Pour bien entrer dans la danse
220 pages
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Description

Dans un style où l'art, la politique, la culture et la religion se chevauchent, l'auteur nous décrit la danse dans son évolution et dans toute sa pluralité qui ont pris une ampleur phénomènale à partir des années soixante. Différentes personnalités, chacune dans sa fonction spécifique (artistique, technique et administrative), ont contribué de façon significative à l'éclosion spectaculaire et médiatique de ce domaine culturel.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 juin 2011
Nombre de lectures 157
EAN13 9782296464766
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Pour bien entrer dans la danse
En couverture : Mademoiselle Katy VARDA et sa troupe dansent pour la télévision sur une chorégraphie de Redha. La photographie est de Francette Levieux


© L’Harmattan, 2011
5-7, rue de l’École-polytechnique ; 75005 Paris

http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-296-55086-5
EAN : 9782296550865

Fabrication numérique : Socprest, 2012
Ouvrage numérisé avec le soutien du Centre National du Livre
Paul NIBASENGE N’KODIA


Pour bien entrer dans la danse

État des lieux de l’art chorégraphique
au début du XXI e siècle
Univers de la Danse
Collection dirigée par Anne-Marie Green


La danse est un domaine de la culture qui a considérablement marqué la fin du siècle dernier tout autant que le début de notre siècle. Il s’agit d’un secteur vivant et dynamique qui provoque interrogation et réflexion. La collection Univers de la Danse est créée pour donner la parole à tous ceux qui produisent des études tant d’analyse que de synthèse concernant le domaine de la danse. Elle a pour ambition de permettre, favoriser et provoquer l’échange de la pensée, maintenir en éveil la compréhension de l’ensemble des faits de danse contemporaine ou de danse marquée historiquement.


Déjà parus

Sarah NOUVEAU, Le corps wigmanien d’après Adieu et Merci (1942), 2011.
Kamini RANGARADJOU, Bharata Natyam, la danse classique du sud de l’Inde, 2010.
Cécile JOUVEL, La danse Jazz et ses fondamentaux, 2007.
Marie-Joëlle LOUISON-LASSABLIERE, Feuillets pour Terpsichore, 2007.
Quelques articles de l’auteur


1) « Le hold-up électoral de François Bayrou avril 2007 ». Soutien à Ségolène Royal. Document QG de campagne.

2) « C’est Ségolène qu’il nous faut. » Texte extrait du livre Le combat d’un militant inconnu pour les victoires de la Gauche avec Ségolène Royal. Jeune Afrique n° 2482 (3 au 9 août 2008).

3) « Religions citoyennes. Soutien à la politique de civilisation et à l’idée de laïcité positive de Nicolas Sarkozy. » Jeune Afrique n° 2490 (28 sept au 4 octobre 2008).

4) « Jeune Afrique donne la parole aux autres. » Remerciements à Monsieur François Soudan, Directeur de rédaction du « Groupe Jeune Afrique. » Jeune Afrique n° 2502-2503 (21 décembre 2008 au 3 janvier 2009).

5) « Magouilles Socialistes. Ou socialistes de la fermeture. » Texte publié à l’occasion de l’éviction de Ségolène Royal au Congrès de Reims. Jeune Afrique n° 2511 (22 au 28 février 2009).

6) « Morale et préservatif. » Article extrait du texte « Peut-on encore défendre le pape Benoît XVI ? ». Jeune Afrique n° 2525 (31 mai au 6 juin 2009).

7) « Jackson et Obama, même combat. » Article extrait du texte « De Michaël Jackson à Barack Obama, du métissage culturel au métissage politique ». Jeune Afrique n° 2534 (du 2 au 8 août 2009).

8) « Socialistes français en déroute. » Jeune Afrique du 10 septembre 2009.

9) « Aux sources d’un dérapage d’État. » Jeune Afrique n° 2543 (du 4 au 10 octobre 2009).

10) « Un prix Nobel mérité. » Justification du prix Nobel de la Paix 2009 attribué au Président Barack Obama. Jeune Afrique n° 2551 (du 29 novembre au 5 décembre 2009).

11) « Au bonheur des zygomatiques », Jeune Afrique n° 2576 mai 2010.

12) « La ceinture et le pantalon. », Jeune Afrique n° 2607-2608 (du 26 décembre 2010 au 6 janvier 2011).
Entré dans la danse par hasard grâce à Madame Nicole Chirpaz, je suis ravi d’avoir découvert toutes les richesses de ce métier noble.
En tant que personnel d’encadrement, c’est toujours un véritable bonheur pour moi de voir toutes ces générations d’élèves de l’AID nous produire des émotions à travers la télévision ou les grands théâtres de « Paris » et d’ailleurs. Bref, je suis fier de les voir réussir dans la danse.

