Noir et blanc numérique
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Description


À l'heure du numérique, la photographie noir et blanc n'est plus réservée aux propriétaires d'une chambre noire ; elle est désormais à la portée de tous ceux qui aiment le monde monochrome. Dans ce guide pratique illustré, l'auteur et photographe John Batdorff vous dévoile tout son savoir-faire professionnel pour réussir vos clichés noir et blanc numériques. Il décrit dans un premier temps les bases de la photographie (composition, lumière, contraste, exposition) en précisant quand et comment faire le choix du noir et blanc, puis explore ensuite les principales fonctionnalités des boîtiers reflex. Enfin, il présente toutes les étapes de post-traitement, notamment la conversion de la couleur en noir et blanc dans Lightroom à l'aide de simples paramètres prédéfinis, mais aussi toutes les améliorations et fonctionnalités complémentaires accessibles dans Silver Efex Pro, des paramètres prédéfinis aux points de contrôle à l'aide de la technologie U-Point.



Suivez les conseils délivrés dans ce guide pratique illustré.




  • Apprenez à voir en noir et blanc en maîtrisant le contraste, la texture et l'éclairage.


  • Découvrez toutes les astuces et techniques pour faire de magnifiques photos d'action, de paysage, mais aussi des portraits en noir et blanc.


  • Créez votre propre flux de traitement numérique en commençant par les bases du post-traitement dans Lightroom, puis en allant plus loin avec Silver Efex Pro.


  • Partagez et imprimez vos images, et présentez votre travail sur le Web.




  • Equipement et réglages


  • Composition et lumière


  • Exposition


  • Post-traitement


  • Effets en noir et blanc


  • Imprimer, publier et partager

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 26 janvier 2012
Nombre de lectures 357
EAN13 9782212020410
Langue Français
Poids de l'ouvrage 59 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0097€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

À l’heure du numérique, la photographie noir et blanc n’est plus réservée aux propriétaires d’une chambre noire ; elle est désormais à la portée de tous ceux qui aiment le monde monochrome. Dans ce guide pratique illustré, l’auteur et photographe John Batdorff vous dévoile tout son savoir-faire professionnel pour réussir vos clichés noir et blanc numériques. Il décrit dans un premier temps les bases de la photographie (composition, lumière, contraste, exposition) en précisant quand et comment faire le choix du noir et blanc, puis explore ensuite les principales fonctionnalités des boîtiers reflex. Enfin, il présente toutes les étapes de posttraitement, notamment la conversion de la couleur en noir et blanc dans Lightroom à l’aide de simples paramètres prédéfinis, mais aussi toutes les améliorations et fonctionnalités complémentaires accessibles dans Silver Efex Pro, des paramètres prédéfinis aux points de contrôle à l’aide de la technologie U-Point.

Suivez les conseils délivrés dans ce guide pratique illustré. Apprenez à voir en noir et blanc en maîtrisant le contraste, la texture et l’éclairage. Découvrez toutes les astuces et techniques pour faire de magnifiques photos d’action, de paysage, mais aussi des portraits en noir et blanc. Créez votre propre flux de traitement numérique en commençant par les bases du post-traitement dans Lightroom, puis en allant plus loin avec Silver Efex Pro. Partagez et imprimez vos images, et présentez votre travail sur le Web.
L’auteur
Photographe professionnel qui partage son temps entre Chicago et le Montana, John Batdorff a reçu plusieurs récompenses pour ses photos de paysage et de voyage. Ses photographies en noir et blanc ont été exposées au musée national d’Art animalier, à Jackson Hole, dans le Wyoming. Il dirige également des worshops sur le noir et blanc et anime des formations pour les apprentis photographes. John Batdorff aime le grand air et les voyages, et partage volontiers les images qu’il rapporte de ses expéditions. Suivez son travail et son blog photo sur www.batdorffphotography.com .

Une fois la photo dans la boîte, montrez-la ! Rejoignez le groupe Flickr de l’ouvrage ( www.flickr.com/ groups/blackandwhitefromsnapshotstogreatshots ) et partagez vos images !
Noir & blanc numérique
Pratique photo
John Batdorff
Adapté de l’anglais par Danielle Lafarge Avec la collaboration technique d’Étienne Laurent
Éditions Eyrolles 61, bd Saint-Germain 75240 Paris Cedex 05 www.editions-eyrolles.com

