La Syrie en cinquante mots clés
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Description

Pays mal compris, la Syrie apparaît aux yeux des opinions publiques internationales comme l'exemple d'un pays qu'il ne fait pas bon fréquenter. L'enfant terrible du Proche-Orient est loin de pouvoir être rangé dans la catégorie des dictatures irrécupérables. Cet ouvrage contredit bien des idées reçues sur un pays qu'il importe de bien comprendre si l'on veut saisir pleinement les réalités du Proche-Orient.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 juin 2009
Nombre de lectures 221
EAN13 9782296675797

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

La Syrie
en cinquante mots clés
Comprendre le Moyen-Orient
Collection dirigée par Jean-Paul Chagnollaud


Jean-Jacques LUTHI, Lire la presse d’expression française en Égypte, 1798-2008 , 2009.
Aurélien TURC, Islamisme et Jeunesse palestinienne , 2009.
Christine MILLIMONO, La Secte des Assassins, XI e - XIII e siècles , 2009.
Jérémy SEBBANE, Pierre Mendès France et la question du Proche-Orient (1940-1982), 2009.
Rita CHEMALY, Le Printemps 2005 au Liban , 2009.
Anne-Lucie CHAIGNE-OUDIN, La France dans les jeux d’influence en Syrie et au Liban, (1940-1946) , 2009.
May MAALOUF MONNEAU, Les Palestiniens de Jérusalem. L’action de Fayçal Husseini, 2009.
Mohamed ABDEL AZIM, Israël et ses deux murs. Les guerres ratées de Tsahal, 2008.
Michel CARLIER, Irak. Le mensonge , 2008.
Nejatbakhshe Nasrollah, Devenir Ayatollah. Guide spirituel chiite, 2008.
Mehdi DADSETAN et Dimitri JAGENEAU, Le Chant des Mollahs : la République islamique et la société iranienne , 2008.
Chanfï AHMED, Les conversions à l’islam fondamentaliste en Afrique au sud du Sahara. Le cas de la Tanzanie et du Kenya , 2008.
Refaat EL-SAID, La pensée des Lumières en Égypte , 2008.
El Hassane MAGHFOUR, Hydropolitique et droit international au Proche-Orient , 2008.
Sepideh FARKHONDEH, Société civile en Iran. Mythes et réalités , 2008.
Sébastien BOUSSOIS, Israël confronté à son passé , 2007.
Ariel FRANÇAIS, Islam radical et nouvel ordre impérial , 2007.
Khalil AL-JAMMAL, L’Administration de l’Enseignement Public au Liban , 2007.
Barah Mikaïl
Chercheur à l’IRIS


La Syrie
en cinquante mots clés


L’H ARMATTAN
© L’H ARMATTAN , 2009
5-7, rue de l’ÉcoIe-PoIytechnique ; 75005 Paris

http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-296-08688-3
EAN : 9782296086883