Merci Nicole CHIRPAZ


Paul NIBASENGE N’KODIA

Texte extrait de la gazette édition spéciale anniversaire.
30 ans de l’Académie Internationale de la Danse (A.I.D).
Spectacle aux Folies Bergères à Paris
Samedi 18 janvier 2003
Introduction
Un jour dans un garage situé rue de Longchamp dans le 16 e arrondissement de Paris, tout près de Trocadéro, à deux pas de la Tour Eiffel, une charmante commerciale m’avait fait part du souhait de sa fille de quatorze ans qui voulait devenir danseuse professionnelle.
La maman ne savait pas ce que signifiait cette appellation.
Qu’elle se rassure, elle n’est pas la seule à ne pas comprendre que la danse est un vrai métier.
J’établis tout de suite un parallèle avec une émission que j’avais suivie sur France 3.
A l’occasion de la tournée d’adieu de Johnny Hallyday, l’indétrônable chanteur de rock français, un de ses amis témoignait qu’à la fin des années cinquante, les jeunes qui ne voulaient pas travailler, allaient chanter, jouer la guitare ou d’autres instruments.
Les copains qui n’étaient pas artistiquement doués s’improvisaient impresarios ou producteurs.
Cependant, tous ne savaient pas que c’étaient de vrais métiers qui voyaient le jour et ils les exercent encore aujourd’hui.
Il en est de même pour la danse.
Plus d’un croient, en assistant à un spectacle, que les artistes s’amusent, que tout se fait au hasard. D’ailleurs, c’est une des raisons qui ont fait que les danseurs étaient marginalisés et mal payés pendant longtemps, sauf ceux de l’Opéra de Paris et de grandes compagnies.
Néanmoins, il faudra noter que derrière chaque prestation des danseurs il y a du travail en amont, du travail proche, c’est-à-dire les répétitions, le filage, la générale, l’organisation, et le travail lointain mais toujours présent, c’est-à-dire la formation qu’a reçue le danseur et qui le rend opérationnel pour la circonstance.
En outre, on devra noter que c’est par ces différentes prestations que ces artistes gagnent leur vie.
Le but de cet ouvrage est donc d’éclairer les jeunes qui sont tentés par ce métier.
Plusieurs questions les taraudent : Comment se former ? Quels sont les débouchés ? Comment se reconvertir ?
Souvent les parents sont également mal informés et cette situation accroît leur inquiétude.
En lisant ce livre, ils comprendront que la danse est aussi un métier qui peut procurer un bonheur durable à toute une famille, pourvu que leur enfant soit bien préparé.
Par ailleurs, quelle sera la politique efficiente qui sera mise en œuvre, afin de favoriser la création, de développer et de rentabiliser la diffusion, car dans les années à venir la danse va intéresser de plus en plus les générations futures ?
Autrement dit, comment minimiser le coût de la formation, des répétitions et de location des théâtres, tout en améliorant la qualité de l’enseignement, et maximiser les recettes des productions (pouvoirs publics, associations, personnes privées) ?
Vérifier ensuite la différence entre les cachets ou les salaires versés et la plus-value réalisée par les organisateurs, afin que ce ne soit pas toujours les mêmes qui soient laissés dans cette affaire.
Ce faisant, il faudra veiller à ne pas trop taxer les consommateurs qui payent et du coup priver l’accès à la culture à une grande partie de la population.
C’est là où réside la véritable richesse financière proportionnelle à leurs mérites de nos amis les danseurs. Je suis sûr qu’il y a un trésor caché derrière toutes ces performances artistiques.
C’est, certes, une équation équivalente à un numéro d’équilibriste, mais qu’il faudra résoudre, car il y va de l’avenir de nos enfants.
Enfin, à travers d’autres chapitres, tout le monde appréciera davantage le côté festif et ludique de la danse.
On pourra dorénavant en profiter au maximum lorsque les occasions se présenteront.
La vie est belle, mais courte, pourquoi refuser de danser ?
Cueilles ce jour ! {1} Comme nous exhortaient les épicuriens romains.
Alors, entrons maintenant dans cette danse, passionnément, profondément.
Première partie Définition et généralités
I – Définition
Dans cette partie, nous allons aborder le sujet dans sa globalité.
Certains points vont être développés dans les trois prochains titres : la danse comme métier, la danse comme loisir, et la fête.
Nigel Lythgoe, ancien danseur et chorégraphe, producteur exécutif de l’émission « So you think you can dance » {2} , une émission importante sur la danse aux États-Unis, explique précisément l’intérêt que la plupart d’entre vous comme moi-même, portons à la danse :
« Il y a quelque chose de sexy dans la danse, quelque chose de sensuel qui nous rapproche, en tant qu’êtres humains.
Ce quelque chose existe en chacun de nous, mais avec la danse, si une personne est vraiment douée, c’est d’une beauté que l’on ne peut qu’admirer ».
Le dictionnaire Larousse définit la danse comme une suite composée et rythmée de mouvements du corps, souvent accompagnée d’une musique ou d’un chant.
