Le vrai Bart De Wever
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Description

Bart De Wever est un phénomène. Il suscite l’admiration, inspire, irconvainc et gagne. Et pourtant, l’homme demeure un mystère, reste difficile à sonder. Car au fond, qui est le vrai Bart De Wever ?

Pendant neuf mois, le journaliste Kristof Windels (De Morgen) a suivi De Wever à la trace, l’accompagnant sur la route de son triomphe anversois. De Wever n’a fermé aucune porte à l’auteur, le laissant assister aux réunions stratégiques, aux rencontres secrètes qui se déroulaient la nuit dans des hôtels à l’air sombre, aux nombreux voyages de l’homme politique, en train vers La Haye, en avion vers Londres, le laissant pénétrer dans sa voiture, le suivre dans les foires, les salles paroissiales, le bus de campagne...

C’est la première fois que Bart De Wever dévoile ainsi les tréfonds de sa politique. Il en résulte un portrait extrêmement fouillé et étonnant, un portrait qui explore les multiples facettes de l’homme politique le plus populaire de Flandre.

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 4
EAN13 9782507051327
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0060€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

LE VRAI BART DE WEVER
Kristof Windels Le vrai Bart De Wever Traduction française de Charles Franken
© Borgerhoff & Lamberigts nv, 2012, pour la version originale © Renaissance du livre, 2013, pour la version française
Renaissance du Livre Avenue du Château Jaco, 1 – 1410 Waterloo www.renaissancedulivre.be
COUVERTURE : EMMANUEL BONAFFINI, SUR BASE DU TRAVAI L DE JOHNY & RONNY PHOTOGRAPHIE DE COUVERTURE : JONAS LAMPENS MISE EN PAGES : CW DESIGN IMPRIMERIE : WILCO (HOLLANDE)
ISBN : 978-2-507-05116-7 DEPOT LEGAL : D/2013/12.763/13 Droits de traduction et de reproduction réservés pour tous pays. Toute reproduction, même partielle, de cet ouvrage est strictement interdite.
KR IS TO FW INDELS
Le vrai Bart De Wever
Bonjour Kristof, Je viens de recevoir ton manuscrit. Je l’ai lu d’une traite, ce qui m’a fait arriver en retardà une… réunion. J’étais désespéré ! Cette lecture me montre combien, en fine mouche, tu as été notre hôte attentif et discret tout au long de la campagne, l’œil fixé sur les maîtres du lieu qui en arrivèrent à oublier cette présence étrangère. Ces pages m’ont renvoyé plus d’une fois mon image. Ce que je vois dans le miroir que tu me tends manque parfois de charme. Mais ton récit m e paraît relater fidèlement l’histoire de la N-VA pendant la lutte pour la conquête d’Anvers. Le lecteur est admis dans la cuisine où les hommes politiques préparent les plats qu’ils vont lui servir. J’espère que personne n’en perdra l’appétit. Car la vocation de lares publica, quoi qu’on en dise, n’a rien perdu de sa noblesse. Seulement, le chemin qui mène de l’appel entendu à l’élection n’est pas toujours semé de roses. Fortuna favet fortibus (La Fortune sourit aux audacieux) Cordialement, Bart De Wever
Introduction
15 janvier 2012, minuit 35, Gand. « Ce n’est pas précisément l’endroit idéal pour parler », dit-il. Comment lui donner tort ? Nous voici planté s devant la porte d’entrée bien trop étroite des bâtiments Eskimo à Gand. Notre première rencontre. Dans une sorte de petit porche entouré de toiles noires pour tenter de repo usser le froid. Il tremble légèrement, le président. Son visage a pris le teint grisâtre de saison. C’est la fête mais ses traits n’en laissent rien paraître. Les muscles du visage accusent le coup. Quatre heures durant, le président a baigné dans le bonheur, au