La justice La science - Concours communs des IEP - Questions contemporaines 2013
140 pages
Français

La justice La science - Concours communs des IEP - Questions contemporaines 2013

-

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus
140 pages
Français
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Sciences po 2013 : Réussir l'épreuve de " Questions contemporaines " du concours commun des IEP


Ce livre numérique est votre support pour préparer l'épreuve de Questions contemporaines pour le concours commun des IEP 2013.


Un livre numérique : deux avantages !


1\ REVISER PLUS TOT !
Il est plus rapidement disponible que la version papier, ce qui permet de commencer plus tôt ses révisions. D'autant que le concours est, à partir de 2013, avancé à fin mai.

2\ POSEZ VOS QUESTIONS A L'AUTEUR
Éric Cobast, via son Blog " Réussir Sciences po " (http://blog.letudiant.fr/concours-sciences-po-iep/) répondra aux questions que la lecture du texte aura pu susciter. Cette interactivité est évidemment un atout considérable et une grande nouveauté.

Son contenu :

Il propose pour chacun des thèmes - La Justice et La Science - une synthèse des éléments de culture générale. Une bibliographie, des citations et un lexique accompagnent l'analyse de ces thèmes.

Vous trouverez également une méthodologie détaillée pour cette épreuve unique en son genre à laquelle les lycéens qui préparent le Bac ne sont pas formés. Car cette épreuve originale n'est pas une épreuve de philosophie, même si on est amené à manipuler des notions, à travailler assez subtilement un énoncé ; ce n'est pas une épreuve de connaissances de l'actualité ni de l'histoire contemporaine ; ce n'est pas une épreuve de " sociologie "... c'est un peu tout cela à la fois mais c'est aussi et peut-être surtout une épreuve de " rhétorique " où la composition et l'expression entrent pour l'essentiel dans l'évaluation.


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 06 décembre 2012
Nombre de lectures 22
EAN13 9782817602332
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0500€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait




Ce livre numérique est votre support pour préparer l'épreuve de Questions contemporaines pour le concours commun des IEP 2013.


Un livre numérique : deux avantages !


1\ REVISER PLUS TOT !
Il est plus rapidement disponible que la version papier, ce qui permet de commencer plus tôt ses révisions. D'autant que le concours est, à partir de 2013, avancé à fin mai.

2\ POSEZ VOS QUESTIONS A L'AUTEUR
Éric Cobast, via son Blog " Réussir Sciences po " (http://blog.letudiant.fr/concours-sciences-po-iep/) répondra aux questions que la lecture du texte aura pu susciter. Cette interactivité est évidemment un atout considérable et une grande nouveauté.

Son contenu :

Il propose pour chacun des thèmes - La Justice et La Science - une synthèse des éléments de culture générale. Une bibliographie, des citations et un lexique accompagnent l'analyse de ces thèmes.

Vous trouverez également une méthodologie détaillée pour cette épreuve unique en son genre à laquelle les lycéens qui préparent le Bac ne sont pas formés. Car cette épreuve originale n'est pas une épreuve de philosophie, même si on est amené à manipuler des notions, à travailler assez subtilement un énoncé ; ce n'est pas une épreuve de connaissances de l'actualité ni de l'histoire contemporaine ; ce n'est pas une épreuve de " sociologie "... c'est un peu tout cela à la fois mais c'est aussi et peut-être surtout une épreuve de " rhétorique " où la composition et l'expression entrent pour l'essentiel dans l'évaluation.


