Le coaching scolaire
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Description



"Le meilleur service qu'on peut rendre à un jeune est de l'aider à "mettre au monde" son envie, ses envies."

Jean Todt




Conçu pour améliorer le rapport aux études, apprendre à étudier, s'orienter et décider, le coaching scolaire n'est pas un coaching comme les autres. C'est tout le propos de ce guide qui s'adresse en particulier aux parents désireux d'accompagner efficacement la scolarité de leur enfant et de le voir réaliser son potentiel. Il propose une synthèse d'introduction au coaching scolaire (histoire, fondements, applications) en même temps qu'une sensibilisation pratique à cette discipline :




  • Comment discerner le besoin de son enfant ?


  • Comment l'accompagner au quotidien ?


  • Qu'est-on en droit d'attendre du coaching ?


  • Quelles sont les qualités d'un bon coach ?



Accessible et vivant, il s'appuie sur des encadrés pour aller à l'essentiel, des exercices pour appliquer, des schémas et des illustrations pour mémoriser. À la fin de chaque chapitre, des ateliers pratiques permettront aux parents d'utiliser les outils du coaching dans leur vie de tous les jours.



Avec une préface de Jean Todt




  • Le coaching scolaire, un coaching pas comme les autres


  • Le coaching scolaire pour améliorer le rapport aux études


  • Le coaching pour apprendre à étudier


  • Le coaching pour s'orienter et décider !


  • Quand ? Où ? Combien ? Les aspects pratiques du coaching scolaire


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 18 septembre 2014
Nombre de lectures 407
EAN13 9782212258318
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0090€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait


Jean Todt




Conçu pour améliorer le rapport aux études, apprendre à étudier, s'orienter et décider, le coaching scolaire n'est pas un coaching comme les autres. C'est tout le propos de ce guide qui s'adresse en particulier aux parents désireux d'accompagner efficacement la scolarité de leur enfant et de le voir réaliser son potentiel. Il propose une synthèse d'introduction au coaching scolaire (histoire, fondements, applications) en même temps qu'une sensibilisation pratique à cette discipline :




  • Comment discerner le besoin de son enfant ?


  • Comment l'accompagner au quotidien ?


  • Qu'est-on en droit d'attendre du coaching ?


  • Quelles sont les qualités d'un bon coach ?



Accessible et vivant, il s'appuie sur des encadrés pour aller à l'essentiel, des exercices pour appliquer, des schémas et des illustrations pour mémoriser. À la fin de chaque chapitre, des ateliers pratiques permettront aux parents d'utiliser les outils du coaching dans leur vie de tous les jours.



Avec une préface de Jean Todt




  • Le coaching scolaire, un coaching pas comme les autres


  • Le coaching scolaire pour améliorer le rapport aux études


  • Le coaching pour apprendre à étudier


  • Le coaching pour s'orienter et décider !


  • Quand ? Où ? Combien ? Les aspects pratiques du coaching scolaire


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« Le meilleur service qu’on peut rendre à un jeune est de l’aider à “mettre au monde” son envie, ses envies. »
Jean Todt
Conçu pour améliorer le rapport aux études, apprendre à étudier, s’orienter et décider, le coaching scolaire n’est pas un coaching comme les autres. C’est tout le propos de ce guide qui s’adresse en particulier aux parents désireux d’accompagner efficacement la scolarité de leur enfant et de le voir réaliser son potentiel. Il propose une synthèse d’introduction au coaching scolaire (histoire, fondements, applications) en même temps qu’une sensibilisation pratique à cette discipline :
Comment discerner le besoin de son enfant ?
Comment l’accompagner au quotidien ?
Qu’est-on en droit d’attendre du coaching ?
Quelles sont les qualités d’un bon coach ?
Accessible et vivant, il s’appuie sur des encadrés pour aller à l’essentiel, des exercices pour appliquer, des schémas et des illustrations pour mémoriser. À la fin de chaque chapitre, des ateliers pratiques permettront aux parents d’utiliser les outils du coaching dans leur vie de tous les jours.
Biographie auteur

