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L'évidence d'une nuit

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Description

A l'approche de Noël, Gareth, jeune entrepreneur, se réjouit de passer les fêtes en compagnie de ses amis, sa famille mais surtout Charlie, son fils de 3 ans.


Il est heureux de pouvoir mettre son travail de côté, ainsi qu'un certain décorateur qui lui mène la vie dure depuis quelques mois.


Mais cette accalmie est de courte durée car, suite à un malentendu, un trouble-fête au costume flashy s'invite à son dîner de réveillon.


Gareth va devoir reconnaître l'évidence qui se présente à lui et accepter de se laisser à cette nuit qui pourrait tout changer.

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 8
EAN13 9782490637706
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0037€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

L’évidence
d’une nuit
 
Aleen Nygreen


L’évidence d’une nuit











© Les Éditions ETHEN
Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l'auteur ou de ses ayant cause, est illicite et constitue une contrefaçon, aux termes des articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.

Avertissements

Ce texte est une œuvre de fiction. Toute ressemblance avec des personnes vivantes ou mortes, des lieux ou des évènements réels n’est que pure coïncidence pour laquelle l’auteur(e) décline toute responsabilité.
Ce livre contient des scènes à caractère sexuel entre hommes, pouvant choquer la sensibilité du lecteur.
Il est destiné à un public averti.