" />
ÉRIC COBAST LA JUSTICE LA SCIENCE Concours commun des IEP Questions contemporaines 2013 Les thèmes détaillés Des sujets inédits Méthodologie
Questions contemporaines Concours commun des IEP de province 2013
La justice La science
Éric Cobast
Sommaire Avant-propos, par Éric Cobast6 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
PARTIE 1 La justice9 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .Introduction : Les trois acceptions du mot « justice »10 . . . . . . . . . . . . . . . Chapitre 1 – L’extension du domaine du droit13 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .Failles du droit, faiblesses de la justice [p. 13] • L’inflation législative et la prolifération contractuelle [p.15]. Chapitre 2 – Quel pouvoir judiciaire ?18 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .Un « gouvernement des juges » ? [p. 19] • En France, la justice n’est pas un pouvoir mais une autorité [p.21]. Chapitre 3 – La justice est-elle parfois injuste ?24 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . La machine infernale :Le Procèscomme métaphore de l’absurdité [p. 25] • L’instruction en question [p.29]. Chapitre 4 – Punir33 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .Peine ou châtiment ? [p.33] • Une peine définitive : la mort [p.36].
Chapitre 5 – Justice et valeur, la justice sociale40 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .L’avènement du droit naturel [p.40] • La justice sociale [p.43].
Chapitre 6 – Sujets possibles commentés50 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .Le rapport de la justice à l’idée de pouvoir [p. 50] • La justice sociale [p.54].
Chapitre 7 – Éléments pratiques56 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .Lexique sur le thème de la justice [p. 56] • Citations utiles sur la justice [p.61] • Les dates-clés de la justice [p.63] • Bibliographie [p.65].
PARTIE 2 La science67 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Introduction : Un peu de vocabulaire et quelques arguments pour faire de la science « une question contemporaine »68 . . . . . . . . . .La science représente la réalité [p. 68] • De l’ivresse de la toute-puissance à l’expérience du négatif [p.70]. 4
Chapitre 1 – Penser la réalité et conquérir le monde73 . . . . . . . . . . . . . . . .La quête du savoir [p.73] • À la conquête du réel… [p.77]. Chapitre 2 – L’épreuve du négatif81 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Des scientifiques peu rassurants [p. 81] • Le discours de la déconstruction [p.83]. Chapitre 3 – Incertitudes, prudence et précautions88 . . . . . . . . . . . . . . . . . .Quelle éthique pour la science? [p.88] • Méfiances [p.91]. Chapitre 4 – Sujets possibles commentés98 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .Chapitre 5 – Y a-t-il des recoupements possibles avec la justice ?103 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .Chapitre 6 – Éléments pratiques105 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .Le lexique sur le thème de la science [p. 105] • Des citations utiles sur la science [p. 111] • Les dates-clés de la science dans le monde contempo-rain [p.113] • Bibliographie [p.114].
PARTIE 3 Méthodologie de la dissertation116 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Chapitre 1 – Sur la dissertation en général et sur celle portant sur les « questions contemporaines » en particulier119 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .Quelques rappels utiles [p. 119] • La problématique [p. 121] • Construire une argumentation [p.123].
Chapitre 2 – Introduction : ouverture et vitrine. Conclusion : dernière impression avant la note. Paragraphe : détail déterminant130 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . La vitrine de la copie : l’introduction [p. 130] • Point final ! [p. 131] • À construire! [p.132].
Chapitre 3 – Conseils pratiques pour mieux rédiger134 . . . . . . . . . . . . . . . . . Les fautes de français qu’il faut éviter le jour du concours [p. 134] • À quoi bon se relire ! [p. 136] • Dix conseils efficaces pour améliorer son style à l’écrit [p.137].
5
Avant-propos
e concours commun des six IEP de province propose une épreuve unique en son genre, à laquelle les lycéens qui pré-L parent le bac ne sont pas formés. Ce sont les « Questions contemporaines ». Concrètement, il s’agit bien d’une disserta-tion de trois heures au cours desquelles il est demandé au candi-dat de répondre à une question posée à partir d’un programme « tournant » connu dès le début de l’année. À une exception près jusqu’à aujourd’hui (en 2011, l’un des deux sujets revêtait singulièrement une forme strictement nominale : « Argent et démocratie »), la formulation interroge directement (même si l’ellipse du verbe donne parfois un aspect plus polémique) : « Le sport, une affaire d’État(s) ? » ou « La laïcité, garantie des libertés religieuses ? » (en 2012).
Cette épreuve originale n’est pas une épreuve de philosophie, même si on est amené à manipuler des notions, à travailler assez subtilement un énoncé ; ce n’est pas une épreuve de connaissances de l’actualité ni de l’histoire contemporaine ; ce n’est pas une épreuve de « sociologie »… c’est un peu tout cela à la fois mais c’est aussi et peut-être surtout une épreuve de « rhétorique » où la composition et l’expression entrent pour l’essentiel dans l’évalua-tion. Ce qui signifie qu’il ne faut pas exagérer l’ampleur des connaissances requises : les concepteurs de l’épreuve sont des pro-fessionnels réalistes, ils savent bien qu’un lycéen de terminale n’a pas le loisir (ni d’ailleurs les cours adaptés) pour devenir un « spé-cialiste » de telle ou telle question.
