Le sommeil de la culture
124 pages
Français

Le sommeil de la culture , livre ebook

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Description

Un peuple ne doit jamais se couper de ses racines culturelles.C’est une dérive complète pour un peuple de renier son passéculturel. La survie d’une culture dépend de son enracinementdans la conscience d’un peuple particulier et de sa manifestationet de sa promotion par celui-ci dans le quotidien. Tous ses gesteset tous ses comportements quotidiens doivent être imprimés parle sceau, la saveur et la beauté de cette culture. Un peuple doitposer des actes qui perpétuent et glorifient sa culture.L’affirmation de soi, de son identité culturelle qui est un devoiruniversel ne veut pas dire pour autant la négation de l’autre. Carl’appartenance à une ethnie, à un groupe social bien déterminéest un fait social indépendant de notre bon vouloir. L’hommenaît dans une famille sociale et biologique et se réalise au seind’une communauté culturelle qui se définit par opposition auxautres et non par leurs rejets.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 janvier 2016
Nombre de lectures 1
EAN13 9789995288426
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,05€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

LE SOMMEIL DE LA CULTURE MINIANKA ?
Essai
CLEMENT DEMBELE
LE SOMMEIL DE LA CULTURE MINIANKA ?
Essai
INNOV EDITIONS Tous droits réservés Siège social: Route de Sotuba, près de l’Ex MINUSMA, Bamako,Mali E-mail : manuscritinnov@gmail.com Tel: (223) 76 04 87 63 / 98 94 14 14 ISBN: 978-99952-88-426 Dépôt légal: Bibliothèque Nationale du Mali 2016
REMERCIEMENTS :
Je remercie vivement : Son Excellence Monsieur Nago DEM BELE, Ministre de l’Elevage et de la Pêche du Mali, Monsieur ème Dramane DEMBELE, 2 viceprésident de l’ADEMAPASJ, Monsieur Kloussama GOÏTA, Président de la Section des Comptes à la Cour Suprême du Mali, Monsieur Bougouzanga COULIBALY, Gouverneur de la région de Sikasso, Monsieur Da niel KELEMA, Secrétaire Général du Ministère de l’Agriculture du Mali,Monsieur Sory Ibrahima DAO, Ingénieur, Monsieur Otozié Marc GOÏTA, Ecrivain, Monsieur Nando DEMBELE, Journaliste à l’ORTM,Monsieur Ampha COULIBALY, Pré sident de la Confédération Régionale des Sociétés Coopératives de Producteurs de Coton du Mali secteur de Koutiala Nord Es t,Honorable Abdoulaye DEMBELE, Député à l’Assemblée Na tionale du Mali, Honorable Bakary KONE, Député à l’Assem blée Nationale du Mali, Monsieur Zoumana MALLE, Président du Conseil de Cercle de Koutiala, Monsieur Dramane SOUN TOURA, Maire de la Commune urbaine de Koutiala, Monsieur Bakary DIARRA, PDG de la Société Bakary Tièbélé Diarra et Frères (SOBATDIAF), MonsieurTchazié COULIBALY, Chef de quartier de Kôkô (Koutiala), la famille OUATTARA à Koutiala, tous les membres de l’Association pour le Développement du Cercle de Yorosso (ADCY), tous les membres de l’Association pour le Développement de Somasso (ADS), d’avoir bien voulu m’accorder leur assistance financière, matérielle et morale pourl’édition et la publication de ce livre.
J’adresse l’expression de toute ma gratitude à Monsieur Koni ba DIARRA qui m’a suggéré l’idée de ce livre, et qui m’a si ami calement tenu compagnie lors de mes collectes d’informations dans les villages sur les mœurs, les us et les coutumes du peuple Minianka.
Je remercie en outre, tous ceux et toutes celles qui, au nom de leurs appartenances à l’ethnie Minianka m’ont témoigné de leur sympathie et de leur assistance de quelle que nature que ce soit. Que Dieu vous rende au centuple.
DÉDICACE :
A mon Fils Tomégué, Qu’il sache qu’il est minianka et soit Fier de l’être. Qu’il soit Fier des balafres marquées sur son visage in-signe témoin du peuple Minianka et de sa culture. Qu’il soit Fier de parler la langue minianka, facteur d’in-tégration et de promotion de la culture minianka. Qu’il soit une courroie de transmission de la culture mi-nianka dans toute sa dimension à la jeune génération. Qu’il soit le véhicule de la culture miniankadans le ren-dez-vous du donner et du recevoir. Qu’il soit l’ambassadeur de la culture minianka partout où il se trouve. Qu’il soit un panneau publicitaire ambulant de la pro-motion et de la célébration de la culture minianka partout où il sestationne. Tout comme la cigogne annonce l’installation de l’hi-vernage dans les pays subsahariens, qu’il soit l’expressionmême de la culture minianka au-delà des frontières africaines.
