Europe, réveille-toi !
116 pages
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Europe, réveille-toi ! , livre ebook

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Description

Europe, réveille-toi ! est un cri d’alarme, mais c’est aussi un livre plein d’espoir. L’indifférence et les replis face à l’avenir de l’Europe sont insupportables et dangereux. Philippe Herzog fait appel à toutes les forces de la société.
Ne laissez pas l’Union s’abîmer dans les rivalités partisanes et les conflits nationaux, prenez la parole, engagez-vous dans les mouvements européens ! C’est une urgence. A la veille d’élections européennes à hauts risques, Philippe Herzog soumet au débat public un programme d’action puissant et cohérent pour reconstruire l’Union et sortir de la crise. Il est le fruit de vingt ans de travail personnel et collectif acharné au sein de l’association Confrontations Europe et de son expérience politique des institutions européennes.
Michel Barnier, qui a choisi Philippe Herzog comme conseiller spécial à la Commission, témoigne de la qualité de son apport. Michel Rocard, ami et compagnon de route de toujours, nous interpelle : « Philippe Herzog est convaincant. Lisez, il vous entraînera ».

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 17 octobre 2013
Nombre de lectures 0
EAN13 9782304042276
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0025€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Europe, réveille-toi !


Philippe Herzog

Éditions Le Manuscrit 2017
ISBN:9782304042276
Cet ebook a été réalisé avec IGGY FACTORY. Pour plus d'informations rendez-vous sur le site : www.iggybook.com
Table des matières

Préface de Michel Rocard
Préface de Michel Barnier
Avant-Propos
Chapitre 1Mise en route
Chapitre 2Comment revaloriser l’idée d’Europe ?
Chapitre 3Partager un diagnostic de la crise
Chapitre 4La France n’a pas choisi
Chapitre 5Un cap et un contrat
Chapitre 6Une communauté de l’éducation, du travail et de l’entreprise
Chapitre 7Le renouveau industriel de l’Europe
Chapitre 8Un système de valorisation et de financement des investissements
Chapitre 9En route pour l’intégration bancaire, budgétaire et économique
Chapitre 10Le laboratoire démocratique d’une Union politique
Du même auteur
Glossaire des sigles
Philippe Herzog
Europe, réveille-toi !
Préfaces de Michel Rocard et Michel Barnier Essai
Collection « L’Europe après l’Europe »
Éditions Le Manuscrit
Paris
Dans la même collection
 
Claude Fischer (dir.), Pour une Europe compétitive et solidaire/Towards Competitiveness and Solidarity in Europe , édition bilingue, 2012.
Confrontations Europe, Le Tour d’Europe, 2009.
Philippe Herzog (dir.), A la recherche de l’intérêt européen, 2008.
Philippe Herzog (dir.), Looking for the European Interest, 2008.
Philippe Herzog, Le bonheur du voyage, 2006.
Philippe Herzog, Travelling hopefully, 2006.
André Ferron, Electricité, naissance d’une communauté , 2006.
 
 
© Illustration de couverture : Félix Vallotton, L’Enlèvement d’Europe, 1908, Huile sur toile, 130 × 162 cm, Kunstmuseum Bern, don du professeur Hans R. Hahnloser, ADAGP, Paris
Préface de Michel Rocard
 

 