Phénomène universel, varié dans ses formes, la danse qui est présente dans beaucoup de sociétés primitives sous une forme rituelle, associée à une cérémonie magique ou religieuse, possède un caractère sacré dans de nombreuses civilisations, tout particulièrement en Afrique et en Asie. {3}
Qui plus est, traduction spontanée de la joie, liée à l’idée de la fête, du succès ou de la victoire, la danse est également un divertissement privé ou public, aristocratique, bourgeois ou populaire.
La présence d’un public fait de la danse un spectacle sérieux et chaleureux, à caractère sacré ou profane qui atteint dans certaines cultures un haut degré de perfectionnement et obéit à des règles strictes et à des techniques élaborées. Donc, tout le monde peut danser, mais devant un public qui vous regarde il faut que ça soit beau, magique, sensationnel, et que ça vibre !
La danse comme spectacle, est depuis longtemps une activité organisée par les institutions.
Néanmoins, dans les pays développés, notamment en France, les entreprises privées, ainsi que de nombreuses associations culturelles, travaillent énormément pour la promotion et pour le développement de cet art.
D’ailleurs avec la fin de l’État providence confirmée en 2002 par Monsieur Lionel Jospin, alors Premier ministre avec cette fameuse phrase qui avait foudroyé toute « la gauche plurielle », {4} « l’État ne peut pas tout faire », nous ne pouvons qu’admirer toutes ces associations qui œuvrent dans le secteur culturel et qui évitent une faillite sociale à l’État, en assurant des débouchés à des milliers d’artistes, et dans le cas d’espèces, aux danseurs.
Cette initiative collective s’inscrit dans le cadre du capitalisme patriotique dont devraient s’inspirer quelques actionnaires, attirés toujours par plus de profits, qui arrivent à fermer des sites entiers, renvoyant des centaines des personnes au chômage et mettant certaines régions économiquement et socialement en péril, pour aller produire ailleurs.
À l’inverse, plusieurs présidents d’association vivent modestement, et pourtant ils donnent « la vie » à une multitude d’artistes et rendent leurs compatriotes heureux, malgré la crise.
Alors, Messieurs les maires, présidents des départements, présidents des Conseils régionaux, ministres, n’hésitez pas, dans la mesure du possible, à débloquer les subventions pour le fonctionnement de leurs organisations, car Dieu sait qu’ils en ont vraiment besoin.
En revanche, les entrepreneurs cupides aux actions dévastatrices que nous venons d’évoquer, même s’ils sont athées, devraient méditer sur cette vérité venant de Jésus Christ et contenue dans les Saintes Ecritures :
« Quel profit en effet aura un homme s’il gagne le monde entier mais qu’il le paie de son âme ? ». {5}
Rapaces, je vous vois !
Et si on peut encore ajouter une couche à cette déclaration messianique, ce rappel ne fera que du bien à tout le monde : « Car l’amour de l’argent est la racine de toutes sortes de choses mauvaises et quelques-uns, en aspirant à cet amour, se sont égarés loin de la foi et se sont eux-mêmes transpercés partout de beaucoup de douleurs ». {6}
Quant à nous, nous n’allons pas nous égarer loin de l’objet principal de notre ouvrage, objectif danse, en vous présentant maintenant les photographies de toutes ces disciplines artistiques.
II – Les différents types de danses
Présenter les différents types de danse, surtout à ceux qui ne reconnaissent pas cette activité comme un art, est un exercice très difficile, car il ressemble à la perplexité de faire la différence devant quelqu’un qui n’a jamais vu les animaux, entre un chien, un chat, un lion, un crocodile etc.
C’est mieux, en tout cas, de voir ces animaux en vrai.
Par conséquent, les explications que je vais donner ne seront qu’approximatives.
Les danses, il faut les voir ou les pratiquer pour pouvoir les distinguer. Et même, une danse peut emprunter des pas ou des techniques des autres disciplines et avoir aussi plusieurs styles. En outre, une danse peut être pratiquée différemment selon les chorégraphes et la mode.
Il en est de même pour les spectacles de danse.
Quand on les regarde seulement à l’écran, on n’a pas les mêmes sensations que quand on voit les artistes en vrai au théâtre.
C’est tout comme un enfant qui ne connaît les éléphants, les serpents, les singes ou d’autres animaux qu’à travers les livres ou la télévision.
Le serpent il faut le voir un jour réellement afin de se rendre compte à quel point il fait trembler.
Il faudra un jour emmener les enfants au jardin zoologique ou dans un parc naturel pour qu’ils mesurent les merveilles et la force de la nature.
Cela correspond à l’émotion et aux vibrations que procure un bon spectacle de danse.
La danse au théâtre, c’est un voyage sensationnel.
Résultat des courses, après avoir parcouru ces quelques lignes, je vous exhorte à prendre un jour votre temps pour découvrir cette activité grandeur nature à travers des cours, des stages ou des spectacles.
Je vais donc citer quelques danses qui sont connues du grand public, particulièrement en France.