Clémént DEMBELE
PRÉFACE POSTHUME
J’ai aujourd’hui la joie et l’honneur de préfacer ce livre. Il me plaît ici de remercier son auteur pour le fruit de la qualité de ses recherches et pour le titre invocateur de son livre : Le sommeil de la cultureminianka ? En fait, Clément n’est pas pour moi un inconnu. Nous nous connaissons il y a bien longtemps. Je n’ai pas été surpris lorsqu’il m’a demandé de préfacer son livre qui relate l’essentiel sur la culture minianka, et qui est aussi la mienne. Je ne saurai refuser un tel hon neur. J’ai tout de suite répondu par l’affirmative. Son choix porté sur moi n’est pas fortuit. Car depuis très longtemps, il louait mes qualités et appréciait avec justesse mes solides capacités et mon attachement à la culture du terroir minianka. C’est depuis de bonne heure que la graine d’amour semée dans nos cœurs produit son fruit d’amitié, et de respect. Au fur et à mesure que le temps avançait, cette amitié se fortifiait et se renforçait. Depuis très longtemps, l’Occident s’est lancé dans une sorte de colonisation culturelle en Afrique. Les feuilletons et autres films, le mode de vie et de pensée, le mode d’habillement et même la ma nière de manger en sont les plus manifestes illustrations. Le drame de l’africain a commencé depuis qu’il a commencé à manger avec la culière me martelait un africaniste. Nous assistons de plus en plus à la projection de toutes sortes de feuilletons et de films sur nos petits écrans sous les yeux complices et indifférents de nos gouvernants. C’est avec la bénédiction de ceuxci que ces films et feuilletons amoraux sont projetés sur nos petits écrans. Ils nous présentent le modèle euro péen comme le prototype des modèles. Comme l’Afrique est un conti nent de consommation, ils y trouvent alors un écho favorable. C’est pourquoi, sur le continent africain, la célébration et l’exaltation des cultures étrangères par les africains euxmêmes au détriment des leurs 9
Le sommeil de la culture minianka ?
ne sont pas surprenantes. Il n’est pas rare de constater en Afrique qu’une jeune fille imite les manières de parler, de se comporter, de s’habiller du personnage d’un feuilleton qu’elle a regardé sur son petit écran. Alors que les réalités sociologiques et anthropologiques sont différentes. Tout comme un jeune garçon, à force d’admirer et d’imi ter le personnage d’un film étranger s’en va jusqu’à se procurer d’une arme et tue ses semblables comme pour conformer son acte à celui de son star. Ces feuilletons et films sont largement responsables de la dépravation des mœurs et de la montée de la criminalité sur le conti nent. Au lieu de nous projeter des feuilletons et films qui relatent et exaltent les valeurs, les us, et les mœurs des peuples d’un autre conti nent, pourquoi ne pas nous projeter des films typiquement africains dont on se retrouve et dont on a un lien plus où moins direct avec les personnages pour bâtir nos sociétés africaines. Le projet si funeste d’uniformisation de nos cultures au modèle européen signe le certificat de décès de cellesci. C’est la diversité des cultures qui en témoigne de sa vigueur et de sa spontanéité, car le reflexe et l’intuition des peuples ne sont pas les mêmes. Pourquoi vouloir rééditer en Afrique lemodèle de vie même et de pensée, de gouvernance, et pourquoi exporter vers l’Afrique les données culturelles et cultuelles de l’Occident ?Même si l’inten tion est inavouée, elle est évidente, l’idée estde détruire complètement les données culturelles des pays consommateurs sur le continent. Les sociétés négroafricaines doivent enfin ouvrir les yeux sur le drame qu’ont causé et que causent encore les cultures exportées vers l’Afrique surtout au niveau de la jeunesse. C’est alors une longue application intellectuelle qui a conduit à la rédaction de ce livre. En énumérant les différentes pratiques, les us et les mœurs du peuple Minianka, l’auteur maintient l’essentiel sur la vie quotidienne de ce peuple. Comme il le dit luimême : « L’affirmation de soi, de son identité culturelle qui est un devoir
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