L’Art de l’Inde
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Description

Si le « palais de l’amour » autrement connu sous le nom de Taj Mahal, est considéré comme l’emblème de l’art de l’inde, il n’en est pas pour autant l’unique représentant. Caractéristique par son élégance, sa splendeur et ses influences perses et européennes, l’art de l’inde se manifeste aussi bien dans l’architecture, la peinture que dans les arts décoratifs.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 12 juin 2014
Nombre de lectures 0
EAN13 9781783109111
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,025€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Auteur :
Vincent Arthur Smith

Mise en page :
Baseline Co. Ltd
61A-63A Vo Van Tan Street
4 ème étage
District 3, Hô-Chi-Minh-Ville
Vietnam

© Confidential Concepts, worldwide, USA
© Parkstone Press International, New York, USA
Image-Bar www.image-bar.com

Tous droits d’adaptation et de reproduction, réservés pour tous pays.
Sauf mentions contraires, le copyright des œuvres reproduites appartient aux photographes, aux artistes qui en sont les auteurs ou à leurs ayants droit. En dépit de nos recherches, il nous a été impossible d’établir les droits d’auteur dans certains cas. En cas de réclamation, nous vous prions de bien vouloir vous adresser à la maison d’édition.

ISBN : 978-1-78310-911-1
« Ô toi, âme apaisée, retourne vers ton Seigneur, satisfaite et agréée ; entre donc parmi Mes serviteurs et entre dans Mon Paradis. »

— passage du Coran inscrit au Taj Mahal
SOMMAIRE



Chronologie
L’Inde et son art
La Peinture moghole


A
Akbar part à la chasse
Album calligraphique (Page, écriture Nasta’liq), Abd al-Rahim
L’Arrivée de Nanda et sa famille à Vrindavan
Assemblée de Six Docteurs musulmans, Manohar (attribué à)
Aurangzeb au siège de Satara, copie d’après Mir Kalan Khan
Azam Shah, un artiste de Golconde (attribué à)

B
Bahadur Shah Ier (?) sur un éléphant
Bajazet amené devant l’empereur Timur
Baz Bahadur et Rupmati, Faizullah Khan
Bélier
Bhairavi regini
C
Caravane d’Éléphants
Cavalier Kathi
Chang vazir (harpes vizir)
Cheik Abu Said Abil-Khair
Cheva l, Faqirullah Khan
Combat d’éléphants composites montés par des divs
Combat de Coqs
Coran
Couple de pigeons impériaux
Coran miniature
Couple sur une terrasse la nuit, suiveur de Govardhan II

D
Dame européenne
Dame sur un lit en plein air, accompagnée de musiciennes
Dames à la campagne sous un manguier
Dames sur une terrasse au bord de l’eau
Dara Shikoh (?)
Davalpa monté sur un homme
Le Défi à Mihrdoukht
Deux Papillons posés sur l’herbe
Deux Portugais en conversation
Deux Voyageurs dans un paysage, Mirza Nadir Das
Dignitaire indien, peut-être Raja Suraj Singh
Diwan-i-Khas (Hall des audiences privées)
Durbar (audience) de Shah Jahan à Lahore durant lequel il reçut Aurangzeb (détail)
Durga montée sur une chimère
E
Éléphant, Faqirullah Khan
Éléphant composite précédé par un div (démon)
L’Empereur Jahangir reçoit des membres de sa cour
L’Empereur Humayun
L’Empereur Shah Jahan tenant un iris, d’après Hashim (?)
Épisode de l’Histoire de la fausse Ascète
Épisode du conte Le Lynx et le lion, Nicolò Manucci
Évanouissement de Madhava, suiveur de Faqirullah Khan
Événements sous le règne du calife Abbasside al Mutasim

F/G
Fauconnier persan
Une Femme rendant visite pendant la nuit à une yogini et ses compagnons
Femmes musulmanes en prière
Un festival au Nawab du Palais d’Oudh
Firman impérial de l’empereur Aurangzeb
Fleur violette et blanche
Fleurs de deux couleurs, rouge et bleu
Guru Arjan Dev à cheval

