Tiffany
252 pages
Français

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Description

Joaillier à la réputation mondialement établie, Tiffany fut, aux États-Unis, le fer-de-lance du mouvement Art nouveau. Au sein d'une époque et d'un pays riches de découvertes et d'inventions, Tiffany réussit à aligner les arts décoratifs, longtemps considérés comme mineurs, au rang suprême des beaux-arts.
Faisant du verre leur matériau de prédilection, les ateliers de Tiffany développèrent des techniques de traitement toujours plus innovantes et permettant de décupler les effets possibles. À l'instar de Gallé ou de Daum, en France, Tiffany exploita la richesse de ses couleurs, sa transparence ou son opacité, dans des déclinaisons toujours plus belles d'éléments décoratifs divers et variés. Cependant, c'est essentiellement par ses lampes en mosaïque de verre, semblables aux plus beaux vitraux des cathédrales, que l'artiste connut la notoriété.
C'est en nous plongeant dans ce prisme de couleurs que l'auteur nous fait revivre ici la naissance d'un véritable mythe.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 juillet 2011
Nombre de lectures 0
EAN13 9781781609866
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0250€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Auteur : Charles de Kay

Mise en page :
Baseline Co. Ltd
61A-63A Vo Van Tan Street
4 ème étage
District 3, Hô Chi Minh-Ville
Vietnam

© Confidential Concepts, worldwide, USA
© Parkstone Press International, New York, USA
Image-Bar www.image-bar.com

Tous droits d’adaptation et de reproduction, réservés pour tous pays.

Sauf mentions contraires, le copyright des oeuvres reproduites appartient aux photographes, aux artistes qui en sont les auteurs ou à leurs ayants droit. En dépit de nos recherches, il nous a été impossible d’établir les droits d’auteur dans certains cas. En cas de réclamation, nous vous prions de bien vouloir vous adresser à la maison d’édition.

ISBN : 978-1-78160-986-6
« Je me suis toujours efforcé de fixer la beauté dans le bois, la pierre, le verre ou la poterie, dans la peinture à l’huile ou l’aquarelle, en utilisant le moyen le plus convenable à ce qui a été mon credo, l’expression de la beauté. »

— Louis Comfort Tiffany
SOMMAIRE


BIOGRAPHY
TIFFANY LE PEINTRE
TIFFANY LE VERRIER
VERRE FAVRILE
ÉMAUX ET BIJOUX
POSTFACE
Liste des illustrations
Louis Comfort Tiffany, photografie, vers 1908
Biography


1848 : Fils de Charles Lewis Tiffany, fondateur de la société Tiffany & Co ., et de son épouse Harriet Olivia Avery Young, Louis Comfort Tiffany naît le 18 février dans la ville de New York.
1866 : Tiffany se forme à l ’ école du peintre de paysages américain George Inness.
1872 : Comme son intérêt pour la peinture bascule au profit de la fabrication du verre, Tiffany commence à travailler dans des verreries à Brooklyn.
1879 : Avec la collaboration de Candace Wheeler, Samuel Colman et Lockwood de Forest, il crée l ’ organisation Louis Comfort Tiffany and Associated American Artists .
1882 : Tiffany est sollicité pour reconcevoir plusieurs pièces de la Maison Blanche.
1885 : Tiffany se sépare de L.C. Tiffany and Associated American Artists pour monter sa propre société, la Tiffany Glass Company.
1893 : La Tiffany Glass Company ouvre un nouvel atelier dans le Queens à New York, renommé par la suite Tiffany Glass Furnaces , où commence alors la fabrication du célèbre verre Fravile.
1894 : La Tiffany Glass Company dépose le brevet pour le terme « Fravile » qui se rapportera plus tard au verre, à l ’ émail et la poterie que la société produit.
1895 : La Tiffany Glass Company commence à commercialiser ses célèbres lampes.
1900 : Les oeuvres de Tiffany exposées lors de l ’ Exposition universelle de Paris lui valent une médaille d ’ or et le titre de Chevalier de la Légion d ’ honneur.
1902 : Tiffany devient le premier directeur artistique de la société de son père Tiffany & Co .
1904 : Une nouvelle ligne de poteries, d ’ émaux et de bijoux est exposée à la Louisiana Purchase Exposition de Saint Louis, Missouri.
1906-1916 : En plus de la poterie, des lampes et des bijoux déjà produits par la société, les Tiffany Studios se diversifient et proposent également des objets à offrir tels que des cigares et des boites à bijoux, des cadres photo, des horloges et de la vaisselle.
1919 : Tiffany n ’ est plus actif au sein des Tiffany Studios mais conserve son titre de président.
1933 : Louis Comfort Tiffany décède à l ’ âge de 85 ans dans la ville de New York.

