Pablo Picasso - Les Chefs-d’œuvre - Volume 2
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Description

Dans le premier volume, il est traite des jeunes années de Picasso, dans le second, Picasso et Apres la Guerre 1939-1945. Pablo Picasso naît le 25 octobre 1881 à Malaga, en Espagne et meurt en 1973. Il est l’auteur d’une très vaste production qui touche, la sculpture, les poteries, le dessin et bien sur la peinture. Dès la fin des hostilités, Picasso devient un fervent soutien du Parti Communiste, et dessinera se fameuse Colombe de la paix, tout en exposant dans toutes les grands musées du monde dont le M.O.M.A. Picasso reste un des plus grands artistes du 20 siècles. Ses toiles atteignent des sommes colossales lors des ventes, en particulier, Le 11 mai 2015, Les Femmes d’Alger, toile peinte en 1955, vendu 179,36 millions de dollars, devient la toile la plus chère du monde, avant d’être dépassé par un tableau de Leonard de Vinci.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 11 avril 2018
Nombre de lectures 2
EAN13 9781785257087
Langue Français
Poids de l'ouvrage 5 Mo

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Victoria Charles & Anatoli Podoksik



Pablo Picasso
Les Chefs-d’œuvre


Taureau , 1947. Céramique, argile rouge, 37 x 23 x 37 cm. Musée Picasso, Antibes.







Man Ray , Pablo Picasso, 1934. Musée national d’Art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris. © 2014 Man Ray Trust / Adagp, Paris.
Auteur :
Victoria Charles & Anatoli Podoksik
Mise en page :
Baseline Co. Ltd.
61A-63A Vo Van Tan Street
4 e étage
District 3, Hô Chi Minh-Ville
Vietnam
© Confidential Concepts, worldwide, USA
© Parkstone Press International, New York, USA
Image Bar www.image-bar.com
© Estate of Pablo Picasso, Artists Rights Society (ARS), New York
© Man Ray Trust / Adagp, Paris
Tous droits d’adaptation et de reproduction, réservés pour tous pays. Sauf mentions contraires, le copyright des œuvres reproduites appartient aux photographes, aux artistes qui en sont les auteurs ou à leurs ayants droit. En dépit de nos recherches, il nous a été impossible d’établir les droits d’auteur dans certains cas. En cas de réclamation, nous vous prions de bien vouloir vous adresser à la maison d’édition.
ISBN : 978-1-78525-708-7
Sommaire
Barcelone et Paris 1901-1906
Cubisme 190 7 -1914
Rappel à l’ordre 1915-1925
Contacts av e c le surréalisme 1926-1937
La Guerre et l a paix 1937-1960
Les Dernières Années 1961-1973
Biographie
Liste des illustrations
Barcelone et Paris 1901-1906
Cette toile incarne le premier pas de Picasso vers la maturité artistique alors que ce dernier n’avait que vingt ans. En effet, L’Enfant à la colombe montre l’influence des grands maîtres du post-impressionnisme sur l’artiste, en particulier l’influence de Paul Gauguin avec le choix des aplats de couleurs pures et de la perspective écrasée. L’enfant est représenté de façon presque sentimentale, en opposition avec les œuvres plus tardives de Picasso représentant des personnages débordants d’énergie et presque violents. Même si Picasso allait utiliser la colombe comme symbole de la paix bien des décennies plus tard, la colombe, ici soignée par l’enfant, peut être interprétée comme une prémonition.


L’Enfant à la colombe , 1901. Huile sur toile, 73 x 54 cm. Collection privée


Yo, Picasso , 1901, Huile sur toile, 73,5 x 60,5 cm, Collection privée
On observe ici l’autoportrait d’un peintre conscient de son potentiel artistique. À cette période, Picasso se rend à Paris pour la seconde fois avec la promesse de pouvoir exposer ses toiles dans la galerie d’Ambroise Vollard, acteur incontournable de l’art moderne. Le tableau est donc montré lors de cette exposition. L’artiste se présente comme un membre de l’avant-garde bohême de la butte de Montmartre avec une facilité mise en avant par l’emploi de coups de pinceaux vigoureux. Ici, nous sommes les témoins de la haute opinion que Picasso avait de lui-même : dans le coin supérieur gauche, on peut lire Yo, Picasso (Moi, Picasso).