Authorized translation from the English language edition entitled Black and White: From Snapshots to Great Shots, 1 st edition, by John Batdorff (ISBN 978-0321-77457-6), by Pearson Education, Inc, publishing as PeachPit Press, Copyright © 2012 by John Batdorff, except pp.66-67 and illustrations on pp. 62-63 © PeachPit Press. All photography © John Batdorff except where noted.
All rights reserved. No part of this book may be reproduced or transmitted in any form or any means, electronics or mechanical, including photocopying, recording or by any information storage retrieval system, without permission from Pearson Education, Inc. French language electronic edition published by Editions Eyrolles.
Traduction autorisée de l'ouvrage en langue anglaise intitulé Black and White: From Snapshots to Great Shots, 1 st edition, de John Batdorff (ISBN 978-0321-77457-6), publié par Pearson Education, Inc, sous la marque PeachPit Press, © 2012 John Batdorff, sauf pp.66-67 et illustrations pp. 62-63 © PeachPit Press. Photographies © John Batdorff sauf si autre crédit mentionné.
Tous droits réservés. Aucune partie de l'ouvrage ne peut être reproduite, sous quelque forme et par quelque moyen que ce soit, électronique ou traditionnel, sans l'autorisation de Pearson Education, Inc.
Édition électronique en langue française publiée par les éditions Eyrolles.
En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement le présent ouvrage, sur quelque support que ce soit, sans autorisation de l'Éditeur ou du Centre Français d'Exploitation du Droit de Copie, 20, rue des Grands-Augustins, 75006 Paris.
© John Batdorff, 2012, sauf pp.66-67 et illustrations pp. 62-63 © PeachPit Press, pour l'édition en langue anglaise
© Groupe Eyrolles, 2012, pour la présente édition, ISBN 978-2-212-13390-5
Remerciements
À mon amour, Staci – rien de tout cela n’aurait été possible sans ton soutien, ton amour et tes encouragements. Je sais que les effusions écrites et publiques ne sont pas ta tasse de thé, aussi dirai-je simplement que tu es la meilleure – je t’aime.
À Anna, ma fille, je ne suis pas sûre qu’il y ait grand-chose à dire que tu ne saches déjà. On se comprend. J’aime regarder la vie à travers tes yeux et l’entendre dans ton rire. Souviens-toi de nos éternels sujets de conversation : soit honnête envers toi-même, ne mens jamais et travaille dur (même si je pense que c’était un peu exagérer de me faire payer 5 $ pour ma place. Pour ce que j’en dis…).
Maman, merci de m’avoir offert mon premier appareil photo, de m’avoir prêté ta vision et de m’avoir encouragé à aller plus loin dans mon art. J’aimerais que tu sois là aujourd’hui pour partager tout cela.
Papa, ton don pour l’écriture et ton amour des arts ont été une source d’inspiration. J’apprécie ta compréhension et surtout la confiance que tu m’as accordée toutes ces années. Tu es mon ami et mon mentor, mais tu es un compagnon de voyage très désordonné.
Mon ami John, merci de m’avoir fait part de tes commentaires honnêtes.
L’équipe de Peachpit : merci de croire en moi. C’est toujours un plaisir de travailler avec une équipe de professionnels.
Peggy Nauts, merci d’avoir épuré mon texte, de m’avoir rendu plus intelligent que je ne le suis (ce qui n’est jamais facile) et de ne pas m’avoir fait sentir coupable chaque fois que j’ai dit que je t’enverrais mon texte dans l’heure, alors que c’était au mieux le lendemain. Tu es la meilleure !
Susan Rimerman, merci pour ton soutien et pour tes conseils. J’apprécie sincèrement ton approche directe et honnête.
Mes remerciements à Lisa Brazieal et à son équipe pour avoir su créer une magnifique mise en pages et pour avoir aussi bien mis en valeur mes photos.
Pour finir, un grand merci à tous les lecteurs de mon blog qui m’ont apporté leur soutien infaillible. Ce livre n’aurait jamais existé sans vous. Mais merci à vous surtout, les lecteurs de ce livre – j’espère qu’il vous plaira. La porte de mon blog vous est toujours ouverte.
Sommaire
1. ÉQUIPEMENT ET RÉGLAGES
Examen de l’équipement
Contenu du sac
Logiciels de post-traitement
Étalonnage du moniteur
Réglages de l’appareil
Quand choisir le noir et blanc ?
Qu’est-ce que la couleur ?
2. COMPOSITION ET LUMIÈRE
Éclairage
Tout est une question de contraste
Composition
Mouvement
3. EXPOSITION
Exposition
Exposer pour le post-traitement
Filtres
Paysage
Portraits
Noir et blanc en studio
Narration
4. POST-TRAITEMENT
Mon flux de production
Module Bibliothèque
Module Développement
Panneau Réglages de base
Panneau TSI / Couleur / NB
Correction du contraste
Ajustements avancés de la courbe
Couleur sélective
Synthèse
5. EFFETS EN NOIR ET BLANC
Silver Efex Pro
Préparation des photos
Choix d’une atmosphère
Colorisation sélective
Virage
Effets de film
Se débrouiller seul
Raccourcis clavier de Silver Efex Pro 2
6. IMPRIMER, PUBLIER ET PARTAGER
Touches finales
Imprimer vos photos
Imprimer depuis Lightroom
Faire appel à un labo photo
Encadrement
Partager vos photos
Filigranes
Restez fidèle à vous-même
INDEX
Introduction
Presque toute ma vie, j’ai pris des photos. Ma passion a débuté quand ma mère m’a offert mon premier Kodak Instamatic en 1977. Ce qui n’était au départ qu’un moyen d’occuper un petit garçon, pour lui éviter de faire des bêtises, est rapidement devenu un moyen d’expression personnelle de toute une vie. J’ai pris des dizaines de milliers de photos depuis. J’ai commencé à aimer la photographie en noir et blanc pour son honnêteté et son potentiel pour transformer une simple image en œuvre d’art. Ce média a beaucoup changé au fil des ans et, même si je n’ai jamais été avare de mon temps dans la chambre noire, j’ai toujours été intrigué par les nouvelles technologies. La pellicule continuera à occuper une place particulière dans mon cœur, mais je ne regretterai jamais le jour où je suis passé au numérique.
La qualité des appareils photo numériques actuels m’a donné la liberté de créer les photos en noir et blanc que j’ai toujours voulu faire, sans passer des heures en chambre noire. C’est le meilleur des mondes. La photographie noir et blanc n’est plus réservée aux propriétaires d’une chambre noire et elle est désormais à la portée de tous ceux qui aiment le monde monochrome. Et pour ceux d’entre vous qui ont un book plein à craquer de photos argentiques, c’est le bon moment pour les convertir en numérique et explorer la multitude de techniques accessibles dans la chambre noire numérique.
Restez simple
Mon premier objectif dans ce livre est de simplifier au maximum un sujet compliqué. La photographie n’est pas toujours simple, mais il ne doit pas en être ainsi : elle devrait être parfaitement compréhensible. Si nous allons parfois aborder des aspects purement techniques, le véritable apprentissage viendra d’une meilleure connaissance globale des procédés photographiques en noir et blanc. J’espère que vous profiterez de mon expérience et que vous l’associerez aux nouvelles connaissances que vous aurez acquises pour créer votre propre style. Une photo en noir et blanc peut être créée de bien des façons : mon objectif n’est pas de vous submerger avec une longue énumération de techniques, mais plutôt de vous présenter quelques outils que j’ai utilisés avec succès au fil des ans. La simplicité mène à la créativité !
Qu’allons-nous accomplir ?
Je commencerai par présenter mon équipement de base, les réglages, la composition et l’exposition. Mon équipement m’est très précieux, mais vous pourrez appliquer les techniques présentées dans ce livre quels que soient le boîtier reflex numérique et l’objectif que vous utilisez.
Nous verrons ce qu’il faut rechercher lors d’un repérage pour photographier en noir et blanc. Nous examinerons ma check-list mentale de caractéristiques pour la prise de vue en noir et blanc : la qualité tonale, le contraste, des traits marqués, etc. Une fois les images dans la boîte, nous verrons comment les gérer dans Lightroom et les convertir en noir et blanc à l’aide des techniques de post-traitement.
Nous passerons beaucoup de temps dans Lightroom et nous plongerons dans les méandres de Silver Efex Pro 2 pour maîtriser ses étonnantes fonctionnalités de traitement du noir et blanc. J’expliquerai pourquoi j’utilise ces deux programmes, et pourquoi il m’arrive de préférer l’un à l’autre. Nous verrons toutes les étapes requises pour la retouche d’une image du début à la fin. Nous étudierons l’atmosphère, la couleur sélective, la texture ; nous verrons comment les photographes qui travaillent en noir et blanc aujourd’hui utilisent les filtres numériques, ainsi que d’autres aspects qui vous devraient vous aider à créer votre propre style.
Quel niveau devez-vous avoir ?
Cet ouvrage a été écrit pour les débutants et les photographes de niveau intermédiaire. J’espère cependant que quel que soit votre niveau, vous trouverez que ce livre est une source d’informations utile, d’expériences personnelles, d’exercices passionnants et de raccourcis précieux. Je vous encourage vivement à partager vos images sur notre site Flickr à mesure de votre progression. Ce livre a été conçu comme une invite au dialogue, aussi n’hésitez pas à me faire part de vos commentaires. L’apprentissage est un processus à double sens ; j’apprécie vos enseignements autant que vous appréciez les miens, enfin, je l’espère.
Une photo en noir et blanc peut être drôle et belle. Si vous ne vous faites pas plaisir, vous ne serez pas satisfait du résultat, alors détendez-vous et amusez-vous !
Diffusez vos clichés via le groupe Flickr du livre !
Rejoignez le groupe ici : flickr.com/groups/composition_fromsnapshotstogreatshots
1. Equipement et réglages
Commençons par poser les bases