milieu de ses gens à lui, ceux de la N-VA. La soirée a commencé par un discours prononcé pour la première fois dans une grande salle. Elle était pleine à craquer. Les canapés qui avaient été disposés pour créer de petits coins sympathiques avaient disparu. Même chose pour les tabourets de bar et les tables hautes. On ne voyait plus qu’une foule, une marée humaine. Le président a pris la parole peu après 20 heures. Les présomptueux arrivés trop tard en auront été pour leurs frais. Ils ont dû garer leurs voitures sur le Wiedauwkaai, à 400 mètres de là, puis marcher une dizaine de minutes. Le parking était complet depuis belle lurette. Une seule place est longtemps restée libre : celle du p résident, près de la porte. C’est chaque fois le même scénario. Une assistance de 3 000 personnes. Réparties dans deux salles. L’une où l’on peut prendre un repos sommaire avant, l’autre réservée à la fête, après. C’est la réception de Nouvel An de la N-VA. Une réc eption, oui… un happening, plus exactement. Une sorte de fête populaire en salle, l ’occasion aussi de faire une déclaration publique. Une sorte de doigt d’honneur adressé à la concurrence. Le même week-end, d’autres partis politiques flamands se réunissent po ur échanger des vœux et des baisers sonores. Mais aucun ne réunit autant de monde que la fête de la N-VA. Le parti est en plein essor, qu’on se le dise. Et bienvenue à toutes et à tous ! Ni champagne ni amuse-gueules tarabiscotés, mais des pâtes à la carbonara, des lasagnes et même de la viande en ragoût ou des boulettes accomp agnées de frites. Qu’importe le régime du président, les autres n’ont pas à en souffrir. Bien sûr, tous ceux qui se pressent ici doivent se fendre de quelques pièces : 6 euros l’assiette (en alu) arrosée jusqu’à minuit de bière, de cava et de rafraîchissements gratuits. Pui s on se p rocure des tickets pour la soirée dansante. Que rapportera le happening ? Rien. On dira qu’il a coûté cher. Les yeux de la tête. À l’heure où s’achètent les premiers tickets, le pr ésident n’a encore rien bu. Dès la fin de son discours, il gagne le hall d ont il ne bougera p as jusqu’à minuit une. Il y restera trois heures et demie. À la même place. Devant lui, une longue file de candidats et de militants, et un photographe. Derrière lui, une pancarte du parti. On dirait que toutes celles et tous ceux qui sont venus à Gand veulent se faire photographie r à côté de lui. Une vraie vedette de cinéma. Évidemment, ces photos-là ne pâlissent pas dans un cadre, au mur d’un living. Les candidats locaux veulent une photo p our illustrer leur dépliant de campagne, une photo qui sera punaisée à un mur ou diffusée sur Internet. Le rendez-vous avec les électeurs est fixé au 14 octobre. Pour la plupart, ce sera une première. La majorité d’entre eux sont des inconnus. Un seul photographe prend les photos, 843 en tout. Reste à savoir si tous ces candidats
auront convaincu beaucoup d’électeurs grâce à ce cliché. En ce jour du 15 janvier, il n’y a pas très longtemps que De Wever a entamé son marathon amaigrissant. Certes, il a déjà perdu des kilos mais quelques mois plus tard, la photo de ce De Wever-là déclenc hera les rires. Qu’importe ! Il esquisse un sourire à 843 reprises, le flash se déclenche à chaque fois. Un martyr ? Il ne l’avouera jamais. C’est la règle du jeu. Ce ne sont pas les premières photos et ce ne seront pas les dernières, loin s’en faut. C’est la journée n° 1 de la campagne. La première d’un long périple qui s’achèvera le 14 octobre. Sep t mois plus tard, il pourra s’accorder une pause de trois