Chapitre 1

Je repose avec force le combiné sur son socle en grognant.
— Il va me rendre fou   ! crié-je pour évacuer la colère qui monte en moi.
J’enfouis les doigts dans mes cheveux et tire dessus. Un jour, je vais finir par me les arracher un à un s’il continue à me faire des coups pareils.
— Qu’est-ce qui t’arrive   ?
Blaise m’interrompt dans mon projet à devenir chauve. Je lève les yeux et le vois entrer dans mon bureau, un paquet de Pringles dans les mains. Blaise, ami et comptable dans mon entreprise, mange tout le temps. C’est le mec le plus gourmand que j’ai pu croiser dans ma vie, mais il compense en faisant de la course à pied trois fois par semaine. C’est comme ça qu’il peut avoir ce corps bien sculpté, mais pas trop. De toute manière, abdos ou pas, cet Irlandais est un vrai poupon avec sa tignasse blonde et ses joues rebondies toujours d’un rose éclatant.
— Tu me le demandes   ? Sérieusement   ? maugrée-je en me laissant tomber sur ma chaise.
Un léger sourire moqueur apparaît sur les lèvres fines de Blaise ce qui m’agace un peu plus. Il s’installe en face de moi et se corrige alors de lui-même :
— Qu’est-ce qu’il t’a encore fait   ?
Je l’observe grignoter quelques chips au paprika ce qui me fait penser qu’avant cet appel, j’avais faim. Je comptais même aller dévorer un burger chez Eli, mais j’ai perdu l’appétit. Je soupire et me lance dans les explications :
— Une voûte   ! Il veut une putain de voûte dans la maison des Reynolds. Il les a convaincus que ça serait plus majestueux ou je ne sais quelle autre connerie du genre et maintenant, on se retrouve avec une voûte à faire dans une salle à manger   !
— Et c’est quoi le problème, Gareth   ?
Je fronce les sourcils à sa question. Quoi qu’il se passe, quoi que je déclare, quoi que je fasse, il y a une règle. Une règle très simple : Blaise et Dorian, mes meilleurs amis, doivent toujours être de mon côté quand il s’agit de cet enfoiré.
— Le problème   ? Dis plutôt les problèmes   ! rectifié-je. Déjà, il est impossible de faire une voûte juste au-dessus de la salle à manger parce qu’il y a le mur du salon qui va nous gêner. Et l’on en parle de toute l’installation électrique qui passe dans les combles à cet endroit-là   ? Les évacuations d’air   ? Les tuyaux de chauffage   ? Sans parler de la cheminée   ! Avec tout ça, ça va nous prendre des semaines et on peut rajouter dix peut-être même vingt mille livres à la note finale. Sauf que les Reynolds nous ont fait tout un discours comme quoi leur budget était très serré. Et qui doit les prévenir pour tout ça   ? Moi   ! Parce que ce crétin ne peut pas le faire lui-même.
Je frappe du poing sur le bois de mon bureau avant de poser mon bras sur l’accoudoir et mon front dans ma paume. Je secoue la tête de droite à gauche, désespéré. Je n’en peux plus de cet abruti. Rien que son nom me met dans tous mes états, c’est pour ça que je ne le dis plus. Je ne le pense même plus   !
Depuis qu’il est arrivé à Barnard Castle, petite ville du nord de l’Angleterre, il me fait tourner en bourrique. Il n’arrête pas de changer des plans sur lesquels nous avons bossé pendant des semaines. Il a des rêves de grandeur avec une tour à la Raiponce dans une partie de la commune où nous ne pouvons pas faire plus d’un étage. Il se croit visionnaire avec ses cuisines sur mesure. Et je ne parle même pas de son ton condescendant   !
— Tu veux que je le fasse   ? intervient une voix que je connais trop bien.
Je relève la tête et trouve Dorian appuyé au chambranle, les bras croisés, faisant ainsi ressortir ses muscles. Dorian a toujours été mon bras droit, que ce soit dans notre vie personnelle ou au boulot. Il gère aussi tout ce qui est charpente, escalier, fenêtres, portes… En fait, à partir du moment où c’est du bois, Dorian peut en faire ce qu’il désire.
À côté de ça, il est le hipster dans toute sa splendeur sans même le vouloir. Il a toute la panoplie, barbe brune bien taillée, cheveux toujours impeccables malgré son métier manuel et ses petites chemises avec bretelles mettant son torse en valeur. Pour compléter le tableau, il a de nombreux tatouages sur le corps, mais seuls ceux de ses avant-bras ainsi que son cou sont visibles.
— Je peux m’en charger, continue-t-il, avec nonchalance. C’est moi qui ai ramené ce chantier après tout.
— La question n’est pas là, Dorian, soupiré-je. C’est que…
— Oui, on a bien tous compris ici que c’était ce Davies…
Je le foudroie du regard d’avoir osé dire ce nom en ma présence, mais il n’en fait pas cas et poursuit comme si je n’avais rien fait.
— Qui te faisait chier. Mais vois le bon côté des choses, on va certes, travailler plus, mais aussi gagner plus d’argent grâce à lui sur ce chantier.
— Et le bordel que ça va être pour tout organiser   ? C’est à lui aussi qu’on le doit   !