100 ISO 1/250 s f/10 80 mm
Vous avez probablement déjà entendu dire que ce n’est pas l’appareil mais le photographe qui prend de belles photos. Je suis tout à fait d’accord avec cet énoncé ; cela dit, la plupart des photographes que j’ai pu rencontrer et admirer semblent posséder ce que j’appellerais leur « kit essentiel. » Le contenu de ce kit varie selon le photographe ou l’environnement, mais nous avons tous nos outils de prédilection pour nous aider dans notre métier.
Je suis adepte de la récup’ et j’évite de trop dépenser pour de l’équipement qui n’est pas indispensable. Avant tout achat, je me pose deux questions cruciales pour parvenir à établir une base solide pour mon travail photographique, tout en évitant de céder à la tentation d’acheter n’importe quel nouvel accessoire dernier cri : « En quoi cela va-t-il améliorer mes photographies ? » et « Suis-je arrivé au bout de ma configuration actuelle ? » Je sais que cela paraît simple, mais croyez-moi, si vous répondez à ces questions en toute franchise, vous parviendrez beaucoup plus facilement à distinguer un caprice d’un réel besoin.
Une analyse de l’image


100 ISO 4 s f/14 35 mm
Examen de l’équipement
Voici quelques aspects essentiels à prendre en considération lorsqu’on constitue son propre kit.
Je crois fermement qu’il faut être propriétaire de l’appareil que l’on va prendre plaisir à utiliser. Pour progresser, il est nécessaire de prendre beaucoup de photos, aussi est-il essentiel de travailler avec un appareil que l’on a bien en main, qu’il soit de marque Nikon, Canon, Sony ou de l’une des nombreuses autres marques qui se partagent le marché. Ce qui compte, c’est de s’en servir.
Contenu du sac
Quelques objectifs
S’il y a bien une chose qui améliore sensiblement la qualité d’une image, c’est un objectif digne de ce nom. Investissez dans un bon objectif. Les gens pensent toujours qu’il faut tout miser sur le boîtier ; or, bien souvent, ils obtiendraient de meilleurs résultats en changeant d’abord d’ optique. Je recommande d’essayer de se constituer un kit essentiel d’objectifs de qualité ( figure 1.1 ) qui s’adaptera aux prochaines générations de boîtiers.