H/I
Hulagu Khan détruit le Fort à Alamut, Basawan (Illustrateur) et Nand Gwaliori (Coloriste)
Humayun et ses frères dans un paysage, Fathullah (?) (attribué à)
Ibrahim Adham, sultan de Balkh, servi par cinq houris
Intérieur du Sheesh Mahal (Palais des miroirs)
J/K/L
Jeune Fille au perroquet
Jeune Prince à la chasse
Jeune Seigneur dans son zenana
Kakubha ragini
Khosrow aperçoit Shirin au bain, Mir Kalan Khan (attribué à)
Lettré dans un jardin, entouré de serviteurs et de musiciens

M
Madava en pâmoison devant Kamakandala (recto ), Shiv Das
Madava en pâmoison devant Kamakandala (verso ), Shiv Das
Mahomet réveillé par l’archange Gabriel
Mausolée d’Akbar, ornement de la façade (détail)
Mausolée d’Humayun
Mausolée d’Itimad-ud-Daula
Mausolée d’Itmad-ud-Daula
Megha Raga
Meurtre dans un paysage
Mosquée Jama Masjid, arcs
Muhammad Khan Bangash
Mullah Du Piyaza
Musiciens et préposés sur une terrasse
Muzaffar Khan réprime une révolte à Hajipur
N/O/P
Niccolò Manucci
Noble persan et musicien
Opiomanes consommant du bhang
Persan à la chasse
Portrait d’une dame moghole
Portrait de Kishn Das Tunwar, Kanha
Prince dans son palais
Un Prince et sa suite à la chasse à la sauvagine
Un Prince indien
Prince indien fumant le huqqa, Sital Singh
Prince Khusrau à la chasse, Basawan ou Manchar (?) (attribué à)
Un Prince moghol
Prince Muazzam Shah Alam à la chasse
Prince prenant une collation
Prince sur une terrasse entouré de six femmes
Princesse à sa toilette
Princesse conduite par ses servantes au lit nuptial, suiveur de Govardham II
Princesse indienne entourée de ses préposés et de musiciens, Bisham Das (attribué à)
Princesse Padmavati
Le Prophète Idris (Enoch)

Q/R
Qimash 9 (coussins)
Rabia en compagnie d’une yogini
Ram Singh d’Amber
Rama et Lakshmana se rencontrent
Religieuses et musiciennes, suiveur de Faqillah Khan
S
Safed 9 (lunes)
Scène courtoise en Europe
Scène de divertissement nocturne dans un zenana royal, Chitaman , dit aussi Kalyan Das
Seigneur en habit d’hiver avec son épouse
Seigneur pathan à cheval, armé d’une lance , vers 1720.
Shah Jahan à la chasse
Shah Madar entouré de disciples, peut-être par Dal Chand, d’après Mir Kalan Khan
Shah Nimat ullah Wali
Shamsher 4 (sabres)
Sheikh Saadi et Khwaja Hafiz, suiveur de Dip Chand
Shuja-Quli Khan sur une terrasse en compagnie d’une dame, suiveur de Faqirullah Khanvers Khan

T
Taj Mahal
Traversée du Gange par Akbar
Trois Tulipes rouges

V/Y/Z
Visite d’un Soufi dans une école
Le Voyage de Zulaikha, (détail), Bahadur Singh (?)
Yogi au bord d’un fleuve, Bahadur Singh (?) (attribué à)
Yusuf allant à la rencontre de Zulaikha, Bahadur Singh (?) (attribué à)
Yusuf arrive chez Zulaikha
Zaal implore avec le Simurgh de sauver son fils Rustam, Miskin (attribué à)
Le Défi à Mihrdoukht, 1564-1569.
68 x 52 cm .
Collection de M me Maria Sarre-Humann, Ascona.
Chronologie



1526 : Zahiruddin Babur part à la conquête de l’Inde. Il deviendra plus tard le premier empereur moghol. Il meurt en 1532.

1546 : Nasiruddin Humayun, son fils, perd son empire qui fut acquis par l’Afghan Sher Shah et s’exile jusqu’à sa victoire en 1555.

