Cauchemars italiens (volume 1)
187 pages
Français

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Cauchemars italiens (volume 1) , livre ebook

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Description

Mario Bava, Dario Argento et Lucio Fulci. Pour nombre de spécialistes, ces trois noms semblent d'ordinaire résumer à eux seuls la production italienne en matière de cinéma fantastique et horrifique. Pourtant, ils sont loin de suffire à rendre compte de la richesse de ces genres. Quelles formes ont en réalité revêtu les films fantastiques transalpins à travers les décennies ? C'est à cette question, toute simple, mais au fond terriblement complexe, que Cauchemars italiens, volume 1 : Le cinéma fantastique s'efforce de répondre.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 février 2011
Nombre de lectures 361
EAN13 9782336250106
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Champs visuels
Collection dirigée par Pierre-Jean Benghozi, Raphaëlle Moine, Bruno Péquignot et Guillaume Soulez
Une collection d’ouvrages qui traitent de façon interdisciplinaire des images, peinture, photographie, B.D., télévision, cinéma (acteurs, auteurs, marché, metteurs en scène, thèmes, techniques, publics etc.). Cette collection est ouverte à toutes les démarches théoriques et méthodologiques appliquées aux questions spécifiques des usages esthétiques et sociaux des techniques de l’image fixe ou animée, sans craindre la confrontation des idées, mais aussi sans dogmatisme.
Dernières parutions
Laurent DESBOIS, La renaissance du cinéma brésilien (1970-2000), La complainte du phoenix , 2010.
Laurent DESBOIS, L’odyssée du cinéma brésilien (1940-1970), Les rêves d’Icare , 2010.
Guy GAUTHIER, Géographie sentimentale du documentaire , 2010. Stéphanie VARELA, La peinture animée. Essai sur Emile Reynaud (1844-1918) , 2010.
Eric SCHMULEVITCH, Ivan le Terrible de S. M. Eisenstein. Chronique d’un tournage (1941-1946) , 2010.
David BUXTON, Les séries de télévision : forme, idéologie et mode de production , 2010.
Corinne VUILLAUME, Sorciers et sorcières à l’écran , 2010.
Eric BONNEFILLE, Raymond Bernard, fresques et miniatures , 2010.
Marie-Jo PIERRON-MOINEL, Modernité et documentaires. Une mise en cause de la représentation , 2010.
Cécile SORIN, Pratiques de la parodie et du pastiche au cinéma , 2010.
Daniel WEYL, Souffle et matière , 2010,
Delphine ROBIC-DIAZ, L’Art de représenter un engagement personnel , 2010.
Frédérique Calcagno-Tristant, L’image dans la science , 2010.
Marguerite CHABROL, Alain KLEINBERGER, Casque d’Or : lectures croisées, 2010.
Jean FOUBERT, L’Art audio-visuel de David Lynch , 2009.
Geneviève CORNU, L’art n’est pas un langage. La rupture créative , 2009.
Cauchemars italiens (volume 1)

Frank Lafond
Ouvrages du même auteur
Cauchemars américains : fantastique et horreur dans le cinéma moderne (Les Éditions du Céfal, 2003), ouvrage collectif.
Jacques Tourneur, les figures de la peur (Presses Universitaires de Rennes, 2007).
George A. Romero, un cinéma crépusculaire (Michel Houdiard Éditeur, 2008), ouvrage collectif.
© L’Harmattan, 2011
5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris
http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr
9782296541542
EAN : 9782296541542
À Muriel, l’indispensable femme de l’ombre qui sait mieux que personne comment faire la lumière.
Sommaire
Champs visuels Page de titre Ouvrages du même auteur Page de Copyright Dedicace Introduction générale Visions infernales (le diable dans le cinéma italien : des origines aux années 60) Visage(s) de Barbara Steele Margheriti, Danse macabre et l’intensité La Vénus d’Ille de Mario (et Lamberto) Bava : un film-testament Deux incursions en terre fantastique : Âmes perdues (1976) et Fantôme d’amour (1980) de Dino Risi Notes sur la collaboration entre Lucio Fulci et Fabio Frizzi Le cinéma de la peur selon Pupi Avati Bibliographie Présentation des contributeurs Index des films cités
Introduction générale
Frank Lafond