Figure 1.1 Vous ne constituerez pas votre kit de travail du jour au lendemain. Il m’a fallu plusieurs années pour rassembler le mien, et j’y ai apporté des modifications au fil de mon cheminement vers ce qui fait ma personnalité en tant que photographe.
Je travaille souvent en faible lumière, c’est pourquoi j’aime les objectifs lumineux ( figure 1.2 ), ayant une ouverture minimale de f/2,8. Les objectifs lumineux sont souvent plus lourds, en raison de l’ optique de qualité et de leur construction, ce qui a aussi un prix. Mon kit de travail comprend un 16-35 mm (f/2,8), un 24-70 mm (f/2,8) et un 70-200 mm (f/2,8). Quand j’ai besoin de plus de marge de manœuvre, j’utilise un convertisseur de focale ( figure 1.3 ).


Figure 1.2 C’est l’ouverture maximale de l’objectif qui détermine sa luminosité. L’un des avantages d’une grande ouverture est qu’elle permet de photographier à faible éclairage ambiant en réglant une vitesse plus rapide que ne le permet une petite ouverture. Un objectif est dit lumineux à partir d’une ouverture inférieure ou égale à f/4. L’ouverture nominale de l’objectif est généralement gravée à l’avant de l’optique. Plus le nombre est petit (f/1,2, f/4 ou f/5.6, par exemple), plus l’ouverture est grande.


Figure 1.3 Les multiplicateurs de focale sont un moyen bon marché d’allonger la longueur focale d’un objectif de qualité, tout en allégeant son kit et en le rendant plus polyvalent. J’utilise régulièrement un 1,4x avec mon 70-200 mm avec une perte de qualité minime. Souvenez que ces accessoires ne sont pas compatibles avec tous les objectifs. Renseignez-vous auprès de votre revendeur.
Cartes mémoire
Il est très important de lire le manuel et d’acheter une carte mémoire compatible avec l’appareil photo ( figure 1.4 ). Ma mère me disait toujours « On en a toujours pour son argent, » et cette maxime s’applique ici aussi. Voici un autre conseil : ayez toujours plusieurs cartes à disposition. Comme une seconde batterie, ça sert toujours !


Figure 1.4 Vérifiez la vitesse et la valeur UDMA. Assurez-vous que la carte que vous achetez répond aux spécifications de l’appareil photo.
Trépied
Vous n’avez pas choisi un passe-temps économique et votre portefeuille risque d’y perdre des plumes. Par conséquent, investissez dans des choses utiles : achetez un trépied que vous utiliserez, c’est-à-dire un modèle stable et adapté au poids de votre appareil et de votre objectif. Une tête de trépied solide avec un plateau rapide est indispensable pour pouvoir retirer rapidement l’appareil photo du trépied. Un bon trépied a un prix, mais comme une bonne valise, vous le garderez toute votre vie. J’adore mon Gitzo GT-1550 Traveler en fibre de carbone. Ce matériau est suffisamment solide pour supporter les objectifs les plus lourds et suffisamment léger pour être transporté dans le sac à dos pendant de longues excursions en pleine nature.
Déclencheur souple ou télécommande
Ces accessoires sont extrêmement pratiques pour réduire les risques de bouger pendant les poses longues. J’ai testé les télécommandes avec et sans fil, mais je préfère les modèles filaires ( figure 1.5 ). Il m’est arrivé trop souvent de sortir des sentiers battus et de me rendre compte que ma télécommande ne répondait pas parce que les piles étaient à plat.


Figure 1.5 Une télécommande filaire est indispensable pour éviter de bouger l’appareil pendant les poses longues.
Filtres
Je sais que tout le monde pense que tous les effets sont réalisables dans Photoshop, mais croyez-moi : c’est faux. Un filtre dégradé gris neutre (ND) ( figure 1.6 ) se révèle très utile pour exposer correctement un paysage ou pour assombrir le ciel. J’utilise souvent un filtre jaune, vert, rouge ou orange pour m’aider à visualiser une image en noir en blanc sur place. Je suis un fervent admirateur du système 100 mm de Lee Filters. Nous reviendrons sur les filtres au chapitre 3.


Figure 1.6 Le système Lee est simple d’emploi et permet d’utiliser un même filtre avec plusieurs objectifs à l’aide d’un simple adaptateur.
Niveau à bulle
Un trépied ne vous prémunit pas contre le risque de l’installer sur un terrain accidenté. Rien n’est pire que de prendre une magnifique photo de paysage et de se rendre compte qu’elle penche d’un côté. Les niveaux à bulle ( figure 1.7 ) sont bon marché et font gagner beaucoup de temps lors du post-traitement.


Figure 1.7 Le niveau à axe double qui se monte sur le sabot du flash permet de rester bien d’aplomb aussi bien en orientation portrait que paysage.
Solutions de nettoyage des lentilles
Les petits chiffons en microfibre pour le nettoyage des lentilles ( figure 1.8 ) sont simples d’emploi et peu encombrants. Conseil : ayez-en toujours sous la main pendant vos séances photo. S’ils se cachent au fond de votre sacoche, il est fort probable que vous préférerez utiliser ce qui vous tombe sous la main (probablement votre T-shirt) pour nettoyer votre objectif, ce qui n’est pas recommandé. Accrochez votre chiffon Spudz à un endroit facile d’accès, ce qui prolongera la durée de vie de vos optiques. LensPen est une solution de nettoyage pratique, à base d’un produit non liquide qui ne sèche jamais ( figure 1.9 ).