1550 : Deux artistes rejoignent la cour d’Humayun Kabul : Mir Sayyid’Ali et Khwaja Abd as-Samad. L’histoire de la peinture moghole commence avec Mir Sayyid’Ali, qui est chargé de la surveillance de l’illustration d‘Amir Hamzah ( La Romance d’Amir Hamzah ) en douze volumes de cent pages chacun.

1556 : Jalaluddin Akbar accède au trône de l’Empire moghol. Il accorde le titre de noblesse à Ustad Mansur, peintre moghol et artiste de cour. Un autre artiste, Govardhan, est l’un des illustrateurs du Baburnama ( Le Livre de Babur ). Akbar meurt en 1605. Le peintre Basawan illustre le Akbarnamam (biographie officielle d’Akbar), une innovation dans l’art indien.

1569 : La construction de la ville de Fatehpur Sikri annonce une nouvelle ère indienne. Architectes, maçons et sculpteurs sont impliqués dans le projet. Des peintres sont appelés pour décorer les murs des lieux publics et des appartements privés.

1570 : Achèvement du mausolée d’Humayum à Delhi. Ouverture de l’école de dessin et de peinture indo-persane ou moghole.
Seigneur pathan à cheval, armé d’une lance, vers 1720.
Aquarelle opaque et or, bordure rouge à
guirlande dorée, marge à semis de feuilles polychromes,
probablement de Nepenthes,
27,3 x 19,5 cm ; feuille, 40,3 x 27,3 cm .
Bibliothèque nationale de France, Paris.
1573 : Illustrations du manuscrit Hamzanama , originellement constitué de mille quatre cents miniatures.

1590 : Une centaine d’artistes sont reconnus comme étant maîtres de leur art.

1605 : Nuruddin Jahangir, fils d’Akbar devient le nouvel empereur moghol. Il règne jusqu’en 1627. Pendant son règne, Ustad Mansur réalise une série de huit miniatures pour le Waqiat-i-Baburi.

1628 : Couronnement de Shah Jahan, troisième fils de Jahangir. Il meurt en 1657. Achèvement du mausolée d’Itimâd-ud-Daulâ.

1648 : Achèvement du Taj Mahal à Agra.

1648 : Achèvement du Fort Rouge à Delhi pour Shâh Jahân.

1659 : Couronnement de Aurangzeb Alamgir. Il meurt en 1707.

1674 : Achèvement de la mosquée Badshahi (mosquée Royale).

1820-1830 : Fermeture de l‘École d‘art moghol.

1857-1858 : Fondation de la colonie anglo-indienne et déclin de l’Empire moghol.
L’Inde et son art

L’art ne peut pas être confiné, pour le moins tant que les sciences humaines sur lesquelles notre culture est basée ont une signification. De nos jours, l’éloignement ne devrait plus être un obstacle pour l’apprécier, mais plutôt une incitation supplémentaire, alors que nos explorations se limitent pour la plupart à notre créneau horaire. Il est regrettable que dans l’imaginaire de beaucoup de gens, l’Orient évoque un certain romantisme qui les attire, bien que vague.
Mausolée d’Humayun
1556
Grès rouge
Delhi

Celui-ci accentue le fait que cela ne relève que de l’exceptionnel, et a pour conséquence que seule la curiosité se substitue à l’admiration.
La peinture et la sculpture modernes offrent un progrès certain et un enseignement logique. Ainsi, beaucoup d’artistes d’écoles plus récentes pourraient être qualifiés d’ « académiciens » . Ce processus est comparable à celui des méthodes scientifiques modernes : l’art moderne est, en effet, le résultat de recherches esthétiques et méthodiques.
Diwan-i-Khas (Hall des audiences privées)
vers 1571, dynastie Akbar
Grès rouge
Fatehpur Sikri, Uttar Pradesh

Des tableaux de Manet, en passant par Cézanne, jusqu’aux artistes actuels, l’histoire ne peut se raconter que dans le cadre d’une aventure intellectuelle et d’une découverte esthétique. La vision personnelle des créateurs de l’art moderne a eu pour effet d’élargir nos intérêts esthétiques et de réévaluer les choses ignorées ou sous-estimées pendant longtemps : la peinture et la sculpture chinoises, la sculpture gothique, la sculpture grecque archaïque, la sculpture africaine, la finesse des tapisseries ou la puissance des dessins primitifs, sans oublier, et non le moindre, l’art indien sous toutes ses facettes.
Mosquée Jama Masjid, arcs
1571, dynastie Akbar
Grès rouge avec des incrustations de marbre blanc
et d’émail vert et bleu
Fatehpur Sikri, Agra, Uttar Pradesh

