Cinéma et engagement
354 pages
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Cinéma et engagement , livre ebook

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Description

Le cinéma a redécouvert la politique. Le mouvement social a redécouvert le cinéma. mais le cinéma engagé contemporain a peu à voir avec des modèles hérités du passé. D'une grande actualité, ce livre dresse un état des lieux. Revenant sur le passé, soulignant les évolutions et ruptures, il se concentre surtout sur l'engagement cinématographique actuel pour en tracer les contours. De la décolonisation à la banlieue, de la classe ouvrière aux sans-papiers, des situationnistes au hip-hop, des multiplexes à Utopia, il nous aide à repenser ce qu'est le cinéma engagé.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 février 2005
Nombre de lectures 254
EAN13 9782336271682
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

© L’Harmattan, 2005
9782747578417
EAN : 9782747578417
Sommaire
Page de Copyright Page de titre Champs visuels - Collection dirigée par Pierre-Jean Benghazi, Raphaëlle Moine, Bruno Péquignot et Guillaume Soulez Dernières parutions Remerciements INTRODUCTION REPENSER LE CINEMA ENGAGE PREMIERE PARTIE - CE QUE L’ENGAGEMENT A PU ETRE
Colonisation et engagement (ou défaut d’engagement) du cinéma français, 1945-1965 Le cinéma révolutionnaire : Lettristes, Situationnistes et cinéma « Montrer la lutte, et comment les trucs changent » Godard / Gorin, commitment and intervention in Tout va bien
DEUXIEME PARTIE - TRANSITIONS
Reprise et les nouvelles formes du cinéma politique Du plateau à Millau. Le souvenir du Larzac Charbons ardents et Tower opera, ou les formes contrariées de l’engagement du spectateur Les ouvriers dans le cinéma français des années 1993-2002 : du neuf entre l’adieu et le retour Le syndrome de Pif : la représentation de l’engagement communiste dans le cinéma français aujourd’hui
TROISIEME PARTIE - CONTEXTES DE PRODUCTION ET DE RECEPTION
L’engagement Vivendi et le Paysage audiovisuel français Multiplexes et résistance(s) : à la recherche d’Utopia Le Dojo cinéma à Montreuil, ou comment devenir un public
QUATRIEME PARTIE - ENGAGEMENTS ACTUELS
Les cinéastes et les « sans-papiers »: contester ou filmer ? (Re)prise de paroles : les réalisatrices françaises et les documentaires politiques (1995-2003) Wesh wesh, qu’est-ce qui se passe ? Le cinéma hip-hop, relève du cinéma beur et du cinéma de banlieue Les urgences de Bertrand Tavernier, cinéaste, militant et « emmerdeur » Le retour du politique et les critiques Films de banlieue et engagement personnel : une comparaison de l’engagement dans Le Thé au harem d ’ Archimède , Hexagone et La Squale
BIBLIOGRAPHIE INDEX DES PRINCIPAUX FILMS CITES LISTE DES AUTEURS
Cinéma et engagement

Graeme Hayes
Martin O'Shaughnessy
Champs visuels
Collection dirigée par Pierre-Jean Benghazi, Raphaëlle Moine, Bruno Péquignot et Guillaume Soulez
Une collection d’ouvrages qui traitent de façon interdisciplinaire des images, peinture, photographie, B.D., télévision, cinéma (acteurs, auteurs, marché, metteurs en scène, thèmes, techniques, publics etc.). Cette collection est ouverte à toutes les démarches théoriques et méthodologiques appliquées aux questions spécifiques des usages esthétiques et sociaux des techniques de l’image fixe ou animée, sans craindre la confrontation des idées, mais aussi sans dogmatisme.
Dernières parutions
Marie-Thérèse JOURNOT, Le courant de « l’esthétique publicitaire » dans le cinéma, français des années 80 : la modernité en crise, 2004.
Pierre BEYLOT (coordonné par), Emprunts et citations dans le champ artistique, 2004.
Ulli PICKARDT, Travelling arrière, 2004.
Stéphanie WILLETTE, Le cinéma irlandais, 2004.
Roy MEREDITH, Matlzew Brady, Photographe de Lincoln, 2004.
Jean-Pierre ESQUENAZI (Sous la dir.), Cinéma contemporain, état des lieux, 2004.
Clotilde SIMOND, Esthétique et schizophrénie, (Zabriskie Point, Au hasard Balthazar et family viewing), 2004.
Martin BARNIER, Des films français made in Hollywood, 2004.
Alain LIORET, Emergence de nouvelles esthétiques du mouvement, 2004.
Daniel SERCEAU, La théorie de l’art au risque des a priori, 2004.
Pierre TAMINIAUX et Claude MURCIA, Cinéma / Art(s) plastique(s), 2004.
Jean SAMOUILLAN, Des dialogues de cinéma, 2004.
Priska MORRISSEY, Historiens et cinéastes, rencontre de deux écritures, 2003.
R. GARDIES et M.C. TARANGER (sous la dir.), Télévision : notion d’oeuvre, notion d’auteur, 2003
Dominique BOULLIER, La télévision telle qu’on la parle : trois études ethnométhodologiques, 2003
Remerciements
Nous tenons tout d’abord à remercier Jean-Pierre Esquenazi et Raphaëlle Moine qui ont soutenu notre projet depuis ses débuts et qui ont rendu possible la publication de ce livre. Nous remercions aussi Mme Agnès Poulain, qui s’est chargée de la mise en page, et Michel Cabirou, qui nous a permis de nous servir de sa belle affiche pour la couverture. Nous remercions ensuite L’Ambassade de France à Londres et le British Academy pour leur très précieux soutien financier au colloque Cinéma et engagement : contours of commitment in French film, qui s’est tenu à la Nottingham Trent University en septembre 2002 et qui donna naissance à ce projet. Nous remercions également pour leur précieux et enthousiaste soutien à ce même colloque Philippe Mogentale, Keith Reader et Guy Austin.
INTRODUCTION REPENSER LE CINEMA ENGAGE
Martin O‘Shaughnessy et Graeme Hayes