Je ne suis pas objectif dès qu’il s’agit de lui, mais je n’ai jamais eu la prétention de l’être. Mes meilleurs amis ricanent face à ma mauvaise foi.
— Mais qu’est-ce qu’il t’a réellement fait   ? m’interroge Dorian de manière rhétorique. Ce mec nous rapporte du fric alors laisse-le dire à tous nos clients de faire toutes les âneries qu’il inventera. Je veux bien faire le traîneau du père Noël en chêne avec les rênes si ça peut leur faire plaisir.
Je vois Blaise hocher la tête, comme toujours du même avis que Dorian tandis qu’il se goinfre. Je ne sais pas ce qu’il m’a réellement fait. Sans doute rien en définitive, mais il m’agace. Tout dans sa personne m’indispose. Son air précieux m’insupporte. Son ton supérieur m’enrage. Ses costumes hauts en couleur m’agressent. Ses cheveux longs m’irritent.
Ce type est architecte d’intérieur et je me demande toujours comment il peut l’être. Il doit tout juste sortir des jupons de sa mère, pourtant, il a déjà eu un énorme succès à Londres et aussi Paris, Milan, New York… Maintenant, il vient se perdre dans la campagne anglaise, dans une ville qui compte à peine quarante mille habitants   ? Ça n’a aucun sens pour moi, un mec dans son genre n’abandonne pas une bonne place à Londres où il travaillait avec les plus grands pour ouvrir une boutique à Barnard Castle. Ça cache quelque chose.
En tout cas, où qu’il soit, une chose est sûre, il a la cote. Il est ici depuis à peine quelques mois et c’est comme si toute la région gravitait déjà autour de lui, telle une planète autour du Soleil. Et je ne comprends pas cet intérêt pour lui. Il n’est pas si génial. Il fait mettre à tous du déclin blanc sur les murs intérieurs, des petits fauteuils beiges dans les chambres, du parquet en bois franc et le tour est joué. Ça n’a rien d’exceptionnel.
Il n’a rien d’exceptionnel   !
Je grogne et d’un regard, fais signe à mes amis de sortir de mon bureau. Blaise lève les yeux au ciel, mais s’exécute dans la seconde. Dorian me fait un grand sourire, heureux d’avoir gagné et ferme la porte derrière eux. Étant donné que le mur en face de moi est fait en vitre, je peux les voir marcher dans le couloir, Dorian une main dans le bas du dos de Blaise comme pour le guider.
Je soupire et jette un coup d’œil à toutes les feuilles qui sont éparpillées sur mon bureau. Des factures, des contrats, des textes de loi, une demi-douzaine de livres de fournisseurs potentiels… Je suis littéralement enseveli par la paperasse. J’attrape un stylo et commence à gribouiller sur un coin de brouillon, les dépenses que la voûte va occasionner.
Je ne suis pas arrivé dans la construction par envie et encore moins par vocation. L’été de mes seize ans, mon père a eu besoin de main d’œuvre sur un chantier plus imposant que prévu. Alors Dorian et moi, nous sommes proposés pour gagner un peu d’argent. De fil en aiguille, il a pris mon ami en apprentissage, lui offrant une formation et un diplôme.
Quant à moi, j’ai fait des études de gestion et de management tout en continuant d’aider les weekends et pendant les vacances. Aujourd’hui, je peux monter un mur, réaliser les branchements électriques d’une maison, mettre en place toute la plomberie d’une salle de bain, mais aussi diriger une entreprise d’une vingtaine d’employés.
Il y a quatre ans, mon père a été victime de plusieurs crises cardiaques. À ce moment-là, j’ai pris une grande décision, la plus importante de mon existence. J’ai démissionné de mon poste à la mairie de Leeds pour m’occuper de la société familiale.
Blaise est entré dans nos vies plus tard. Quand cet Irlandais a débarqué en ville, il cherchait un petit boulot pour se payer l’hôtel. Dorian lui a proposé de l’héberger pour le dépanner et il ne nous a plus jamais quittés. Il est devenu alors le comptable de l’entreprise.
Notre trio fait depuis des merveilles, mais parfois – quand je dois travailler en collaboration avec ce Davies de malheur – je souhaiterais être ailleurs qu’ici. Juste me prélasser sur une plage en Jamaïque ou à faire du ski dans les Alpes. Tout plutôt que régler ces problèmes d’argent, de budget, d’employés absents, de clients tout puissants…
Au fond, j’apprécierais surtout ne plus avoir autant de responsabilités, me contenter d’un petit job aux horaires fixes et surtout être protégé par tous les temps. Comme avant. Ne plus être patron parce que je déteste autant que j’aime ça, je crois.
Je donne un grand coup de crayon sur mes rapides calculs et balance un peu plus fort que nécessaire mon stylo qui finit sa course sur le parquet de mon bureau. Je fixe mon téléphone, le fusillant du regard comme s’il était responsable de quoi que ce soit. Je ne peux pas reculer. Je l’attrape et compose le numéro des Reynolds.