Autoportrait , 1901. Huile sur toile, 81 x 60 cm. Musée Picasso Paris, Paris
Cet autoportrait de l’artiste à l’âge de vingt ans est l’un des chefs-d’œuvre de la « période bleue » de Picasso. À cette époque (1901-1904), le bleu devient la couleur prédominante de la palette de l’artiste, une couleur associée à la mélancolie des thèmes qu’il peint durant ces quelques années. En comparaison avec Yo, Picasso , cette toile semble plus introspective et obsédante. Le plus remarquable dans ces deux toiles, réside dans le fait qu’elles ont été toutes deux réalisées la même année. Aussi, une évolution qui demande plusieurs années à certains artistes, n’a nécessité seulement que quelques mois, voire semaines, à Picasso. Ce chef-d’œuvre sera le premier d’une longue lignée.


L’Enterrement de Casagemas , 1901. Huile sur toile, 150 x 90,5 cm. Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, Paris
Au mois de février 1901, l’artiste Carlos Casagemas se tue par balle alors qu’il est dans un café avec ses amis, après avoir été rejeté par une femme dont il était amoureux. L’artiste, âgé d’une vingtaine d’années, était un ami proche de Picasso avec qui il partageait un appartement. Profondément touché par le suicide de son ami, cet épisode marque la « période bleue » de Picasso. De tous les tableaux dans lesquels ce dernier fait référence à la mort de son ami et même s’il n’est pas allé aux funérailles de celui-ci, L’Enterrement de Casagemas est le plus complexe. D’un aspect purement pictural, la composition nous rappelle clairement des œuvres du Greco (pensez à L’Enterrement du comte d’Orgaz ), une comparaison sans aucun doute recherchée par Picasso.
La partie inférieure du tableau dépeint Casagemas mort entouré de neuf pleureuses. Cette composition est répétée dans la partie supérieure du tableau avec neuf autres figures (certaines ressemblant à des prostituées) pleurant et regardant Casagemas montant au paradis sur un cheval blanc. Alors que ses bras sont arqués adoptant ainsi la position du crucifié, une femme nue l’embrasse. La symbolique de cette œuvre n’a jamais été clairement expliquée, mais il semble que Casagemas soit montré sous les traits d’un héros et constitue l’apothéose de la victime tragique.


La Vie , 1903. Huile sur toile, 196,5 x 129,2 cm. The Cleveland Museum of Art, Cleveland
Probablement le chef-d’œuvre de la « période bleue » de Picasso ; La Vie est une peinture énigmatique. Un jeune couple fait face à une vieille femme tenant un enfant dans ses bras. Derrière eux, deux peintures sont adossées contre un mur. Le jeune homme qui pointe la femme du doigt, était à l’origine destiné à un autoportrait, mais Picasso l’utilisa par la suite pour peindre Casagemas. L’explication de ce tableau demeure incertaine, et les interprétations divergent entre les thèmes de l’amour sacré et profane, du cycle de la vie et des conditions de vie difficiles d’un couple de classe moyenne.


Gertrude Stein , 1905-1906. Huile sur toile, 100 x 81,3 cm. The Metropolitan Museum of Art, New York
Gertrude Stein est une auteure américaine qui migre en France en 1903. Elle et ses frères sont des collectionneurs passionnés d’art moderne, et leur foyer parisien situé au 27, rue de Fleurus devient un lieu de regroupement pour de nombreux artistes et écrivains, tels que Picasso, Matisse, F. Scott Fitzgerald et Ernest Hemingway. Ce dernier décrit les réunions du samedi soir chez les Stein comme des « fêtes mémorables ». Stein est une grande collectionneuse des œuvres de Picasso, et en 1905, l’artiste entreprend de réaliser son portrait. Ce tableau lui prit beaucoup de temps parce que le modèle se plaignait que la toile ne lui ressemblait pas. Picasso lui assura de façon prophétique qu’avec le temps, elle ressemblerait au tableau. Il avait raison car ce portrait est aujourd’hui le portrait le plus ressemblant de l’écrivaine.


