L’Histoire des Sous-Vêtements Masculins
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L’Histoire des Sous-Vêtements Masculins

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Description

Si à une certaine époque la mode masculine, et celle des sous-vêtements en particulier, était réservée à une élite, elle tend aujourd’hui à se démocratiser, preuve manifeste de l’évolution de notre société. L’esthétisme du corps tant prisé par les Grecs semble retrouver une place prépondérante dans l’univers masculin.
Miroir de l’évolution des moeurs, l’histoire des sousvêtements souligne également le ballet incessant d’emprunts qui existe entre la mode féminine et la mode masculine. Les dessous se camouflent, s’exhibent, s’allongent et se raccourcissent, instaurant un jeu entre l’interdit d’alors et la mode d’aujourd’hui, et dénoncent de fait l’aveu que pouvait trahir, autrefois, un simple vêtement.

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Publié par
Date de parution 08 mai 2012
Nombre de lectures 9
EAN13 9781781603017
Langue Français
Poids de l'ouvrage 38 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0025€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

L’Histoire des SOUS-VÊTEMENTS MASCULINS
Shaun Cole
Auteur : Shaun Cole
Mise en page : Baseline Co. Ltd 61A-63A Vo Van Tan Street e 4 étage District 3, Hô-Chi-Minh-Ville Vietnam
© Confidential Concepts, worldwide, USA © Parkstone Press International, New York, USA
© 1911 – Fotolia.com, p. 117 © aussieBum, p. 119, 120, 124, 134, 135, 198, 203, 204, 223 © Aertex, p. 72 © Athos Fashion/ Photograph, Patrick Mettraux (http://www.patrickmettraux.com), p. 126 © Andrew Christian, p. 108, 136, 137, 138, 139, 213, 222, 233 © Bexley (http://www.bexley.com), p. 185 © Bleu Forêt, p. 184 © Bruno Banani, p. 104, 110, 111, 122, 123 © Brynje Trikotasjefabrikk AS., p. 73 © Photographies de Klaus H. Carl, p. 38, 39, 46, 69, 95, 161, 164, 166, 172 © Jockey International, Inc., COOPERS and JOCKEY images provided courtesy of Jockey International, Inc. All, p. 65, 77, 79, 80, 82, 83, 114, 186, 191, 219 © Dim, p. 107, 118, 121, 129, 140, 142, 218 © Dreamstime.com © Fotolia © Ginch Gonch, p. 105, 116, 125, 132, 145, 210, 211, 231 © Gregg Homme, p.144, 202 © Hom, p. 96, 97, 130, 193 © Ernest Collins pour L’Homme Invisible®, p. 109, 201 © JIL, p. 147, 190, 192, 194, 197, 205, 217, 226, 229, 234 © Justus Clothing Company, p. 221 © Les3photo8 | Dreamstime, p. 6 © microimages – Fotolia.com, p. 115 © Musée de la Chemiserie d’Argenton, Argenton, p. 52 © Musées d’Art et d’Histoire de Troyes (France)/ Photographies: Jean-Marie Protte, p. 70, 71, 75, 168, 169 © Museum of London, London, p. 16, 17, 48, 68, 84, 90, 93 © Munsingwear, p. 64, 206 © QZ - Quadridgae Zeus, p. 127, 133, 207 © Shreddies Ltd., p. 208, 209 © Tomasz Trojanowski – Fotolia.com, p. 148 © Estate of Walter Wilkins, p. 92 © Wolsey, p. 61, 86, 89, 99, 177, 180, 225, 227, 230, 232 © Zimmerli, p. 103, 141
Tous droits d’adaptation et de reproduction réservés pour tous pays.
Sauf mention contraire, le copyright des œuvres reproduites se trouve chez les photographes qui en sont les auteurs. En dépit de nos recherches, il nous a été impossible d’établir les droits d’auteur dans certains cas. En cas de réclamation, nous vous prions de bien vouloir vous adresser à la maison d’édition.