semaines. Vacances en Toscane, en famille. Toutes les autres journées seront placées sous le signe d’un objectif unique : implanter son parti en Flandre. Après le passage du dernier candidat de l’interminable file, De Wever se dirige d’un pas mal assuré vers les toilettes. C’est le moment ou jamais de se passer les mains à l’eau – il en a tant serré… Un break. Car la fin de la soirée est loin. C hacun a voulu être pris en photo avec lui et, à présent, tout le monde voudrait lui dire un mot. Il quitte les toilettes et pour répondre à la demande, il gagne le porche. Il faut rapidement se rendre à l’évidence. « Ce n’est vraiment pas l’endroit idéal pour parler », dit-il. Il s’est lavé les mains pour rien. Tous ceux qui partent n’ont qu’un souhait : lui serrer la main, échanger un mot. Je m’appelle Jan, Piet, Pol et je viens de Lanaken, de Poelkapelle, de Maldegem. Chaq ue fois, De Wever hoche la tête et entame un bout de conversation. À propos de… ? Dieu sait quoi. Par moments, le président en a assez mais il sait b ien que tout cela est inévitable, que ce n’est rien en comparaison avec ce que les mois suivants lui réservent. La réception du jour de l’An 2012 démontre une fois de plus ce qui est de n otoriété publique : la N-VA fait des progrès remarquables. Aussi la Ville de Gand n’a-t-elle pas été choisie p ar hasard. De préférence à Anvers, qui accueille pourtant une majorité d’événements au printemps. « Tout simplement, la salle des fêtes que nous avons toujours utilisée à Anvers est devenue trop petite », explique De Wever le soir même. Et le Palais des Sports ? « Trop gran d pour le moment. Pour le moment. » L’usine Eskimo a la taille qui convient à la N-VA version 2012. Pour marquer les esprit, De Wever lance des chiffres le soir même où il prononce son discours. Quelques semaines avant le drink de Nouvel An, le parti comptait 25 483 membres ; l’année précédente, il en comptait près de 10 000 de moins. « En 2011, nous avons donc enregistré chaque mois un millier de nouveaux membr es. À la fin de l’année dernière, le pessimiste que je suis disait que cela n’aurait qu’un temps. Et les faits m’ont donné raison. Au cours du mois qui a suivi les débuts du gouvernemen t Di Rupo, ce n’est pas un millier de nouveaux membres que nous avons enregistré mais deu x. » Ce qui représente 292 sections locales. Après l’été 2012, il y en aura 298. Pour l es élections communales, le parti sera représenté dans à peu près 97 % des communes. Les c ommunes où le parti n’est pas présent sont très petites, d’ailleurs. Conclusion : le 14 o ctobre 2012, 99 % des Flamand s seront susceptibles de voter pour la N-VA. Et cela pour les premières élections communales où le parti se présentera seul aux électeurs. De Wever est fier de ce qu’il peut d’ores et déjà annoncer à Gand. Mais il prévient aussitôt a les enthousiasmes : « Malgré une et ce ne sera pas la dernière fois qu’il tempérer progression sensible, nous sommes très en retard su r le plan local par rapport aux partis traditionnels. Et ce n’est pas une se ule consultation électorale qui nous permettra de combler ce déficit. Ceux qui prétendent le contraire se tromp ent et préparent notre défaite. » Quand il parle, De Wever emballe toute la salle. À plus forte raison si elle est pleine d’admirateurs inconditionnels. Gand n’échappe pas à la règle. Un militant, un Gantois manifestement, lance : «Nie pleuje» (On tient bon). De Wever approuve et ajoute quel ques paroles incendiaires. Pour conclure, il lève le pouce et son geste soulève la dix-huitième salve d’applaudissements.