Famille de saltimbanques , 1905. Huile sur toile, 212,8 x 229,6 cm. National Gallery of Art, Washington, D.C.
La Famille de Saltimbanques est l’une des toiles les plus significatives de la « période rose » de Picasso. Il a recourt ici à l’un des thèmes récurrents de cette période ; le monde du cirque. Plutôt que de dépeindre l’image festive des saltimbanques, Picasso les représente en privé, loin du regard du public. L’immobilité remplace le mouvement et la joie est remplacée par la mélancolie contemplative. Cette peinture représente une famille de saltimbanques et Picasso choisit de les montrer comme une classe sociale dénigrée. Des artistes auxquels le jeune peintre s’identifie, traversant lui-même une période difficile, en quête de reconnaissance durant ses premières années à Paris.


Autoportrait à la palette , 1906. Huile sur toile, 91,9 x 73,3 cm. Philadelphia Museum of Art, Philadelphie
En raison d’un violent typhon, Picasso dut quitter le village catalan de Gósol, où il passait les vacances d’été et retourna à Paris les cheveux rasés. Peut-être cet épisode est-il à l’origine de cet autoportrait sous les traits d’un jeune Adam. Il serait plus exact cependant, de considérer qu’il s’agit en fait de la façon dont l’artiste se voyait lui-même. Le regard de cet Adam, aux torses et bras musclés, ne se concentre pas sur l’extérieur, mais sur l’intérieur. Picasso ressemble ici à une photographie prise de lui lorsqu’il avait quinze ans, et cette projection de lui-même sous les traits d’un adolescent nous indique qu’il se considérait comme un novice, s’appliquant pour la première fois, à réaliser ce qui allait être l’objectif de sa vie.
Cubisme 1907-1914
Après avoir été impressionné par les yeux en amande et les visages allongés des masques africains, Picasso décide de repeindre les visages de cinq figures de l’une de ses anciennes toiles. La forme des masques africains, combinée à une volonté de réduire les réalités visuelles pour aller vers des formes plus abstraites et montrer plusieurs points de vue, donne vie à cette œuvre qui s’avére capitale dans l’avancée plastique de l’artiste, depuis l’art africain jusqu’au cubisme. Le défi consistant pour Picasso à faire évoluer cette nouvelle forme d’art va l’occuper pendant plusieurs années. Les paysages de Cézanne ainsi que ses Baigneuses , sont largement influencés par les plans irréguliers des œuvres de Picasso, afin de montrer un mouvement en continu. L’’« Avignon », dont il est question ici, est une rue dans le quartier des prostituées de Barcelone. Les visages des femmes (en particulier, les deux femmes à droite) sont aussi clairement directement inspirés de l’art africain. L’exposition de l’’« Art négre » tenue à Paris en 1906 eut un impact considérable sur l’artiste. À l’origine, Picasso avait ajouté des hommes (marins et étudiants) dans ses premiers dessins. Il les exclût par la suite afin de placer le spectateur en intrus.


Les Demoiselles d’Avignon , 1907. Huile sur toile, 243,9 x 233,7 cm. The Museum of Modern Art, New York


Femme à l’éventail , 1907. Huile sur toile, 152 x 101 cm. Musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg
Cette peinture est un exemple pertinent de la première évolution de Picasso vers l’abstraction analytique. L’artiste exprime clairement ici sa volonté de s’éloigner des formes picturales traditionnelles. La perspective centrale a disparu et est remplacée par une multitude de points de vue simultanés. La femme assise, dont le profil dérive encore de l’art africain et ibérique, nous est présentée de face. En regardant de plus près, l’on s’aperçoit qu’il s’agit en réalité de perspectives variées qui proviennent d’un seul et même plan. Pour exemple, on peut voir le sein gauche de la femme de face, mais cette vue est en contraste avec son visage qui lui, est en vue plongeante. Ce processus va se complexifier par la suite, lorsque Picasso accompagné de Georges Braque (vol. 1, p. 155 et 162), approfondit le cubisme analytique.


Pain et compotier aux fruits sur une table , 1908-1909. Huile sur toile, 163,7 x 132,1 cm. Kunstmuseum Basel, Bâle
Dans les premières approches de ce qui allait par la suite être défini par le mot « cubisme », Picasso ouvre la voie à une nouvelle conception de l’espace. De même que dans Femme à l’éventail , Picasso nous montre plusieurs points de vue simultanés. Cela nous permet, par exemple, d’avoir une vision frontale de la tasse et en même temps de voir le bol de fruits placé au-dessus.


