savait, La vérité sur un crash mortel, 2014.
Titre

Sophie Aouizerate






Les habitants de France
sont-ils des français ?

Prendre part à une définition commune
à partir d’une construction
identitaire individuelle :
l’exemple de la participation d’habitants
au sein d’institutions socioculturelles
Copyright























© L’H ARMATTAN , 2015
5-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Paris
http://www.harmattan.fr
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr
EAN Epub : 978-2-336-72155-2
AVANT PROPOS
J’ai rédigé ce texte dans un contexte particulier que je dois détailler pour éclairer le lecteur. J’ai commencé ma carrière professionnelle en tant qu’assistante sociale ; métier que j’ai exercé pendant une dizaine d’années sans être pleinement satisfaite.
J’ai alors repris le chemin des études pour tenter de répondre à cette question : qu’est-ce que je souhaite faire ?
Avant de faire quoi-que ce soit, j’ai réfléchi à cette question avec le soutien du Centre d’Economie Sociale, Travail et Société (CESTES) du CNAM. J’ai intégré leur master II de manager d’organisme à vocation sociale et/ou culturelle, dirigé par Jean-François Draperi.
Au cours de ces deux années de formation, j’ai travaillé sur un mémoire sous la forme d’une recherche-action pour valider mon diplôme. C’est ce mémoire que vous vous apprêtez à lire. Cet écrit a permis, à la fois un bilan et une projection de mon parcours professionnel, social et personnel. Il a concrétisé un passage entre un « avant » et un « après ».
Ce texte s’inscrit dans la tonalité d’une recherche-action menée du point de vue d’une assistante sociale qui ne se sent pas à sa place, d’une habitante de France cherchant à harmoniser ses identités. Avec ce prisme subjectif, j’ai fait le choix de l’anonymat pour les personnes et les lieux que j’ai rencontrés lors de cette recherche-action afin de ne pas les réduire à mon seul point de vue en dehors de ce texte.
ATTESTATION ANTI-PLAGIAT
J’atteste avoir lu les chartes anti-plagiat communiquées par le Cestes/CNAM, d’être consciente que le plagiat constitue une violation des droits d’auteur ainsi qu’une fraude caractérisée.
Je soussignée, Sophie Aouizerate déclare sur l’honneur être personnellement l’auteur du mémoire intitulé Les habitants de France sont-ils des Français ?, réalisé dans le cadre de la formation de Manager d’organismes à vocation sociale et culturelle et de ne pas avoir eu recours au plagiat pour le rédiger.
Le 25 octobre 2012, Sophie Aouizerate.
INTRODUCTION
Quand j’ai complété le dossier d’inscription pour candidater au master II du CESTES 1 , je ne mesurais pas vers quel changement je m’engageais et à la fois j’étais prête à concrétiser ce « je ne sais quoi » qui m’appelait depuis longtemps. Je vais vous présenter mon parcours à partir de l’autobiographie raisonnée que j’ai rédigée en débutant la formation. Les fils conducteurs que j’avais dégagés sont restés présents tout au long de ma réflexion sur le mémoire. Ils ont été travaillés sous différents angles avant d’être réorganisés. Les parties en italique, dans cette introduction, sont issues d’un texte intitulé « Notice de parcours » que j’ai finalisé le 23 février 2011.
De 2003 à 2009, j’ai travaillé en tant qu’assistante sociale en me déplaçant au domicile des familles. Je m’interrogeais sur la nature de la relation d’aide. J’avais le sentiment que cette relation était déséquilibrée du fait qu’un de ses membres était en demande d’aide et que l’autre devait y répondre dans un cadre professionnel. J’avais l’impression que ce cadre professionnel biaisait la relation et en même temps je craignais que les sentiments débordent la relation. Ce même cadre me rassurait aussi. Je me suis arrangée de ces questions car les associations où j’ai travaillé offraient une liberté d’action, une indépendance envers quelconque protocole. Ceci s’explique en partie par le fait que le principal mode d’intervention se réalisait au domicile des personnes. J’utilisais le cadre en fonction de la relation et du contexte. Je m’intéressais aux conditions nécessaires pour être dans une démarche de rencontre avec l’autre. Je venais sur le territoire habité par la personne. Cet espace était marqué par ce qu’elle voulait montrer de sa personnalité, de son histoire, de soi.
Je m’appuyais sur la notion de territoire comme prolongement de soi et marqueur d’une expression de son identité pour tenter de cerner les clés des personnalités. J’observais la façon dont un habitant investissait son salon ou sa chambre comme un metteur en scène de son quotidien. Parfois j’avais l’impression d’être au théâtre car certains, dans leur espace familier, se mettaient à jouer, à raconter. J’avais accès à une multitude d’informations qui prenaient sens en les recoupant et formaient ce que la personne me montrait d’elle-même. Alors dans mon rôle d’assistante sociale, j’entrais dans leur pièce.
Je me suis aperçue que la relation d’aide restait une relation d’échanges et de sentiments et qu’en fait c’était bien ça qui m’intéressait. Quand les usagers et moi-même arrivions à échanger dans un climat de confiance, nous pouvions alors construire ensemble les liens entre leur fonctionnement lié à leur parcours, et les règles de vie de l’ici-et-maintenant qu’elles soient officielles ou non. Nous acceptions chacun de regarder notre propre fonctionnement avec distance pour entendre ce que l’autre y percevait. Et nous comprenions alors que la différence était riche d’apprentissage. Je voyais des personnes faites de cultures et d’histoires, des personnes qui développaient une certaine liberté en tentant d’agir sur leur trajectoire.
Leurs parcours étaient singuliers et universels : à la fois inscrit dans une histoire collective, et dans le même temps, les narrateurs choisissaient leur rôle dans leur trajectoire, acteur principal, figurant ou absent. Je mesurais à chaque fois la richesse des récits par la façon dont chacun donnait sens à ces histoires de vie qui faisaient la « Grande Histoire ». Cette richesse restait à l’état de confidence entre deux dossiers administratifs alors qu’elle pouvait être une clé pour se comprendre et vivre ensemble. Je voulais travailler avec ces histoires de façon collective pour en faire « Notre

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