Hiroshige
252 pages
Français

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Description

Si le ravissant « Pays du soleil levant » devait, lors d’une de ces éruptions volcaniques qui le menacent d’extinction, sombrer à jamais dans les profondeurs de l’océan, il continuerait de vivre pour nous à travers le trait magique d’Utagawa Hiroshige. En contemplant ses paysages, les ailes légères de l’imagination nous portent vers un pays d’averses et de crépuscules – une scène féerique, où l’arc-en-ciel tombe sur la terre, se brisant en un millier de prismes – où les eaux s’écoulent doucement vers des horizons parsemés de narcisses ou bleu azur. Dernier grand maître de l’art de l’Ukiyo-e, Hiroshige a su, à travers ses descriptions minutieuses des grands sites japonais, exploiter les richesses des coloris pour nous offrir une vision éclatante de ce Japon légendaire.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 juillet 2011
Nombre de lectures 1
EAN13 9781781609118
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0250€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Texte : Michail Uspenski
Traducteurs : Nathalia Multatuli et Vladimir Maximoff

Mise en page :
Baseline Co. Ltd
61A-63A Vo Van Tan Street
4 e étage
District 3, Hô-Chi-Minh-Ville
Vietnam

© Parkstone Press International, New York, USA
© Confidential Concepts, worldwide, USA

Tous droits d ’ adaptation et de reproduction réservés pour tous pays.

Sauf mention contraire, le copyright des œuvres reproduites se trouve chez les photographes qui en sont les auteurs. En dépit de nos recherches, il nous a été impossible d ’ établir les droits d ’ auteur dans certains cas. En cas de réclamation, nous vous prions de bien vouloir vous adresser à la maison d ’ édition.

ISBN : 978-1-78160-911-8
Avant-Propos


« Je laisse mon pinceau à Azuma [à l ’ Est de la capitale]. Je vais voyager vers les terres de l ’ Ouest pour y observer les célèbres points de vue. »

— Dernier poème écrit par Hiroshige, peu de temps avant sa mort.
Sommaire


Avant-Pro p os
Biographie
Printemps
E t e
Automne
Hiver
Liste des illustrations
Le Pont Suidobashi et la colline Surugadai (Suidobashi Surugadai) , Mai 1857.
Gravure sur bois, 36 x 24 cm .
Offert par Anna Ferris, Brooklyn Museum of Art, New York.
Biographie


1797 : Ando Hiroshige, né sous le nom d ’ Ando Tokutaro, était le fils d ’ un chef d ’ îlot assigné au château d ’ Edo. Plusieurs faits indiquent que le jeune Hiroshige était un passionné d ’ esquisses et qu ’ il fut l ’ apprenti d ’ un chef d ’ îlot qui fut lui-même disciple de l ’ un des maîtres de l ’ école Kano.
1809 : Sa mère meurt. Peu de temps après, son père démissionne de son poste de chef d ’ îlot, ce qui oblige Hiroshige à le remplacer. L ’ année suivante, son père meurt également. Cet emploi de chef d ’ îlot, qui ne lui prend en réalité pas beaucoup de temps, ne lui rapporte que peu pour vivre.
1811 : A l ’ âge de 14 ans, le jeune Hiroshige saisit l ’ opportunité qui se présente à lui : il rejoint la célèbre école de peinture Utagawa. Il devient ainsi le disciple d ’ Utagawa Toyohiro, peintre d ’ ukiyo-e éminent.
1812 : Il se voit attribuer un diplôme ainsi que le pseudonyme d ’ Utagawa Hiroshige. Cependant, on le connait plutôt dans le milieu de l ’ ukiyo-e sous le nom de Hiroshige Ando.
1818 : Il publie ses premières peintures.
1830 : Hiroshige ne se lance pas immédiatement dans la peinture de paysages. Il se consacre tout d ’ abord à la peinture de belles femmes ( bijinga ) et d ’ acteurs célèbres ( yakushae ). Peu à peu, Hiroshige abandonne la peinture de personnages pour la peinture de paysages. Influencé par les estampes d ’ Hokusai, il produit plusieurs séries de gravures qui ne tardent pas à le rendre célèbre.
1832 : Il effectue un voyage entre Edo et Kyoto, le long de la route de Tokaido et publie une série de cinquante-cinq peintures de paysages intitulée « Les Cinquante-cinq Stations de Tokaido » . Le succès de cette série est immédiat et propulse Hiroshige au rang d ’ artiste le plus populaire de l ’ ukiyo-e.
1850 : A partir de cette période, Ando Hiroshige produit des séries de gravures de paysages principalement, et ce dans un format vertical, tels que « Vues célèbres de Kyoto » (1834), « Huit Vues du lac Biwa » (1835), et « Cent vues célèbres d’Edo » (1856-58).
1858 : Hiroshige meurt suite à une épidémie de choléra, et est incinéré dans un temple Zen situé à Asakusa, Tokyo.