En considérant toutes ces richesses autrefois si souvent refusées et méprisées, les dogmes des générations passées avec leur suffisance, leur intolérance et leur ignorance, semblent se complaire dans leurs contraintes et l’appauvrissement de leur vie.
Ce mouvement est si essentiel et si justifié que j’ai choisi d’aborder l’art indien sous un angle artistique plutôt qu’archéologique. C’est pourquoi je me suis appuyé sur les témoignages des artistes vivants dont la vision créative et l’appréciation amicale furent la pierre angulaire d’une critique plus précise que la logique de l’archéologie et d’autres sciences, avec lesquelles chaque discussion mène toujours au-delà de la thématique de l’art.
Jeune Fille au perroquet
Page du manuscrit du Tuti-Nâmeh
( Contes d’un perroquet )
1580-1585
17 x 13 cm
Chester Beatty Library, Dublin

Il n’est ni nécessaire ni souhaitable d’introduire l’analyse d’une œuvre d’art avec une profusion de mots, ou de faire une dissertation qui détourne d’une vraie compréhension de l’art visuel vers la littérature, l’histoire ou la métaphysique, et ne peut être considérée comme une critique solide. Quelles que soient les raisons, il est toujours regrettable de renoncer à une critique artistique.
Épisode du conte Le Lynx et le lion
Niccolò Manucci, page du manuscrit du Tuti-Nâmeh
( Contes d’un perroquet )
1580, dynastie Akbar, Patan, Gujarat
Aquarelle opaque et encre, 31,9 x 22,9 cm
Virginia Museum of Fine Arts, Richmond

Le 28 février 1910, on pouvait lire dans le Times au-dessus des signatures de treize excellents artistes et critiques, la déclaration suivante :

« Nous, les artistes, critiques et étudiants d’art, signataires ci-dessous, [...] pensons que ce qu’il y a de mieux dans l’art indien est l’expression noble et juste de l’émotion religieuse d’un peuple ainsi que son plus sincère ressenti du divin. Nous reconnaissons dans la représentation sacrée de Bouddha l’une des inspirations artistiques les plus grandes du monde.
Meurtre dans un paysage
vers 1580
Aquarelle opaque et or, bordure orange avec guirlande dorée et marge ornée de fleurs polychromes et or, 13,6 x 14,7 cm ; feuille, 32,5 x 29 cm
Bibliothèque nationale de France, Paris

Nous comprenons que l’existence d’une tradition artistique puissante, fleurissante et indépendante, représente pour le peuple indien une valeur inestimable et que tous ceux qui estiment la culture dans cette région et l’admirent, devraient la sauvegarder avec respect et amour. Opposés aux stéréotypes de certaines formes d’art traditionnelles, nous pensons que le chemin vers le vrai progrès passe par le développement naturel de l’art national du passé historique.
Combat de Coqs
Illustration provenant de Aja’ib al-Makhluqat
( Merveilles de la création ) de Al-Qazwini, vers 1585
Aquarelle opaque, bordure rouge avec chevrons dorés, marge avec fleurs bleues, 10,4 x 20,1 cm
Bibliothèque nationale de France, Paris

Nous sommes convaincus que nous exprimons l’opinion d’une majorité d’européens qualifiés et nous voudrions assurer nos collègues indiens, qu’ils soient professionnels ou étudiants, de notre admiration et de notre soutien envers leur école nationale des arts qui continue de faire preuve de vitalité et de liberté à interpréter la vie et la philosophie indienne, tant qu’elle reste fidèle à elle-même. Nous ne méprisons rien de ce qui provient de sources étrangères et nous croyons que le caractère unique sera jalousement préservé, qui est la conséquence naturelle de l’histoire et des conditions de vie de ce pays, ancré dans leurs conceptions antiques et profondément religieuses, symbolisant la fierté de l’Inde et du monde oriental dans son ensemble. »
Davalpa monté sur un homme
Illustration provenant de Aja’ib al-Makhluqat
( Merveilles de la création ) de Al-Qazwini, vers 1585
Aquarelle opaque et or, bordure de papier bleu,
marge à bouquets de fleurs multicolores, 20,6 x 11,6 cm
Bibliothèque nationale de France, Paris

