Pascin
253 pages
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Pascin , livre ebook

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Description

Encore aujourd’hui considéré comme un bad boy, Pascin était un artiste brillant qui vécut dans l’ombre de contemporains tels que Picasso, Modigliani et tant d’autres. Spécialiste du corps féminin, ses toiles sont aussi tourmentées que l’était son style de vie composé de fêtes et de sorties. L’artiste, scandaleux pour le caractère érotique de ses œuvres, exposa dans de nombreux salons notamment à Berlin, Paris et New York.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 12 juin 2014
Nombre de lectures 10
EAN13 9781783109067
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0298€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Auteur :
Alexandre Dupouy

Mise en page :
Baseline Co. Ltd
61A-63A Vo Van Tan Street
4 e étage
District 3, Hô-Chi-Minh-Ville
Vietnam

© Confidential Concepts, worldwide, USA
© Parkstone Press International, New York, USA
Image-Bar www.image-bar.com

Tous droits d’adaptation et de reproduction, réservés pour tous pays.
Sauf mentions contraires, le copyright des œuvres reproduites appartient aux photographes, aux artistes qui en sont les auteurs ou à leurs ayants droit. En dépit de nos recherches, il nous a été impossible d’établir les droits d’auteur dans certains cas. En cas de réclamation, nous vous prions de bien vouloir vous adresser à la maison d’édition.

ISBN : 978-1-78310-906-7
« L’homme le plus libre du monde qui n’appartenait à ce monde que par des liens imaginaires » .

— Pierre Mac Orlan
Sommaire



Biographie
Le Calife et ses trois cent-soixante-sept modèles


A
À la Goulette
Les Anges
Au Bar du bal Tabarin
Au Café
Au Café
Au Music-hall

B/C
La Bagarre
Bord de mer, voilier
Caresse
Les Causeuses
Cendrillon
Cendrillon
La Chasse
Chercheuse de poux
Chez les Amazones
Le Cocher endormi
Couple insolent dans une salle d’attente
Cuba
Cuba
Cuba

D/E
Danaé
Deux Créoles
Deux Dormeuses
Deux Femmes
Deux Femmes sur un lit
Deux Filles au repos
Deux Filles sur une chaise jaune
Deux Jeunes Suissesses
Deux Modèles
Éliane
Encore Germaine
L’Enfant prodigue
L’Enfant prodigue chez les filles
L’Enfant prodigue chez les filles
Environ de Tunis

F/G
Famille à La Havane
Femme au corset
Femme nue devant un miroir
Fille allongée
Fille allongée
La Fille au turban
Fille au turban avec rose
Fillette allongée
Fillette assise
Fleurs
Germaine en jaune

H/I/J
Hammam-life, Tunisie
Le Harem
Harlem
Hermine aux jarretières rouges
Hermine David
Hermine David s’habillant
Homme et femme
Intérieur aux trois filles
Invitation
Jeune Femme
Jeune Femme en robe noire
Jeune Fille au ruban bleu
La Jeune Fille à la mant i lle
La Jeune Fille de Munich
Jeune Garçon
Jeune Modèle
Judith et Holopherne
Le Jugement de Salomon
Le Jugement de Salomon
Julie, la Martiniquaise

K/M
Kisses to Pop
M. Lazare, Mme Lazare, Miss Lazare
Maison close
Marcel Sauvage et sa femme
Marthe
Mija
Mireille
Le Modèle à la chemise rose
Modèle couché
Modèle italien
Mulâtre au chapeau melon
Multitude
N/P
Nostalgie
Nu allongé
Nu allongé
Nu assis
Nu assis au chien
Nu blond
Nu de dos
Nu de dos sur canapé
Nu en chemise
Les Pâtres
Paysage aux palmiers
Paysage de Tunisie
Personnages
Pierre Loeb (à gauche) et Jacques Viot (au centre)
Plage, Floride
Les Plaisirs de la Vie
Portrait d’Hermine David
Portrait de Jeanine
Portrait de Lucy à table
Portrait de Pascin au café du Dôme, Photographe anonyme
Présentation
Q/R/S
Quatre Personnes sur un lit
Le Repos
Réunion à Cuba (verso)
La Salle d’attente
Sans titre
Sans titre
Sans titre
Scène à La Havane
Scène de Cuba
La Sieste à la campagne
Simplicissimus
Simplicissimus
Socrate et ses disciples conspués par les courtisanes
Soir à Tunis
Sur la Plage, Dieppe

T/V
Tentation de deux religieuses
La Toilette
Trois Jeunes filles
Trois Jeunes Filles dans une chambre
Tunisie
Vénus de dos
Village en Tunisie
Photographe anonyme , Portrait de Pascin au café du Dôme,
Paris, 1910.
Biographie