TIFFANY LE PEINTRE

Louis Comfort Tiffany est né avec une cuillère en argent dans la bouche, mais cette cuillère lui fut immédiatement retirée et il lui fut rarement permit de se souvenir de son existence. Son père, l ’ éminent orfèvre et bijoutier Charles Lewis Tiffany, et sa mère, Harriet Olivia née Young, ne pensaient pas qu ’ il faille gâter les enfants en les autorisant à vivre à un niveau que leur fortune aurait justifié.

Lampe à pétrole aux motifs fleuris.
Verre Fravile au plomb et bronze.

L ’ éducation devrait être approfondie, mais les produits de luxe rares et les dépenses réduites. Né le 18 février 1848, leur fils était encore à l ’ école quand la Guerre Civile éclata. Comme nombre d ’ autres écoliers de ce temps, on peut imaginer à quel point il déplora le fait d ’ être né trop tard pour participer au conflit. Plus tard dans sa vie, certains de ses amis également artistes tels que George B. Butler, Elihu Vedder, ou Winslow Homer avaient pris part à la guerre.

Abat-jour évasé décoré de roses.
Verre au plomb et bronze.

Alors qu ’ il grandissait, il ressentit le désir de s ’ exprimer, signe précurseur de l ’ artiste à venir qui le rend peu enclin à entamer des études supérieures. Donc, à l ’ âge où un jeune homme dans sa situation songe habituellement à l ’ université, il hantait les studios de George Inness, N. A., et de Samuel Colman, N. A. Ce dernier était l ’ un des fondateurs et premiers présidents de la Society of Painters in Water Colors qui devint la American Water Color Society et également un des membres originels de la Society of American Artists , plus tard fondue dans la National Academy of Design .

Suspension aux motifs fleuris.
Verre, plomb et bronze.

George Inness était étrangement, par certains aspects de son caractère, un homme fait pour éveiller l ’ intérêt de l ’ élève. Son franc-parler et ses prises de position incisives étaient complétés par une stimulante, si ce n ’ est chaotique, philosophie dans laquelle les sublimes idées de Swedenborg tenaient une place de choix.

Plafonnier motif floral.
Verre au plomb et bronze.

Je me souviens d ’ heures passées dans son studio dans l ’ ancien bâtiment universitaire sur Washington Square, quand il se tenait devant son chevalet construisant et déconstruisant une image à coups de pinceau rapides, tout en lançant un flot continuel de paroles dans lequel, contrairement à d ’ autres artistes, un fort sentiment religieux apparaissait, puis était perdu, pour mieux réapparaître comme les mèches blanches des rapides qui teintent un cours d ’ eau juste avant les chutes.

Lampe « Daffodil »
vers 1899.
Hauteur : 96,5 cm .
Courtesy McCelland & Lars Rachen, Ltd.

En 1878, Inness tenta de définir certaines de ces idées volages dans un numéro du Harper ’ s Monthly quand il écrivit :
« La véritable utilité de l ’ art est, tout d ’ abord, de cultiver la propre nature spirituelle de l ’ artiste ; ensuite, de pénétrer comme un facteur dans la civilisation.

Panse en mosaïque « flèches » nº 145, abat-jour « roses » .
Verre Fravile au plomb et bronze.