1) La danse classique
C’est une forme de danse occidentale dont la technique, codifiée à la fin du XVII e siècle, est construite autour de cinq positions fondamentales.



Danseuse classique à l’œuvre {7}
La danse classique repose sur un travail des jambes en dehors et elle est caractérisée pour les filles, depuis le XIX e siècle, par l’utilisation des pointes.
Le roi Louis XIV a contribué au perfectionnement de cette discipline en encourageant le travail de réflexion qui a abouti à la définition des termes, à la description des pas et à l’établissement de règles de composition.
Aujourd’hui la danse classique, par sa rigueur et par ses bases techniques, est une discipline indispensable pour tout jeune qui envisage d’embrasser sérieusement une carrière de danseur professionnel pluridisciplinaire.

2) Le jazz
C’est une danse de spectacle d’origine nord-américaine, qui est une synthèse de différentes techniques, exécutée avec vitalité sur une musique rythmée et entraînante, selon des styles très variés. Le jazz est une danse mondiale car elle est exécutée dans presque tous les pays de la planète.
Alors, tout le monde l’appelle « danse moderne ».
Effectivement, des années disco à ce jour, la musique est moderne, mais la danse qui est en harmonie avec cette musique, c’est le jazz.
La danse moderne est une autre discipline artistique.
Plusieurs professeurs et chorégraphes actuels essaient d’adapter la danse jazz aux rythmes des musiques à la mode.
C’est ainsi que sont nés divers styles : le modern’jazz, le jazz funk, le street jazz, l’american jazz, l’afro jazz, le hip hop jazz, etc.
Certains chorégraphes s’orientent plutôt vers une fusion « jazz-moderne ».
Ces différentes démarches, bien que nourries d’un certain charme artistique, ne sont toutefois pas avantageuses à l’évolution de la danse jazz, à tel point que les professeurs et les chorégraphes qui font du pur jazz dans sa splendeur et dans son originalité, avec ses mouvements amples, des solides bases techniques classiques visibles, des diagonales et des variations électriques, sont devenus des perles rares.
Heureusement que les directeurs des académies de danse veillent à ce que les valeurs fondamentales et traditionnelles de cette branche primordiale ne soient pas bradées, ni vendues aux enchères.



« Le jazz » dans toute son excellence


3) La danse contemporaine
Elle est également appelée « le contemporain » ou « la danse moderne ».
Danse de spectacle née simultanément en Europe et aux États-Unis au début du XX e siècle, « le contemporain » utilise des techniques et des styles divers destinés à traduire les émotions.
Contrairement à la danse classique, la danse contemporaine est toujours en mouvement. Elle invente ses codes et les remet constamment en question. Ici les mouvements sont libres et les autres domaines artistiques sont intégrés dans la chorégraphie, notamment le théâtre et la création musicale.



Solo de « contemporain » avec Florence Crespi {8}

« Le contemporain » est jubilatoire si le professeur ou le chorégraphe choisit une bonne musique et s’il met une belle énergie dans sa classe ou dans son ballet, sinon c’est ennuyeux, quoiqu’il y à toujours un certain public qui en raffole. Voilà pourquoi il n’y ait pas beaucoup de cours de « contemporain » qui ont du succès chez les enfants et chez les adultes amateurs, car ceux-ci cherchent d’abord le divertissement en bougeant.
Cependant, les chorégraphes actuels associent de façon percutante d’autres disciplines dans leurs créations, notamment la danse africaine et le hip hop.
Ce qui prouve encore que « la danse contemporaine » continuera à évoluer perpétuellement.