Figure 1.8 La microfibre convient parfaitement au nettoyage des lentilles ; pensez à l’accrocher à la bandoulière de l’appareil pour qu’elle reste accessible en permanence.


Figure 1.9 J’ai toujours l’un de ces stylos dans la poche pendant mes séances de prise de vue. Le LensPen est idéal pour éliminer la poussière et les impuretés sur la lentille de l’objectif.
Logiciels de post-traitement
Lightroom ( figure 1.10 ), Silver Efex Pro 2 ( figure 1.11 ) et Photoshop (dans l’ordre) sont aussi essentiels pour mon kit de photographie en noir et blanc que mon appareil photo. Je privilégie la simplicité et je réduis au maximum les étapes du flux de production pour me concentrer sur le processus créatif. Au risque de vous étonner, j’utilise rarement Photoshop. Ne vous méprenez pas : je trouve bien entendu que Photoshop est un logiciel fantastique et incroyablement performant, mais on se laisse vite déborder. Je ne l’utilise que lorsqu’il m’est impossible de faire autrement. Ce qui nécessite trois ou quatre étapes dans Photoshop peut être effectué par un simple clic dans Lightroom. Associé à des modules complémentaires comme Silver Efex Pro 2, Lightroom permet de rester davantage concentré sur la création d’images et moins sur la technique.


Figure 1.10 Lightroom, l’incroyable et puissant logiciel de post-traitement d’Adobe, fonctionne parfaitement sous Mac et Windows.


Figure 1.11 Je traite 95 % de mes photos noir et blanc dans Silver Efex Pro 2 après leur importation dans Lightroom.
Étalonnage du moniteur
Avant toute chose, vous devez être certain que vous pouvez faire confiance à votre équipement. Je parie que vous vous êtes déjà retrouvé dans le cas de figure suivant : vous venez de passer des heures à améliorer l’une vos photos préférées et, au moment où elle sort de votre imprimante ou qu’elle arrive du labo, vous vous rendez compte que le résultat ne ressemble pas du tout à ce que vous aviez corrigé à l’écran. L’étalonnage du moniteur limite ces problèmes en créant une référence pour le flux de correction et d’impression.
L’étalonnage du moniteur ne se limite pas au réglage des couleurs. Il permet aussi de s’assurer que le contraste est correctement affiché. Il existe d’excellents systèmes d’étalonnage simples d’emploi. Sachez simplement qu’un bon système tient compte de l’éclairage ambiant. Même si votre moniteur et votre imprimante sont étalonnés, un changement significatif de l’éclairage ambiant augmente la probabilité d’erreurs au post-traitement. J’effectue la majorité de mes retouches dans une pièce dans laquelle je peux contrôler l’éclairage par des stores ou un variateur. Pensez à étalonner régulièrement votre moniteur ; l’étalonnage n’est pas définitif. Comme l’opération ne prend que cinq minutes, je procède à l’étalonnage de mon moniteur toutes les deux semaines à l’aide de mon système Datacolor Spyder ( figure 1.12 ).


Figure 1.12 L’étalonnage du moniteur est une étape essentielle de mon flux de production. Un moniteur étalonné me permet de savoir à quoi ressemblera le tirage avant son impression.
Réglages de l’appareil
Sensibilité ISO
La valeur ISO correspond à la sensibilité du capteur de l’appareil à la lumière. Les photographes savent que pour obtenir une belle image, il est préférable de régler une valeur ISO aussi faible que possible. En général, plus la valeur ISO est basse, meilleure est la qualité d’image et plus la luminosité ambiante doit être forte pour l’exposition. Je m’efforce de réaliser toutes mes prises de vue dans la plage des sensibilités comprises entre 100 et 250 ISO. Mais aujourd’hui, la technologie des capteurs a considérablement progressé et les constructeurs repoussent sans cesse les limites de l’acceptable en matière de sensibilité ISO. Il m’est arrivé de prendre des photos en faible lumière avec une sensibilité de 800 à 3 200 ISO, ce qui aurait été inenvisageable il y a quelques années, car la qualité aurait été déplorable. Il est préférable de régler une valeur ISO aussi basse que possible, mais ne boudez pas pour autant les bienfaits que la technologie peut vous offrir et ne laissez pas une valeur ISO élevée vous empêcher de prendre une photo.
Mode monochrome
Voici un bon conseil qui s’adresse aussi aux photographes expérimentés : l’un des meilleurs moyens d’apprendre à voir votre environnement en noir et blanc consiste à utiliser le réglage monochrome de votre appareil photo ( figure 1.13 ). Cette fonctionnalité affiche une prévisualisation en noir et blanc sur l’écran LCD. Tant que vous photographiez en mode RAW, vous n’avez pas à vous inquiéter, car les informations de couleurs sont enregistrées malgré tout et seront disponibles au post-traitement. En revanche, si vous travaillez en JPEG, toutes les informations de couleurs sont perdues avec le réglage monochrome. Par conséquent, à moins d’être 100 % convaincu de vouloir une image en noir et blanc, photographiez-la plutôt à la fois en couleurs et en noir et blanc ou passez en mode RAW.