En outre, le format même de l’épreuve (3 heures) limite considé-rablement les ambitions.
6
Certes un minimum d’informations sont nécessaires, encore faut-il que ce « minimum » soit pertinent et ne soit pas le recyclage d’un cours préexistant plus ou moins à jour ! En effet, rappeler la signification du mot « contemporain » est une précaution indis-pensable avant de se lancer dans la préparation de ces « Questions Contemporaines » : ce qui est contemporain, c’est ce qui est de notre temps.
Une question contemporaine, c’est une interrogation actuelle, c’est une demande du présent, un appel des circonstances. Jusqu’où remonter le temps de ce qui nous est contemporain ? Il est raisonnable de le situer au lendemain du Second Conflit mon-dial. Le changement sera net : c’est une autre société qu’on doit alors construire ! Voilà qui limite d’emblée le champ des savoirs à mobiliser. Bien sûr, il convient au préalable de procéder à des défi-nitions et d’établir un rapide historique de la question, ne serait-ce que pour percevoir la rupture.
Mais l’étudiant qui prépare le concours doit conserver constam-ment à l’esprit cette question : en quoi est-ce aujourd’hui diffé-rent ? Pour l’adapter à notre programme de 2013 : qu’attend-on aujourd’hui de la justice ? Quelles sont les requêtes de justice propres à une démocratie moderne ? La science occupe-t-elle aujourd’hui une place comparable à celle qui fut la sienne dans e les grands pays modernes du XIX siècle ? Voilà pourquoi les longs rappels qui renvoient à l’Antiquité sont inutiles, que la liste des théories du passé n’a guère de sens, y compris celles des Modernes. Que l’on rappelle Montesquieu et Beccaria, mais pour souligner ce que leur doit notre justice aujourd’hui ! En revanche, il est important de pouvoir sortir du cadre franco-français et de nourrir la réflexion d’exemples prélevés dans le monde entier. Il ne s’agira donc pas de limiter l’examen de la justice à la France…
7
Même si – et c’est bien naturel – l’accent porte sur l’Hexagone, il ne faut pas que la dissertation tourne à la monographie.
C’est dans cet esprit que fut conçu ce petit livre destiné aux étu-diants de terminale, désireux de préparer par eux-mêmes cette épreuve un peu particulière. Mais c’est aussi une première : un livre parascolaire numérique qui présente deux avantages : – il est plus rapidement disponible qu’une version papier, ce qui permet de commencer plus tôt ses révisions ; – il est évidemment beaucoup moins cher, ce qui permet au plus grand nombre de bénéficier de ses contenus (ce qui reste dans la droite ligne de notre action sur les blogs). Par ailleurs, grâce au Blog Sciences po (http://blog.letudiant.fr/ concours-sciences-po-iep/) que j’anime pourl’Etudiantou mon compte Twitter (@EricCobast), il est possible de me poser les questions suscitées par la lecture du texte. Cette interactivité est évidemment un atout considérable et une grande nouveauté.
Le texte se compose de trois parties. Les deux premières abordent les deux « questions » de cette année. C’est un cours structuré dont le contenu est totalement inédit. Il va à l’essentiel. Je n’ai retenu que ce qui me semble vraiment indispensable et nécessaire pour aborder de façon autonome les sujets possibles (une liste de ces sujets est toutefois proposée à la fin de chaque partie). La troi-sième partie est une méthodologie accompagnée des conseils utiles pour bien organiser ses révisions, optimiser son temps et progresser jusqu’au bout dans le maniement des techniques requises pour l’exercice.
8
Partie 1
La justice
9
INTRODUCTION Les trois acceptions du mot « justice »
ne femme, les yeux bandés, tenant dans la main droite un glaive et dans la main gauche une balance, telle est la repré-U sentation allégorique de la justice à laquelle nous sommes habitués. La force des armes et la recherche de l’équilibre (il faut noter que la balance mesure moins des quantités qu’elle n’établit un « rapport ») semblent ainsi caractériser la justice. Quant à ce « bandeau », il est plus difficile à interpréter : est-ce prétendre – comme on l’entend parfois – que la justice est « aveugle » ? Étrange métaphore alors, puisque ce que l’on attend d’elle au contraire c’est qu’elle examine au plus près ce qui lui est soumis, qu’elle fasse preuve de sagacité, de clairvoyance, etc. Qu’elle juge « en équité », c’est-à-dire en tenant compte des cas particuliers.
À l’origine, de fait, ce bandeau n’existe pas. C’est un voile qui dissi-mule la face de cette femme, pour signifier qu’elle n’a pas de visage, pour rappeler que ce qu’elle déclare n’est en rien personnel. Mais si l’allégorie rend sensible des caractéristiques, elle ne fait rien connaî-tre de la justice, la réduisant d’ailleurs à la seule institution.
Or « justice » se dit en trois sens principaux qui trouvent leur unité dans l’idée d’une conformité, d’une adéquation à des prin-cipes, des règles, des normes, des valeurs.
L’horizon d’où se détache l’idée de justice est tracé par la convic-tion que les actes doivent être évalués, récompensés ou punis selon leur mérite, au regard du droit ou de la morale, du légal ou du légitime.
10
  • Accueil Accueil
  • Univers Univers
  • Ebooks Ebooks
  • Livres audio Livres audio
  • Presse Presse
  • BD BD
  • Documents Documents