Matthieu Grimpret est professeur d’histoire-géographie. Auteur de plusieurs ouvrages, il enseigne en lycée et a créé Objectif Post Bac, premier cabinet exclusivement consacré au coaching scolaire en France.
http://www.objectifpostbac.fr/
www.editions-eyrolles.com
Matthieu Grimpret
Préface de Jean Todt
LE COACHING SCOLAIRE
Aidez votre enfant à découvrir et à développer son potentiel
Éditions Eyrolles
61, boulevard Saint-Germain
75240 Paris cedex 05
www.editions-eyrolles.com
La collection Apprendre Autrement propose des livres pour apprendre de façon ludique, créative et avec plaisir.
Illustrations originales : Yrgane Ramon
Mise en page : Caroline Verret
En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement le présent ouvrage, sur quelque support que ce soit, sans autorisation de l’éditeur ou du Centre français d’exploitation du droit de copie, 20, rue des Grands-Augustins, 75006 Paris.
© Groupe Eyrolles, 2014
ISBN : 978-2-212-55975-0
SOMMAIRE
PRÉFACE
AVANT-PROPOS
Un chemin pour avancer
Apprendre à organiser sa vie à l’école
Une histoire de méthode
Mes débuts en tant que coach
Objectif Post Bac !
INTRODUCTION
À quoi sert le coaching scolaire ?
Le coach, l’élève, les parents
À qui s’adresse ce livre ?
CHAPITRE 1. LE COACHING SCOLAIRE, UN COACHING PAS COMME LES AUTRES
Le coaching : accompagner la flèche vers sa cible
Les trois composantes du coaching
Accompagner
Mobiliser les ressources intérieures
Se fixer des objectifs à atteindre
Coaching et développement personnel
Les spécificités du coaching scolaire
Milieu scolaire
L’adolescence
De bonnes notes et appréciations
Le bel avenir du coaching scolaire
Ce que le coaching scolaire n’est pas…
Une psychothérapie
Du soutien scolaire ou de l’aide aux devoirs
Comprendre
Apprendre
Utiliser/Restituer
Les cinq qualités du coach scolaire
L’exigence
La détermination
La bienveillance
Le pragmatisme
La rationalité
Une éthique féconde : la déontologie au service de l’efficacité
Une prestation inestimable… qui a un coût !
Si le coach scolaire était un objet…
CHAPITRE 2. LE COACHING SCOLAIRE POUR AMÉLIORER LE RAPPORT AUX ÉTUDES
Se mettre en mode « Objectif »
(Re)prendre le leadership sur sa scolarité
Solution 1 : le travail régulier et suivi
Solution 2 : sortir du cycle infernal
Booster sa scolarité
Faire feu de tout bois pour améliorer sa scolarité
Bien gérer les cahots de sa scolarité
Le décrochage scolaire
Le changement de niveau ou d’établissement
Rationaliser les processus relationnels avec les autres acteurs de sa scolarité
L’élève et ses parents
L’élève et ses professeurs
L’élève et l’administration scolaire
Les parents et les professeurs / Les professeurs entre eux
Quelle est la place du coach dans ces relations ?
Si le coach scolaire était un objet…
CHAPITRE 3. LE COACHING POUR APPRENDRE À ÉTUDIER
Oui, le plaisir scolaire existe !
Découvrir
Créer
Partager
Répéter
Mettre en place le back-office scolaire
Se donner un cadre pour le travail personnel
Le bon moment
Le bon endroit
Le bon état d’esprit
Se mettre et rester au travail
Trouver du plaisir dans le travail
Persévérer dans le travail
Les trois objectifs du travail personnel
Apprendre à apprendre
Apprendre à comprendre
Apprendre à utiliser/restituer ses connaissances
Si le coach scolaire était un objet…
CHAPITRE 4. LE COACHING POUR S’ORIENTER… ET DÉCIDER !
Faire des choix
Se fixer un cap : un enjeu crucial à l’ère du « tout est possible »
Les tentations auxquelles résister
Trouver son chemin
Moment de choix, moment de joie
Un stress à gérer
Articuler le milieu scolaire et le milieu professionnel, un défi pour le coach
Entre ambition et réalisme, bien se situer pour mieux s’orienter
Apprendre à se connaître
Des questions à se poser
Décider et s’en tenir à sa décision
Mais qu’est-ce que décider, au fond ?
Vouloir
Se donner les moyens
Se plier à une discipline
Se lancer
Quel est le rôle du coach à chacune de ces étapes ?
Se ménager des passerelles et des recours
Si le coach scolaire était un objet…
