Pratiques performatives : Body Remix
275 pages
Français

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Pratiques performatives : Body Remix , livre ebook

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Description

À notre époque, les nouvelles technologies contribuent largement à l’évolution des langages scéniques modifiant profondément les conditions de représentation et intensifi ant toujours davantage les effets de présence et les effets de réel. Ces technologies sont souvent liées à l’émergence de nouvelles formes scéniques qui transgressent les limites des disciplines et se caractérisent par des spectacles à l’identité instable, mouvante, en perpétuelle redéfinition.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 06 novembre 2012
Nombre de lectures 3
EAN13 9782760533943
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0600€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Presses de l’Université du Québec
Le Delta I, 2875, boulevard Laurier, bureau 450, Québec (Québec) G1V 2M2

Téléphone : 418 657-4399 − Télécopieur : 418 657-2096
Courriel : puq@puq.ca − Internet : www.puq.ca

Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada

Vedette principale au titre :
Pratiques performatives = Body remix
Publ. en collab. avec Presses universitaires de Rennes.
Comprend des réf. bibliogr.
Texte en français seulement.
ISBN 978-2-7605-3392-9 ISBN EPUB 978-2-7605-3394-3
1. Arts médiatiques. 2. Arts du spectacle. 3. Corps humain dans l’art.
4. Expression corporelle. I. Féral, Josette. II. Titre : Body remix.
NX456.5. N49P72 2012 709.04’07 C2012-940 704-6


Les Presses de l’Université du Québec reconnaissent l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada et du Conseil des Arts du Canada pour leurs activités d’édition.
Elles remercient également la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) pour son soutien financier.
Mise en pages : C AMILLE S OUFFLET pour le compte des PUR