ISBN: 978-1-78160-301-7
Shaun Cole
L’Histoire des sous-vêtements MASCULINS
À ma mère et mon père
(qui ont été les premiers à m’initier aux sous-vêtements) 
Sommaire
Introduction 7 I. Une Fondation solide 11 II. Les Dessous : 1800-1899 31 III. La Mode : 1900-1980 57 IV. Le Slip blanc et au-delà : 1980 à nos jours 101 V. Partir du bon pied : collants, bas et chaussettes 153 VI. La Grande Vente : la publicité pour les sous-vêtements 187 Conclusion 235 Glossaire 236 Notes 240 Bibliographie 250 Remerciements 255

6
Introduction
CertDerie tandis que d’autres proposent unains se concentrent sur des aspects spécifiques de la ling e nombreux livres sur l’histoire et la signification des sous-vêtements ont déjà été publiés. panorama de son histoire. Cependant, les sous-vêtements masculins sont très souvent relégués au second
plan. Lorsque ce sujet est traité, sont généralement abordés les évolutions techniques et sociales ainsi que
les aspects de la lingerie féminine. L’histoire de la mode masculine et féminine tend à marginaliser, voire ignorer, l’évolution des sous-vêtements masculins. L’une des raisons principales est leur simplicité comparative, en regard des sous-vêtements féminins, mais égalemen t leur aspect presque utilitaire.
Les publications exclusivement consacrées aux sous-vêtements masculins traitent souvent le sujet de manière humoristique, traduisant ainsi en image la façon dont la lingerie masculine est présentée dans la culture populaire. Un exemple de ces effets comiques est Rhys Ifans ouvrant la porte en slip ouvert en Y inversé, gris bouffant, dans la comédie romantique britanniqueCoup de foudre à Notting Hill(1999). Néanmoins, en 1961, Gaetano Savini-Brioni, de la maison de couture italienne Brioni, soulevait : « Pourquoi un hommedevrait-ilavoir l’air d’un guignol en sous-vêtements ? Un homme doit être vêtu avec autant 1 d’élégance qu’une femme, de la veste au slip. » Les dessous masculins méritent, en effet, qu’on s’y intéresse de façon moins comique et qu’on considère leur importance dans l’histoire de la mode et l’histoire culturelle ainsi que le fait qu’ils sont un élément clé de la garde-robe masculine. Comme le soulignait la revue
professionnelleMen’s Wearles sous-vêtements doivent avoir la grâce d’Apollon, le romantismeen avril 1933, « 2 de Byron, la classe de Lord Chesterfield et l’aisance, l’impudence et le confort de Mahatma Gandhi ». L’histoire des dessous féminins a abordé le rôle de la lingerie dans la séduction des hommes ainsi que
son rôle en tant qu’accessoire attirant le regard des hommes sur les femmes. Richard Martin, conservateur
et historien de la mode, quant à lui, a déclaré que les vêtements masculins étaient un « signe et une marque 3 de modernité ». En réfléchissant à ces deux points, nombre de questions concernant les sous-vêtements masculins nous viennent à l’esprit. Comment et pourquoi les hommes choisissent-ils leurs sous-vêtements ? Est-ce pour leur confort et leur côté pratique ou pour le moment où il sera dévoilé ou exposé ? Les hommes choisissent-ils et achètent-ils eux-mêmes leurs dessous ou est-ce leur mère, leur femme ou leur petite amie qui s’en charge ? (Selon l’historienne culture lle Jennifer Craik dans «set of denials» – « les femmes habillent les hommes et achètent les vêtements pour les hommes » et « les hommes s’habillent 4 davantage pour le confort que pour le style ».) Les sous-vêtements masculins reflètent-ils la modernité et les changements de la masculinité ? Les sous-vêtements sont-ils, de fait, personnels ? Les sous-vêtements
masculins ont-ils un lien avec la séduction du sexe opposé (ou du même sexe
?) À une époque où le corps