CHAPITRE 5. QUAND ? OÙ ? COMBIEN ? LES ASPECTS PRATIQUES DU COACHING SCOLAIRE
Le contenu et le déroulement des séances
Les trois temps d’une séance de coaching
Le débriefing, ou diagnostic
La remédiation méthodologique
L’ajustement de l’emploi du temps de l’élève
Les séances-bilan
La durée du coaching et la fréquence des séances
Le deep coaching
Spécificités
Ratio tâches de fond / tâches ponctuelles.
Durée du coaching.
Durée des séances
Fréquence des séances
Le coaching méthodologique
Spécificités
Ratio tâches de fond / tâches ponctuelles.
Durée du coaching.
Durée des séances
Fréquence des séances
Le coaching compétition / coaching commando
Spécificités
Ratio tâches de fond / tâches ponctuelles.
Durée du coaching.
Durée et fréquence des séances.
L’évaluation et le contrôle de l’efficacité
Si le coach scolaire était un objet…
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE
PRÉFACE
Il y a quelques mois, l’un de mes amis m’apprend au détour d’une conversation que ses filles, lycéennes à Paris, sont accompagnées par un coach scolaire. Je m’en étonne car je les sais brillantes élèves. Mon ami me répond alors, avec une certaine malice : « Mais les meilleurs, eux aussi, peuvent avoir besoin d’un coach, Jean ! Toi-même, n’as-tu pas été une sorte de coach pour des pilotes de très haut niveau ? » Des champions, en effet, j’en ai côtoyés, accompagnés, guidés tout au long de ma carrière dans le sport automobile, comme coéquipier puis comme patron d’équipe : je pense en particulier au grand Jean Guichet, vainqueur des 24 Heures du Mans en 1964, à Timo Mäkinen, Guy Fréquelin, Jean-Pierre Beltoise, Jean-François Piot et d’autres dont j’ai été le copilote ; plus tard, en tant que patron d’équipe, j’ai dirigé Kankkunen, Vatanen, Ickx, Warwick, Berger, Massa, et bien sûr Michael Schumacher. Je pourrais également évoquer les personnalités de toutes origines et de tous secteurs d’activité qui m’ont fait l’honneur de solliciter mes conseils dans les domaines les plus variés. C’est une forme de coaching, en effet. Aucun d’entre eux, aucun d’entre nous, n’est infaillible.
On pourrait croire que coacher des adolescents ou des jeunes adultes, élèves ou étudiants, est plus simple que coacher des champions de course automobile. Il est vrai que les enjeux sont différents. Moins décisifs ? Pas sûr. Pour un lycéen, décrocher le bac est aussi important que d’être au départ d’un grand prix et de viser la qualification en première ligne pour un pilote. La comparaison entre les deux challenges peut sembler ne pas avoir de sens. Et pourtant... Le « secret » du succès est le même, il tient d’abord à l’état d’esprit avec lequel on aborde l’épreuve. Et cet état d’esprit doit être le même dans l’une et l’autre, pour le bac comme pour le titre de champion du monde de Formule 1.
C’est ce qui m’a plu dans l’approche de Matthieu Grimpret : au-delà des différences entre nos secteurs d’activité, en apparence très éloignés l’un de l’autre, je me retrouve dans ce qu’il écrit. Et ce, pour plusieurs raisons. D’abord, avec ses élèves, il utilise souvent les métaphores sportives – spécialement les métaphores automobiles ! Le sport est en effet une école de vie formidable, où l’on apprend à se fixer des objectifs, à la fois réalistes et ambitieux, et à se donner les moyens d’atteindre ces objectifs. Cela passe par l’acquisition de certaines qualités, comme la persévérance, la combativité, l’audace, la discipline, la constance, mais aussi la prudence et l’humilité. Le sport apprend que l’on n’a pas le droit de renoncer, quelle que soit la difficulté, et qu’il y a un temps pour semer et un autre pour récolter, et qu’entre les deux il faut savoir être patient. Le sport est une école d’objectivité et de rationalité.