Chapitre 2

— Ça serait réellement génial si je pouvais y aller   !
Je tourne mon verre de soda sur la table en aluminium tout en essayant de me focaliser sur ce que Blaise me raconte, mais c’est compliqué de suivre. Entre le fait qu’il me parle de golf ce qui ne m’intéresse pas le moins du monde et les problèmes au boulot avec ce crétin de décorateur qui me prennent la tête, j’ai du mal à me concentrer. Je papillonne des yeux, me passe une main sur le visage et tente malgré tout de poursuivre la conversation parce que je sens que mon ami a besoin de discuter.
— Pardon   ? Tu disais   ?
— Gareth   ! Tu ne m’écoutes pas du tout, affirme-t-il, pas le moins du monde vexé.
— Désolé. J’ai l’esprit ailleurs… Je ne fais que penser à Davies et à sa voûte.
— Si je ne connaissais pas le contexte, je pourrais croire que tu parles d’une autre voûte…
Je reste interdit un court instant avant de grimacer en comprenant le sous-entendu.
— Mais ça ne va pas bien dans ta tête parfois   !
Il rit, amusé par sa propre stupidité. J’essaie alors de le ramener à la raison en changeant de conversation :
— Tu me disais quoi   ?
— Que j’adorerais assister à un tournoi de golf   !
— Et pourquoi tu ne pourrais pas   ? Tu sais très bien que tu peux poser des jours quand tu le veux   !
Il hausse les épaules en baissant le regard sur la table. Je l’observe un instant. Lui. Ses cheveux blonds décoiffés. Sa bouille d’enfant avec ses joues toujours rosées alors qu’il a quitté la puberté depuis un bon moment maintenant. Ses yeux bleus d’habitude si rieurs et qui, à cet instant, semblent éteints.
— C’est quoi le problème   ? l’interrogé-je.
— C’est en Irlande.
Je souffle un «   Oh   » en comprenant. Blaise n’est pas arrivé en Angleterre par désir, mais parce qu’il fuyait son pays ou plutôt sa famille quand celle-ci a découvert son homosexualité. Depuis, il n’y a plus jamais remis les pieds.
— Tu… Je crois que tu devrais aller à ce concours, tournoi ou je ne sais quoi. L’Irlande est petite, mais tu ne risques pas de les croiser.
Il soupire avant de boire un peu de son soda. Je le regarde se pincer les lèvres, cherchant ses mots pour m’exposer au mieux son état d’esprit.
— Retourner en Irlande et ne pas retrouver ma famille… ça rendra toute cette histoire trop réelle pour moi.
Je fronce les sourcils.
— Je ne veux pas être méchant, mais… Je crois que quand on n’a pas parlé à ses parents ou son frère depuis plus de quatre ans, c’est que l’histoire est déjà bien réelle, non   ?
Ses yeux s’embuent. Blaise est un gars d’une gentillesse hors norme avec le cœur sur la main. Il est drôle, patient, aimant. C’est le meilleur mec que je connaisse. Il est toujours présent pour remonter le moral des troupes et là, le voir aussi triste me fait mal.
— Je suis désolé. Je ne voulais pas…
— Non, mais tu as raison. Il faut que je me fasse à l’idée que… C’est terminé.
Je pose ma main sur la sienne et la tapote amicalement.
— Je ne sais pas si c’est vraiment terminé, mais tu ne dois pas t’interdire d’aller dans ton pays juste parce qu’il y a ta famille. Tu n’avais rien fait de mal et tu ne fais toujours rien de mal, Blaise, essayé-je de le rassurer.
Il me fait un sourire attendrissant en me remerciant, avant qu’Eli, la propriétaire du restaurant où nous avons l’habitude de manger nous salue :
— Alors Loulou ne vient pas aujourd’hui   ?
Nous échangeons un regard perplexe avec Blaise, ne sachant pas de qui elle nous parle. Elle ricane et poursuit en pointant Blaise :
— Riri…
Elle se tourne, l’index droit vers moi et ajoute :
— Fifi… Mais si, il est là   ! s’exclame-t-elle en levant les bras en l’air, les yeux fixés sur la porte de l’établissement. Loulou est arrivé   !
