Edward Hopper
236 pages
Français

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Description

Edward Hopper exprime avec poésie la solitude de l’homme face à cet american way of life qui se développe dans les années 1920. S’inspirant du cinéma par les prises de vue ou les attitudes des personnages, ses peintures reflètent et dénoncent l’aliénation de la culture de masse. Avec ses toiles aux couleurs froides, peuplées de personnages anonymes, l’œuvre d’Hopper symbolise aussi le reflet de la Grande Dépression. A travers des reproductions variées (gravures, aquarelles, huiles sur toile), l’auteur, par une analyse tant artistique que thématique, nous apporte un éclairage nouveau sur l’univers énigmatique et torturé de ce peintre majeur.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 15 septembre 2015
Nombre de lectures 20
EAN13 9781783108466
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0598€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Auteur : Gerry Souter
Traduction : Aline Jorand

Mise en page :
Baseline Co. Ltd
61A-63A Vo Van Tan Street
4 ème étage
District 3, Hô Chi Minh-Ville
Vietnam

© Confidential Concepts, worldwide, USA
© Parkstone Press International, New York, USA
Image-Bar www.image-bar.com
© Heirs of Josephine N. Hopper, licensed by the Whitney Museum of American Art, ( 1 , 2 , 3 , 4 , 5 , 6 , 7 , 8 , 9 , 10 , 11 , 12 , 13 , 14 , 15 , 16 , 17 , 18 , 19 , 20 , 21 , 22 , 23 , 24 , 25 , 26 , 27 , 28 , 29 , 30 , 31 , 32 , 33 , 34 , 35 , 36 , 37 , 38 , 39 , 40 , 41 , 42 , 43 )
© Sheldon Memorial Art Gallery
© Lyonel Feininger estate, Artists Rights Society (ARS), New York/ VG Bild-Kunst, Bonn
© The Georgia O’Keeffe Museum/ Artists Rights Society (ARS), New York
© Charles Sheeler
© John Sloan

Tous droits réservés
Aucune partie de cette publication ne peut être reproduite ni utilisée sans autorisation préalable du détenteur des droits d’auteur et ce dans tous les pays. Sauf avis contraire, la propriété intellectuelle des reproductions qui figurent dans cet ouvrage appartient à leurs photographes respectifs. Malgré une recherche soutenue il n’a pas toujours été possible de connaître les détenteurs ou détentrices de la propriété intellectuelle des images. Lorsque la mention des photographes fait défaut nous serions reconnaissants à ceux qui voudraient bien nous envoyer des notifications à leur sujet.

ISBN : 978-1-78310-846-6
Gerry Souter



EDWARD HOPPER
lumière et obscurité
REMERCIEMENTS

L’auteur souhaite remercier tout particulièrement Mlle Carol Rusk, la bibliothécaire du Benjamin and Irma Weiss Library du Whitney Museum of American Art (945 Madison Ave., New York, NY 10021, Etats-Unis), pour son aimable contribution à la recherche des lettres et des documents d’Edward et Josephine Hopper à la bibliothèque Frances Mulhall Achilles du Whitney Museum of American Art.

Une source qui s’avéra essentielle pour la création de cet ouvrage est le livre Edward Hopper – An Intimate Biography de Gail Levin (University of California Press, Berkeley et Los Angeles, Californie, 1995). Ce livre fut écrit à partir des journaux intimes et des lettres de Josephine Nivison Hopper, accessibles lorsque Mlle Levin était chargée de la conservation de la collection Edward Hopper du Whitney Museum of American Art en 1976. Son ouvrage est un bon exemple d’érudition. La documentation précise sur laquelle s’est basé l’auteur pour décrire la vie de l’artiste vient compléter l’œuvre abondante de Mlle Levin au sujet d’Edward Hopper.

L’auteur souhaite également remercier la bibliothèque Chicago Art Institute Ryerson Library (Illinois).
SOMMAIRE


REMERCIEMENTS
INTRODUCTION
EMERGENCE – UN MONDE D’OBSCURITE ET DE LUMIERE
Paris, les impressionnistes et le grand amour
MOMENTS DECISIFS
La Recherche de nouveaux outils
Procédé pour une gravure à l’acide et technique de pointe sèche
Rédemption en noir et blanc
AMOUR ET AQUARELLES
De Nouvelles Aventures
Sur La Route avec Ed et Jo
LE SACRE D’UNE ICONE
L’Apogée et le déclin
Les Affres de la gloire
Confrontation (décennie 1940)
Son Opinion
Les Comédiens
BIBLIOGRAPHIE
LISTE DES ILLUSTRATIONS
NOTES
1. Autoportrait (Self-Portrait), 1903-1906.
Huile sur toile, 65,8 x 55,8 cm .
Whitney Museum of American Art,
New York, legs de Josephine N. Hopper.