Aux XVII e -XIX e siècles, un nouveau style se développa : l ’ ukiyo-e , qui signifie littéralement « images du monde flottant » , une ramification de l ’ art urbain de l ’ époque d ’ Edo (1603-1868). Ando Hiroshige est certainement, parmi ses contemporains, l ’ un des plus grands maîtres de l ’ art de la gravure sur bois au Japon. Il rejoint en 1811 l ’ atelier d ’ un des plus grands maîtres de l ’ estampe, Utagawa Toyohiro. Vers 1820-1830, il se tourna progressivement vers le paysage. Durant les quelques vingt années de son activité, l ’ artiste créa plusieurs séries de gravures où s ’ est pleinement révélé son talent de paysagiste.

Pêche, prune, chrysanthème, un singe et des poules
Issu de la série Shellwork à l ’ occasion d ’ une exposition à
Okuyama, Asakusa
1820
Gravure sur bois, 38 x 25,5 cm
Victoria and Albert Museum, Londres

Mais vers 1850, un brusque tournant rompt l ’ évolution artistique du peintre. Jusqu ’ ici horizontal, le format devient de plus en plus souvent vertical. L ’ horizontal convient s ’ il faut reproduire des événements paisibles alors que le vertical porte en lui le germe d ’ un « conflit » , et pousse à bâtir une composition violemment contrastée, pouvant exploser à tout moment. Conformément au principe ukiyo-e qui consiste dans la représentation de la vie de tous les jours, Hiroshige n ’ évite pas le quotidien. Chez lui, il n ’ y a pas d ’ objets « vulgaires » et chacun d ’ entre eux est un moyen de raffermir les liens unissant l ’ homme et la nature.

Kanbara
Issu de la série Les 55 Stations de Tokaido
Tokaido gojusan-tsugi: Kanbara
1835-1842
Impression sur brocart, 38 x 25,5 cm
Tokyo National Museum, Tokyo

Printemps

Nihonbashi symbolise le Japon et sa capitale, Edo. Un an après l ’ achèvement des travaux de construction, en 1604, Tokugawa Ieyasu promulgua un édit qui détermina le rôle du pont. Dorénavant, toutes les distances du pays devaient être calculées à partir de la borne érigée en son milieu. Le pont Nihonbashi ainsi que le territoire avoisinant formaient ainsi le centre commercial d ’ Edo.
Le Pont Nihonbashi : temps clair après une chute de neige
Nihonbashi Yukibare
Mai 1856
Gravure sur bois, 33,7 x 22,5 cm
Offert par Mr. Theodore Lande, Art Gallery of Greater
Victoria, Vancouver

Depuis le sommet du Kasumigasekizaka, ou « Mont du Poste des Brouillards » , s ’ ouvre une vue sur la baie sillonnée par de grands voiliers. Lorsqu ’ Edo devint capitale du Japon, Tokugawa Ieyasu distribua les terres de Kasumigaseki aux plus puissants féodaux ( tozama-daimyo ). Hiroshige représenta Kasumigaseki pendant les festivités du Nouvel An, ce dont témoigne le pin près de la porte d ’ entrée ( kadomatsu ), au premier plan, à droite.
Le Poste des brouillards
Kasumigaseki
Janvier 1857
Gravure sur bois, 37 x 23 cm
Offert par Anna Ferris, Brooklyn Museum of Art, New York