Passé minuit, le président restera finalement deux heures de plus dans les bâtiments Eskimo de Gand. On l’entoure constamment. Tout le monde veut lui parler. Même dans le grand couloir qui est pratiquement vide et qui longe les deux salles, il avance difficilement. Il s’arrête, il hoche la tête, il écoute, hoche encore la tête et finit par dire : « Envoyez-moi un mail, je verrai ça de près. » Et hop ! Au suivant. Non, ni le lieu ni le moment ne sont bien choisis pour entretenir le président d’un beau proj et. Pour finir, je réussis de justesse à décrocher un véritable entretien : le jeudi suivant, peu après midi, un café au bureau du parti. 47 rue Royale, à Bruxelles. Sixième étage. Loin de la foule. La Barricade. C’est le nom que la N-VA donne au quartier général du parti. La Barricade fait allusion à l’époque révolue de la Volksunie. Les bureaux de la VU se trouvaient place des Barricades à Bruxelles. e 2001, la N-VA n’avait toujours pas quittéAprès la scission interne d les lieux. Fin mai 2005, le parti prit possession d e son nouveau siège, un im posant hôtel de maître qui fut transformé en bureau, dans le quartier de la place Madou, rue de la Charité à Saint-Josse-ten-Noode. Dans ce bâtiment, qui coûta 550 000 euros au parti, l’Académie néerlandaise dispensait auparavant des cours à des francophones. Le quartier général fut baptisé « La Barricade » et au milieu de l’année 2010, le nom accompagna le déménagement rue Royale. Ce déménagement apporta une nouvelle preuve du déve loppement du parti. L’hôtel de maître de la rue de la Charité était archiplein. Le parti aurait voulu engager du personnel mais la place manquait pour que chacun des nouveaux empl oyés puisse s’asseoir derrière un bureau. Désormais, le parti occupe les cinquième et sixième étages de l’immeuble de bureaux situé à l’angle de la rue Royale et de la rue du Mo niteur. Initialement, le sixième étage suffisait mais au lendemain des élections de 2010, on ajouta le cinquième. C’est ici que bat le cœur du parti : le secrétariat politique, le bureau d’études, l’administration des membres, la comptabilité, la rédaction du magazine national des mem bres, le comité de rédaction des brochures toutes-boîtes, etc. Les bureaux se répartissent à la périphérie du plateau, le centre est occupé par les salles de réunion. Il y a une cuisine , aussi. Et le bureau du président, bien entendu. Le bureau de De Wever est situé à l’angle, à l’étage supérieur. Je n’ai pas tout visité, mais je suis persuadé que c’est le plus bel espace de l’ensemble du quartier général. Les rares fois où il er est assis à son bureau, il tourne le dos à la rue d u Moniteur et à la statue du roi Léopold I . Il regarde, les yeux dans les yeux, les rédacteurs du quotidienLe Soirfrancophone qui, le journal l’a plus d’une fois pris vivement à partie. Ce bureau est une vraiewar roomselon les. Aménagé désirs du président. Le bureau de De Wever est rarement en désordre. À vrai dire, il ne l’est ja horreur de la pagaille. Le b ureau du vice-président du parti, Benamais. Le président Weyts, est régulièrement sens dessus dessous. Ce qui met De Wever dans tous ses états. « Je ne comprends pas comment on peut travailler dans un tel capharnaüm », me confiera le président des mois plus tard, lors d’une rencontre dans ce bureau. De Wever range tout. Dans un placard de six mètres de long. Dans son bureau d e la rue Royale, l’image du professeur d’histoire distrait ne colle plus à De Wever. S’il n’y avait pas la moquette, on pourrait manger par terre. Le bureau est vaste. Un salon, une table de réunion et la table de travail du président y tiennent à l’aise. On entre côté salon, dont un mur s’orne d’une télévision à écran plat. Une table de réunion carrée se dresse au centre de la p ièce. On peut s’y tenir à huit. Sur la table, des tasses marquées du logo de la N-VA et du café soigneusement disposés sur un plateau. À cette table se tiendront des réunions au cours des prochains mois, on rira, on poussera des jcriera, même. Le bureau urons. On Derrière ledu président est placé près de la baie vitrée. bureau, une affiche de la N-VA.