Mais le plus important, c’est certainement l’envie. Le meilleur service que l’on peut rendre à un jeune est de l’aider à « mettre au monde » son envie, ses envies. L’envie de faire, l’envie de bien faire, l’envie de faire de son mieux, l’envie de faire sans relâche. Se maintenir à un niveau d’envie constant, pour produire des résultats optimaux, c’est un véritable défi pour un(e) adolescent(e) ou un(e) jeune adulte. À cet âge-là, tout se mélange : les objectifs, les projets, les rêves… Ordonner ce bouillonnement n’est pas évident. Le coach, précisément, est là pour canaliser, entretenir, réveiller l’envie, et la transformer en victoire, petite ou grande selon les personnes, mais toujours juste. Pour ce faire, rien ne remplace la méthode. Voilà le mot-clé : pour aller quelque part, il faut une route. Si elle existe déjà, il faut l’apprendre, y rouler en respectant les règles et en étant vigilant car le plus important est de rejoindre l’arrivée. Et si elle n’existe pas, il faut la tracer soi-même. Sans jamais rien tenir pour acquis.
Au final, ce livre porte l’empreinte d’un principe fondamental pour celui qui veut avancer vers son but : le pragmatisme, la faculté à s’adapter à toutes les situations, à s’ajuster à toutes les conditions. C’est le « secret » des plus grands, tel Michael Schumacher, dont j’ai suivi et accompagné la carrière chez Ferrari et qui reste à ce jour le pilote de Formule 1 le plus titré de l’histoire. Au fil des années, Michael est devenu bien plus qu’un collaborateur ou un coéquipier : un véritable ami. Ce que j’admire le plus chez lui, c’est qu’à ses yeux un combat n’est jamais perdu tant qu’il n’est pas livré jusqu’au bout. Et pour bien mener un combat, il faut savoir s’adapter, pousser très loin sa curiosité, rester en permanence à l’écoute des autres et des circonstances, affronter l’adversité en vérité, sans triche. C’est pour cela que Michael est aujourd’hui une icône, un héros voué à laisser une marque spéciale dans l’histoire de la compétition automobile.
Je souhaite à tous les lecteurs de ce livre, et à tous ceux qui comprendront l’intérêt d’être accompagnés dans leur scolarité par un coach, de rencontrer sur leur chemin les personnes qui les aideront à devenir de vrais champions.
Jean Todt
Président de la Fédération internationale de l’automobile
AVANT-PROPOS
Un chemin pour avancer
Au siècle dernier, Jean Ferrat chantait que « nul ne guérit jamais de son enfance ». Cet ouvrage est la preuve, s’il en fallait, que c’est au contraire possible. Ma propre expérience m’en a inspiré le contenu. J’étais un enfant plongé dans les livres, distrait, imaginatif, casanier, souvent décalé. J’étais surtout sujet à de profondes angoisses dont j’ignorais – et dont j’ignore encore – la cause. Les parades que j’avais trouvées étaient à la fois simples et étranges. D’abord, j’avais remarqué que ces angoisses restaient en retrait lorsque ma tête et ma vie étaient, pour ainsi dire, « bien rangées ». Ce qui était très efficace, en particulier, c’était les symétries d’activités, qui ressemblaient parfois à de véritables équilibres comptables, et les associations de formes ou de couleurs. Les premières, dont mes journées étaient émaillées, me paraissent aujourd’hui un peu surréalistes : 1 livre lu = 1 tour du jardin en vélo ; 1 escalier descendu = 1 escalier monté ; 1 ongle rongé = 1 lavage d’oreilles ; 1 cartouche d’encre vidée = 1 crayon à papier taillé… Les deuxièmes étaient parfois contraignantes : lampe de chevet rouge, table de chevet rouge, réveil rouge, housse de couette rouge, taie d’oreiller rouge, stylo-plume rouge…
Tous ces rites, ces ordonnancements parfaitement calculés, ces classements systématiques m’apaisaient et me donnaient le sentiment d’être moins vulnérable. La peur de vaciller s’estompait. Et lorsque, malgré ces défenses, une angoisse passait à travers les mailles du filet et venait me harceler, j’avais deux armes imparables : je faisais des arbres généalogiques (les rois scandinaves, les empereurs moghols, les grandes familles bretonnes, les grands-ducs de Toscane, les rois du Portugal, etc.) et je rangeais ma chambre. Ces deux activités me donnaient l’impression de disposer du temps et de l’espace, et me procuraient, aussi farfelu que cela puisse paraître, un réel bien-être. C’est ainsi, je crois pouvoir le dire, que j’ai traversé mon enfance et une bonne partie de mon adolescence sans crise majeure.
