Il était une fois, tome 1 : Mon premier baiser , livre ebook
259
pages
Français
Ebooks
2023
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Il Était une fois
Tome 1
Chlore Smys
Juliette Pierce
Les auteures sont représentées par Black Ink Éditions.
Tous droits réservés, y compris le droit de reproduction de ce livre ou de quelque citation que ce soit, sous n’importe quelle forme.
Nom de l’ouvrage : Il était une fois, tome 1
Auteures : Chlore SMYS et Juliette PIERCE
Suivi éditorial : Sarah Berziou
© Black Ink Éditions
Dépôt légal octobre 2023
Couverture © Black Ink Éditions
Réalisation : Juliette Bernaz
Crédit photo : Depositphotos
ISBN 978-2-37993-487-2
Black Ink Éditions
27 rue Vivonne - 17220 La Jarne
Numéro SIRET 840 658 587 00026
Contact : editions.blackink@gmail.com
Site Internet : www.blackinkeditions.com
Table des matières
Avant-propos
Prologue
01. Welcome to Angelwood Academy
02. Nouveau départ
03. Alchimie des cœurs
04. Le problème quand on est le meilleur
05. Prendre son courage à deux mains
06. Horoscope
07. J’ai menti
08. Ce que l’on voit
09. Combustion spontanée
10. Petite Sirène cherche prince charmant
11. Lot de consolation
12. Shakespeare à la rescousse
13. Vive le célibat !
14. Laisse-moi mourir !
15. Surprise !
16. Le coup de la fossette
17. Les meilleurs milk-shakes du monde
18. Pauvre poupée
19. J’ai le cœur en jachère
20. Contre-soirée
21. Capitaine Crochet
22. Vivre & ressentir
23. Prendre des décisions
24. Le rapt de Raiponce
25. L’immensité du ciel
26. Fais un vœu
27. L’ombre dans le coin de ma chambre
28. Avenir incertain
29. Thanksgiving part. 1
30. Le pied dans le plat
31. Thanksgiving part. 2
32. Ligne de faille
33. L’engrenage Wolfe
34. L’histoire sans fin
35. Défi
36. Rien ne viendra me sauver
37. Fuite
38. L’odeur de l’essence
39. Sauver le monde
40. Des amours, des emmerdes
41. Wolfe, Wolfe, Wolfe
42. Genre, vraiment ?
43. Raisonner le dragon
44. Vérité nue
45. Il était une fois
46. Le secret
47. Choisir, c’est renoncer
48. Soirée des débutantes
49. Princesse en détresse
50. Fusion des cœurs
51. Pas encore !
52. Aurora & Wolfe
53. Petits bonheurs
54. Le baiser
55. Tu es la raison pour laquelle je respire
56. Aveux
57. 19 h 15
58. Jolie tiare de diamants
59. Point de rupture
60. Long silence
61. L’enfer
Remerciements
À Sean et Camille.
Que votre amitié, à l’instar des contes de fées, défie le temps.
Chlore
À ma Miss Hugo,
Et à ton éternité sur ces pages.
Juliette
« Life is meant to be felt. Else why live? Valleys make the mountains. »
Dark Ages , Pierce Brown
Avant-propos
À vous qui vous apprêtez à plonger dans cette aventure,
Nous vous rappelons qu’il s’agit d’une œuvre de fiction. Ainsi, pour les besoins de notre monde imaginaire, certaines libertés ont été prises par rapport au monde réel, concernant entre autres (mais pas exclusivement) le recrutement des étudiants-athlètes de haut niveau dans les universités américaines.
Bien que la réalité alternative décrite existe déjà dans d’autres de nos romans, ce récit en est totalement indépendant.
Enfin, comme tous nos livres, il contient des scènes explicites ainsi que des événements dont la noirceur pourrait choquer les plus sensibles d’entre vous. Nous le conseillons à un public averti et majeur.
Après ces précautions d’usage, il était une fois, Aurora et Wolfe…
Chlore & Juliette
Prologue
HUIT ans plus tÔt
Aurora
— Et là, c’est la constellation du Dragon. Pour t’en souvenir, elle est juste à côté de la Grande Ourse.
Wolfe pointe la Voie lactée. Enlacés sur un plaid dans le jardin de ma maison et bercés par le rugissement des enceintes à l’intérieur, nous traquons les étoiles.
Tout le monde rit et danse dans le salon. Papa m’a interdit de rester debout après vingt-trois heures, mais je m’en fiche, car papa a le nez niché dans le cou de maman, un verre de whisky à la main, et quand c’est comme ça, je sais que je peux faire tout ce que je veux.
J’ai même chipé un paquet de bonbons dans la cuisine, quand maman avait le dos tourné. Wolfe faisait le guet. Je n’ai pas osé lui dire que c’était inutile : les parents sont en train de « prendre l’apéro » ! Un genre de truc hors du temps qui fait qu’ils ne réfléchissent plus du tout comme des adultes. « Voilà les véritables méfaits de l’alcool », me dit souvent maman. Elle m’a permis de goûter une fois ; ça ressemblait à de l’essence. « Tu verras, quand un beau garçon voudra t’en faire boire, tu changeras d’avis.
— Tu me conseilles d’accepter ? que je lui ai demandé. »
Maman m’a regardée avant de me serrer contre elle : « Non, sauf si tu veux avoir du sang sur les mains. Ton père tuerait le premier qui oserait faire une chose pareille. »
C’est vrai que mon père est un peu protecteur. Mais ça me dérange pas, comme ça, j’ai l’impression que rien ne peut m’arriver. Avec maman, on l’appelle Iron Man. Rien ne l’atteint, et quand j’ai un problème, il trouve toujours une solution.