Depuis quelques années, le cinéma italien connaît dans l’Hexagone un indéniable regain d’intérêt, soutenu par une production récente qui se fait parfois plus ambitieuse, brille occasionnellement dans les festivals et commence à s’exporter à nouveau. La Cinémathèque française lui consacre régulièrement certains pans de sa programmation, rendant hommage à des metteurs en scène plus (Mario Monicelli, Federico Fellini, Roberto Rossellini) ou moins (Tinto Brass) reconnus par la culture dite officielle, tandis que certains éditeurs vidéo ont enfin pris conscience de son extrême richesse et osent sortir de sentiers trop battus afin de rendre accessibles au plus grand nombre des films ou des œuvres jusque-là injustement négligés. Car le cinéma italien n’est pas le domaine réservé des Michelangelo Antonioni, Pier Paolo Pasolini et autres cinéastes-auteurs à raison admirés par la critique internationale : il s’agit tout au contraire d’une cinématographie qui, à l’époque où elle connut son pic de production, a su s’illustrer et s’investir dans de nombreux genres populaires et notamment les films fantastiques et horrifiques.
Alors que les films appartenant à ces genres sont souvent édités sur support DVD – et bénéficient même parfois de transferts haute définition en Blu-ray – après l’avoir été en cassettes vidéo, leurs réalisateurs sont régulièrement interviewés dans les fanzines et les magazines de cinéma ou même érigés comme références par plus de cinéastes qu’il n’est possible d’en citer ici. Mentionnons néanmoins quelques noms. Si les relations entre Brian De Palma et Dario Argento sont certes complexes, l’admiration que Tim Burton reconnaît porter à Mario Bava, dans ses actes et ses discours, n’est jamais prise en défaut. Celle de Joe Dante non plus. Jeune critique pour Film Bulletin , il avait déjà eu l’occasion de manifester son intérêt pour l’œuvre de Bava ; passant à la (co-)réalisation en 1976 avec Hollywood Boulevard , il ne put alors résister au plaisir de tourner, en guise de pastiche, une scène de meurtre où un tueur forcément masqué traque sa victime dans un lieu désert noyé de fumigènes et éclairé à grands coups de filtres de couleur. Bien plus tard, il prit même la peine d’adresser une « Love Letter » au réalisateur de Six femmes pour l’assassin (1964) 1 . Moins sélectif que le réalisateur de Gremlins (1984), Eli Roth, que l’on qualifie d’inventeur du torture porn , n’hésite pas à arborer un T-shirt du Cannibal Holocaust (1979) de Ruggero Deodato – comme s’il cherchait peut-être à acquérir une forme de crédibilité, voire à établir une filiation – ou à vanter les qualités d’ I Corpi presentano tracce di violenza carnale , proto-slasher réalisé en 1973 par l’artisan Sergio Martino ; son Hostel, chapitre 2 (2007) réserve également une brève apparition à Edwige Fenech, actrice en laquelle Stefano Loparco a reconnu « le corps des années 70 » 2 et qui, avant d’être couronnée reine de la comédie sexy, s’est notamment illustrée dans une poignée de gialli et de films d’horreur plutôt convaincants. Quentin Tarantino ressert dans Death Proof (2007) une musique écrite par Ennio Morricone pour L’Oiseau au plumage de cristal (1970) de Dario Argento, réalise avec Inglourious Basterds (2009) un faux remake de film italien dans lequel un personnage de général reçoit le nom transparent d’Ed Fenech, etc. Parmi de nombreuses autres influences, le japonais Kiyoshi Kurosawa reconnaît pour sa part avoir une dette énorme envers Le Moulin des supplices (1960) de Giorgio Ferroni, date importante dans l’histoire du cinéma italien d’horreur en couleurs 3 . Et le cinéma francophone n’est pas en reste : Pascal Laugier fit appel à Catriona MacColl pour Saint Ange (2004) parce qu’il l’avait vue dans les films de Lucio Fulci ; Amer (2009), réalisation franco-belge d’Hélène Cattet et Bruno Forzani, s’affiche comme hommage explicite au giallo transfiguré par une approche « auteuriste », etc.
Que ce soit le passé de la production italienne qui exerce une influence, tous ces exemples le mettent en évidence. Pour autant, le fantastique et l’horreur transalpins n’ont pas complètement disparu : on peut percevoir aujourd’hui dans la péninsule un frémissement du film de genre aussi léger que fragile, par l’entremise d’une poignée de jeunes réalisateurs qui persévèrent tant bien que mal dans la voie qu’ils ont choisie, en dépit de lourdes difficultés économiques. Peut-être bénéficieront-ils du début d’élan nouveau que connaît l’industrie cinématographique italienne, notamment grâce à des modifications récemment apportées à ses sources de financement ; pour l’instant, leurs tentatives demeurent quasi invisibles à l’étranger et il faut donc la plupart du temps se rabattre sur des éditions DVD locales. Ces films déméritent-ils forcément plus que les productions analogues en provenance d’autres pays ? Aux côtés de personnalités établies comme Lamberto Bava – The Torturer (2005) et Ghost Son (2007) –, Pupi Avati – Il Nascondiglio (200

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