Les chemins de la dignité
165 pages
Français

Les chemins de la dignité

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165 pages
Français

Description

« Jamais dans l'histoire des temps modernes, un continent n'a été aussi déterminé par l'extérieur. Les relations internationales sont et resteront mortelles. Elles se nourrissent continuellement de stratégies, d'alliances, et de dominations. Les politiques prêchées et imposées en Afrique par les institutions dites internationales répondent à une même logique d'assujettissement en vue d'une perpétuelle exploitation de ses ressources. Les faits actuels témoignent du rôle subalterne du continent dans les grandes problématiques contemporaines. Aucun État africain actuel n'est assez outillé pour répondre favorablement aux aspirations de ses citoyens ou se dresser seul contre l'ordre actuel du monde.

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Publié par
Date de parution 16 octobre 2020
Nombre de lectures 1
EAN13 9782140160752
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0035€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Adama THIAMLes chemins de la dignité
« Jamais dans l’histoire des temps modernes, un continent n’a
été aussi déterminé par l’extérieur. Les relations internationales
sont et resteront mortelles. Elles se nourrissent continuellement
de stratégies, d’alliances, et de dominations. L’esprit mercantile,
inspiré et approuvé par une main plus dérobeuse et scélérate Les chemins
qu’invisible, est son principal moteur. Les politiques prêchées
et imposées en Afrique par les institutions dites internationales,
bras séculier de l’impérialisme occidental, répondent à une même de la
logique d’assujettissement en vue d’une perpétuelle exploitation
de ses ressources. Hier, elle a eu droit aux politiques d’ajustement
structurel afn d’assainir ses fnances publiques et de pouvoir
renouer avec la croissance. Aujourd’hui, les notations du Doing dignité
Business et les plans d’Émergence semblent être le vade-mecum
pour des gouvernements sans réelle inspiration.
Afrique Noire, une nouvelle voie s’imposeLes faits actuels témoignent du rôle subalterne du continent dans
les grandes problématiques contemporaines. Aucun État africain
actuel n’est assez outillé pour répondre favorablement aux Essai
aspirations de ses citoyens ou se dresser seul contre l’ordre actuel
du monde. Un ordre dans lequel, le fractionnement de l’Afrique
au lendemain de la conférence de Berlin a fni de la rendre victime
permanente des infuences et de la domination de puissances
Préface de Chérif Salif SYétrangères. De là, les États africains n’ont pas de perspective
positive en dehors de l’unité. » Adama THIAM.
Adama THIAM est ingénieur en informatique. Cet ouvrage est son
premier essai.
18,50 €
ISBN : 978-2-343-20474-1
Couv Les chemins de la dignité GRAVURE.indd 1 31/08/2020 13:3831/08/2020 13:38
Adama THIAM
Les chemins de la dignité Les chemins de
la dignité
Afrique Noire, une nouvelle voie s’impose.Adama THIAM
Les chemins de
la dignité
Afrique Noire, une nouvelle voie s’impose.
Essai
L’Afrique Noire est seule !
Préface de Chérif Salif SY

© 2020, L'Harmattan
5-7, rue de l’École-Polytechnique – 75005 Paris
www.editions-harmattan.fr
ISBN :
978-2-343EAN : 9782343Aux jumeaux Mariama & Mouhamed,
en espérant qu’ils grandissent dans un monde meilleur.
7 PRÉFACE
Par Chérif Salif SY, Économie-politiste et ancien ministre,
Président du Forum du Tiers-Monde : Dakar, Sénégal
Voici un nouveau livre sur les problèmes du développement économique et
social des pays africains. Un de plus ? non, car il s’inscrit dans l’évolution et
l’enrichissement continuel de ce sujet et qu’il témoigne de sa vitalité et de son
mûrissement.
Un des principes de la dialectique est qu’elle ne considère pas l’histoire
comme une accumulation de phénomènes isolés mais un tout où les différents
éléments se conditionnent réciproquement. Ce principe est déterminant dans
l’étude du sous-développement et de la domination.
