Anthony Van Dyck
160 pages
Français

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Anthony Van Dyck , livre ebook

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Description

Peintre flamand du XVIIe siècle, Van Dyck eut une carrière aussi courte qu’éblouissante. Élève de Rubens, il devint vite le protégé des princes et des rois et fut le portraitiste attitré des plus grandes familles italiennes et anglaises. Au travers d’une composition rigoureuse, il confère à ses modèles dignité, grandeur et spiritualité. Dames fières, seigneurs caracolant sur leur cheval, Van Dyck s’entend à rendre l’élégance nonchalante et l’ennui d’une société raffinée. Peintre baroque aux inflexions chatoyantes, il joue d’une palette légère et nuancée et restitue avec la plus grande virtuosité les étoffes de velours, de satin et de soie.
Van Dyck est considéré comme le fondateur de l’École anglaise du portrait. Il influença Lely, Dobson, Kneller et surtout Reynolds et Gainsborough, ainsi que les peintres français du XVIIIe siècle.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 juillet 2011
Nombre de lectures 1
EAN13 9781780422879
Langue Français
Poids de l'ouvrage 46 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0018€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Antoine
VVAANN DDYYCCKKNatalia Gritsai
Van Dyck
1599-1641Texte : Natalia Gritsai
ISBN 978-1-78042-287-9
© Confidential Concepts, worldwide, USA
Tous droits d’adaptation et de reproduction réservés pour tous pays.
Sauf mention contraire, le copyright des œuvres reproduites se trouve
chez les photographes qui en sont les auteurs. En dépit de nos
recherches, il nous a été impossible d’établir les droits d’auteur dans
certains cas. En cas de réclamation, nous vous prions de bien vouloir
vous adresser à la maison d’édition.Sommaire
Le Musée de l’Ermitage, collection Van Dyck 7
Première période anversoise
Vers 1616-1621 17
Période italienne
1621-1627 57
Seconde période anversoise
1628-1632 87
Période anglaise
1632-1641 107
Notes 153
Chronologie 154
Bibliographie 156
Index des illustrations 1576LE MUSÉE DE L’ERMITAGE
COLLECTION VAN DYCK
Aujourd’hui encore, le nom du peintre flamand Antoine Van Dyck
(1599-1641), symbolise le raffinement et l’élégance. Cependant, sa plus
grande contribution à l’art réside sans doute dans la nouvelle
manière d’aborder le modèle et d’y discerner les traits individuels, qui
ne peuvent être découverts qu’au contact personnel. C’est à son talent
de portraitiste hors du commun que Van Dyck doit l’immense succès
qu’il remporta auprès de ses contemporains : durant toute sa vie, il se
consacra essentiellement au portrait à l’huile et, vers la fin, au portrait
gravé. C’est également comme portraitiste qu’il fut mondialement
reconnu et qu’il entra dans l’histoire de l’art européen.
Cependant, Van Dyck est également connu pour des tableaux
peints dans d’autres genres : compositions historiques, allégories et
paysages. Il contribua également à résoudre de nombreux problèmes
artistiques. Et si dans ses compositions religieuses ou mythologiques
transparaît souvent son regard scrutateur de portraitiste, ses portraits
par contre, révèlent des traits typiques de la peinture historique. Les
portraits réalisés par Van Dyck sont extrêmement variés. Ses
possibilités dans le genre semblent illimitées et s’étendent du rapide
croquis saisi sur le vif ou dessiné de mémoire à l’étude appliquée, d’un
portrait intime au portrait-tableau monumental ou même parfois, au
facétieux « portrait historié » représentant le modèle soit en héros de 1. Philadelphia et Elisabeth Wharton, 1640.
la mythologie antique, soit en personnage d’une pièce contemporaine. Musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg.
7Les portraits créés par l’artiste perpétuent l’image des contemporains
du peintre et reflètent l’idéal de l’homme de ce temps.
Van Dyck vécut à l’époque d’une nouvelle étape de l’histoire de l’art
du petit Etat des Pays-Bas du Sud qui, d’après le nom de sa plus grande
province, est souvent appelé Flandre. L’école nationale de peinture se
trouvait alors en plein épanouissement. La révolution néerlandaise, qui
esecoua le pays à la fin du XVI siècle, eut pour résultat la sécession des
provinces du Nord (la Hollande) devenues la République indépendante
des Provinces-Unies, alors que les provinces du Sud restèrent sous la
domination de l’Espagne. L’art néerlandais se divisa alors en deux écoles
nationales indépendantes, l’une hollandaise, l’autre flamande.
eLes principales réalisations de l’art flamand du XVII siècle sont liées
