Les Brueghel
256 pages
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Description

Pieter Bruegel, l'Ancien (près de Breda, 1525 – Bruxelles, 1569)
Pieter Bruegel fut le premier membre important d'une famille d'artistes, actifs durant quatre générations. D'abord dessinateur avant de devenir peintre, il peignit des thèmes religieux, comme la Tour de Babel, avec des couleurs extrêmement vives. Influencé par Jérôme Bosch, il s'attela à de vastes scènes complexes décrivant la vie paysanne et des allégories bibliques ou spirituelles, souvent peuplées de sujets plongés dans des actions très variées. Pourtant, ces scènes ont en commun une intégrité informelle et un certain humour. A travers son oeuvre, il introduisit un nouvel esprit d'humanité. Ami des humanistes, Bruegel composa de véritables paysages philosophiques au coeur desquels l'Homme accepte passivement son destin, prisonnier du temps qui passe.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 08 mai 2012
Nombre de lectures 1
EAN13 9781780428550
Langue Français
Poids de l'ouvrage 99 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0598€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

lesBrueghel
Emile Michel & Victoria Charles
Auteurs : Emile Michel et Charles Bernard
Mise en page : Baseline Co. Ltd. 127129A Nguyen Hue e Fiditourist, 3 étage District 1, Hô Chi MinhVille Vietnam
Confidential Concepts, worldwide, USA © Parkstone Press International, New York, USA ©
ISBN : 9781780428550
Tous droits d’adaptation et de reproduction réservés pour tous pays. Sauf mention contraire, le copyright des œuvres reproduites se trouve chez les photographes qui en sont les auteurs. En dépit de nos recherches, il nous a été impossible d’établir les droits d’auteur dans certains cas. En cas de réclamation, nous vous prions de bien vouloir vous adresser à la maison d’édition.
B Les rueghel
Sommaire
Introduction
Le Siècle de Pieter I Bruegel l’Ancien
Ses Débuts
Les Œuvres de la maturité
La Prospérité d’une dynastie
Arbre généalogique de la famille Brueghel
Notes
Bibliographie
Liste des illustrations
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11
79
129
199
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252
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Introduction
près une première période d’éclat, l’art des Flandres, parvenu dès ses débuts à la œuvresAmême avant les Van Eyck, méritaient d’être signalées, cette perfection à laquelle lesqui, perfection, avait peu à peu décliné. Bien qu’une étude aujourd’hui plus approfondie de ses origines nous ait révélé, surtout chez les miniaturistes, des tentatives et des deux frères ont atteint reste merveilleuse ; elle tient surtout à leur génie. Ils dépassent de si haut leurs prédécesseurs qu’on chercherait en vain dans l’histoire une transformation de l’art aussi brusque, aussi décisive, aussi glorieuse que celle qu’ils ont accomplie.
Sans s’élever jusqu’à leur niveau, les artistes qu’ils avaient formés directement ou ceux qu’avaient stimulés leurs exemples montrent encore, après les Van Eyck, des talents dignes de notre admiration. Mais, en même temps que le sens de la nature devenait chez eux moins pénétrant et moins profond, leur exécution était aussi moins scrupuleuse. En se relâchant de la conscience avec laquelle ils consultaient la réalité et de ce fini minutieux dont ils s’étaient d’abord fait une règle, les peintres perdent quelque chose de leur originalité. Ils commencent aussi, et de plus en plus, à regarder vers l’Italie, à quitter leur patrie, à mêler par conséquent aux impressions qu’ils en emportent celles que font naître en eux les contrées qu’ils traversent. Au sortir de ces plaines flamandes dont quelques faibles ondulations rompent à peine de loin en loin la monotonie, les émigrants ne pouvaient manquer d’être frappés par l’aspect des pays montagneux placés sur leur chemin. Les Alpes, le Tyrol, les Apennins leur offraient ces accidents nombreux que déjà les Primitifs avaient recherchés, car la simplicité, on le sait, n’était point leur affaire. Dans les panoramas à perte de vue qu’ils se plaisent à dérouler, ces nomades restent fidèles à la préoccupation excessive du pittoresque. Ils croient qu’ils n’accumuleront jamais assez de détails et multiplient outre mesure les entassements de rochers aux formes bizarres, les cours d’eau innombrables ; sur les montagnes qui, de toutes parts, dressent leurs crêtes hérissées, ils étagent à l’infini des forêts, des villes, des villages, des châteaux forts. Séjournentils dans les villes, ils y rencontrent à chaque pas les ruines du passé, des monuments de tous les styles, des statues, les chefsd’œuvre des maîtres de la grande époque et les productions non moins admirées de leurs indignes successeurs ; partout, des traditions et des courants d’idées bien différents de ceux que, jusquelà, ils avaient suivis. Comment résisteraientils à tant de séductions qui, de toutes parts, les sollicitent ? Leurs compatriotes fixés audelà des monts et groupés en associations les accueillent, les affilient à leur bande, les initient aux merveilles de cet art nouveau. De retour chez eux, ils en prônent les principes et en deviennent euxmêmes les apôtres, essayant, le plus souvent sans grand succès, d’en imiter les allures et le style.