4) La danse de caractère
C’est un type de danse issu de l’adaptation pour la scène de danses folkloriques nationales avec des costumes somptueux, de couleurs vives et variées.
Les pays de l’Est, plus particulièrement la Russie et l’Ukraine excellent dans ce domaine.



Danseuses de la compagnie « Romano Atmo » spécialisée dans la
danse tzigane {9}

La danse tzigane est une variété de la danse de caractère particulièrement attirante.

5) Danse à claquettes ou claquettes
Cette danse d’origine américaine est remarquable par le claquement rythmé sur le sol de la pointe et du talon de chaussures munies de plaques métalliques. L’acteur américain Fred Astaire était un célèbre danseur de claquettes.



Numéro de claquettes sous la direction de Dora de Paula
(« Association Artistique Brésilienne »)


6) Danses de salons ou danses de sociétés
Ce sont des danses récréatives exécutées lors des rencontres amicales ou mondaines au XIX e et au XX e siècle en Europe : valse, tango, rock.

7) « Le tango argentin qui est inscrit au patrimoine de l’humanité » reconnu par l’UNESCO, est un art complet, technique et sensuel qui ne nous laisse pas insensibles sur scène, tout comme au cinéma.



Orlando « Coco » Dias et Delphine Robin {10}

Tout dernièrement, un danseur, chorégraphe de tango argentin a reçu de Madame la Ministre de la Culture, le titre de Chevalier des Arts et Lettres.
Il s’agit de Monsieur Orlando « Coco » Dias.
Cette distinction lui a été remise par Monsieur Jorge Lavelli au cours d’une cérémonie organisée à l’ambassade d’Argentine le 13 novembre 2008.
L’honneur qui lui a été rendu était à la hauteur du parcours professionnel de cet artiste exceptionnel et célébrait également cette discipline qui occupe une place privilégiée dans l’essor culturel français.

8) La danse orientale
Née en Egypte, la danse orientale est un mélange des traditions locales et des influences européennes et hollywoodiennes.
Au départ elle avait une espèce de mission transgressive, car elle essayait de montrer aux bourgeois ce qui était interdit.
La danse orientale est péjorativement appelée danse du ventre.
Mais, en réalité, la danseuse sollicite surtout son bassin qui fait des mouvements ondulants.
Les bras, les jambes et le ventre entrent également en ligne de compte. Les chorégraphes modernes, en général des filles, l’ont enrichie techniquement et l’ont rendue accessible à toutes sortes de public.
Le magazine Danser du mois d’octobre 2009 corrobore amplement notre description en mettant nettement un terme à la confusion qui règne dans la tête des gens entre la danse orientale qui est une discipline ayant son histoire et son développement à part, et les danses arabes, qui sont des spécificités régionales.
La danse orientale, très sensuelle, est également pratiquée sous une autre forme dans la région du Kasaï, en République Démocratique du Congo.
Ici, elle est appelée « le mutuasi ». C’est le fruit d’un ancien métissage issu de l’installation des arabes dans cette partie du « Congo » pour des raisons commerciales.



Démonstration de danse orientale avec Amira
danseuse, professeur, chorégraphe
La sensualité orientale
personnifiée par Gemma {11}
9) La danse africaine
En fait, il existe plusieurs types de danses africaines, car sur ce continent chaque tribu possède plusieurs variétés perpétuées à travers des générations.
Néanmoins, deux courants fondamentaux peuvent être mis en évidence.
La danse africaine de l’ouest (Sénégal, Mali, Guinée) privilégie les mouvements aériens, avec les bras et les jambes comme éléments moteurs, tandis qu’en Afrique centrale, la base technique repose sur les appuis au sol, le travail du thorax et du bassin.
Cette discipline très spectaculaire, en général, impressionne souvent par sa puissance et par l’énergie que dégagent les artistes qui sont de véritables athlètes.
La plupart du temps, ces interprètes, hommes et femmes sont favorisés par des dispositions morphologiques qui sont en harmonie avec le mouvement.
Stanne Gold Djemba alias Mamywatah, danseuse, chorégraphe et comédienne d’origine camerounaise, qui milite pour l’unité de sa discipline de prédilection par le biais de son enseignement et de ses créations, nous révèle dans un article intitulé « Danse et psychomotricité », la valeur thérapeutique de cette danse dans une nouvelle discipline paramédicale qui est « la psychomotricité ». En effet, souvent, la danse africaine n’exige dans sa pratique que la répétition des mouvements en communion avec la nature, des gestes ordinaires et quotidiens. C’est à travers ces entraînements aux techniques africaines que ceux qui souffrent physiquement et mentalement se rappelleront qu’ils ont bien un corps. Bouger, utiliser et soigner son corps les conduiront certainement vers la guérison.
Mamywatah prépare son cours de danse africaine
10) Le flamenco
Danse d’origine espagnole, avec des jupes longues pour les danseuses, la danse flamenco est très expressive.
Les artistes utilisent des chaussures à talons et le parquet est le terrain le plus approprié



