Young love , livre ebook
386
pages
Français
Ebooks
2023
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Publié par
JUNO PUBLISHING
2, rue Blanche alouette, 95550 Bessancourt
Tel : 01 39 60 70 94
Siret : 819 154 378 00015
Catégorie juridique 9220 Association déclarée
http://juno-publishing.com/
Young love
Copyright de l’édition française © 2023 Juno Publishing
Copyright de l’édition anglaise © 2021 Jewel E. Ann
Titre original : The Naked Fisherman
© 2021 Jewel E. Ann
Traduit de l’anglais par Rose Seget
Relecture et correction par Yzalia Corrections, Miss Salsbury
Conception graphique : © Mary Ruth pour Passion Creation
Tout droit réservé. Aucune partie de ce livre, que ce soit sur l’ebook ou le papier, ne peut être reproduite ou transférée d’aucune façon que ce soit ni par aucun moyen, électronique ou physique sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans les endroits où la loi le permet. Cela inclut les photocopies, les enregistrements et tout système de stockage et de retrait d’information. Pour demander une autorisation, et pour toute autre demande d’information, merci de contacter Juno Publishing :
http://juno-publishing.com/
ISBN : 978-2-38440-578-7
Première édition française : novembre 2023
Première édition : septembre 2021
Édité en France métropolitaine
Table des matières
Avertissements
Dédicace
Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7
Chapitre 8
Chapitre 9
Chapitre 10
Chapitre 11
Chapitre 12
Chapitre 13
Chapitre 14
Chapitre 15
Chapitre 16
Chapitre 17
Chapitre 18
Chapitre 19
Chapitre 20
Chapitre 21
Chapitre 22
Chapitre 23
Chapitre 24
Chapitre 25
Chapitre 26
Chapitre 27
Chapitre 28
Chapitre 29
Chapitre 30
À propos de l’Auteur
Résumé
Avertissements
Ceci est une œuvre de fiction. Les noms, les personnages, les lieux et les faits décrits ne sont que le produit de l’imagination de l’auteur, ou utilisés de façon fictive. Toute ressemblance avec des personnes ayant réellement existées, vivantes ou décédées, des établissements commerciaux ou des événements ou des lieux ne serait que le fruit d’une coïncidence.
Ce livre contient des scènes sexuellement explicites et un langage adulte, ce qui peut être considéré comme offensant pour certains lecteurs. Il est destiné à la vente et au divertissement pour des adultes seulement, tels que définis par la loi du pays dans lequel vous avez effectué votre achat. Merci de stocker vos fichiers dans un endroit où ils ne seront pas accessibles à des mineurs.
Dédicace
Pour Jenn, si seulement Fisher était écossais… ce serait la perfection.
Interdit charnel #1
Chapitre 1
Le jour où je rencontrai le naked fisherman , 1 j’étais une jeune fille saine de dix-huit ans, à peine sortie du lycée, avec beaucoup d’opinions et aucune grande idée. La cible parfaite. Je n’avais entendu parler d’hommes comme lui qu’à travers des sermons et mes leçons de catéchisme sur la tentation.
Alors que je passais la matinée à faire mes valises, j’ignorais son existence. J’aurais dû profiter des dernières heures de mon innocence au lieu de m’inquiéter à l’idée de voir ma mère pour la première fois depuis plus de cinq ans. Mes œufs brouillés et le morceau de pain grillé beurré que j’avais pris au petit-déjeuner menaçaient de faire leur réapparition. Six mois plus tôt, elle avait été libérée d’un établissement pénitentiaire pour femmes au Nebraska. Apparemment, elle avait un peu trop de plants de marijuana qui poussaient dans la réserve de son salon de coiffure. Mon père avait prétendu n’être au courant de rien et le juge l’avait cru.
Ma grand-mère sortit toutes mes affaires et se mit à les replier.
— Tu es une adulte maintenant, Therese. Tu n’es pas obligée de vivre avec elle… ou avec nous. Tu n’es pas forcée de vivre avec qui que ce soit. Tu es sûre de ne pas vouloir prendre un appartement avec des amis ? Il y a des missions humanitaires qui peuvent te faire voyager partout dans le monde.
Trois ans plus tôt, le cœur de mon père avait cessé de fonctionner. Une malformation congénitale dont il ignorait l’existence. Pas d’hypertension artérielle. Pas de cholestérol élevé. Pas le moindre signe avant qu’il s’écroule… sur sa table à dessin. Nous avions mangé des pâtes ce soir-là. Je ne peux plus en voir sans fondre en larmes.
C’était un brillant architecte. Mes grands-parents – ses parents – obtinrent ma garde, car ma mère était en prison et ses parents vivaient dans un appartement minable, mais cher à Boston. C’étaient des catholiques libéraux qui détestaient particulièrement les parents de mon père, des conservateurs qui avaient profité de l’incarcération de ma mère et de la mort de mon père pour m’inscrire dans une école chrétienne privée à Houston, au Texas.
— C’est ma mère. Je ne l’ai pas vue depuis cinq ans. Et ce n’est que temporaire, le temps que je décide de ce que je veux faire de ma vie.
J’adressai un sourire rassurant à ma grand-mère, mais je constatai vite que j’avais échoué lorsqu’elle fronça les sourcils.