Apprendre à organiser sa vie à l’école
Quel rapport, me direz-vous, avec le coaching scolaire ? Vous allez comprendre. D’abord, comme vous le verrez dans les pages qui suivent, l’une des principales finalités du coaching scolaire consiste à organiser sa vie à l’école en se donnant des méthodes, lesquelles recourent toutes aux exercices évoqués ci-dessus : se fixer des objectifs, ranger, classer, établir des liens, ordonner, hiérarchiser, associer, distinguer, etc. Ensuite, avoir expérimenté les bienfaits de l’organisation dans tous les domaines de ma vie, et ce dès l’enfance, m’a donné le goût de la logique et des opérations mentales et intellectuelles. Ce goût, je l’ai développé quelques années plus tard à Sciences Po, le temple de la problématisation et des plans en « deux parties/deux sous-parties », où les classes d’étudiants s’appellent, de manière très éloquente, des « conférences de méthode ». Les circonstances de la vie m’ont ensuite conduit dans un institut où j’ai reçu une formation fondamentale en philosophie de la nature, métaphysique, philosophie morale et psychologie. Je me souviens en particulier de ma découverte de deux livres qui m’aidèrent à organiser mon travail et ma vie de manière décisive. Le premier est L’Art de la définition, d’Aline Lizotte : comment agir quand on ne sait pas nommer le réel sur lequel on prétend agir ? Le deuxième est Les Catégories d’Aristote : comment nommer le réel quand on ne sait distinguer les éléments qui le composent ?
Une histoire de méthode
Peut-être ces explications ne répondent-elles toujours pas à votre question : quel rapport avec le coaching scolaire ? Patience, on y arrive ! Sachez d’ores et déjà que le coaching est un accompagnement qui permet de progresser sur un chemin (meta odos, en grec – qui a donné le mot « méthode ») défini par deux points différents, le point de départ et le point d’arrivée, et implique de distinguer l’objectif (à choisir) et les moyens qui permettent d’atteindre ledit objectif.
Devenu professeur d’histoire, je constatai qu’à la différence de la plupart de mes collègues, je préférais enseigner le « comment » et le « pourquoi » plutôt que le « quoi ». Loin d’être un spécialiste des villes du Moyen Âge ou du « New Deal » des années 1930, je me voulais (et me veux toujours) expert de la dissertation. Tout ce qu’un professeur normalement constitué déteste faire, en général à l’unisson de ses élèves ! Le premier chef d’établissement qui m’a recruté a d’emblée perçu que cette compétence correspondait à un réel besoin des jeunes d’aujourd’hui – être guidés vers leurs propres ressources et formés à la bonne utilisation de ces dernières – et m’a incité à la décliner sur le plan « mental », au lieu de la réserver au plan intellectuel et scolaire : organiser sa vie autant que sa scolarité – mieux : organiser sa vie pour réussir sa scolarité, organiser sa scolarité pour réussir sa vie. Cependant, je ne crois pas être parvenu, à ce moment-là, à l’objectif qu’il m’avait laissé entrevoir. Mais quelques années plus tard, devenu directeur d’un grand lycée parisien, il m’a proposé de le rejoindre pour mener une aventure pour le moins singulière dans le paysage très rigide de l’Éducation nationale française : prendre en main en tant que professeur principal une promotion de lycéens, la former et la motiver quotidiennement à partir d’une méthodologie ad hoc fondée sur le triptyque compréhension/mémorisation/utilisation, que vous découvrirez dans les pages qui suivent.
Mes débuts en tant que coach