1. Pieter I Brueghel l’Ancien, Le Peintre et l’amateur, vers 1565. Plume et encre brune,
25 x 21,6 cm. Graphische Sammlung Albertina, Vienne.
2. Antoon Van Dyck, Pieter Brueghel le Jeune, 1627-1635. Pieter noire, 245 x 198 mm. Collection Devonshire, Chatsworth.
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Introduction
3. Petrus Paulus Rubens, Jan Brueghel l’Ancien et sa famille, 1612-1613. Huile sur panneau de bois, 124,5 x 94,6 cm. Courtauld Institute of Art, Collection Princes Gate, Londres.
8
Aussi, au lieu de cette forte unité qui caractérise les œuvres des Primitifs et qui, chez eux, s’allie aux qualités les plus diverses, des tendances très opposées, et même inconciliables, se manifestent alors parmi les artistes des PaysBas. Dans le paysage, les adeptes des doctrines académiques, comme les Bril et leurs imitateurs, visent surtout à l’aspect décoratif et préludent, par leurs compositions encore un peu gauches et apprêtées, à ces inspirations plus poétiques et plus libres qui trouveront chez deux Français, Claude Gelée, dit le Lorrain et Poussin, leur plus noble expression. Pour la peinture d’histoire, les italianisants restent ses seuls représentants dans les Flandres, et c’est à eux surtout que sont réservées les grandes compositions religieuses ou mythologiques. Cellesci d’ailleurs sont devenues plus rares en raison de la difficulté des temps. Les princes et le clergé avaient autre chose à faire que de les encourager, obligés qu’ils étaient de défendre leur autorité méconnue ou même leur existence.
Commencé avec Mabuse, le grand mouvement de l’émigration se continue avec Bernard Van Orley, M. Coxie, Lambert Lombard, Pieter Coecke, Frans Floris et Martin de Vos, pour aboutir à Van Veen et à Rubens, son illustre élève. En regard de ces transfuges, à peine peuton compter çà et là quelques artistes restés fidèles aux traditions nationales, observateurs scrupuleux de la nature, recherchant la vérité et l’aimant jusque dans ses détails les plus familiers. A défaut du style de leurs devanciers, ceuxlà ont conservé entière leur sincérité, et les témoignages qu’ils nous ont laissés sur les mœurs populaires de cette époque sont irrécusables. A ce titre, il n’est guère de maître dont les œuvres et la vie soient plus intéressantes que celles de Pieter Bruegel. Fondateur luimême d’une nombreuse lignée de peintres, il a été le chef d’une de ces familles – comme on devait en compter beaucoup en Hollande et comme l’histoire artistique des Flandres nous en offre déjà un grand nombre – chez lesquelles le talent était en quelque sorte héréditaire : les Van Eyck, les Metsys, les Van Orley, les Pourbus, les Van Cleve, les Coxie, les Key, les De Vos et, plus tard, les Teniers.
Rejeton imprévu de la vieille souche flamande, Pieter Bruegel a puisé dans le sol natal toute sa sève, et projeté en des directions diverses des pousses vigoureuses. A côté de cet artiste et de ce penseur d’une originalité singulière, son fils Jan, bien connu sous le nom de Brueghel de Velours, nous montrera un talent également célèbre, mais qui contraste d’une manière saisissante avec celui de son père. Avec deux maîtres si différents, nous aurons l’occasion de suivre les phases diverses par lesquelles a passé l’histoire de la peinture des PaysBas, à une époque où sa constitution et ses visées allaient être modifiées d’une manière si profonde.
Les similitudes fréquentes de prénoms et de talents rendant un peu obscure et assez difficile à suivre toute cette filiation des Brueghel, il nous a paru utile de reproduire, du moins pour les trois générations d’artistes qui méritent d’être cités, l’arbre généalogique de cette famille qu’on trouvera à la suite de cette étude (p.250) et qui a été dressé par M. Alphonse Wauters.
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