masculin est un objet de représentation sexuelle et sociale, la présentation des corps vêtus de sous-vêtements est-elle destinée aux femmes, est-elle homoérotique ou hom osociale ? Les vêtements cachent le corps tout en attirant notre regard sur ce dernier. La partie du corps qui est généralement la première couverte (pour des raisons de protection et de pudeur) est la partie génitale ; cependant, comme l’ont démontré les anthropologues, les cach e-sexes sont souvent utilisés pour attirer l’attention sur le corps dissimulé. Dans son étude sur le pagne, Otto Steinmayer explique que « généralement les gens ont le sentiment qu’ils doivent ren dre leur appareil génital symboliquement
5 inoffensif avec une couverture ou une décoration… pour l’orner, l’humaniser ou le socialiser » et l’historienne de mode, Valerie Steele, estime qu’un tel ornement « a primé – et prime – les aspects de la 6 chaleur, de la protection et de la pudeur ». Les sous-vêtements englobent tous les vêtements portés qui sont complètement ou partiellement
dissimulés par un autre vêtement : couvert comme est couvert le corps. Tout comme une personne 7 portant un sous-vêtement est « à la fois habillée et déshabillée » , les sous-vêtements peuvent être une e forme d’habillement privée et secrète ou publique. Jusqu’auXXsiècle, l’évolution de la lingerie masculine
Page 6. SousVêtements gris.
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8
— L’Histoire des sous-vêtements masculins —
Page 8. Carte postale, jeu de mots :“I  er  want one of those ‘Howdyerdoos’ with long sleeves” “Miss Smith, show
this gentleman some thingamebobs” (« Je  euh  voudrait un de ces ‘Howdyerdoos’ à lle longues manches » « M Smith, montrez à ce gentleman une paire de ces bidules »),1932. Collection privée, Londres.
est essentiellement passée inaperçue et l’attitude prédominan te était « loin des yeux, loin du cœur ». Comme l’a écrit Jennifer Craik, c’est comme si « garder les sous-vêtements masculins simples et 8 fonctionnels permettait aux corps masculins de faire rempart à la sexualité débridée ». Cependant, cela fait mentir la dynamique des changements technologiques e t stylistiques. Au cours de cette dernière décennie, la lingerie masculine s’est davantage aff ichée et est devenue plus publique, fait
dont ne se réjouissent pas tous les hommes, comme l’a indiqué le journaliste Rodney Bennet-England 9 en 1967 : « Ce qu’il porte – ou non – sous son pantalon n e regarde que lui. » Les dessous masculins (et féminins) ont diverses raisons d’être : la protection, l’hygiène, la pudeur et la moralité, s’adapter aux vêtements de dessus, être un indicateur du statut social et être érotique et sensuel. Les sous-vêtements offrent une protection du corps qu’ils couvrent de deux manières. La couche supplémentaire agit comme un modérateur de température, assurant une chaleur supplémentaire et protégeant le corps du froid ou en gardant le corps plus frais. Ils permettent aussi de réduire les irritations
et la chauffe dues aux tissus rêches. En même temps, les sous-vêtements protègent les vêtements du dessus des saletés et odeurs corporelles en proposant une couche hygiénique et facilement lavable. Changer fréquemment de dessous était un moyen d’avoir une hygiène personnelle lorsque prendre un bain n’était pas toujours possible ni courant. Les concepts d e « propre » et « sale », d’« intérieur » et d’« extérieur » ont été essentiels pour attribuer leur rôle aux sous-vêtements dans l’enseignement (notamment religieux) de la moralité et du corps. À la notion de moralité est associée celle de pudeur. Le
corps nu a souvent été jugé inacceptable, par conséquent les sous-vêtements ont agi comme un moyen de
couvrir certaines parties et d’empêcher que le porteur de dessous et les spectateurs ne soient gênés. Alors que les sous-vêtements féminins ont souvent joué un rôle primordial dans la forme des vêtements du e dessus, les sous-vêtements masculins y ont accordé beaucoup moins d’importance. Avant la fin duXIXsiècle,