Figure 1.13 Le réglage de son appareil sur monochrome est un moyen efficace pour voir l’environnement en noir et blanc. Reportez-vous à votre manuel pour plus d’informations sur l’activation de la fonction monochrome et préférez le mode RAW.
Affichage des hautes lumières
Régler son appareil pour qu’il signale les hautes lumières est un excellent moyen de parvenir à l’exposition correcte. Les zones trop lumineuses et sans détails clignotent sur l’écran LCD. Cet indicateur vous avertit simplement d’un problème potentiel affectant l’exposition. Les zones qui clignotent sont celles dans lesquelles tous les détails ont potentiellement disparu. À vous de décider si une correction de l’exposition est requise. Si un avertissement apparaît dans une zone où les détails sont importants, il est préférable de corriger les réglages. Toutefois, souvenez-vous que lorsque le ciel est à contre-jour, des détails sont perdus, mais ce n’est souvent pas problématique. Si vous voulez en apprendre davantage sur l’exposition, je vous conseille vivement l’ouvrage Exposition de Jeff Revell, dans la collection Pratique photo (Éditions Eyrolles, 2011).
Balance des blancs
Je suis un inconditionnel du réglage de la balance des blancs avant la prise de vue. Même si je photographie en mode RAW, ce qui m’offre la possibilité d’ajuster la balance des blancs au post-traitement, je préfère régler la balance des blancs en fonction des conditions de prise de vue. En outre, il n’est pas nécessaire de posséder des connaissances particulières pour savoir quel réglage utiliser. Aujourd’hui, la plupart des appareils photo utilisent des symboles, tels que des nuages, un soleil et une ampoule pour illustrer les différentes températures de lumière des sources d’éclairage. Choisir la balance des blancs adaptée est relativement facile, mais il faut ensuite penser à la changer !
Souvenez-vous aussi qu’une balance des blancs correcte n’est pas uniquement cruciale en photographie couleur. Un mauvais réglage perturbe la plage tonale des objets photographiés, ce qui nuit à la qualité de la photo (surtout si vous travaillez en mode JPEG) après sa conversion en noir et blanc. Par conséquent, prenez le temps d’ajuster la balance des blancs dans votre appareil avant de prendre des photos. Cela vous fera gagner du temps au post-traitement.
Format de fichier
J’utilise le mode RAW depuis près de huit ans et je n’ai jamais regretté ce choix. Chaque fois que je dirige un atelier, je commence toujours par essayer de convaincre les participants d’adopter le format de fichier RAW. Si vous travaillez en mode RAW, vous connaissez déjà les avantages de ce puissant format. Mais si vous n’avez pas encore franchi le cap, voici quelques arguments qui ne manqueront pas de vous convaincre. Le format RAW a plus de potentiel . Je sais que certaines personnes se vexeront de cette analogie, mais considérez les choses sous cet angle : le JPEG est comparable au Polaroid, facile et rapide à imprimer et joli à regarder, mais pas d’aussi bonne qualité qu’un tirage réalisé à partir d’un négatif. Un fichier RAW est un négatif numérique. Un fichier RAW contient plus de données . En mode JPEG, les informations ont une profondeur de 8 bits, contre 12 à 14 bits de données couleur dans un fichier RAW, en fonction des marques d’appareils. Cela signifie qu’un fichier RAW contient plus d’informations, donc plus de détails, plus d’informations de couleurs et une plus vaste plage dynamique. Ce dernier avantage implique une quantité de détails accrue dans les hautes lumières et les ombres (ce qui est extrêmement important en noir et blanc). Les nouveaux fichiers RAW en 14 bits contiennent encore plus d’informations que leurs homologues 12 bits, et contiennent littéralement des milliards de nuances de couleurs pour des transitions de tons encore plus progressives. Le format RAW offre encore plus de contrôle sur les éléments importants, comme la balance des blancs, la teinte et l’exposition, pour ne nommer que quelques-unes des possibilités de réglages offertes par un fichier RAW comparé à un fichier JPEG.
La possibilité de récupération des hautes lumières est un autre avantage du mode RAW, et il est suffisamment important pour mériter que l’on s’y attarde. Même si la fonctionnalité d’affichage des hautes lumières est activée, vous pouvez commettre des erreurs dans le réglage de l’exposition. Un fichier RAW contient suffisamment de données pour vous permettre de récupérer des hautes lumières perdues pendant le post-traitement, alors que ce n’est pas possible pour un fichier JPEG.
Un fichier RAW est plus volumineux et son post-traitement est un peu plus long, mais le jeu en vaut la peine en raison de ces avantages dont on bénéficie en termes d’édition nondestructive. Au lieu de laisser l’appareil prendre les décisions concernant la saturation, la couleur, etc. à votre place, comme pour un fichier JPEG, le mode RAW impose que vous traitiez l’image et que vous preniez toutes ces décisions vous-même à l’aide d’un logiciel de post-traitement, comme Lightroom, Photoshop ou Aperture.
Le temps consacré au post-traitement dépend de vos connaissances du logiciel, mais la pratique aidant, il se réduit de plus en plus.
L’utilisation de ces programmes pour le post-traitement des images est d’autant plus intéressante qu’elle permet d’effectuer des réglages non-destructifs de la balance des blancs, de la plage de couleurs, du contraste et de la saturation, ainsi que bien d’autres choses. Cela signifie que vous pouvez retoucher sans cesse la même image sans compromettre la qualité du fichier original.
Photographier en JPEG
Est-il possible de travailler en JPEG et de convertir les images en noir et blanc dans Lightroom ou Photoshop ? Oui, bien sûr, mais je ne le recommande pas. Dans ce livre, vous allez apprendre à passer au stade supérieur et, pour bien des gens, cela signifie prendre le contrôle du processus de correction. Cela implique de disposer du fichier le plus complet possible. Le format JPEG ne peut pas faire l’affaire. Chaque fois que vous ouvrez, corrigez et enregistrez un fichier JPEG, les données se dégradent et la qualité diminue. En revanche, vous pouvez modifier un fichier RAW autant de fois que vous le souhaitez sans perte de qualité.
À ceux d’entre vous qui ne connaissent pas les fichiers RAW et qui hésitent encore à franchir le pas, je recommande de profiter du meilleur des deux mondes. La plupart des appareils photo actuels peuvent enregistrer des fichiers en mode RAW+JPEG ( figure 1.14 ). Chaque fois que vous prenez une photo, l’image est enregistrée sur la carte mémoire dans les deux formats. Cela vous permet de tester les réglages proposés pour le fichier RAW, tout en disposant également du fichier JPEG. L’inconvénient évident de cette technique est que la photo occupe plus d’espace sur la carte mémoire et sur le disque dur. Je suis prêt à parier que vous ne tarderez pas à apprécier pleinement les possibilités offertes par le mode RAW et que vous vous passerez progressivement du mode JPEG pour photographier exclusivement en mode RAW.