Sharon Sultan,
une ravissante danseuse de
flamenco



11 Le Hip Hop
C’est une danse presqu’acrobatique et très physique née dans les rues des Etats-Unis et de France et qui s’appuie sur une culture et sur une musique particulière qu’on appelle le rap.
Le hip hop possède plusieurs styles : « le boogallo », « le new style », « le break » (technique au sol), « la house dance », « le locking ».



« Un freeze » {12} de François Lamargot, danseur et chorégraphe
Photo de Freeleust

12 La salsa
Danse festive en provenance des pays d’Amérique du Sud dont la plus connue est la version cubaine (la salsa cubaine).
La salsa peut être dansée facilement dans la salle, en boîte, pendant les fêtes.
Apparemment pas très physique, ses différentes figures qui font sa beauté et en même temps sa complexité, nécessitent un apprentissage laborieux pour pouvoir les maîtriser.

13 La danse sur glace
C’est une discipline sportive proche du patinage artistique. Elle privilégie l’aspect artistique par rapport au côté athlétique.

14) La comédie musicale
A l’instar du spectacle musical, la comédie musicale est un nouveau cours de danse qui nécessite de la part des élèves des notions de chant et de théâtre.
Souvent le professeur travaille sur des thèmes précis ou sur des extraits de comédies musicales existantes.
Le style de danse est le jazz, pour la plupart du temps, mais le professeur, selon son imagination et sa formation, peut utiliser d’autres disciplines (claquettes, salsa, Hip Hop, contemporain, danse africaine, danse orientale, etc.) ou des techniques hybrides. Il y a déjà un esprit de mise en scène dans ce cours.
Pour les enfants et les adolescents, le cours de comédie musicale ressemble encore à une espèce de séance ludique, tandis qu’il est difficile aux adultes amateurs de suivre cette discipline, car les élèves doivent d’abord maîtriser plusieurs techniques pour pouvoir s’éclater convenablement.