Fabrication numérique : Socprest, 2012
Ouvrage numérisé avec le soutien du Centre National du Livre
A Nidaa, esprit lucide
EN GUISE D’INTRODUCTION
La Syrie est un pays qui a décidément une bien mauvaise image. Quiconque s’intéresse en effet à la manière par laquelle ce pays est décrit dans la presse occidentale en général, mais aussi européenne, et plus particulièrement française, aura l’occasion de le constater : entre Damas et Pyongyang, les journalistes semblent ne pas discerner beaucoup de nuances. Dictature ; obscurantisme ; terrorisme ; violence ; pauvreté ; répression ; comportement abusif ; politique hégémonique ; tels sont quelques-uns des qualificatifs, directs ou suggérés, que l’on retrouve le plus souvent quand vient à être abordé le cas syrien.
Et pourtant, comme souvent quand le thème se rattache au Moyen-Orient, la nuance est recommandée. Non pas que la Syrie, ou, plus particulièrement, le régime syrien, soit exempt de critiques. Ses institutions pâtissent en effet d’une sclérose regrettable ; le sort fait aux opposants politiques est plus que condamnable ; la tonalité de la presse écrite et des média nationaux n’a, pour le coup, rien à envier à la Corée du Nord ; la redistribution des richesses se fait tout sauf de manière équitable ; la corruption gangrène les perspectives d’avenir ; la politique syrienne au Liban a connu mille et une dérives ; et ainsi de suite. Mais cela suffit-il pour autant à faire de la Syrie le modèle par excellence de l’État-paria ? Tous les points évoqués précédemment, et tant d’autres, sont en effet tout aussi bien partagés par la quasi-totalité des États membres de la Ligue arabe. Et pourtant, on en est encore, en France, à voir dans l’Egypte, la Jordanie, l’Arabie Saoudite, le Maroc, la Tunisie, l’exemple d’États « modérés ». Et à vouloir leur opposer deux seuls contre-exemples régionaux : la Syrie, et l’Iran.
On aurait pourtant pu croire que les sirènes d’alarme allaient retentir depuis longtemps en Occident. Et pour cause : un regard rétrospectif sur les articles parus dans l’essentiel de la presse occidentale, dont la française bien entendu, montre combien les grilles d’analyse relatives à la Syrie ont jusqu’ici échoué à illustrer les réalités de ce pays, ainsi que la nature effective de ses orientations politiques. Pathétique est, à ce titre, la manière par laquelle les principaux quotidiens nationaux français s’acharnent, aujourd’hui comme hier, à voir dans Damas l’exemple d’une capitale capable du pire toujours, jamais du meilleur. Une approche qui pourtant, et à plus d’un titre, a prouvé ses limites, particulièrement quand la logique et les réalités de terrain rendaient inexploitable le fourvoiement dans une obsession anti-syrienne qui ne convainquait plus que les auteurs de ces mêmes articles, ainsi que les esprits les moins critiques devant ce qu’ils lisent. Et pourtant, sans que le mea culpa soit en une quelconque façon de rigueur, force est de constater que pas une de ces plumes n’a eu le courage de faire son autocritique, et d’admettre que ses conclusions et assertions ont pu parfois être erronées. Non pas que l’exemption de la Syrie de ses propres responsabilités soit quelque chose d’admissible : ce pays est en effet plus que critiquable sur bien des points, et c’est la moindre des choses que de le souligner, et d’y insister. Dans le même temps, ce n’est pas pour autant qu’il ne faut voir ce pays qu’à travers un prisme négatif. Sauf à vouloir s’étonner devant le spectacle d’un Bachar al-Assad invité officiellement à Paris en juillet 2008, pour le sommet de l’Union pour la Méditerranée (UPM), ainsi que pour assister au défilé du 14-Juillet. Et sauf à vouloir broder des semaines durant sur les rivalités de pouvoir internes en Syrie et leurs répercussions sur l’appareil d’État et sa cohésion, avant que de constater que, au final, la stabilité institutionnelle était restée de rigueur {1} .
Nul n’a ni la science, ni la vérité infuses, bien évidemment, et il est de surcroît tout ce qu’il y a de plus naturel qu’un pays doté d’un pouvoir politique aussi opaque que la Syrie complique la grille d’analyse, et induise en erreur jusqu’aux meilleurs experts. Cela dit, étant entendu que « la modestie, c’est la housse du talent » (Aurélien Scholl), peut-être serait-il grand temps d’admettre que les réflexes pavloviens développés jusqu’ici dans le cas de la Syrie n’auront pas toujours été d’un bon conseil. Les média américains semblent maintenant être quelques-uns à l’avoir compris ; en France, les choses sont beaucoup plus lentes à évoluer. À la décharge du paysage médiatique français, il faut néanmoins reconnaître aussi que les approches quelque peu plus réalistes de la Syrie existent aussi, pour qui fait l’effort de les rechercher autre part que dans les média les plus populaires et les plus diffusés du pays.
Tout cela étant dit, il convient pour nous d’être clair. Et d’insister sur ce que l’ouvrage présent a une vocation principale : celle d’exprimer les réalités syriennes contemporaines telles qu’elles se révèlent. C’est pourquoi le choix a été fait de s’éloigner d’un style et d’une approche de type universitaires, et de se placer à la jonction de l’histoire et des constatations factuelles. Les déplacements fréquents qu’il nous a été donné l’occasion d’effectuer vers la Syrie, au fil des années, ainsi que les multiples entretiens que nous avons pu mener avec un grand nombre d’officiels et de citoyens dans le pays, nous ont en effet confirmé dans un sentiment majeur. À savoir que la Syrie, loin d’être statique, connaît tout simplement des bouleversements accélérés. Et que ces mêmes mutations montrent que, comme pour tous les autres États de la région, ce pays a un visage humain qui le rend aussi solide, mais également aussi vulnérable que l’ensemble de ses voisins.
Pour le reste, la Syrie reste aussi un État clé des évolutions politiques proche-orientales ; elle est également un pays qui développe une politique assez en phase avec les orientations pour le moins radicalisées d’une grande partie des opinions publiques arabes ; et elle est tout aussi bien un lieu de concentration de bien des merveilles patrimoniales culturelles et historiques, dans lesquels le pouvoir en place puise d’ailleurs le plus souvent pour insister sur la légitimité de son expression au nom de la oumma arabe. Sur ce dernier point, rien ne permet de dire que les Syriens ont raison dans leur revendication indirecte d’un droit à l’exclusivité pour ce qui relève de la bonne marche du monde arabe. Pour le reste par contre, la Syrie reste bel et bien un pays incontournable, et fort d’une histoire déterminante dans les évolutions de la région. C’est le modeste objectif de cet ouvrage que de chercher, par une série de mots-clé, à en présenter l’actualité

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