Jeudi, 14 heures. Comme convenu. De Wever n’est pas encore là, mais son bureau est accessible. À 14h13, il n’est toujours pas arrivé mais personne ne semble se préoccuper de son retard. Rien que de très normal. De Wever est toujours en retard. Toujours, vraiment. Jeroen Overmeer, le porte -parole du parti, assure l’accuei l. Il me précède jusqu’au bureau du président et s’assied à la table de réunion. Une dizaine de minutes plus tard, De Wever entre en trombe dans son bureau, fait un petit signe de t ête et s’assied sans plus attendre. Ni poignée de main, ni mot d’accueil adressé à chacun. Rien de plus normal, encore une fois. De Wever s’en passe, toujours. Il dit aussitôt : « Désolé pour ce léger retard ». Il fourre un dossier dans un placard, puis il s’assied à la table de réunion. « Qu’est-ce que c’était ? », dit-il en soupirant à son porte-parole. Ils parlent à voix basse, puis De Wever montre son GSM Nokia à Overmeer. C’est à peine si ce dernier réagit, seules ses lèvres semblent remuer. Ces deux-là se comprennent à demi-mot. De Wever n’a pas l’intention de perdre du temps. Il vient à peine d’achever la réunion précédente et celle d’après s’annonce déjà. La rapidité avec laquelle il aborde le thème de l’entretien montre que le temps presse. Pas de préliminaires. De Wever a été mis au courant par Wouter Verschelden, le rédacteur en chef du journalDe Morgena déjà discuté du projet. Il en interne. « Donc, vous voudriez nous suivre pendant la campag ne des élections communales d’Anvers ? » Je ne puis qu’approuver : « C’est exac t. » « Et quand vous dites suivre, vous voulez dire suivre partout ? », continue De Wever. Je réponds évidemment : « C’est exact. » « Bva falloir fixer quelques rendez-vous », dit De Wever en guise de conclusion. Il seon, il redresse et saisit une canette de Coca zéro sur le plateau, au milieu de la table. « Votre projet suppose une confi ance réciproque. Je suis disposé à accorder à un journaliste l’ac cès à des échanges internes, à des réunions stratégiques. Cela suppose que nous soyons d’accord pour que rien de tout cela ne filtre avant les élections. Pas même sous la forme de sous-entendus. Jusqu’au 14 octobre, Siles journaux ne publie ront rien de ce qui se dira dans ces réunions. nous tombons d’accord sur ce point ici et maintenan t, nous pouvons marquer notre accord pour tenter l’expérience. Nous verr ons la tournure qu’elle prendra. Je m’y vois bien mais je veux en parler avec les gens d’Anvers. Je vais fair e ça. » Je réponds : « Si telles sont les conditions de l’accord, je marche. » Une fois réglé le bref chapitre « rendez-vous », De Wever est heureux et fier d’exposer la situation. À propos de la s ection locale d’Anvers, il explique où en sont les préparatifs d es élections communales. Le programme du parti est ent re les mains de Koen Kennis, le président du comité du congrès. Au milieu de l’année 2011, après avoir mené une enquête auprès des Anversois, le parti a utilisé leurs réponses comme point de départ. L’essentiel du programme est déjà écrit noir sur blanc. Le travail qui reste à accomplir est défini par cette mention : « À compléter ». « Ça va se clarifier rap idement », dit De Wever. « Ces mois-là vont être passionnants. » On entend un soupir d’une profondeur étonnante. « La route qui mène à octobre est encore bien longue. » Overmeer opine du chef : « Très longue ». Une semaine plus tard, De Wever a reçu de la sectio n locale d’Anvers l’autorisation d’ouvrir les portes à un visiteur bien identifié. Pendant huit mois, presque neuf, jusqu’au jour de vérité : le 14 octobre 2012. De Wever communique l’information par téléphone et me dévoile un secret : « Au parti, il n’y a pratiquement personne qui soit au courant et même pour la plus grande partie de la section locale d’A nvers, cette information est secrète. D’habitude, le mercredi, nous nous réunissons avec les grosses pointures d’Anvers, généralement dans mon bureau. Venez-y. Mercredi à 13 heures. » 13 heures… c’est-à-dire 13h20. Pour une raison connue de toutes les personnes présentes,
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