15) La danse indienne
La danse indienne est une spécialité d’Inde où chaque partie du corps, dans ses détails, joue un rôle important dans la chorégraphie.
Les costumes, la coiffure, le maquillage et les accessoires entrent intrinsèquement dans la danse.
Cette discipline très expressive a l’air d’être à la fois mystique, sensuelle et spirituelle.
III – Les danses dans d’autres régions du monde
Tous les peuples du monde possèdent des danses traditionnelles et des danses modernes : les hindous, les chinois, les japonais, les péruviens, les mexicains, les juifs, les arabes, les serbes, les turcs – etc.
En Afrique, chaque tribu a plusieurs danses ayant chacune sa signification.
Ces danses sont exhibées lors d’événements particuliers avec des costumes appropriés : « danse de la moisson », « danses de mort », « danses religieuses », etc.
Depuis les années soixante-dix, des groupes des jeunes en République démocratique du Congo, en République populaire du Congo, au Cameroun, au Gabon et en Côte d’Ivoire, créent avec la musique moderne, des danses contemporaines, qui trouvent leurs inspirations dans les techniques traditionnelles.
IV – Lieux où l’on peut danser
On peut danser partout : dans la rue, à la maison, lors des manifestations, lors des concerts, pendant les fêtes.
Néanmoins, on apprécie la danse comme art, sous forme de spectacle organisé, dans les opéras, les cabarets, les théâtres municipaux, nationaux ou privés, dans de grandes salles de spectacle.
A Paris, je peux citer plusieurs lieux magiques pour des spectacles hauts en couleurs :
Le théâtre national de l’Opéra de Paris (Garnier et Bastille), le Palais des Sports de Paris à la Porte de Versailles, le Zénith, le Palais de Congrès de Paris situé Porte Maillot, le Bataclan, l’Olympia, le Théâtre du Trianon dans le 18 ème arrondissement, le Théâtre Chaillot dans le 16 ème arrondissement, la Cigale, le théâtre du Gymnase, le Casino de Paris, le Théâtre Mogador, le Petit Théâtre de Paris, le Grand Palais, le Théâtre du Châtelet, le Théâtre de la ville.
Dans les cabarets également nous pouvons assister à de magnifiques représentations : Bobino, le Crazy Horse, le Moulin Rouge, le Paradis Latin, les Folies Bergère, le Lido, etc.
Le guide des places des spectacles, ainsi que Pariscope et l’Officiel des spectacles, vendus dans les kiosques, pourront vous permettre de découvrir toutes les salles de spectacles connues en France.
Cependant, vous pourrez aussi admirer les danseurs partout en « France ».
Dans chaque ville il existe une ou plusieurs salles qui vous permettront toujours d’assister à un spectacle de danse sympathique.
V – Lieux où l’on apprend la danse
En Afrique subsaharienne, les jeunes apprennent à danser à la maison. Il y a plusieurs occasions festives où les jeunes et les moins jeunes ne résistent pas à la musique.
Alors tout le monde apprend les anciennes et les nouvelles danses en observant, en copiant.
Néanmoins, si on veut devenir danseur professionnel, on va se perfectionner directement dans sa compagnie ou dans son groupe musical, à travers les répétitions. Bien entendu Il y a des Africains qui sont plus doués que d’autres, bien qu’on ait tendance à affirmer que tout ce peuple a le rythme dans la peau ou dans le sang.
Cependant ce continent commence à s’éveiller dans le domaine de la formation des danseurs.
Après l’école du Mudra Afrique de Maurice Béjart, la Termitière, centre de développement chorégraphique à Ouagadougou au Burkina-Faso, est la première école de danse d’envergure dans cette région.
Il existe un autre centre de petite taille près de Dakar, dénommée École des Sables et dirigée par Germaine Acogny, ancienne directrice du Mudra d’Afrique.
En France, il existe des écoles de danse appelées communément académies de danse et des conservatoires où les jeunes apprennent sérieusement le métier de danseur pour intégrer les compagnies ou les comédies musicales.
La France, les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Ukraine, la Chine, le Japon et l’Allemagne sont les principaux pays où la formation des danseurs professionnels est d’une qualité remarquable. On n’oubliera pas de citer dans cette catégorie le Danemark, la Suède, la Norvège, l’Ecosse, l’Irlande et la Belgique.
On peut également citer d’autres pays qui forment des danseurs de haut niveau : Cuba, le Mexique, l’Argentine, l’Espagne, l’Italie, la Pologne, le Canada, l’Autriche, la Serbie, la Bulgarie, la République Tchèque, le Brésil et la Corée du Sud.
Enfin d’autres pays commencent à monter en puissance également. Il s’agit de la Tunisie, de la Moldavie et de l’Afrique du Sud.
Cependant, école ou pas école, partout dans le monde, tous les enfants trouvent toujours une occasion pour apprendre quelques pas de danse.
VI – Le show business et la danse commerciale
Avec le développement du show business, les danseurs professionnels sont sollicités dans plusieurs domaines : à la télévision, pour faire des clips, au cinéma, dans la publicité, dans les comédies musicales, pour faire l’animation, pour participer à des défilés, pour de grandes manifestations.
En outre, on observe que dans de nombreux concerts et tournées, ainsi que dans plusieurs émissions de variétés et de divertissement, les danseurs et les danseuses engagés permettent d’accroître la qualité visuelle des prestations. La danse ajoute incontestablement les ingrédients dans la sauce. La récente tournée RTL Disco, la tournée RFM, ainsi que la Star Académy sont des exemples éloquents.
La danse commerciale est une façon d’utiliser au mieux une ou plusieurs techniques des danses actuelles pour produire des chorégraphies populaires auprès des jeunes de deux à quatre-vingt-quinze ans.
Contrairement à ce que peuvent penser certains critiques, la danse commerciale n’est pas synonyme de médiocrité, ni de facilité.
C’est plutôt une façon savante de démocratiser l’art chorégraphique sans lui ôter son aspect technique et artistique, et de l’amener souvent allégrement dans nos foyers à travers le petit écran qui représente, selon les sondages, le premier divertissement de près de 53 % de nos concitoyens.
En effet, grâce à la danse commerciale, plusieurs jeunes ont eu envie de suivre une formation artistique et un grand nombre de parents et de grands-parents ont inscrits leurs enfants ou petits-enfants aux cours de la Pépinière. {13}