Le livre plein d’espoir que voilà ! Quel plaisir de le lire, et du même coup, de le préfacer.
Même si… même si j’ai pour ma part largement perdu cette intensité d’espoir. Et pourtant je ne pouvais pas ne pas préfacer…
D’abord l’amitié, le plus précieux des liens de ce monde. Et puis, une manière de devoir civique quand même. La cause de l’Europe est tellement importante que, même si je me sens désabusé, je ne me sens pas le droit d’en écarter les autres, et par exemple vous, lecteur. Car Philippe Herzog est convaincant. À l’évidence faire l’Europe demeure nécessaire et parfaitement possible. Lisez, il vous entraînera.
Philippe Herzog et moi avons fait connaissance en 1965, voilà quarante-huit ans tout juste, dans l’administration financière de la France.
Il appartenait à l’INSEE, moi à la Direction de la Prévision, nous œuvrions tous deux dans des unités parallèlement attachées à établir scrupuleusement chaque année la comptabilité économique du pays. Il était communiste, tout comme d’ailleurs un autre talentueux ingénieur de l’INSEE nommé Gaston Olive avec qui, superbe performance de jeunes adultes, il venait de concocter un modèle mathématique macroéconomique de l’économie française, le modèle ZOGOL qui nous permit d’explorer et de tester d’innombrables variantes des comptes économiques pour tenter de valider des suggestions de politiques alternatives.
Plaisir de fabriquer un savoir neuf, excitation intellectuelle à manier un outil d’une telle nouveauté et d’une telle puissance… Et le communisme des deux auteurs ne se traduisait par aucun biais de pensée, par aucun dogmatisme. C’est sans doute pour cela qu’ils ne le sont plus… Bref, nous devînmes amis.
Gaston Olive a suivi d’autres chemins professionnels. Philippe Herzog et moi ne nous sommes au fond guère quittés. J’ai suivi de loin mais avec sympathie ses efforts, depuis la « section économique du Comité Central » pour réconcilier la pensée et le discours économique du Parti communiste français avec la réalité, que la direction de ce dernier n’a guère eu de mal à rendre vains…
De mon côté, dirigeant socialiste puis ministre, je n’ai cessé de m’intéresser aux passerelles de la pensée, à la communication transfrontalière au sujet de cette matière économique, objet à la fois de tant de tracas et de tant de tabous en même temps que de vraies et profondes incertitudes scientifiques.
Déjà à l’époque où il ne laissait pas oublier son appartenance au PCF, et à travers d’innombrables travaux, Philippe Herzog forçait le respect. Il y avait un peu partout en France dans le monde de la pensée, et aussi dans le monde patronal industriel, des hommes pour qui l’inclusion de ces grandes maisons historiques qu’étaient le PCF et la CGT dans un total naufrage intellectuel avait quelque chose d’un drame national.
C’est dans cet esprit que Philippe Herzog avec Claude Fischer déjà, crée « Confrontations ». Discrètement, avec beaucoup, mais parmi les premiers peut-être, j’accompagne ce mouvement. Penser ne saurait s’accommoder de l’unanimisme, et il n’est de pensée que vérifiée par la critique. Voilà qui vaut autant pour le mouvement des idées que pour le mouvement social dans son ensemble.
« Confrontations » érode bien des tabous ossifiés du débat public, l’optimalité du marché comme l’exhaustivité de la lutte des classes…
Mais inlassablement « Confrontations » construit aussi. Ainsi va se trouver confortée cette tendance à soumettre l’approfondissement de la pensée économique et sociale à la critique constante mais positive de quelques-uns des acteurs majeurs de l’économie contemporaine.
Ainsi se développe « Confrontations », d’abord portée par le caractère surprenant et attachant d’un débat finalement assez nouveau entre sensibilités aussi profondément différentes, ensuite de plus en plus par l’intérêt même des travaux.
L’arrogance des appareils du PC comme du PS, l’inexistence de celui du MRG, plus tard de celui des Verts, enlèvent toute pertinence à la question d’un parrainage ou d’un rattachement politique. « Confrontations » se présentera comme non engagée politiquement alors qu’à l’évidence ses fondateurs viennent dans leur diversité des courants de gauche non dogmatiques et pour les autres de cette partie du patronat pour laquelle le champ social, loin d’être une annexe secondaire de l’économie, relève plutôt de sa finalité.
Très vite ce travail de ressourcement de la pensée économique est conduit à déborder du cadre national. D’abord les marchés sont internationaux, potentiellement mondiaux, déjà dans ce troisième quart du vingtième siècle.
Ensuite nous sommes embarqués dans la construction européenne.
À l’origine, cette aventure européenne n’a rien d’économique. Réalisée par Rome puis par Charlemagne, l’unité européenne est un vieux rêve réveillé sans succès par Charles Quint, aux fins de mettre un terme à la propension belligène de ces quinze communautés linguistiques qui se sont structurées autour de royaumes et fanatisées à travers les États-nations. Sous la forme pacifique, le rêve fut renouvelé par Victor Hugo, puis par Briand et Stresemann sans qu’aucun effet ne s’ensuive.
Le double méga-massacre du vingtième siècle le rend plus nécessaire et plus urgent que jamais.
C’est la paix qu’il s’agit de faire. Mais la leçon a porté : le politique incarné dans l’État-nation ne se laissera pas faire. Les faiseurs de paix européens tentent d’enfermer le politique dans des interdépendances.
Cela commence intelligemment et incontestablement : on fusionne les industries du charbon et de l’acier, industries de guerre. C’est bien mais insuffisant, cela démarre tout de même très fort.
On tente l’européisation des armées. C’est moins évident. L’État-nation commence sa revanche, et cela échoue. L’atome est une meilleure idée, mais insuffisante elle aussi.
On hésite. Jean Monnet laissera plus tard dire que tout compte fait on aurait dû choisir la culture. Des technocrates anonymes proposent la douane. Jean Monnet commence par trouver que cela manque de dignité et de rayonnement. L’Europe a plus de grandeur… Mais il n’y a rien d

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