La part de l ombre dans la peinture
66 pages
Français

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La part de l'ombre dans la peinture , livre ebook

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Description

Inspirée de la statuaire africaine, cette étude permet d'appréhender l'objet de la recherche à travers la figure du masque Dan, en convoquant les concepts théoriques appartenant à la culture de la dissimulation et celle de la mascarade. Il s'agit d'interroger les éléments sous-jacents qui, dans une oeuvre picturale fonctionnent comme un bâti interne, en ne se laissant pas saisir par la vue.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 juin 2011
Nombre de lectures 16
EAN13 9782296460768
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Touloulou

au pays des Perroquets
© L’Harmattan, 2011
5-7, rue de l’Ecole polytechnique ; 75005 Paris

http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-296-54573-1
EAN : 9782296545731

Fabrication numérique : Socprest, 2012
Edmond Lapompe-Paironne


Touloulou

au pays des Perroquets



Illustrations : Igor Mekhtiev


L’Harmattan
Aux rêves non accomplis…

Touloulou et l’étrange bruit
Sur la plage de sable noir où il faisait bon vivre nichée au creux d’une petite crique, Touloulou le Bienheureux, le petit crabe, regardait, le ciel avec mélancolie. Il suivait des yeux les nuages qui se déplaçaient lentement pour disparaître derrière l’horizon.
Certains nuages prenaient des formes bizarres et Touloulou croyait apercevoir, çà et là, un iguane, ou encore la tête d’un dauphin, peut-être celle d’un requin.
Gros-Jabot, perché sur le tronc d’un amandier, la tête en bas, hochant continuellement la tête, observait Touloulou en silence.
Touloulou aimait bien cet anoli {1} , vert comme une émeraude, qui se contentait de faire ressortir sa gorge comme un couteau effilé pour émettre son avis.
Il y avait aussi monsieur Mea-Culpa, un crabe cé-ma-faute {2} , qui se frappait sans cesse la poitrine avec sa grosse pince, à mesure qu’il parlait. La plus bavarde était encore Vol-au-Vif, une petite femelle colibri, qui rapportait, à qui voulait bien l’écouter, tous les ragots glanés dans les proches et lointains environs, lors de ses passages éclairs sur la petite plage au sable noir. Seuls deux merles moqueurs et des cicis {3} rieurs prêtaient une attention aux nouvelles colportées par Vol-au-Vif.
- À quoi penses-tu ? lui demanda monsieur Mea-Culpa. J’espère que tu n’as pas encore envie de partir à l’aventure.
- Cela ne risque pas ; je connais le monde de la mangrove et celui de la mer. J’y ai laissé beaucoup d’amis et je pense souvent à eux. Parfois, ils me manquent… et puis, que me reste t-il encore à connaître ?
Monsieur Mea-Culpa se frappa la poitrine avec force. Il dit à Touloulou que la vie entière était un livre à lire et qu’aucune créature de ce monde n’était en mesure de le terminer. Gros-Jabot, presque du même âge que monsieur Mea-Culpa approuva ses sages paroles. Il fit demi-tour pour se confondre dans le vert luisant du feuillage fourni de la cime de l’amandier. Au moment où monsieur Mea-Culpa allait rentrer dans son trou, ils entendirent un « plouf » pas loin d’eux. Gros-Jabot revint et descendit au plus près de l’endroit où ils avaient entendu le bruit. Quelle ne fut pas leur surprise lorsqu’ils purent voir de quoi il s’agissait !
Touloulou sauve un oisillon
Touloulou le Bienheureux et ses amis rejoignirent Gros-Jabot au pied de l’amandier. Un trou s’était formé là où s’était entendu le plouf. Le sable était fin à cet endroit… Ils eurent la surprise de voir surgir la tête d’un petit oiseau aux yeux globuleux. Il faisait peur à voir. Mais qui pouvait-il être ? Ils ne se posèrent pas longtemps cette question car il fallait faire vite. Le petit oiseau commençait à suffoquer, le reste du corps enfoncé dans le sable. Ils le sortirent de sa fâcheuse posture.
Vraiment, il ne ressemblait pas aux autres oiseaux du coin. En effet, la couleur rose de ses plumes, la forme bizarre de son bec, l’étrange disposition des doigts de ses pattes, et surtout cette petite houppe sur le haut du crâne lui donnaient l’air d’une créature venue d’un autre monde. De plus, il n’arrêtait pas de crier de douleur. Il montra d’un signe de la tête l’une de ses pattes. Monsieur Mea-Culpa comprit. Sa patte était cassée et il ne parvenait pas à tenir debout. Il cherchait à s’envoler mais ses ailes ne semblaient plus vouloir le porter dans les airs. Et il souffrait encore davantage à chacune de ses tentatives d’envol. Touloulou le bienheureux s’évertua à le rassurer.
- On veut t’aider ; tes pattes ne te portent plus… Ici, tu ne crains rien…
Tous, ils approuvèrent. Gros-Jabot hochait de la tête, les cicis ne riaient plus et les merles se demandaient d’où ce petit oiseau pouvait bien sortir. Vol-au-Vif, la femelle colibri, toujours au courant de tout pourrait les renseigner… Mais elle n’était pas là et en attendant, le petit oiseau devait recevoir des soins. Monsieur Mea-Culpa ne savait pas quoi faire. Gros-Jabot avait regagné la cime de l’amandier. Il fallait sauver le petit oiseau…
- D’abord, dit Touloulou, il faut lui construire un abri !
- On pourrait le mettre au pied de l’amandier ; de cette façon, Gros-Jabot aura un œil sur lui ! proposa Monsieur Mea-Culpa.
- Mais comment l’y emmener, demandèrent les cicis…
- Faites-lui un nid afin de le protéger de la fraîcheur du serein

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