A travers sept chapitres, l’auteur montre combien il est difficile voire
impossible de comprendre le phénomène de domination et de marginalisation
qui a frappé le continent africain et partant, les luttes qui s’y déroulent, si l’on
ne prend pas dans la démarche, une totalité : l’économie mondiale capitaliste,
en tant que mode de production dominant.
Le travail qui nous est présenté n’admet pas que la réalité soit sectionnée
artificiellement; les dynamiques endogènes, économiques, politiques,
idéologiques constituent des phénomènes liés organiquement entre eux et sont
analysées en tant qu’ensemble complet. Un autre aspect du livre, dévoile au
fil de la lecture, que le développement du capitalisme, l’exploitation coloniale,
l’impérialisme, le sous-développement constituent des phénomènes
historiques liés entre eux et dont il faut comprendre les relations réciproques
et le développement. En ce sens, il donne l’impression d’une introduction
stimulante, qui donne envie d’aller plus loin, en même temps qu’il réserve des
surprises même aux spécialistes de l’économie du développement.
Il plaira spécialement aux étudiants ayant le goût de l’« histoire discrète »,
mais aussi à ceux qui aiment la géopolitique.
Les chapitres deux, trois et quatre montrent que, longtemps considérée
comme un élément moteur de la croissance, l’ouverture des économies
africaines, en l’occurrence, apparaît aujourd’hui comme une cause
fondamentale de leur fragilité. La contrainte extérieure que les anciens
colonisateurs ainsi les nouveaux partenaires du continent s’imposent à tous les
aspects de la vie économique et sociale. Ainsi, a été rompue la cohérence
économique et sociale existant précédemment sans qu’une nouvelle logique
la remplace.
11 Pour Adama THIAM, il n’y a aucune raison pour autant, de désespérer du
continent, dont le fort sentiment d’appartenir au même peuple ayant le même
destin, triomphera. Le sentiment panafricaniste est porté par les organisations
politiques et non politiques qui ouvriront peut-être rapidement, les portes du
bonheur dans un monde plus heureux.
Bon voyage donc au lecteur qui aborde ce sujet passionnant de la
« renaissance » africaine et auquel je souhaite autant de plaisir que j’en ai
éprouvé à la lecture des « Chemins de la dignité : Afrique noire, une nouvelle
voie s’impose. »
12 INTRODUCTION
L’Afrique Noire vit au rythme de la perception que les autres régions du
monde se font d’elle, à travers leurs propres réalités. Pourtant, elle devrait
apprendre plus de son histoire et chercher à comprendre son environnement
afin de mieux faire face aux défis et enjeux auxquels sont confrontées ses
populations. Son histoire récente lui a certes fait perdre son âme et son
honneur mais la grandeur d’un peuple se mesure également à la manière dont
il endure et se relève. De fait, le salut de cette Afrique Noire sera ce que la
détermination de toutes ses couches sociales en fera. Couches sociales qui
doivent préfigurer la constitution de sa future grande Nation, sous l’égide d’un
leadership éclairé et juste. L’histoire commune invite donc à développer une
conscience de l’appartenance au même peuple et au même destin dans un
monde où l’Afrique Noire demeure toujours marginalisée et subit les effets
ravageurs de la mondialisation économique et culturelle.
Les relations internationales sont et resteront mortelles. Elles se nourrissent
continuellement de stratégies, d’alliances, d'emprises et de dominations.
L’esprit mercantile, inspiré et approuvé par une main plus dérobeuse et
scélérate qu’invisible, est son principal moteur. Ainsi, les politiques prêchées
et imposées aux États d’Afrique Noire par les institutions dites internationales,
bras séculier de l’impérialisme occidental non plus voilé mais totalement étalé
et endossé, répondent à une même logique d’assujettissement en vue d’une
perpétuelle exploitation de ses immenses ressources. Hier, l’Afrique Noire a
eu droit aux politiques d’ajustement structurel libéral afin d’assainir ses
finances publiques, de retrouver un endettement soutenable et de pouvoir
renouer avec la croissance. Aujourd’hui, les notations du Doing Business et
les plans d’Émergence semblent être le vade-mecum pour des gouvernements
africains sans réelle inspiration. De là, les considérations militaires,
économiques et géopolitiques l'emportent sur toute autre considération
humaine, morale ou philosophique.