INTRODUCTION


L’homme est son travail. Tout résultat provient forcément de quelque part.
— Edward Hopper

« Si vous ne savez pas le genre de personne que je suis
Et je ne sais pas le genre de personne que vous êtes
Il se peut que le chemin tracé par d’autres triomphe sur ce monde
Et il est probable qu’en rendant hommage à un dieu erroné nous perdions notre étoile. »
Extrait tiré de A Ritual to Read to Each Other
— William Edgar Stafford, 1914-1993



Les peintures à l’huile réalistes d‘Edward Hopper, ses aquarelles et ses gravures le rendirent célèbre pendant l’entre-deux-guerres en Amérique, des années 1920 aux années 1940. Pendant les vingt dernières années de sa vie, il connut les honneurs, les médailles, les expositions rétrospectives. Il reçut d’innombrables invitations aux musées et aux ouvertures de galeries. Il en refusait la plupart. C’était un ermite, otage d’une éducation qui le poussait en permanence à se dépasser. Il était prisonnier des souvenirs humiliants du rejet qu’il avait vécu lors de son enfance. Il habitait un corps défaillant et il était le seul représentant d’une philosophie sombre et silencieuse qui trouvait un écho chez pratiquement tous ceux qui furent confrontés à son travail. Les efforts créatifs de Hopper mettaient en exergue des éléments de l’art américain qui avaient été tus et oubliés. Ils représentaient également les courants artistiques à venir. Son travail est autobiographique.
Edward Hopper et sa femme, Josephine – tous ceux qui les connaissaient les pensaient indissociables et ils le restèrent par conséquent dans l’histoire de l’art – furent mariés quarante-trois ans. Il mesurait un mètre quatre-vingt-quinze tandis qu’elle dépassait à peine le mètre cinquante-quatre. Elle avait les cheveux roux de la couleur du cuivre. Toute leur vie fut pratiquement consacrée à l’art de Hopper. Josephine Nivison Hopper avait également un talent artistique modeste. Grâce à ses contacts, elle aida Hopper à exposer ses premières aquarelles. Néanmoins, dans l’univers de Hopper, il n’y avait de place que pour un seul artiste – lui, le soleil au centre de tout. Elle réussit pourtant à s’immiscer dans son monde égocentrique. Après leur mariage, sauf rares exceptions, les seules femmes qui apparaissaient dans les quelques tableaux de Hopper à thème féminin furent inspirées par la silhouette nue ou costumée de Jo. Mis à part la pose, elle commença dès 1933 à tenir un journal extrêmement intime sur leur vie commune ainsi qu’un livre de registre détaillé sur le travail de Hopper : taille, marque des peintures utilisées, peinture sur toile ou sur papier, peinture à l’huile ou à l’aquarelle, galerie accueillant l’œuvre et prix de vente – incluant la déduction des 33% de commission pour la galerie. Avec sa propre carrière d’artiste en lambeaux et écrasée par le poids de l’ombre créative et de l’indifférence de Hopper, elle établit un lien avec lui et devint son assistante, sa diariste, son laquais, son manager, son jongleur financier et son coach en matière de création. Goutte à goutte, le flot constant de ses encouragements volubiles eut raison des blocages, de l’incapacité de travailler et des dépressions caverneuses de Hopper. Elle savait néanmoins le mettre également hors de lui puis lui retourner le couteau de la culpabilité dans la plaie. Il ne voyait pas pourquoi il aurait dû arrêter de rappeler à sa femme son statut de deuxième classe, que ce soit dans le ménage et en tant qu’artiste. Ils s’éclaboussaient mutuellement avec un dédain acide. Ils s’aiguillonnaient avec préméditation puis se battaient jusqu’au sang, tant physiquement qu’émotionnellement. Leur dépendance mutuelle persista néanmoins.
Edward et Jo vécurent également de bons moments ensemble lorsqu’ils voyagèrent sur la côte Est des Etats-Unis dans les années 1920, s’arrêtant çà et là pour élaborer des esquisses et des aquarelles. Ils se lièrent d’amitié avec les personnes qui possédaient les maisons, les bateaux et les lieux qu’Edward dessinait et peignait. Ils marchèrent ensemble le long des rues de New York où ils avaient fait leurs études et ils firent partie du monde artistique de Greenwich Village.
Des années 1920 jusqu’aux années 1960, ils embrassèrent tous les deux le mouvement réaliste d’art américain pendant que d’autres peintres et d’autres sculpteurs montaient au sommet puis en redescendaient. Hopper demeura solide comme un rocher parmi le chaos qui accueillit puis rejeta les impressionnistes, qui rejeta puis adula les expressionnistes, les surréalistes et autres « –istes » qui remontaient à la surface. Le travail de Hopper, en revanche, n’eut besoin d’aucun programme, n’appartint à aucune école. L’artiste n’eut besoin d’aucune signature et la valeur de son art ne chuta jamais. Semblable à la réussite financière que représentaient des artistes comme Alexander Calder et Pablo Picasso, une fois que Hopper trouva son propre rythme créatif, ses tableaux et ses esquisses trouvèrent toujours acheteurs. Le monde de Hopper, en deux dimensions, se suffisait à lui-même avec ses compositions de collines, de bateaux et de maisons introspectives et solitaires qui, sous le talent du peintre, d

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