Tête de femme (Fernande) , 1909. Bronze, 40,5 x 23 x 26 cm. Musée Picasso Paris, Paris
À son retour à Paris, après avoir passé l’été 1909 à Horta de Ebro où il réalise certaines œuvres incontournables du cubisme analytique, Picasso se tourne vers la sculpture. Il fait un portrait de sa maîtresse, Fernande Olivier, dans un style proche du cubisme analytique. Sans violer le principe traditionnel de la masse sculpturale intégrée, Picasso sculpte la surface en une série de plans obliques spectaculaires. Les accents ciselés créent un jeu de rythmes, mais ils déchirent l’épiderme de la surface. Se remémorant cette Tête de femme quelques années plus tard, Picasso disait : « Il me semblait que les courbes que vous pouvez voir sur la surface devaient se poursuivre à l’intérieur. J’avais l’idée de les faire sur le fil ». (Voir étude préparatoire, vol. 1, p. 148)


Maisons sur la colline (Horta de Ebro) , 1909. Huile sur toile, 81 x 65 cm. Museum Berggruen, Staatliche Museen zu Berlin, Berlin
Picasso et sa maîtresse Fernande Olivier passent l’été 1909 à Horta de Ebro. Ce village était le lieu où Picasso avait passé les moments les plus heureux de son enfance (« Tout ce que j’ai appris, je l’ai appris à Horta » disait-il). À Horta, Picasso continue ses recherches sur la déconstruction de la perspective. Son admiration pour les paysages de Cézanne, qui est clairement visible ici, franchit une étape supplémentaire. Les maisons sur la colline sont réduites à des formes géométriques simplifiées, vues depuis plusieurs perspectives à la fois. Le ciel lui-même est visible depuis plusieurs points de vue.


Portrait d’Ambroise Vollard , 1909-1910. Huile sur toile, 93 x 65 cm. Musée Pouchkine, Moscou
Ambroise Vollard est une figure incontournable de l’histoire de l’art moderne. Il est l’un des plus importants galeristes de la fin du XIX e siècle et de la première moitié du XX e siècle. Vollard soutient des artistes tels que Cézanne, Van Gogh et Gauguin, de même que Picasso et d’autres artistes de sa génération comme André Derain et Georges Rouault. Ce portrait de Vollard est l’un des meilleurs tableaux de la période analytique de Picasso. À ce stade, la perspective est complétement éclatée, et le spectateur ne peut regrouper les morceaux que par bribes afin de restituer le portrait. Malgré une approche extrêmement intellectuelle, Picasso parvient à proposer une représentation vivante de Vollard.


Fille à la mandoline (Fanny Tellier ) , 1910. Huile sur toile, 100,3 x 73,6 cm. The Museum of Modern Art, New York
Le thème de la femme jouant de la mandoline avait été utilisé lors des recherches de Picasso le menant au cubisme (vol. 1, p. 144). Comme dans le Portrait d’Ambroise Vollard , les sujets de ses premières œuvres analytiques demeurent identifiables malgré les nombreuses facettes dans lesquelles la perspective s’est brisée. Tout au long de cette phase analytique, les œuvres de Picasso, mais aussi de Braque, deviennent presque abstraites. Ils travaillent simultanément au développement du cubisme, et leurs œuvres deviennent si similaires, qu’eux-mêmes ont parfois du mal à les distinguer. (vol. 1, p. 154, 155 et 162, 163)


Nature morte à la chaise cannée , 1912. Huile sur toile cirée, encadrée de ficelle, 29 x 37 cm. Musée Picasso Paris, Paris
Cette œuvre marque non seulement le début du cubisme synthétique, mais constitue également le premier exemple d’une technique qui allait devenir ordinaire dans l’art moderne : le collage. Le cubisme synthétique est un changement drastique par rapport aux dernières années du cubisme analytique, qui tend vers l’abstraction pure que Picasso veut à tout prix éviter. Avec Nature morte à la chaise cannée , Picasso fait un bond vers la réalité de la manière la plus littérale : il applique un morceau de toile cirée imprimée sur la toile avec un motif de chaine canée. Cela faisant, il incorpore un objet préexistant et en fait une partie centrale de son œuvre. Les lettres « JOU » peuvent être un fragment du mot « journal » mais aussi du verbe « jouer », comme si cette œuvre était un jeu d’enfant pour Picasso.


Guitare , 1914. Feuille de métal et corde, 77,5 x 35 x 19,3 cm. The Museum of Modern Art, New York
L’utilisation de collages pendant le cubisme synthétique ne transforme pas uniquement la peinture.

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