31 mars 1885 : Julius Mordecai Pincas vient au monde. Il est le septième des neuf enfants de Sophie Pincas, née Russo et Marcus Pincas, riche négociant en grain. Encore jeune, Julius quitte le strict foyer familial.
Mars 1905 : Après avoir étudié à Budapest, Vienne, Berlin et Bucarest, Pincas se rend à Munich et commence à réaliser des dessins pour la revue Simplicissimus . Son père l’interdit d’utiliser son nom de famille « Pincas » . Julius supprime son prénom, mélange les lettres du nom « Pincas » et signe désormais du nom de Pascin avec un « p » minuscule.
24 décembre 1905 : Il arrive à Paris. Sa réputation l’a suivi et il est attendu par une véritable délégation de peintres et personnalités de toutes nationalités. L’École de Paris accueille l’un de ses futurs maîtres.
Septembre 1907 : Pascin rencontre Hermine David, qui lui montre les miniatures qu’elle peint sur ivoire façon XVIIII e siècle.
1909 : Pascin rencontre Cécile « Lucy » Vidil, âgée de dix-huit ans, lorsqu’elle pose pour lui pour la première fois. La future femme du peintre norvégien Per Krohg deviendra sa maîtresse et le modèle de nombreuses de ses peintures.

1910 : Les peintures de Pascin sont exposées dans la galerie de Berthe Weill, mais sont peu remarquées. De l’autre côté du Rhin, il est reconnu comme étant l’un des meilleurs dessinateurs de son temps.
Juin 1914 : Avant que la Première Guerre mondiale ne commence, Pascin et sa compagne partent pour New York en passant par Bruxelles, Londres et Brooklyn. Pascin entreprend de nombreux voyages au Texas, en Floride, à Cuba ainsi qu’en Louisiane. Tout comme à Paris, Pascin mène une vie de bohême.
25 septembre 1918 : Pascin et Hermine David se marient.
11 novembre 1918 : L’Armistice est signée, fin de la Première Guerre mondiale. Pascin et Hermine ne semblent pas déterminés à quitter le Nouveau Monde et ses richesses.
20 septembre 1920 : Pascin obtient la citoyenneté américaine. Il retourne en France avec Hermine. À Paris, il reprend sa vie d’excès. Il entame une liaison avec Lucy.
2 juin 1930 : Pascin choisit, en toute lucidité, de se donner la mort. Il se pend à la poignée de sa porte.
Le Calife et ses trois cent-soixante-sept modèles

« Ne vous retournez pas ainsi… Continuez à suivre le corps du pauvre Pascin. Oui je vous laisse ; je reste ici avec son image immatérielle. Avec Chagall mystique, sa fine compagne à ses côtés, avec Kisling et Papazoff qui sont de la même lignée formidable, avec tous ses copains et copines, les yeux rougis, André Salmon et Marcel Sauvage le visage bouleversé, les modèles de tout poil et de toute couleur, les marchands de tableaux, même, dont la douleur se tempère de la hausse brusque que vaut ce bond dans l’éternité…
La Fille au turban
1903
Crayon sur papier, 39 x 30 cm
Collection particulière

Oui, Zadkine, excuse-moi : sculpteur, vous avez le culte de la matière et des formes, dépouilles mortelles que vous suivrez, avec l’espoir d’une survivance, d’une transfiguration, « tel qu’en lui-même, enfin l’éternité le change » ; moi, je le vois encore, hanté par la chair, par l’hallucination du désir, des jambes écartées, des femmes étalées, des croupes obscènes, appel magnifique et terrible de la bête humaine, à quoi répondait triomphalement sa grande et simple bonté. » ( W. Mayr, Souvenirs sur Pascin ).
Les Pâtres
1903
Aquarelle sur papier, 37 x 51 cm
Collection particulière

À Paris, le 7 juin 1930. L’agitation frémissante de ce nouveau printemps s’arrête un instant sur un phénomène extraordinaire : ce matin, les rideaux des galeries d’art ne se sont pas levés. Un cortège sombre et impressionnant, empreint d’une pesante émotion, remonte lentement les rues de Montmartre en direction du cimetière de Saint-Ouen.
La Jeune Fille de Munich
1903
Crayons noir et jaune sur papier, 35,3 x 23 cm
Don de Lucy Krohg en 1936
Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, Paris

Un millier de marcheurs abasourdis, visages crispés aux joues humides, suivent d’un pas lourd mais silencieux un frêle corbillard tiré par des chevaux. Il y a là, en tête, la noble et noire silhouette de Lucy, la maîtresse fidèle, amante et aimée depuis vingt ans. Lucy, femme de Per Krogh, le mari outragé qui l’a attendue en vain toutes les années de sa tumultueuse union avec Pascin.
Jeune Fille au ruban bleu
vers 1904
Crayon et aquarelle sur papier, 11 x 13 cm
Collection particulière

Per est là aussi, et n’hésite pas à remonter le long cortège pour tenir le bras de sa femme effondrée. Quelques femmes, émues par son geste, le congratulent en silence.