le rembourrage et la corseterie étaient utilisés par les hommes pour créer une forme de corps à la mode et idéale sous les couches supérieures. Bien que les dessous masculins passent principalement inaperçus, certaines parties sont visibles, le tissu apparent ainsi que sa propreté étaient utilisés comme indicateur de
classe sociale. Historiquement, la lingerie masculine n’était pas considérée comme érotique ou sensuelle,
comme c’est le cas pour les sous-vêtements féminins. Néanmoins, en s’appuyant sur la théorie des changements des zones érogènes de James Lavers, historien des costumes britannique, Valerie Steele a 10 conclu que la sexualité masculine résidait dans les parties génitales. Les sous-vêtements masculins
peuvent, donc, être vus comme le reflet et la mise en valeur de la sexualité et de la sensualité, notamment
lorsqu’on prend en compte l’idée que la dissimulation a un rôle à jouer dans l’érotisme des vêtements : attirer l’attention sur ce que cachent ces vêtements. La lingerie masculine et sa représentation croissante publique des corps masculins vêtus de sous-vêtements ont joué un rôle dans l’attirance et l’attraction sexuelles, garantissant que les dessous masculins n’étaient pas uniquement appréciés par le porteur. L’histoire des écrits et des documents sur les sous-vêtements masculins a vu ses sujets changer au cours de ces cinquante dernières années. Au départ, ils étaient étudiés dans le cadre de l’histoire des costumes, comme dans l’œuvre de C. Willet et Phillis Cunnington :The History of Underclothes,rédigée en 1951 et dansSocks and Stockingsde Jeremy Farrell, en 1992 (tous deux cruciaux pour les recherches relatives au présent ouvrage). Or, au cours de ces dernières années, l’approche a quelque peu évolué pour
s’intéresser davantage aux études sociales avec une analyse beaucoup plus complète et importante des
vêtements et leurs contextes socioculturels, dont la présentation et le merchandising des sous-vêtements
masculins. Par conséquent, l’histoire des dessous masculins peut être qualifiée, comme l’a noté Richard 11 Martin, comme « progression de la technologie, de l’invent ion et de la définition culturelle ». Le présent ouvrage couvre tous les types de vêtements qui, à un moment donné, ont été considérés comme sous-vêtements, dont certains, telles les chaussettes et la bonneterie, sont souvent exclus de l’histoire des dessous. Ce livre se concentre principalement sur les sous-vêtements des pays occidentaux, mais traite également des sous-vêtements des autres régions lorsque cela est opportun. Au fil de l’histoire des sous-vêtements, certains habits dont les chemises, les gilets et les t-shirts, sont remontés
à la surface et sont devenus des vêtements de dessus. D’autres v êtements ont suivi le chemin inverse, comme la culotte, qui a été dissimulée par des tuniques et est devenue un sous-vêtement.
Cette indécision dans les couches de vêtements a eu une influence sur le nom de certains d’entre eux.
L’habillement évoluant, leurs propriétés changent en devenant plus petits et en adoptant un nom plus
court également, ce qui, par exemple, a été le cas en anglais pour les pantalons (pantaloons) homme du e début duXIXsiècle qui sont devenus des culottes (pants). Les quatre premiers chapitres de cet ouvrage sont un panorama chronologique de l’évolution des sous-vêtements masculins, traitant également des changements stylistiques des vêtements, et abordent les problè mes comme les innovations technologiques, l’identité masculine, le genre et la sexualité. Le cinquième chapitre offre une approche
similaire tout en étant consacré à l’évolution de la bonneterie et des chaussettes homme. Le dernier chapitre adopte une approche thématique et s’attarde sur la p ublicité et les façons dont sont promus et e vendus les sous-vêtements masculins depuis le début duXXsiècle.
— Introduction —
Page 9. Paris Underflair, 1973. Collection privée, Londres.
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