D’un même mouvement, Blaise et moi pivotons et voyons Dorian approcher, aussi dubitatif que nous. Il retire son épais manteau qu’il met toujours pour aller faire un tour sur les chantiers, laissant apparaître son éternelle chemise de bûcheron et son corps robuste.
Dorian est un manuel, un vrai. Il a fait une formation de charpentier et a poursuivi avec menuiserie et ébénisterie. Il a de l’or dans les mains, ni plus, ni moins. Il est capable de tout faire avec un morceau de bois. Bien entendu, avec le temps, il a appris quelques trucs dans les autres branches du bâtiment, mais c’est pour ses fenêtres sur-mesure et ses meubles uniques qu’il est connu.
Et obligatoirement, son corps s’est sculpté au même rythme que ses nombreuses créations. Ses muscles ne sont pas ceux d’un bodybuilder, mais assez travaillés pour susciter l’intérêt. Il est vraiment bel homme avec ses yeux chocolat en forme d’amande et ses lèvres pleines. Je pense que s’il n’avait pas été mon plus vieil ami, j’aurais pu craquer pour lui.
Enfin, ça aurait pu être possible avant l’arrivée de Blaise parce qu’aujourd’hui, ces deux-là sont inséparables. Il est très rare de voir l’un sans l’autre en dehors du travail et encore, même là-bas, il est fréquent que Dorian squatte le bureau du blond.
— Qui est Loulou   ? demande-t-il en balançant son manteau sur la banquette à côté de moi.
Il s’assied à côté de Blaise, passe un bras derrière ce dernier tandis qu’Eli lui répond :
— Mais toi, mon canard   !
Elle lui fait un clin d’œil pour qu’il comprenne sa blague. Il lève les yeux au ciel, désabusé et lui commande un soda avec un burger.
— Comme d’habitude, mon chou   !
Elle s’efface et nous laisse alors tous les trois.
— Ce n’est que moi ou Eli prend un peu trop d’aisance avec nous maintenant   ? nous interroge Dorian en buvant une gorgée dans le verre de Blaise.
Le blond donne une tape sur la main de Dorian.
— Pourquoi tu piques mon Coca   ?
— Parce que j’ai soif, pardi   !
— Le tien arrive dans dix secondes   !
— Mais c’est toujours meilleur quand c’est le tien.
Il hausse les épaules, innocemment, comme si cette excuse était valable avant de poursuivre sur un autre sujet.
— Bon, je suis désolé de pourrir le déjeuner, mais…
Je sens que ça ne va pas me plaire. Pas du tout. Je me laisse aller sur la banquette et croise les bras devant moi.
— Quoi   ? marmonné-je, déjà de mauvaise humeur.
— J’ai eu Davies au téléphone.
— Qu’est-ce qu’il veut encore celui-ci   ?
— Peut-être te montrer à quoi ressemble sa belle voûte, susurre Blaise en se penchant vers moi, faisant référence à sa stupide plaisanterie de tout à l’heure.
— Hilarant   ! dis-je sarcastique. Alors Dorian   ?
— Il…
Il passe son regard de moi à Blaise avant de le reporter sur moi, loupant la subtilité de la conversation.
— Il aimerait nous voir cet après-midi chez les Reynolds pour…
— Sa voûte   ! termine Blaise à sa place.
— Ferme-la. Je te jure, ferme-la   !
Je serre le poing, énervé. Je souffle à fond. Pour tenter de me calmer, je pense aux vacances de Noël qui arrivent. À ces repas en famille que je vais passer. Aux rires de mes sœurs. Aux sourires de mes parents. Mais surtout aux yeux pétillants de bonheur de mon fils.
Malheureusement, l’idée que je vais voir Davies dans à peine quelques heures semble plus forte. Je grogne alors :
— Bon il arrive ce burger ?
Merci à…
Thomas pour ton amour et ton soutien quotidien qui me rendent heureuse et me permettent d’écrire en toute confiance.
Ma maison d’édition pour avoir cru à cette histoire.
Juliette pour...

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