En dépit de l’absence de vision stratégique des gouvernements africains,
qui se traduit par un fort taux de chômage, une corruption aiguë, un manque
d’infrastructures décentes perceptible, une insalubrité déshonorante, une
pauvreté de masse chronique, certains media feignent de voir un continent mis
sur les rails de l’Émergence voire du développement. Les échecs de la plupart
des gouvernements en Afrique Noire ou les carences des États sont occultés
par ceux qui formulent ces jugements et qui ont des desseins non avoués. En
réalité, les forts cours de matières premières durant la première décennie de
ce troisième millénaire combinés à l’annulation d’une partie de la dette
extérieure ont bercé l’illusion de croissance. Par ailleurs, l’essentiel des
politiques économiques s’orientait vers l’exportation de ressources non
13 transformées avec l’arrivée de nouveaux acteurs comme l’Inde ou la Chine
qui ont dopé la demande. Aussi, dans ce millénaire où la constitution de grands
ensembles semble être la voie idéale pour ne pas rester toujours « Les damnés
de la terre », les gouvernements des États en Afrique subsaharienne refusent
obstinément d’avoir l’influence positive et de prendre les bonnes décisions
pour mener à bien les changements radicaux que nécessitent la prise en compte
et la satisfaction réelles des préoccupations de leurs citoyens.
La croissance économique continue des nouveaux acteurs dits émergents,
particulièrement celle de la Chine avec ses immenses réserves de capital a
stimulé les exportations africaines de ressources naturelles et exacerbé la
présence militaire étrangère sur le continent africain, autrefois chasse gardée
des anciens pays colonisateurs et autres vainqueurs de la seconde guerre
mondiale. En outre, comme toute puissance économique et politique, celle-ci
permet de sécuriser l’approvisionnement en ressources: énergétiques,
minières, halieutiques ou agricoles. Dès lors, la course à la signature de
contrats d’approvisionnement et de concessions d’exploitation apparaît vitale
pour toutes les grandes puissances, avec ses corollaires telles que la corruption,
l’instabilité ou encore la dégradation de l’environnement.
L’empire du monde se construit constamment autour de relations fortement
conflictuelles et antagoniques. Hier, berceau de l’humanité devenu possession
de puissances impériales, de nos jours, objet des tensions géopolitiques entre
l’Occident et les nouvelles puissances dites émergentes, l’Afrique
subsaharienne semble être condamnée à rester en marge du progrès. Elle reste
la seule région du monde où continuellement le niveau de vie des populations
connaît des régressions. Aucun gouvernement n’arrive à répondre aux
préoccupations de ses citoyens: sécurité alimentaire, accès aux soins
médicaux de qualité, accès à une éducation de qualité, logement convenant,
mobilité, environnement harmonieux, épanouissement culturel, etc. Pourtant,
la poussée démographique notée ces dernières années en Afrique Noire, le
désir grandissant d’une prospérité et d’un meilleur bien-être qui s’y souffle
ainsi que les pressions exercées sur sa jeunesse tels que la xénophobie et le
chômage de masse persuadent de plus en plus les sociétés civiles et certains
gouvernements à penser et à concevoir des modèles de développement
endogènes enracinés sur les idéaux du panafricanisme capables de répondre
aux défis confrontés.
Sous ce rapport, il est un devoir impératif qui est à la portée des peuples
d’Afrique Noire de se penser par soi-même et de s’affranchir par la
détermination de tous les liens qui les condamnent à la domination, à la
servitude et à la pauvreté. Bref à l’indignité. Telle est l’ambition de cet
ouvrage. Ouvrage qui s’articule autour de sept chapitres. Il invite à une
meilleure compréhension du monde dans lequel nous vivons et appelle à
14 prendre les résolutions nécessaires afin que l’Afrique Noire ne soit plus le
continent qui abrite «les masses considérées (à tort) économiquement et
socialement inutiles » mais devienne plutôt et véritablement un continent
puissant, digne et prospère.