Et l ’ implication de ces efforts dépend de la pureté des motifs de l ’ artiste dans la poursuite de l ’ art. Chaque artiste qui, sans influence de circonstances extérieures, cherche à représenter réellement les idées et les émotions qui lui viennent en présence de la Nature construit sa spiritualité et est un bienfaiteur du genre humain. Personne ne peut réussir à reproduire une idée qui l ’ habite à partir d ’ un motif pur ou de l ’ amour de l ’ idée elle-même sans être en quête de sa propre régénération.

Lampe « Nasturtium » , modèle n° 607
Hauteur : 57 cm .
Courtesy McCelland & Lars Rachen, Ltd.

Les nécessaires difficultés à surmonter dans la communication de la substance de son idée (qui, dans ce cas, est sentiment ou émotion) jusqu ’ à la fin, de telle sorte que cette idée soit de plus en plus parfaitement transmise par d ’ autres, impliquent un exercice de ses facultés intellectuelles. Bientôt, il découvre que la morale sous-tend tout et, qu ’ à moins que l ’ on ne fasse intervenir la morale, l ’ intellect ne suffit pas à transmettre l ’ impulsion ou l ’ inspiration artistique.

Lampe « arbre » , pied en forme de tronc et racines, abat-jour fleuri.
Verre Fravile, bronze, plomb

En effet, l ’ esprit peut être convaincu des moyens de l ’ opération. Mais les conditions nécessaires à la transmission de l ’ inspiration artistique, qui vient de la vérité et de la bonté elles-mêmes, n ’ existent seulement lorsque le pouvoir moral a été cultivé. Bien sûr aucun mobile humain ne peut être absolument pur et divin. »

Lampe de bureau « azalée » .
Verre, plomb, bronze, abat-jour : 55,9 cm .

L ’ élève a du partager l ’ attrait de son maître pour l ’ aquarelle. En effet, Isham, excellent critique de ses semblables, avait écrit sur lui :
« Il y avait beaucoup de l ’ inclination de Colman pour les couleurs pures et chaudes dans ses peintures en lavis ou en gouache sur planche de paille, représentant des scènes italiennes ou mexicaines, qui éclairaient les premières expositions de la Water Color Society, la fermeté du coutour et l ’ énergie du dessin résultant probablement de l ’ apprentissage français. »

Lampe de bibliothèque « bambou » .
Verre Fravile, bronze, plomb, abat-jour : 55,88 cm .

Ces derniers mots faisaient référence à un troisième artiste que Tiffany admirait et à qui il rendit visite à Paris, Léon Belly, qui, comme Samuel Colman, était un paysagiste qui voyagea en Afrique du Nord, en Égypte et en Palestine et avait fait ses preuves. Jules Breton dans Nos Peintres du siècle dit qu ’ il peignait les scènes égyptiennes « avec une telle précision que l ’ on aurait souhaité plus d ’ émotion.

Horloge recouverte de mosaïques.
Verre Fravile et bronze.

Ses images de la Palestine me laissèrent une impression plus favorable, particulièrement sa saisissante toile représentant la Mer morte. » Et, au salon de 1867, il remarque ses « superbes vues de l ’ Afrique. » Comme Colman, les arts de l ’ Orient l ’ attirèrent énormément et ceci s ’ accorda avec la nature de Tiffany. Bien qu ’ il ne travaillât pas avec Léon Belly, il étudia avec acharnement sous le patronage de Bailly, un minutieux professeur de dessin qui vivait à Passy et mit un point d ’ honneur à former le jeune Américain.

Trépied standard avec abat-jour « tulipe » .
Verre Fravile, bronze, plomb.

On peut toutefois remarquer que ni les travaux de Belly, ni ceux d ’ Inness, ni encore ceux de Colman ne se reflétèrent dans ceux de Tiffany. Il suivit son propre chemin vers une vision moderne de l ’ art qui encourage l ’ individualité, contrairement aux précéd

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