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310 pages
Français

L'abbé Bignon

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310 pages
Français

Description

Le nom de l'abbé Bignon est connu de tous ceux qui fréquentent l'actuelle BnF du site « Richelieu », mais aucune biographie n'a été consacré à celui qui fut le réorganisateur de la bibliothèque du Roi. Ce personnage, issu du monde parlementaire et oncle du ministre Maurepas, eut également la tutelle des Académies des sciences et des inscriptions et belles-lettres auxquelles il insuffla une nouvelle activité. Il enrichit les collections de manuscrits, d'imprimés et d'estampes et mena à bien le premier catalogue imprimé des collections de la bibliothèque auxquelles il donna un classement qui demeura jusqu'à nos jours.

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Publié par
Date de parution 20 février 2018
Nombre de lectures 0
EAN13 9782140071812
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

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Exrait


François Fossier
L’abbé Bignon Un génie de l’administration, des lettres et des sciences sous l’Ancien Régime
L’abbé Bignon
François FOSSIER
L’abbé Bignon
Un génie de l’administration, des lettres et des sciences sous l’Ancien Régime
Du même auteur L’Académie des inscriptions et belles-lettres sous l’Ancien Régime. De l’apologétique à l’histoire. Tome 1 : présentation, composition et débats;tome 2, les académiciens ; tome 3, les dissertations,L’Harmattan, Paris, 2018. e Correspondance des directeurs de l’Académie de France auXIX siècle, EFR, Rome, 1995. Le séjour des grands prix de Rome à la villa Médicis. Une récompense douce-amère(à paraître). © L’Harmattan, 2018 5-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Paris http://www.editions-harmattan.fr ISBN : 978-2-343-13920-3 EAN : 9782343139203
À ma mère
INTRODUCTION
De ce personnage dont l’intelligence égalait la puissance de travail, à qui les deux académies des Sciences et des Inscriptions doivent tant, qui fut le premier organisateur de notre Bibliothèque nationale et correspondit avec me toute l’Europe savante, on sait curieusement peu de chose. M Françoise Bléchet, en son temps, avait entrepris l’édition de sa correspondance dans sa thèse d’École des chartes restée non publiée ; son amie, Simone Balayé, auteur d’une précieuse étude sur l’établissement de la rue de Richelieu jusqu’en 1800, y fait sans cesse allusion ; les études plus récentes de Jérôme Delatour sur le cabinet des frères Dupuy ou encore celles de son confrère Yves Sarmand à propos du cabinet des médailles, ont apporté quelques lumières nouvelles, mais rassembler ces bribes d’informations pour en faire la synthèse n’a jamais été tenté, peut-être en raison de la variété des sources à consulter et de la difficulté de les lire, peut-être aussi parce que cet administrateur hors pair et d’une capacité égale à celle de son lointain successeur, Léopold Delisle, n’a finalement rien ou pratiquement rien produit, hormis quelques sermons et un conte galant que tout homme policé de son temps tenait pour une obligation du bon ton. De façon tout aussi singulière, nous possédons deux descriptions de sa maison de campagne, la première par l’associé étranger de l’Académie des inscriptions, Kuster, la seconde par l’architecte Piganiol de la Force, mais on ne s’est jamais donné la peine de les publier. Son infatigable activité se porta simultanément sur le devenir des deux académies savantes auxquelles il avait procuré un nouveau règlement au début du siècle et sur la nouvelle installation de la bibliothèque du Roi. Dans le cas de celle des Inscriptions, les comptes rendus des séances de l’Académie des inscriptions dont j’ai entrepris l’édition fournissent à chaque instant la preuve de son incessante intervention, exprimée sous la forme de souhaits qui équivalaient à des ordres par le truchement de son fervent admirateur, Gros de Boze, secrétaire perpétuel de 1706 à 1742. Dans celui de l’Académie des sciences à laquelle l’abbé avait donné sa préférence, lui trouvant sans doute davantage de solidité et d’audience, il se borna à lui transmettre par l’intermédiaire de son ami Réaumur une foule de découvertes dont il reconnaissait d’ailleurs que beaucoup d’entre elles étaient « prétendues ».
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