Figure 1.14 La plupart des reflex actuels proposent un mode RAW+JPEG. Reportez-vous au manuel de votre appareil pour retrouver ce réglage.
Modes de mesure
Je prends la plupart de mes photographies en utilisant les modes de mesure Matricielle (Nikon) ou Évaluative (Canon) parce qu’ils englobent toute l’image dans la mesure. Ils procèdent par échantillonnage de segments du cadre, puis par calcul de l’exposition globale de toute l’image. Je trouve que cette forme de mesure produit souvent des résultats très précis. J’utilise ce mode quasi exclusivement pour mes photos de paysage.
Mesure Pondérée centrale
Même si j’utilise essentiellement le mode de mesure évaluative, le mode Pondérée centrale me paraît très utile lorsque le sujet se trouve au centre du cadre et qu’une exposition correcte sur les bords de l’image m’importe moins. Je préconise par exemple ce mode pour les portraits.
Mesure Spot
La mesure Spot est très précise pour échantillonner un point spécifique dans le cadre. Je ne m’en sers pas souvent, mais cela m’arrive lorsque le sujet est à contre-jour ou que je veux exposer correctement une partie de l’image. La zone mesurée correspond à celle qui se trouve dans le collimateur de mise au point.


Modes d’exposition
Priorité Ouverture

Le mode Priorité Ouverture est mon mode d’exposition préféré, car il me permet de laisser libre cours à ma créativité. Quand j’ai besoin d’une faible profondeur de champ (pour un premier plan net et un fond flou), je règle une grande ouverture (f/2,8). Quand je veux une grande profondeur de champ (pour plus de détails nets dans l’image), je règle une petite ouverture (de l’ordre de f/8). L’appareil se charge du reste. Quand on modifie l’ouverture, l’appareil ajuste la vitesse d’obturation en conséquence.
Je m’en tiens habituellement à la règle suivante : il ne faut pas tenir son appareil à la main à des vitesses inférieures à la focale de l’objectif. Pour un objectif 200 mm monté sur un boîtier plein format, il ne faut pas régler une vitesse inférieure à 1/200ème de seconde ( figure 1.15 ). Si votre appareil photo a un facteur d’agrandissement, comme c’est souvent le cas, souvenez-vous-en quand vous calculez la vitesse limite pour la tenue en main de l’appareil. Par exemple, le Canon 7D a un facteur d’agrandissement de 1,6x, donc la vitesse minimale de 1/320ème de seconde vaut pour le même objectif 200 mm. En outre, ne dépassez le seuil fatidique de 1/60ème pour éviter les photos floues.
Objectif 28 mm 35 mm 50 mm 85 mm 105 mm 135 mm 200 mm 400 mm Plein format 1/30 s 1/40 s 1/60 s 1/85 s 1/125 s 1/160 s 1/200 s 1/400 s Facteur d’agrand. 1,3x 1/40 s 1/50 s 1/80 s 1/115 s 1/160 s 1/200 s 1/320 s 1/640 s Facteur d’agrand. 1,5x 1/50 s 1/60 s 1/80 s 1/130 s 1/160 s 1/250 s 1/320 s 1/640 s Facteur d’agrand. 1,6x 1/50 s 1/60 s 1/80 s 1/140 s 1/200 s 1/250 s 1/320 s 1/640 s Facteur d’agrand. 2x 1/60 s 1/80 s 1/100 s 1/170 s 1/250 s 1/320 s 1/400 s 1/800 s
Figure 1.15 Ce tableau montre la vitesse d’obturation minimale conseillée pour éviter le bougé quand l’appareil est tenu en main. Reportez-vous au manuel d’utilisation de votre appareil pour connaître le facteur d’agrandissement du capteur. Tous les capteurs plein format ont un rapport 1:1, comme indiqué dans le tableau. Les résultats sont évidemment très variables, donc si votre surnom est « doigts de beurre », doublez les valeurs proposées ici.
Priorité Vitesse

C’est le réglage que je choisis quand le sujet est animé. Le contrôle de la vitesse d’obturation permet de déterminer la vitesse d’ouverture et de fermeture de l’obturateur, ce qui permet d’exercer un contrôle créatif sur la représentation du mouvement. Lorsque vous voulez figer le sujet tout en assurant une clarté maximale, réglez une vitesse d’obturation rapide (1/250, par exemple). Lorsque vous voulez donner une impression de mouvement par le biais d’un flou, choisissez une vitesse d’obturation plus lente (1/30).
Mode Manuel