L ’ estampe reproduit l ’ un des quartiers les plus luxueux de la capitale de l ’ Est : Hibia, situé dans les environs de Soto-Sakurada. Le spectateur a l ’ impression de se trouver en face de la demeure et son regard est attiré par le portail rouge. C ’ est certainement la façade d ’ un domaine de daimyo la plus détaillée dans toute l ’ histoire de l ’ estampe ukiyo-e . Deux détails attirent l ’ attention : ce sont le kadomatsu , signe traditionnel du Nouvel An, au premier plan, et les cerfs-volants dans le ciel. Ces détails confirment que notre estampe représente bien la fête du Nouvel An.
Le Quartier de Hibiya dans les environs de Soto-Sakurada vu depuis le quartier Yamashitachô
Yamashitachô Hibiya Soto-Sakurada
Décembre 1857
Gravure sur bois, 36 x 24 cm
Brooklyn Museum of Art, New York

Le spectateur a ici l ’ impression de se trouver dans un bateau qui passe sous le pont Eitaibashi. Ce pont, qui est l ’ un des plus anciens et des plus grands du Sumidagawa, fut construit en 1698. Cette vue devint rapidement le thème de prédilection des poètes japonais. Le pont était souvent endommagé, notamment à cause des inondations. Les travaux de reconstruction nécessitant d ’ énormes dépenses, le gouvernement décida de le détruire une fois pour toutes.

L ’ Ile Tsukudajima vue depuis le pont Eitaibashi
Eitaibashi Tsukudajima
Février 1857
Gravure sur bois, 36 x 24 cm
Offert par Anna Ferris, Brooklyn Museum of Art, New York

Le sommet blanc du mont Fuji sur le fond de l ’ aurore naissante domine les maisons des simples citadins. La ligne droite formée par ces maisons est rompue par la courbure du pont jeté sur le canal Yagenbori, à l ’ endroit où il rejoint le Sumidagawa. Ce pont porte le nom de Moto-Yanagibashi, « Véritable Pont du Saule » . Tôt le matin, les bateaux chargés de poissons remontent le cours du Sumidagawa en destination des nombreux marchés de la capitale.

Le Monastère Ekoin de Ryogoku et le pont Moto-Yanagibashi
Ryogoku Ekoin Motoyanagibashi
Mai 1857
Gravure sur bois, 36 x 24 cm
Offert par Anna Ferris, Brooklyn Museum of Art, New York

Au début de l ’ époque d ’ Edo se trouvait un marché de chevaux qui englobait tout le quartier Bakurochô. En face du quartier des hôtels se situait la lice Hatsune-no baba, la plus anciennne à Edo. Cet endroit est lié à la bataille de Sekigahara (1600), l ’ une des plus décisives dans l ’ histoire du Japon, qui porta les Tokugawa au pouvoir. Plus tard, dans le quartier de Bakurochô se concentrèrent la vente et la fabrication de tissus.

Lice pour les exercices hippiques Hatsune-no baba à Bakurochô
Bakurochô Hatsune-no baba
Septembre 1857
Gravure sur bois, 36 x 24 cm
Offert par Anna Ferris, Brooklyn Museum of Art, New York

Vers la seconde moitié du XVII e siècle, les premières boutiques de tissus apparurent dans le quartier. Elles étaient particulièrement nombreuses dans la Première Rue où se situaient également les boutiques des plus grands vendeurs en gros. Hiroshige montre cette rue, du côté de la porte fermant le quartier. Chaque quartier d ’ Edo, depuis le jour de la fondation de la capitale, avait une porte, dans le but, tout d ’ abord, de prévenir les crimes, puis de protéger la ville des incendies.

La Rue des boutiques de produits manufactures dans le quartier Odemmachô
Odemmachô momendana
Avril 1858
Gravure sur bois, 36 x 24 cm
Offert par Anna Ferris, Brooklyn Museum of Art, New York

Cette rue rectiligne aboutit au pied du mont Fuji qui forme le centre de la composition. Il est séparé du paysage urbain par une nappe de nuages stylisés, inspirés de l ’ art classique japonais, et forme comme un monde à part, situé au-dessus de

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