Derrière Lucy, la « famille » proche, les intimes, Julie Luce et Simone, la mère et la fille toujours présentes à ses côtés pour le meilleur et pour le pire.
La Sieste à la campagne
1903
Aquarelle sur papier, 14,5 x 21,5 cm
Collection particulière

Elles soutiennent Hermine, ou Hermine les soutient, la femme, la veuve légitime, évanescente, tragique et fragile. Viennent ensuite le Tout-Montmartre, Tout-Montparnasse, la foule des amis peintres, sculpteurs, écrivains, éditeurs, puis les modèles, des dizaines et des dizaines de modèles perdant à jamais les bienfaits de la générosité et de la tendresse d’un amant, d’un ami plutôt que d’un employeur.
Au Café
vers 1905
Crayon et plume sur papier, 15 x 20 cm
Collection particulière

Sont là aussi les marchands, intéressés par l’homme, par l’œuvre ou par le profit, ou les trois à la fois, puis une foule d’inconnus, le peuple de Paris, commerçants vivant du produit de leur travail ou de leur corps, cafetiers, restaurateurs, marchands de couleurs, artistes, forains, voyous, maquereaux, prostituées, et pour finir, faut-il en rire, fermant le cortège, un vieux clochard soigné, délégué par les mendiants du boulevard de Clichy pour assister aux obsèques.
Deux Filles sur une chaise jaune
1904-1905
Huile sur carton, 65 x 50 cm
Collection Josefowitz

Ils ne pouvaient concevoir de ne pas suivre une dernière fois cet ami insolite qui savait les saluer sans honte, s’asseoir au milieu d’eux sur leur banc, leur parler, leur conter des histoires merveilleuses de pays lointains, puis les inviter à monter chez lui pour rire, boire du vin blanc et manger du poulet, et recommencer si nécessaire, sans jamais laisser apparaître la moindre différence de classe ou de rang tant son humanité était immense.
Simplicissimus
1905
Plume, crayon et aquarelle sur papier, 14 x 10,8 cm
Collection T. Krohg, Oslo

Dans cette première moitié du vingtième siècle, quel est l’homme qui peut dégager un tel consensus, créer par son départ un tel vide, un tel manque ? Est-ce un homme d’État, un grand savant, un chef de guerre ? Non, il était peintre… et aussi sultan, prince ou grand calife… Les Mille et une Nuits lui étaient familières.
Simplicissimus
vers 1905
Pointe et aquarelle sur papier, 17,8 x 20,9 cm
Collection T. Krohg, Oslo

L’Amérique n’a pas achevé ses guerres indiennes et le monde se partage entre l’Orient et l’Occident, avec au milieu, Vidin, petite bourgade de Bulgarie baignée par le Danube, à quelques pas de la Roumanie. Le 31 mars 1885, Julius Mordecaï Pincas vient au monde, septième des neuf enfants de Sophie Pincas née Russo, et Marcus Pincas, riche négociant en grain.
Sans titre
1905.
Mine de plomb, pastel et aquarelle sur papier, 17,5 x 23,5 cm
Galerie Le Minotaure, Paris

Les parents sont séfarades, descendants des juifs d’Espagne qui, à la fin du XV e siècle, durent fuir les persécutions de la très pieuse Isabelle la Catholique et de son Inquisition.

Les origines familiales se perdent dans un dédale de frontières balkaniques et incertaines : bulgares, espagnoles, turques, roumaines, serbes, italiennes. On cite même un aïeul qui aurait initié au dessin le jeune Rembrandt.
Sans titre
1905
Aquarelle sur papier, 17,5 x 28 cm
Galerie Le Minotaure, Paris

« Citoyen du monde » , comme se plaisent à le désigner ses intimes et ses biographes, Julius n’étant de nulle part en particulier sera de tous les pays. Cette Amérique pubère porteuse de tous les espoirs lui accordera sa nationalité.

Très jeune, son père l’effraie en faisant régner une terreur archaïque sur sa famille et son personnel. Dessinateur précoce, l’enfant le représente sous les traits de l’ogre du Petit Poucet .
Trois Jeunes Filles dans une chambre
1906-1908
Crayon et lavis sur papier, 24 x 22,5 cm
Don de J.M. Pincas
Musée d’Israël, Jérusalem

Flagellation des servantes et droit de cuissage sont coutumiers de la maison. Julius racontera plus tard avec douleur à ses intimes que Moïse, un des employés âgé de vingt ans, s’était pendu en apprenant le viol par son père de la jeune fille qu’il venait d’épouser. Traumatisé par ce parent tyrannique, il se réfugie dans le dessin, exerçant son imaginaire à l’illustration de contes enfantins, et dans la cuisine, aux côtés du personnel.
Au Café
1906
Encre, gouache et lavis sur papier, 45 x 31 cm
Collection Josefowitz

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