Le milieu des années 1990 a vu le retour d’un cinéma engagé, un retour qui inspira le colloque qui donna naissance à cet ouvrage. Ce dernier vise à cerner la nouveauté de ce cinéma en le scrutant de près et en l’insérant dans un contexte et dans un devenir historique. La vague soixante-huitarde de cinéma engagé s’accompagnait d’un appareil critique extrêmement sophistiqué, rigoureux et parfois tyrannique qui constituait une partie essentielle de son climat de réception. La vague actuelle n’a pas un accompagnement théorique pareil (et cela constitue sans doute une partie de sa nouveauté). Le but de cet ouvrage est de contribuer au développement d’un tel accompagnement, en reconnaissant la relative permanence de certaines questions auxquelles les cinéastes et critiques du passé comme ceux et celles du présent doivent faire face, en reconnaissant aussi la vitalité de certaines traditions, mais en soulignant la différence radicale des paysages sociaux, politique et cinématographique actuels. Cette différence fait bien sûr que, même si les questions restent grosso modo les mêmes, les réponses (l’engagement des cinéastes et des spectateurs dans une lutte, les films, et le regard que nous jetons sur les films) doivent être différentes.

Mobilisations collectives contemporaines
C’est sans doute les mobilisations collectives d’un bon nombre de cinéastes autour des sans-papiers et de l’exception culturelle qui ont le plus retenu l’attention publique. Elles constituent indubitablement un aspect essentiel du retour actuel de l’engagement ; c’est pour cela que certains chapitres y touchent de près. C’est pour cela aussi que nous en parlerons amplement dans cette introduction. Mais nous considérons pour notre part que c’est le mouvement gréviste de novembre-décembre 1995, qui — malgré la présence somme tout peu importante de cinéastes dans les débats publics — prépare le terrain pour un renouveau du cinéma engagé en France. D’une part parce que c’est la mobilisation des intellectuels — sociologues et économistes avant tout, mais aussi universitaires, artistes, et chercheurs — qui est au cœur de la structuration du débat politique, définissant les enjeux, donnant une légitimité aux acteurs sociaux devant les accusations de manœu[‘vres politiques et objectifs corporatistes. D’autre part parce que, pour reprendre Béroud et al (1998 : 100, 104), c’est cet événement avant tout autre qui « donne une nouvelle consistance à la participation démocratique et dépasse, en partie, la conception délégataire de la politique », articulant la possibilité et même « la nécessité d’autres choix de société, d’une nouvelle consistance de la politique, active, authentiquement participative, populaire, d’une autre conception de l’action individuelle dans les structures collectives ». Si c’est dans ce contexte général de mobilisation intellectuelle et de participation citoyenne accrues que bon nombre des chapitres individuels doivent finalement être compris, ce qui retient d’abord notre attention, comme nous l’avons signalé, ce sont les multiples interventions publiques de cinéastes français qui ont suivi l’émergence du mouvement social au milieu des années 90. Sur les sans-papiers, sur les lois Debré, sur le pluralisme culturel, sur l’Accord Multilatéral sur l’Investissement (AMI), sur les fermetures d’usines, des professionnels du cinéma ont témoigné d’une volonté de jouer du capital symbolique que leur statut de créateurs leur confère, d’assumer le rôle d’intellectuels structurant le débat politique, et au-delà d’assumer en bloc le rôle de garants d’une certaine conscience républicaine collective, se mettant ainsi en position de conflit ouvert avec la politique gouvernementale.
Autrement dit, les conflits qui

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