au nom de Rubens, ainsi qu’à ceux de ses plus proches disciples, parmi
lesquels Van Dyck, sans aucun doute, occupe la première place. Pierre Paul
Rubens (1577-1640) est le maître incontesté de l’école
flamande. C’est lui qui orienta la peinture flamande vers de nouvelles voies,
créant un art humaniste étroitement lié à son temps, dynamique et
passionné. Van Dyck adapta à sa manière les innovations de Rubens pour
atteindre des sommets inégalés dans l’art du portrait. Le Musée de
l’Ermitage permet de se faire une idée quasi exhaustive de l’œuvre de Van
Dyck portraitiste. C’est à cette collection qu’est principalement consacré le
présent ouvrage ; il est complété par des tableaux du maître conservés dans
d’autres musées. La collection d’œuvres de Van Dyck de l’Ermitage, qui
embrassent toutes les périodes de création de l’artiste (la première et la
seconde périodes anversoises ainsi que la période italienne et la période
anglaise), constitue une partie importante du département de la peinture
flamande. Cette dernière est en outre présentée par les plus grands peintres
flamands, tels que Rubens, Jordaens et Snyders.
L’histoire de cette collection (de la peinture flamande) remonte au
eXVIII siècle. Les œuvres de peintres flamands étaient alors fort
demandées en Europe occidentale, surtout à Paris, principal marché
artistique à l’époque. C’est essentiellement de Paris que proviennent les
tableaux de l’Ermitage qui furent acquis pendant la seconde moitié du
eXVIII siècle. La collection de l’Ermitage, qui se forma à l’époque du
siècle des Lumières, fut rassemblée en grande partie grâce aux soins de
l’impératrice de Russie Catherine II (1762-1796). En 1764, celle-ci
acquit la collection du marchand berlinois Johan Ernst Gotzkowski qui,
en échange de sa dette à la Russie, proposa à l’impératrice les tableaux
qu’il avait rassemblés. L’affaire fut conclue par l’intermédiaire de
l’ambassadeur de Russie à Berlin, V. Dolgorouki. Depuis, l’an 1764 est
considéré comme celui de la création de l’Ermitage. Catherine se mit à
acheter des tableaux avec passion. Elle sut attirer, en qualité
8d’intermédiaires et d’experts, des connaisseurs d’art aussi éminents que
furent le célèbre philosophe français Denis Diderot, le sculpteur
Etienne-Maurice Falconet et l’encyclopédiste Melchior Grimm ainsi que
Dimitri Galitsyne, ambassadeur de Russie à Paris, puis à La Haye. Membre
honoraire de l’Académie des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg, ami de
Diderot et de Falconet, celui-ci fut chargé par l’impératrice de l’achat de
tableaux pour la collection grandissante de l’Ermitage. En étroit contact
avec Diderot et Grimm ainsi qu’avec le collectionneur genevois François
Tronchin, lui-même en relation avec les cercles artistiques parisiens,
Galitsyne s’efforçait de ne laisser échapper aucune occasion de réaliser
une acquisition intéressante, aussi bien dans les ventes aux enchères
(à Paris, La Haye ou Amsterdam) que par des négociations directes avec
les possesseurs (ce qui fut le cas de l’achat, avant 1794, par exemple, d’un
des meilleurs tableaux de l’Ermitage, le Portrait de famille de Van Dyck ; 2. Charles I et la reine Henriette-Marie avec
1selon d’autres sources , ce portrait fut cédé à l’impératrice par Madame Charles, Prince de Galles et la princesse
Groenbloedt, de Bruxelles, qui l’avait acquis en 1770 à la vente de la Marie, 1632.
collection Lalive de Jully à Paris). Collection de Sa Majesté la reine Elisabeth II.
9Pour ce qui est des tableaux de Van Dyck, ils entrèrent à l’Ermitage à la
suite de l’achat par Catherine II de deux collections célèbres en Europe au
e 2XVIII siècle : la collection Crozat , qui fut acquise en France en 1772, et la
3collection de Lord Walpole, qui fut achetée en Angleterre en 1779.La
première comptait onze œuvres de Van Dyck, la seconde quatorze.
En 1783, toujours en France, fut également achetée la célèbre
collection de tableaux du comte Baudouin, dont cinq portraits de Van
4Dyck. Deux autres œuvres de Van Dyck, qui font partie de la
collection de l’Ermitage, remontent également à des collections
3. Autoportrait, années 1630. françaises, quoique moins célèbres, mais leur origine exacte n’est pas
5Galerie des Offices, Florence. connue . Enfin, deux portraits n’entrèrent au musée qu’en 1932 ayant
10jadis fait partie de la collection du comte Stroganov, qui les avait
6achetés lors de son séjour à Paris entre 1769 et 1779 . Si c’est aux
collections françaises que l’Ermitage est redevable de sa richesse en
tableaux de V

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