La première année fut agitée : dépourvu de véritable outil formalisé, car je n’avais pas encore eu le temps d’y réfléchir et d’en concevoir, prisonnier d’une vision très académique de l’enseignement, j’ai souvent dû improviser, dans un climat général d’exigence parfois irréaliste – au point qu’à l’approche des vacances d’été, j’ai demandé en conseil de classe l’exclusion du tiers de la promotion ! Je jugeais en effet ces élèves insuffisamment investis, au plan du travail comme au plan du comportement, dans leur apprentissage. On me refusa, bien entendu, cette requête, ce qui me conduisit à une féconde – quoique ardue – remise en question. Je consacrai une partie des mois de juillet et d’août à réfléchir au nouveau départ que je devais prendre, que nous devions prendre tous ensemble. Il me fallait en particulier reconsidérer ma place par rapport au groupe ; j’avais l’intuition de la nécessité d’un repositionnement, notamment parce que la perspective de l’année scolaire à venir serait unique, cruciale et décisive pour mes élèves : décrocher le bac et, surtout, la bonne formation post-bac. Il me fallait un terme pour « ramasser » la nouvelle place que je devais occuper. Je ne le trouvai pas et fis ma rentrée en espérant parvenir quand même à faire comprendre à mes élèves à quelle sauce ils seraient mangés cette année-là. Première rencontre, je leur explique le nouveau mode de fonctionnement : rigueur, discipline, entraînement, dépassement de soi, collaboration, empathie, progression, évaluations, sueur, résultats, compétition, victoire ! L’un de mes élèves lance alors : « OK, coach ! » Le mot était trouvé. Dix mois plus tard, les résultats furent à la hauteur de l’engagement : 100 % de réussite au bac, dont 92 % de mentions, 89 % des premiers choix d’orientation validés sur APB 1 . Et tout ça avec une classe dont je voulais virer le tiers un an plus tôt !
Objectif Post Bac !
Dans la foulée de cette expérience, je décidai de fonder le premier cabinet français uniquement dédié au coaching scolaire en individuel, plus spécifiquement tourné vers les lycéens, dont le nom, pour le coup, émergea très vite – Objectif Post Bac – avec une idée très simple : le bac se décroche en deux mois, le post-bac se décroche en deux ans ! Traduction : si les épreuves du bac, compte tenu de leur niveau souvent peu exigeant, peuvent être préparées pendant les dernières semaines de terminale, le post-bac, lui, se prépare dès le premier trimestre de première, voire le troisième trimestre de seconde. En effet, réussir sa scolarité en lycée est une chose ; réussir ses études supérieures en est une autre. Pour le premier objectif, il suffit d’avoir son bac. Pour le deuxième, il faut entrer dans une bonne école, une bonne prépa, un bon cycle court, voire une bonne fac, car les filières universitaires sont de plus en plus sélectives. Les deux objectifs représentent des défis très différents car, aujourd’hui, la principale porte d’entrée dans l’enseignement supérieur qualifié, c’est le dossier. Les recruteurs examinent systématiquement les bulletins des trois trimestres de première et des deux premiers trimestres de terminale – et parfois même ceux de seconde ! Cette situation emporte deux nécessités :
en premier lieu, choisir sa formation qui doit correspondre aux souhaits de l’élève, conduire à des secteurs porteurs sur le plan professionnel, surtout en cette période de chômage endémique, et être accessible ;
en second lieu, se constituer un dossier « béton » dès le premier trimestre de première, en portant un soin tout particulier aux notes et aux appréciations du contrôle continu. Autrement dit, du travail régulier, au quotidien, sur le long terme : bref, une course de fond.
Et pour tenir la distance (deux ans !), il faut se donner un mental de gagnant et travailler de manière méthodique. Autrement dit être aidé, soutenu, orienté, conseillé, formé. C’est précisément le rôle du coach, que retracent les pages qui suivent, lesquelles sont à la fois la graine et le fruit des milliers de séances de coaching scolaire vécues par mes collaborateurs et moi-même avec les dizaines de garçons et de filles que nous avons suivis sur plusieurs mois, parfois plusieurs années.