Cette déclaration fut composée lors d’un exposé de Sir George Birdwood, chroniqueur des arts industriels indiens, tenu devant la Royal Society of Arts. En réalité, un tel discours avait déjà été publié trente ans plus tôt, mais l’époque n’était pas encore prête pour un tel appel. D’aucune manière on ne peut faire à Birdwood le reproche d’avoir manqué de soutien à la culture et à la vie indienne. Une analyse stylistique de l’artisanat de l’Inde moderne force à reconnaître la prépondérance de l’influence islamique et, en particulier, de la culture persane de l’Empire Moghol.
Épisode de l’Histoire de la fausse Ascète
Page du manuscrit de
Kathasaritsagara , vers 1585-1590
Aquarelle opaque et encre, 16,4 x 13,5 cm
Virginia Museum of Fine Arts, Richmond

La poterie est, excepté dans sa forme ménagère quotidienne, d’un style purement islamique. Les tissus, avant tout le brocart, sont principalement décorés de dessins persans même si l’imagination et la pureté des couleurs sont d’influence indienne. Certaines autres sortes de tissus, comme le phulkaris brodé (une technique de broderie utilisée dans le Punjab indien et en Afghanistan) du nord-ouest et les tissus en batik noué et tissé (technique des ligatures et technique des réserves ou tulis) sont en revanche purement indiens.
L’Arrivée de Nanda et sa famille à Vrindavan
Page du manuscrit de Harivamsha
1586-1590, dynastie Akbar, Gujarat, Patan
Aquarelle opaque et encre, 40,8 x 30 cm
Virginia Museum of Fine Arts, Richmond

La tradition indienne a pu être entièrement maintenue uniquement en ce qui concerne la fabrication de bijoux, la broderie perlée typique des villages ainsi que l’émail de Jaipur (Rajasthan). Le penchant de Birdwood pour tout cet artisanat aux couleurs vives d’une grande finesse, et pour cette vie complexe et incertaine, s’exprime magnifiquement sous sa plume dans de nombreux passages. Les arts de l’Inde antique et médiévale restèrent cependant en dehors de son étude et sa critique n’est pas très pertinente et reste très subjective.
Portrait de Kishn Das Tunwar
Kanha, page de l’ Album de Salim
1590, dynastie Akbar, Patan, Gujarat
Aquarelle opaque et encre, 23,8 x 15,1 cm
Virginia Museum of Fine Arts, Richmond

Une meilleure connaissance de l’art indien est principalement due au Dr Ananda Coomaraswamy, et à Ernest Binfield Havell. Jusqu’à un certain point, leurs interprétations concordent, surtout de natures littéraires. Le Dr Coomaraswamy pense que « tout ce que l’Inde a à offrir au monde résulte de sa philosophie », l’état de « concentration mentale » (yoga) de l’artiste et la représentation de certains rites deviennent des sources de la « spiritualité » de l’art indien.
Intérieur du Sheesh Mahal (Palais des miroirs)
1592, dynastie Akbar
Plafond incrusté d’infimes miroirs
Palais d’hiver de Fort Amber, Amber

La faiblesse de cette prise de position réside clairement dans l’absence d’une critique restreinte au domaine concerné ; la forme est regardée d’un point de vue purement littéraire et, de fait, se confond avec des impulsions religieuses, et autres. Il s’agit là d’une critique historiquement mal fondée, car l’état d’esprit mais aussi la philosophie résultent de l’Inde médiévale, comme le démontre l’examen des textes cités.
Événements sous le règne du calife Abbasside al Mutasim
Page d’un manuscrit du Traikh-i-Alfi
1593-1594, dynastie Akbar
Aquarelle opaque et encre, 41,1 x 25,4 cm
Virginia Museum of Fine Arts, Richmond

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