Une affiche d’une tournée RFM, une production de Côté Scène
(sur une idée originale de Hugues Gentelet et de Oliver Kaeffer,
la danse a contribué largement au come back gagnant
des gloires des années 80-90).
Deuxième partie La danse comme métier
I – Qu’est ce qu’un danseur professionnel ?
Un danseur professionnel est un artiste qui vit essentiellement de ses prestations en danse ou des revenus de tous les métiers du spectacle en général.
Ce technicien ou cette technicienne peut être un interprète spécialisé dans une seule discipline (danseur de flamenco, danseuse orientale, danseur classique) ou un interprète pluridisciplinaire.
Le statut des danseurs dépend de leurs contrats.
Le plus souvent ils sont engagés comme salariés dans des opéras, des compagnies, des cabarets, des croisières.
Certains signent régulièrement des contrats à courte, moyenne et longue durée dans des créations ou des comédies musicales.
D’autres bénéficient du statut d’intermittents du spectacle et trouvent de petits ou de grands contrats dans des spectacles de toutes sortes, dans des figurations, dans les clips et dans la publicité.
Avant de devenir danseurs professionnels, les jeunes doivent suivre une formation.
Il y a des danseurs qui ont suivi une formation de courte durée avec quelques professeurs de renom.
D’autres ont suivi des cours ciblés dans une ou plusieurs académies.
Mais, la meilleure formation c’est celle qui est enseignée dans une académie de danse pluridisciplinaire.
Dans ce cas, les jeunes danseurs se perfectionnent dans plusieurs disciplines : classique, jazz, contemporain, claquettes, flamenco, comédie musicale.
En outre, la formation est complétée par les cours de chant et de comédie.
A l’issue de cette formation polyvalente, le jeune danseur sera capable de passer toutes les auditions pour trouver du travail, puisqu’il sera à l’aise dans n’importe quelle technique, pour plaire au chorégraphe à la recherche des bons interprètes.
1) La formation professionnelle
Il existe plusieurs centres de formation en France dont les plus réputés se situent à Paris, à Cannes, à Marseille, à Lyon, ainsi que dans d’autres grandes villes.
Néanmoins, plusieurs jeunes filles et de nombreux garçons viennent à Paris pour se perfectionner.
De toutes les façons, la ville de Paris offre de nombreuses opportunités dans le domaine du spectacle et dans le cadre de relations.
Quelques écoles de formation sont spécialisées dans une discipline, tandis que d’autres enseignent de nombreuses spécialités.
Dans certains pays étrangers et dans des conservatoires en France, des certificats ou des médailles peuvent être délivrés à l’issue de la formation. Qui plus est, certains concours organisés par des fédérations valorisent les CV des élèves.
Cependant, les formateurs estiment que techniquement, le meilleur diplôme, c’est le niveau atteint par l’élève qui doit y ajouter sa propre personnalité, ainsi que son savoir-faire pour se battre sur le marché du travail, vu que lors des auditions, les chorégraphes et les productions qui engagent ne regardent pas les diplômes mais les performances visuelles des candidats.
Une formation idéale nécessite trois à six années, mais tout dépend de l’âge auquel on a commencé sérieusement la danse.
Plus on débute jeune, mieux c’est, puisqu’il faudra noter que la carrière d’un danseur est comparable à peu près à celui d’un sportif professionnel de haut niveau, mais objectivement il faudra ajouter environ dix ans pour les danseurs, surtout ceux qui bénéficient de contrats avantageux.
Pour les filles devenir danseuse professionnelle à dix-huit ans et à vingt ans pour les garçons, c’est une opportunité de faire une carrière honorable.
2) La Danse-Études
Les Sports-Études, appelée Danse-Études dans le cas d’une formation professionnelle en danse, permettent aux enfants de poursuivre leurs études du CM2 à la terminale dans des établissements à horaires aménagés et de suivre en même temps une formation engagée dans la danse.
Il est important, en réalité, que les parents se rendent compte que l’art chorégraphique se pratique très tôt pour permettre après une ou deux années d’essai dans des conditions optimales, de décider s’il est raisonnable que le jeune suive la voie professionnelle. {14}
Effectivement, si les résultats escomptés en danse sont insuffisants et qu’on s’aperçoit que tout espoir de voir l’élève devenir un bel artiste reste minime, celui-ci pourra réintégrer un cycle normal d’études générales et choisir une autre orientation avant son deuxième cycle d’études.
Dans ce cas, notre petit pourra

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