1. Admission post-bac.
INTRODUCTION
Ce livre se veut la première présentation grand public d’une branche du secteur de l’éducation appelée à un bel avenir : le coaching scolaire. Véritable coaching, mais adapté aux adolescents et aux jeunes adultes, il consiste à les aider à réussir leurs études en exploitant au maximum leurs ressources psychologiques et intellectuelles.
À quoi sert le coaching scolaire ?
Dans un premier temps (chapitre 1), vous découvrirez les bases du coaching scolaire, son histoire, ses principes fondateurs et ses déclinaisons concrètes, les aptitudes et compétences qu’on attend d’un coach digne de ce nom, la déontologie à laquelle ce dernier doit se plier... En un mot, tout ce qu’est le coaching scolaire dans ses aspects à la fois concrets et théoriques, mais aussi ce qu’il n’est pas, afin de lever dès le départ tous les malentendus possibles.
On entrera ensuite dans le vif du sujet : à quoi sert le coaching scolaire ? Quel(s) but(s) poursuit-il ? Pourquoi peut-on dire que le coaching scolaire est la solution idoine pour booster les études de votre enfant ? Vous découvrirez ainsi les trois raisons majeures d’y recourir :
améliorer le regard que votre enfant porte sur ses études (chapitre 2), afin de l’aider à (re)prendre confiance en lui et à s’approprier pleinement sa scolarité, condition sine qua non de la réussite, en particulier à notre époque où, sans la mobilisation consciente et délibérée de la volonté individuelle, rien ne peut être entrepris ;
apprendre à étudier (chapitre 3), car si nos enfants sont la plupart du temps correctement encadrés à l’école, au collège, au lycée et en formation supérieure, il n’en va pas de même à la maison : livrés à eux-mêmes, dépourvus de méthodes de travail pour mieux apprendre, comprendre et répondre aux attentes des correcteurs et examinateurs, ils n’ont souvent le choix qu’entre le bûchage harassant car peu productif et le découragement annonciateur de la médiocrité, et parfois même du décrochage ;
l’aider à s’orienter (chapitre 4) : l’orientation en fin de seconde puis en terminale, voire dans les deux premières années du supérieur, est devenue un casse-tête pour de nombreux jeunes et leurs parents, entre la complexité des procédures d’inscription en formation supérieure (ah, les trois lettres maudites : APB !) et la distorsion entre rêves professionnels et capacités intellectuelles, en passant par le regret d’avoir été imprévoyant en ne « blindant » pas suffisamment son dossier scolaire au cours du cycle terminal du lycée.
Enfin, dans le cinquième et dernier chapitre, vous prendrez connaissance des aspects concrets du coaching : le contenu et le déroulement des séances ; la durée du coaching et la fréquence des séances ; les différents types de coaching ; les moyens de contrôler son efficacité ; et bien sûr, question cruciale, son coût...
Le coach, l’élève, les parents
J’ai également voulu que ce livre soit un outil de travail pour les parents qui réfléchissent à l’opportunité d’un coaching scolaire pour leur(s) enfant(s). Certes, comme vous le découvrirez au chapitre 2, l’un des intérêts du recours à un coach est de briser le tête-à-tête parents/enfant – tête-à-tête souvent stérile dès qu’il s’agit de questions scolaires, notamment quand l’enfant est un adolescent « normal », c’est-à-dire plutôt enclin à répondre « Bof… », « Ça sert à rien… » ou carrément « Foutez-moi la paix ! » aux propositions de ses parents ( aka « vieux », « darons », « reup/reum », etc.) en la matière. Mais s’ils ne peuvent être des coachs au plein sens du terme, les parents peuvent préparer le terrain, soit en inculquant à leurs enfants certaines pratiques scolaires de base, qui peuvent suffire à débloquer une situation problématique ; soit en évaluant les besoins méthodologiques de ces derniers, de manière à répondre à la question : « Mon enfant a-t-il besoin d’un coaching scolaire ? »
Ainsi, puisque le coaching scolaire se fonde sur une approche renouvelée de l’apprentissage des savoirs et des savoir-faire, ce livre vous propose aussi à vous, parents, les premiers concernés, d’être les acteurs qui donnent l’impulsion du changement et amorcent la trajectoire de vos enfants vers la réussite.
À qui s’adresse ce livre ?
Que vos enfants, petits-enfants, neveux et nièces, amis aient de réels problèmes scolaires et que vous recherchiez tous les moyens de les faire progresser ;
Qu’ils n’aient pas de difficultés particulières mais n’exploitent pas leurs capacités au maximum ;
Qu’ils poursuivent des objectifs ambitieux nécessitant une préparation spéciale (exemple : concours de Sciences Po) ;
Que vous soyez « simplement » intéressé par les problématiques liées à l’éducation ;
Ce livre est fait pour vous, alors n’hésitez pas à tourner la page !
1
LE COACHING SCOLAIRE, UN COACHING PAS COMME LES AUTRES
Le coaching est aussi ancien que l’homme. Peut-être même les adolescents du paléolithique ont-ils appris à traquer le mammouth sous la houlette de chasseurs plus expérimentés qu’eux et qui leur prodiguaient des conseils et des astuces pour brandir leurs lances avec plus de hargne ou mieux aiguiser les silex de leurs haches.
Sans remonter aussi loin qu’à Cro-Magnon, on trouve dans l’Antiquité des pratiques qui ressemblent à ce mode d’accompagnement éducatif si particulier qu’est le coaching : c’est le cas de l’éphébie athénienne 2 , de la maïeutique chère à Socrate, des approches pédagogiques en vigueur à l’Académie de Platon 3 ou au Lycée d’Aristote 4 . En bon prof d’histoire (un peu maniaque), j’évoquerai quelques-unes de ces pratiques ancestrales au fil de ce livre.