— Tu ne l’as pas invitée à ta remise de diplôme. Pourquoi es-tu si curieuse maintenant ?
Je toussotai avant d’émettre un petit rire.
— Papy m’a dissuadée de l’inviter, comme l’aurait fait papa. Et c’est ma mère , pas un animal de zoo qui m’intrigue. Si elle ne correspond pas aux souvenirs que j’ai d’elle, si elle me donne l’impression d’être une parfaite étrangère et que je ne ressens aucun lien avec elle, alors je rentrerai à la maison.
— Therese, je crains que si tu ne vas pas tout de suite à l’université, tu n’y ailles jamais. Ton père aurait voulu que tu obtiennes un diplôme.
Je posai une paire de sandales et de tongs sur les vêtements qu’elle venait de replier.
— Statistiquement, les gens qui prennent une année sabbatique réussissent mieux lorsqu’ils vont à l’université.
Une statistique rigoureusement exacte que je répétais en boucle.
Le fait que je n’ai pas d’orientation claire n’était pas agréable. Lors de la soirée de remise des diplômes, tout le monde voulait savoir où j’allais étudier, ce que j’avais l’intention de faire. J’avais expliqué en grimaçant mon brillant plan d’année sabbatique. J’avais l’impression que c’était une autre façon de dire : « enfant surdoué qui a échoué scolairement et n’a pas ou peu de perspective d’études supérieures ». Personne ne dit clairement ça, mais je le lus sur leur visage. Les gens m’avaient ensuite énuméré des tas d’exemples de ce que je pourrais faire comme si je manquais de bonnes idées.
Ma grand-mère pressa ses mains sur mes joues pendant une seconde avant de caresser ma chevelure. Je tenais mes cheveux brun foncé raides et mes yeux bleus de ma mère, mais elle disait toujours que je ressemblais à mon père. Il avait les cheveux blonds et les yeux noisette. Les seules choses qu’il m’avait léguées étaient des lèvres pulpeuses et une passion pour les mots croisés.
— Je crains que ta mère ne soit pas la meilleure influence possible.
Mamie fronça les sourcils sans cesser de caresser mes cheveux. Sa vraie peur était là.
— Si elle se drogue ou si elle a commencé à fumer trois paquets de cigarettes par jour, je rentrerai à la maison. D’ailleurs, j’ai déjà trouvé une église où aller à la messe et je suis sûre que je me ferai de bons amis chrétiens qui m’empêcheront de tomber sous le charme de ma mère.
Je lui adressai un clin d’œil. Je n’étais qu’à moitié sérieuse. Je ne connaissais pas de règles qui indiquaient comment se retrouver avec sa mère après des années d’incarcération. S’attendrait-elle à ce que je l’appelle « maman » ? Serait-ce naturel pour moi ? Ça l’était lorsque j’avais treize ans, le jour où je l’avais vue pour la dernière fois et où j’avais pleuré à chaudes larmes alors qu’elle était escortée, menottée, hors de la salle d’audience. Elle aussi pleurait, lorsqu’elle avait articulé : « Je t’aime. »
Papa m’avait serrée dans ses bras et promis que je la reverrais bientôt.
Bientôt…
Ça n’avait pas été le cas.
— Tu reviens quand tu veux. Tu le sais, n’est-ce pas ?
J’acquiesçai en fermant ma valise.
— C’est pour ça que je t’ai dit un million de fois que je rentrerai à la maison si ça ne marche pas. D’ailleurs, la moitié de mes affaires est encore ici. Bien sûr que je reviendrai. Je veux juste voir comment elle est maintenant et savoir si j’aime le Colorado.
Les yeux de ma grand-mère s’embuèrent d’émotion.
— Therese, tu vas tellement me manquer. C’est comme si je perdais ton père à nouveau.
— Dieu veillera sur moi.
— Je sais, ma chérie.
Elle déposa un baiser sur mon front.
— Demandons à papy de charger ta valise dans le coffre et de te conduire à l’aéroport. Comme ça, tu ne seras pas stressée d’être en retard à la porte d’embarquement. Je n’arrive toujours pas à croire qu’on te laisse prendre l’avion toute seule.
J’émis un petit rire.
— Je suis une adulte maintenant. Je vais gérer.
Je n’étais pas sûre qu’avoir dix-huit ans fasse de moi une adulte, mais je faisais bonne figure parce que mes amis partaient en voyage pour l’été et se préparaient à aller à l’université. Ils quittaient le nid. Moi, je m’installais dans un autre. Le moins que je pouvais faire, c’était voler de mes propres ailes et faire semblant d’être une vraie adulte pendant quelques heures.
Chapitre 2
Je devais reconnaître que j’avais une peur bleue. Mes mains et ma voix tremblaient, je tripotais mes sacs et mes papiers d’identité au moment de passer les contrôles de sécurité à l’aéroport. Tout me faisait peur. Des hommes étranges qui me regardaient. Des femmes rassemblant leurs jeunes enfants tout en me dévisageant comme si elles se demandaient si elles devaient me dénoncer à la sécurité de l’aéroport : une jeune femme susceptible d’être emmenée clandestinement dans un endroit lointain – comme le Colorado – pour y être vendue comme esclave sexuelle. Pendant cinq heures,