D’abord, dans le premier chapitre intitulé « Un passé douloureux », nous
essayons de faire un rappel sur l’esclavage, la colonisation des peuples
d’Afrique Noire ainsi que des immenses bouleversements des structures
politiques, sociales, économiques et culturelles provoqués.
Le deuxième chapitre, « Décolonisation et fondation des premiers États »,
revient sur le processus de la décolonisation au lendemain du second conflit
mondial. Il cherche à mettre en exergue les déficiences ainsi que les tares
originelles des États africains et tente de montrer les raisons des échecs des
différents gouvernements qui s’y sont alternés.
Le troisième chapitre, «Simulacre d’un Africa rising», s’attache à
dévoiler les faits qui contredisent le vent d’optimisme exalté sur le continent
ces dernières années et l’impossibilité de noter un développement sans une
vraie métamorphose radicale de nos pays. En outre, il évoque la tragédie des
traversées de la Méditerranée, symbole de l’échec des États en Afrique Noire.
Le quatrième chapitre, revient sur la néo-colonisation constatée en Afrique
Noire et les luttes géopolitiques entre les acteurs dits traditionnels et les
nouveaux pays dits émergents. Il montre le rôle pernicieux joué par les élites
politiques dans la situation désastreuse de l’Afrique Noire. Ce chapitre
dénonce également l’intensification de l’aliénation culturelle d’une partie des
populations, véritable frein à toute émancipation.
Le cinquième chapitre, « Résilience, renaissance et foi en l’avenir » aborde
de la nécessité de comprendre les défis contemporains et enjoint à une
renaissance africaine effective. Il attire l’attention sur la nécessité de trouver
des solutions aux problématiques du continent face à la montée de la
xénophobie et du racisme dans le monde. Par ailleurs, il présente les
opportunités mais également les risques que l’accroissement démographique
en Afrique Noire engendre. Enfin, ce chapitre examine le rôle des
mouvements sociaux dans ce processus.
Le sixième chapitre évoque de la nécessité de transcender les différences
et les divisions ethniques et confessionnelles et de développer une nouvelle
conscience collective fondée sur la coopération pour le progrès en Afrique
Noire. Il traite aussi des différentes transformations nécessaires à mener au
niveau des États tels que le renforcement des organisations régionales,
l’abandon de l’aide et le recours à de nouveaux outils de financement. Il tente
15 de décliner des voies permettant d’aller progressivement vers l’État Fédéral,
la seule véritable issue pour une Afrique forte et prospère.
Enfin, nous nous attachons dans le dernier chapitre à partager notre regard
d’une Afrique Noire unie réellement émancipée et maîtresse de son destin. Il
s’agit de présenter les différentes politiques nouvelles et ambitieuses qu’un tel
État Fédéral pourrait mener dans tous les domaines de la vie de ses citoyens
ainsi que de la nouvelle place de l’Afrique Noire dans le monde.
16 1°/ UN PASSÉ DOULOUREUX
Qui sont ces étrangers qui arrivent ?
Les razzias négrières transatlantiques
L’endurance d’un peuple
La colonisation en Afrique Noire : appropriation du continent et extorsion de
ses richesses
Destruction culturelle et déstructuration des organisations politiques et
sociales
Qui sont ces étrangers qui arrivent ?
« L’Histoire ne ment pas. La traite des noirs fut un des plus grands
génocides que l’humanité ait jamais connus. Et ce sanctuaire africain, qu’est
la maison des esclaves de Gorée, fut capitale de souffrances et de larmes car
des innocents sont morts ici, victimes du temps de la honte. Pendant trois
siècles sans répit, chassés, traqués, arrachés à leur sol natal comme les
racines des temps sous la torture et l’humiliation. Transfert brutal et massif
de millions de noirs sous lequel la quasi totale du nouveau monde construisit
ses réalités politiques, économiques et sociales.». Ces propos de feu
Boubacar Joseph NDIAYE, conservateur de la Maison des Esclaves à l’île de
Gorée témoignent à eux seuls, l’infini de la peine ainsi que le vil motif du
profit.