La maïeutique, ancêtre du coaching ?
L’un des plus grands philosophes de l’histoire humaine, le Grec Socrate (-470 à -399), pratiquait ce qu’on appelle la maïeutique, un mot qui, à l’origine, désigne l’art d’accoucher les femmes. Pris dans son sens figuré, il recouvre une méthode de travail consistant à aider une personne à « sortir » le savoir dont elle est porteuse, à « accoucher » sa pensée, en lui posant des questions, en l’incitant à utiliser ses facultés logiques, en la mettant au besoin face à ses contradictions, en la conduisant parfois à démonter ses préjugés. Cette manière de faire est particulièrement visible dans un des dialogues conduits par Socrate et rapportés par Platon, le Théétète.

Aujourd’hui, à plusieurs siècles de distance, l’enjeu reste le même :

Le coaching : accompagner la flèche vers sa cible
En ce début de XXI e siècle, contrairement à ce que laissent croire les fréquents usages abusifs de ce terme (j’ai récemment entendu parler des services du « coach Kiabi » proposés par la marque de vêtements du même nom…), le coaching est précisément défini. Il comprend trois composantes.
Les trois composantes du coaching
Accompagner


Le coaching se fait à deux : l’élément « coach » et l’élément « coaché ». Si l’élément « coaché » peut, dans des conditions particulières, être un groupe de personnes , l’élément « coach », lui, ne peut être qu’une seule personne. À chaque coach, son coaching ; à chaque coaching, son coach.
Pourquoi ? Parce que le coach est le réceptacle, le « synthétiseur » du coaché : c’est lui qui recueille, confronte, croise, rapproche, fusionne, sépare, unit les différentes données propres au coaché, c’est-à-dire ses attitudes, habitudes, comportements, questions, moyens, failles, objectifs, etc. Et ce travail, qui exige d’avoir « les idées claires et distinctes », comme dirait Descartes (un autre précurseur du coaching !), ne peut se faire que dans un seul et même creuset – en d’autres termes, c’est une mayonnaise qui ne peut prendre que dans un seul bol. Ce qui n’empêche pas le coaché de recourir ensuite à l’aide d’un autre coach – mais ce sera alors un autre coaching, comme si tous les compteurs avaient été remis à zéro.

« Le hasard ne favorise que les esprits préparés. »
Louis Pasteur


Un peu d’étymologie
L’étymologie du mot « coaching » est très éclairante sur l’intérêt de cette pratique. On croit souvent qu’il est d’origine anglo-américaine. Certes, dans son acception contemporaine, nous sommes allés chercher le mot « coaching » outre-Atlantique ; mais c’est à nous, Français, que les Anglo-Saxons l’avaient emprunté au départ ! Le terme anglais « coach » est en effet dérivé du français « coche » (véhicule attelé) et désignait autrefois une sorte de diligence, comparable à celles qu’on voit dans les westerns. Au sens figuré, le « coach » était, dans les universités britanniques des siècles passés, l’aîné qui « véhiculait » un étudiant vers son examen, en aidant ce dernier à trouver et mettre en branle les moyens de son objectif.
Mobiliser les ressources intérieures


Deuxième composante du coaching, le va-et-vient permanent entre l’intérieur et l’extérieur. Que signifie cette notion quelque peu ésotérique ? Si le coaching est l’accompagnement d’une personne vers un ou des objectif(s) à atteindre (autrement dit

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