Bref, l’alcool c’est mal, sauf pour les adultes, parce que « fais ce que je dis, pas ce que je fais ». Et donc je me gave de bonbons ce soir, car je peux le faire et que ça a un petit côté excitant de ne pas suivre les règles.
— T’aimes bien les étoiles, hein ? taquiné-je Wolfe.
Je me tourne vers lui, dont les traits sont éclairés par les rayons de la lune, ronde et pleine. Les lumières de la villa dansent aussi sur ses pommettes aiguisées, révélant les angles durs de son visage hâlé. Ses cheveux noirs semblent aussi doux que des plumes de corbeau, mais je n’ai jamais osé passer une main dedans pour tester cette théorie. Ses grands yeux bleus virent au gris dans la pénombre, surtout quand il rit.
— Qu’est-ce qu’il y a ? chuchote-t-il en croisant mon regard.
— Tu veux un bonbon ?
Je lui tends le sachet, un peu gênée qu’il m’ait attrapée en plein délit de contemplation. À l’école, je n’ai pas beaucoup d’amis, et il n’y a qu’avec Wolfe que je me sens un peu normale.
Et Wolfe n’est pas souvent là…
— Woooolfe !
… ou pas souvent loin de sa jumelle.
Wynn débaroule dans le jardin, la moue fâchée, comme d’habitude.
Wynn chouine et boude, Wynn joue à la princesse, Wynn veut son frère pour elle toute seule.
J’ai envie de lui dire qu’elle l’a toute l’année à la maison, son frère, et que moi je ne peux pas le voir souvent, mais ça ne ferait qu’envenimer la situation – ou alors, elle se mettrait à pleurer et à se plaindre aux parents, comme elle sait si bien le faire.
— Qu’est-ce que vous faites ?
Elle nous scrute d’un œil suspicieux, les bras croisés sur sa poitrine.
— Vous mangez des bonbons alors qu’on n’a pas encore dîné, je vais…
— Tiens, prends-en.
Wolfe lui tend le sachet et elle plisse les paupières. Ils se ressemblent comme deux gouttes d’eau alors qu’un genre les sépare ; mêmes yeux translucides, mêmes cheveux noirs. Mais ils n’ont rien en commun au niveau du caractère et parfois, j’en viens à remercier mes parents de m’avoir laissée fille unique, car avec une sœur pareille, j’aurais vrillé depuis longtemps !
— Et va voir si Mustang va bien, poursuit-il. Ça fait un moment qu’on ne l’a pas vue.
À la mention de mon berger allemand, Wynn semble se calmer. Elle attrape le paquet de bonbons et s’échappe en courant pour retourner vers la maison.
L’allusion à mon chien me brise le cœur. Et mes émotions doivent être visibles à dix kilomètres à la ronde parce que Wolfe m’attire à lui. Je pose ma tête sur son épaule, tandis qu’il me désigne d’autres étoiles.
— Ça va aller pour Mustang, tu vas voir, chuchote Wolfe dans le creux de mon oreille.
— C’est le cycle de la vie. Mais ce n’est pas pour ça que ça ne fait pas mal.
Je sais qu’on naît pour mourir. Je sais que la vie n’est que renouveau. Mais quand je songe à Mustang qui va bientôt « s’éteindre », comme une lumière qu’on aurait laissée trop longtemps allumée, j’ai un peu le cœur en miettes. Car alors je pense à papa et à maman, et à parrain et marraine, à mes amis, et enfin à moi, qui finirai mes jours dans un cercueil. Ça me donne envie de pleurer.
— J’aime pas savoir que tu as mal, marmonne-t-il.
— Ça va mieux quand tu es avec moi.
C’est pour cette raison que j’aime autant Wolfe. Quand je me sens un peu seule, ou un peu triste, il m’apprend toujours plein de trucs cool. On dirait qu’il a toujours les bons mots pour me réconforter, et que je ne peux pas me perdre, avec lui.
Que je ne peux pas mourir, avec lui.
Ouais, c’est bizarre dit comme ça.
Maman dit que je ne devrais pas autant parler de la mort. Peut-être que c’est pour ça que j’ai pas trop d’amis.
À mesure qu’il me dévoile d’autres étoiles, ma respiration se calque sur la sienne. Les battements de mon cœur s’amenuisent. Ma respiration s’étiole dans son cou. Il me serre contre lui, sa chaleur m’enveloppant, me protégeant du noir. Car j’ai aussi peur du noir. Mais pas avec lui. Pas avec Wolfe.
Je crois que je commence à m’endormir, glissant vers la pente de l’inconscience, quand son souffle entremêlé au mien me tire des ténèbres.
Puis, la douceur de ses lèvres sur les miennes.
Je papillonne des yeux, retiens un hoquet, plonge dans l’étendue polaire de son regard. Maman m’a dit que je n’avais pas le droit d’embrasser un garçon avant quatorze ans. Et il vient de m’embrasser, n’est-ce pas ?
— Je… Désolé, souffle-t-il, je voulais juste savoir ce que ça faisait.
— D’embrasser une fille qui dort ?
— De t’embrasser toi.
— Et alors, ça fait quoi ? chuchoté-je à moitié endormie. J’suis pas la Belle au bois dormant, tu sais.
— Tu étais belle et tu dormais.
Je me love contre lui, étonnée. Ça ne signifiait rien. Rien qu’une caresse, un papillon se posant sur mes lèvres pour ensuite s’envoler. Encore plongée dans les bras du sommeil, je marmonne :
— Tu es mon premier