2012-1.1 –  Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation réservés
© 2012 – Presses de l’Université du Québec, ISBN 978-27 605-3392-9
2875, boul. Laurier, Québec (Québec) G1V 2M2 www.puq.ca
© 2012 – Presses universitaires de Rennes, ISBN 978-2-7535-1727-1
UHB Rennes 2 – Campus de La Harpe, 2, rue du doyen Denis-Leroy
35 044 Rennes Cedex www.pur-editions.fr
Dépôt légal – 2 e trimestre 2012 – Bibliothèque et Archives nationales du Québec / Bibliothèque et Archives Canada
Avant-propos
À notre époque, les nouvelles technologies contribuent largement à l’évolution des langages scéniques actuels, modifiant profondément les conditions de représentation et intensifiant toujours davantage les effets de présence et les effets de réel. Ces technologies sont souvent liées à l’émergence de nouveaux paradigmes (performativité), voire de nouvelles formes scéniques qui transgressent les limites des disciplines et se caractérisent par des spectacles à l’identité instable, mouvante, en perpétuelle redéfinition. Ces spectacles d’un genre nouveau ne se limitent plus à l’assemblage, même heureux, des disciplines et des technologies. Ils ne relèvent plus exclusivement ni des arts visuels ou médiatiques, ni des arts scéniques. Ils sont autres et ont développé une forme de complexité qui exige de repenser les catégories permettant de les cerner.
Projections, installations interactives, environnements immersifs, spectacles sur la toile, les sens (ations) sont plus que jamais sollicité(e) s comme c’est le cas dans l’œuvre de Janet Cardiff ( The Paradise Intitute ) ou celle de Heiner Goebbels ( Stifters Dinge ). Dans ces nouvelles formes, l’acteur se trouve confronté à un Autre virtuel, à la fois personnage et partenaire ( Anima de 4d Art, Elseneur de Lepage).
Quant au corps, charnel, physique, palpable, il constitue toujours la trace incontestée de l’homme dans ces espaces où la déréalisation fait loi. Contre-point d’une culture du virtuel que la surenchère des effets de présence et des effets de réel dynamise, le corps semble rester au cœur des dispositifs scéniques, interactifs, immersifs. Tantôt foyer de perceptions (pour les spectateurs), tantôt porteur de l’action (pour les acteurs, les performeurs ou, plus largement, les participants), tantôt encore terrain d’exploration (corps virtuel, mécanisé, ou augmenté de prothèses électroniques), il demeure au centre de toutes les expérimentations.
Quel(s) corps ces œuvres où les pixels défient la matière convoquent-elles ? Quelle place le corps réel a-t-il encore dans la création de ces personnages aux formes virtuelles ? Quelles sont les diverses modalités d’interpénétration entre le virtuel et le réel dans ces formes d’art ? Quelle relation s’établit-il entre l’œuvre et le public dès lors que les effets de présence et les effets de réel dominent l’esthétique d’un spectacle ou d’une œuvre ? Et, plus largement, comment ces œuvres renouvellent-elles la dynamique entre performeurs, spectateurs et dispositifs ? Comment travaillent-elles la relation entre le sensible et l’intelligible ?
Voilà autant de questions qui ont balisé ces années de recherche consacrées aux effets de présence et aux effets de réel dans les arts de la scène et les arts médiatiques. C’est pour y répondre que notre équipe de recherche, constituée au cours de toutes ces années de six professeurs issus de trois universités différentes (Louise Poissant, Jeanne Bovet, Frédéric Maurin, Michèle Febvre, Andrée Martin, et moi-même) ainsi que d’une trentaine de collaborateurs internationaux et d’une vingtaine de doctorants, s’est réunie régulièrement interrogeant les pratiques et observant ces scènes d’un genre nouveau sous des angles sans cesse renouvelés.
Les deux recueils prévus comprennent des textes présentés dans le cadre de notre groupe de recherche sur les « Effets de présence dans les arts médiatiques et les arts scéniques ». Certains ont fait l’objet de conférences au cours des Journées d’études I, II et III organisées en 2008, 2009 et 2010 sur des thématiques spécifiques liées au sujet : 1. Effets de réels et effets de présence, 2. Formes indisciplinées, 3. Body REMIX. S’y sont ajoutés au fil du temps, des textes spécialement conçus pour cette publication.
C’est le résultat de ces explorations que le lecteur pourra trouver dans les deux volumes prévus. Le premier, consacré au Corps remixé, expression calquée sur l’anglais Body Remix (que la chorégraphe Marie Chouinard a utilisée en 2005 comme titre de l’un de ses spectacles), nous paraît bien rendre compte de cette variété d’expressions et de modulations du corps sur la scène actuelle.
Pourquoi commencer par le corps ? Parce qu’il est au cœur de toutes les pratiques qu’elles soient technologiques ou pas. En effet, bien que les technologies numériques aient pénétré depuis longtemps les arts de la scène (théâtre, danse, opéra, performance), il demeure évident que le corps, charnel, concret n’en reste pas moins l’élément le plus important des dispositifs scéniques. Toujours central à l’expérience du spectateur, tant dans les installations que sur les scènes théâtrales, il est porteur de l’action, dans le sens le plus général que l’on peut donner à ce terme : fiction, action dramatique, expérience. Il est là, représenté, évoqué, pixellisé, technologisé, voire appareillé tout en se prêtant à des expérimentations qui en repoussent sans cesse les limites (corps projeté, mécanisé, transformé en écran, ou augmenté de prothèses électroniques).
Mais quel(s) corps les pratiques scéniques actuelles convoquent-elles sur nos scènes ? Un corps archaïque (corps obsolète diraient Orlan et Stelarc) et sensible car c’est sur lui que reposent l’aspect vivant du spectacle et le plaisir du spectateur ? Ou bien un corps virtualisé, pixellisé qui projette le spectateur dans un univers de l’image et ouvre des horizons d’expériences atypiques où la fascination du regard et de l’effet l’emporte souvent sur l’écoute ?
Le second volume, intitulé Le réel à l’épreuve des technologies , élargit la perspective en se concentrant davantage sur les modalités d’expression des technologies sur scène. Plongeant dans les pratiques des artistes, il envisage la relation scène-écran sous l’angle des spectateurs. Il ouvre donc vers une étude des perceptions et d’une géographie des sensations mises en place par les œuvres étudiées (Cardiff, Cassiers, Castellucci, Goebbels, Ikam, Jesurun, Kaegi, Kantor, Luna, Marleau/Jasmin…).
Entre ces deux extrêmes, figurent de multiples modalités de présence du corps sur scène et de son hybridation, depuis le corps concret de l’acteur seul en scène jusqu’au corps d’un acteur devenu inexistant et quasi transparent.
Dans les différents textes propo

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