Le déchaînement de barbaries d'une communauté envers une autre et le
manque d'empathie face à la souffrance d’autrui demeureront toujours une
énigme pour beaucoup d'hommes. Considérées telle qu'une activité
économique et appelées parfois commerce triangulaire ou commerce du bois
d’ébène, les razzias négrières transatlantiques demeurent la plus grande
abomination de ces temps-là. Bien avant ces pages sombres, les noirs furent
également victime d'une autre forme de violence au cours de celles dites
transsahariennes et orientales qui ont duré treize siècles à partir du VII siècle.
Penser autrement l’Afrique Noire commande donc de donner une place
importante à son histoire et particulièrement aux razzias négrières. Les
tyrannies subies par le peuple noir durant ces périodes honteuses ont fini par
engendrer et installer durablement les fondements d'une profonde destruction
morale, psychique et organisationnelle. Destructions qui continuent à affecter
considérablement le continent sous diverses formes et qui circonscrivent les
rapports entre l’Occident, le Monde Arabe et l’Afrique Noire jusqu'à nos jours.
17 VII siècle – XX siècle, razzias négrières transsahariennes et orientales. XV
siècle – XIX siècle, razzias négrières transatlantiques. VII siècle – XX siècle,
barbaries et crimes commis par des arabes. XV siècle – XIX siècle,
asservissement et humiliations répétés par des européens. VII siècle – XX
siècle, au nom d’une guerre sainte. XV siècle – XIX siècle, au motif d’une
nécessité économique.
L’une comme l’autre, ces aventures témoignent des atrocités et des
monstruosités que les hommes sont prêts à commettre pour la recherche du
profit.
Tout part du commerce et d’une idéologie dominante, certes erronée : des
échanges commerciaux entre des nomades venus de la méditerranée et des
pays d’Afrique au Sud du Sahara, une acception morale et profonde d’une
communauté en sous-hommes ainsi que le droit de les soumettre et de les
asservir car « non-croyante ». Ce commerce dit transsaharien s’appuyait sur
des caravanes, des groupes voyageant essentiellement dans le cadre
d’expéditions commerciales à travers le désert.
Il connaît un prompt développement à partir du VII siècle initialement en
Égypte puis dans tout le Maghreb et la boucle du Niger. Les marchandises des
arabes étaient principalement acheminées vers l’Empire du Ghana puis à son
déclin vers celui du Tékhrour avant de se déplacer, successivement vers
l’empire du Mali et celui du Songuaï. De fait, les routes commerciales
bougeaient, évoluaient, se substituaient ou se croisaient au rythme de ces
empires qui chutaient ou qui naissaient. Mais aussi, de la découverte de
nouvelles ressources.
Les Arabes échangeaient leurs produits composés de dattes, de tissus, de
perles, de chevaux, de sel, de sucre, d’objets artisanaux échangés contre l’or,
le cuivre, l’ivoire, les peaux d’animaux, la noix de Kola, très appréciée par les
arabes du fait de ses vertus supposées. Des affrontements éclataient souvent
entre les populations arabes et les noires. Affrontements qui érigeaient souvent
les vaincus en esclaves.
A la suite de la conquête de l’Égypte, Abd Ibn Saad Ibn Sarh, un général
arabe menait plusieurs expéditions guerrières en direction de l’actuel Soudan.
Ses troupes arrivaient à y pénétrer au milieu du VII siècle. Consécutivement
aux nombreuses escalades militaires, les arabes finirent par conquérir
également ce territoire, en dépit de la résistance des populations noires locales.
En effet, les arabes disposaient d’une armée dont la puissance provenait de
leur organisation mais davantage de leur foi dans leur nouvelle religion. Les
peuples noirs du Soudan furent vaincus et un accord de paix dût ainsi être
négocié. Le traité de Baqt venait de voir le jour. Cet accord se résumait comme
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