Certains l’appellent le mode des puristes. Pour ma part, je considère que c’est le mode des maniaques du contrôle. Il m’arrive moi-même de vouloir contrôler tous les aspects de l’exposition. Le mode Manuel mesure la scène et permet de régler à la fois l’ouverture (f-stop) et la vitesse. J’utilise presque uniquement l’exposition manuelle en studio ou en très basse lumière.
Quand choisir le noir et blanc ?
Je ne me demande pas quand passer au noir et blanc pour la prise de vue, mais plutôt quand traiter une image en couleurs, parce que je recherche surtout des images en noir et blanc. Il y a quelque chose d’intemporel dans une bonne photo en noir et blanc et, à mon avis, il y a moins de risques de se tromper. Je prends beaucoup de photos en couleurs. Mais il est difficile de trouver les couleurs justes, sans dater son travail au passage. Pour moi, le noir et blanc est naturel, et j’espère que lorsque vous aurez terminé la lecture de ce livre, il en sera de même pour vous. Alors que de nombreuses images fonctionnent aussi bien en couleurs qu’en noir et blanc, il ne fait aucun doute que certains clichés se prêtent davantage au monochrome.
Les bonnes photos en noir et blanc sont très contrastées. Beaucoup de texture, des traits marqués, des formes ou des motifs contribuent aussi à l’intérêt des photos en noir et blanc. Vous vous dites certainement que c’est aussi ce que l’on recherche pour les photos en couleurs ? Oui, bien sûr, mais ces éléments sont encore plus importants en noir et blanc. Nous y reviendrons au chapitre 2.
Qu’est-ce que la couleur ?
Même si cela peut paraître hors sujet de parler de la couleur dans un ouvrage consacré au noir et blanc, le fait est que nous voyons en couleurs et pour améliorer vos photos, il faut en connaître les principes. Il est important de comprendre le rôle de la couleur dans le contraste des tons. La théorie de la couleur remonte au XIV ème siècle. Leonard de Vinci en expose les premiers principes dans ses carnets. Un livre ne suffirait pas à décrire la relation entre la couleur et son effet sur la création de photos en noir et blanc. Je me contenterai d’évoquer ici quelques notions relatives à la couleur.
Teinte, saturation et ton
Les couleurs sont définies par trois éléments : la teinte, la saturation et la luminosité. La teinte est le nom de la couleur, comme rouge, jaune ou vert. La saturation est l’intensité de la couleur, tandis que la luminosité correspond à la quantité de blanc ou de noir mélangé à la couleur (contrairement aux apparences, ce n’est pas la même chose).
Pour simplifier, la teinte correspond à ce que l’on retire de la photo quand on la convertit en noir et blanc. La saturation et la luminosité, ou le contraste, sont ce qui reste dans l’échelle des gris pour créer le contraste tonal. Le contraste, c’est tout simplement l’opposition entre le clair et le foncé, ou le blanc par rapport au noir et, entre les deux, il n’y a que des nuances de gris. Ce sont donc ces deux éléments qui prennent toute leur importance pour le travail en noir et blanc. La teinte n’est pas déterminante, puisqu’elle est éliminée. Après la conversion d’une photo en noir et blanc, c’est la saturation des couleurs, le fait qu’elles soient claires ou foncées, et leurs quantités relatives dans l’image, qui font toute la différence.
Cercle chromatique
Alors comment manipule-t-on ces éléments de la couleur ? Quand on regarde le cercle chromatique ( figure 1.16 ), on constate que l’on peut augmenter le contraste en augmentant ou en réduisant la saturation, car cela affecte la luminosité globale de la couleur lorsqu’elle est convertie en noir et blanc. Les teintes sont représentées par les parts du graphique sectoriel ; les nuances les plus claires et les moins saturées se trouvent près du centre du cercle alors que les couleurs deviennent plus foncées et plus saturées en s’approchant de l’extérieur du cercle. Comme vous pouvez le constater, il y a plus de contraste tonal entre les couleurs à l’extérieur et celles à l’intérieur, qu’il n’y en a entre les différentes teintes. Évidemment, certaines teintes sont plus claires que d’autres ; par exemple, le jaune est plus clair que le bleu. Mais un jaune foncé et saturé contraste avec un bleu clair non saturé.


Figure 1.16 Notez comment la saturation ou la luminosité affecte le contraste tonal des couleurs.
Prenons un exemple. Vous est-il déjà arrivé d’être fortement attiré par la couleur d’une photographie ? Alors que je me promenais dans les rue de Cuzco, au Pérou, je suis tombé sur deux Coccinelles rouge et bleue garées dos à dos. Ce sont les couleurs des Volkswagen et leur orientation l’une par rapport à l’autre qui ont attiré mon regard sur la scène. Mais vous remarquerez que malgré la différence des teintes - l’une est rouge et l’autre bleue -leur saturation et leur luminosité sont presque identiques ( figure 1.17 ). Une fois l’image convertie en noir et blanc ( figure 1.18 ), celle-ci perd une grande partie de son intérêt. Mais, lorsque je réduis la saturation de l’une des Coccinelles (la bleue) et que j’augmente la saturation du rouge, on peut faire la distinction entre les deux voitures. Elles sont toujours bleue et rouge, mais il y a un gros écart de contraste tonal ( figure 1.19 ).


Figure 1.17 Voici les couleurs qui ont à l’origine attiré mon regard.


Figure 1.18 La nuance des Coccinelles paraît presque identique.


Figure 1.19 Il suffit de modifier la saturation pour créer un contraste tonal.
C’est encore plus évident quand on convertit le même cercle chromatique en n

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