Les métiers d
83 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Les métiers d'internet

-

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus
83 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Description

Des métiers de pointe qui évoluent chaque jour : un guide numérique, actualisé.


Dans un secteur marqué par des évolutions permanentes, le développement de nouveaux métiers (community manager, ergonome, content manager...) et de nouvelles formations et écoles, synonymes de besoins en information et conseils pour faire les bons choix.
Quels sont les nouveaux métiers ? Peut-on se former sur le tas ? Que penser de l'Ecole de l'Internet ? Après le bac, est-il préférable de suivre une formation générale ou de se spécialiser ? Quel est le taux d'insertion?
Créatifs, gestionnaires, ingénieurs... les métiers d'Internet recouvrent divers postes et types d'entreprises : fournisseurs d'accès, opérateurs de téléphonie mobile, agences Web, plateformes communautaires, SSII, e-commerce... Ce guide aidera le lecteur à les découvrir et à faire le choix d'un parcours qui lui correspond.
Pour chaque métier, on trouve des témoignages de professionnels, sur leurs formations, leur insertion et leurs compétences.


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 23 janvier 2014
Nombre de lectures 19
EAN13 9782817603339
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0450€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Introduction
Les guides de l’Etudiant répondent à vos questions sur l’orientation. À partir d’une méthode simple : vous écouter.
Vous le constaterez aisément, les questions qui structurent ce livre sont les vôtres. Nous les avons collectées au cours des conférences organisées sur ce thème lors de nos divers Salons, partout en France, et dans les forums ouverts sur letudiant.fr . Pour y répondre, nous nous sommes appuyés sur l’expérience d’enseignants, de responsables de formation, mais aussi sur les témoignages d’étudiants ou de professionnels. Pour vous guider au mieux, nous avons complété le texte de repères utiles : les principaux points à retenir, des références à d’autres publications, des liens Internet, etc. Dans un même ouvrage sont ainsi rassemblés tous les ingrédients qui vont vous permettre d’amorcer votre réflexion.
Parallèlement à cette lecture, vous pouvez suivre sur letudiant.fr les dernières évolutions des filières ou des métiers qui vous intéressent. Nous vous invitons en outre à vous abonner à sa lettre d’information hebdomadaire (gratuite) : elle vous signalera nos nouveautés et vous alertera sur les étapes clés de l’orientation. Ce suivi est fondamental. Vous le savez : bien s’orienter, c’est d’abord bien s’informer. Parce que notre enseignement supérieur est d’une redoutable complexité. Parce que la richesse des filières demeure, pour beaucoup, un trésor caché. Parce que la puissance des représentations est parfois terrifiante et qu’elle stérilise l’imagination.
Ce livre est donc une porte d’entrée. À vous d’enrichir votre projet en rencontrant des étudiants et des responsables de formation, dans leurs établissements ou lors des manifestations qui ponctuent l’année – l’Etudiant en organise plus de 60 sur l’ensemble du territoire. À vous de piocher dans notre liste d’établissements (plus de 5 000 !) en vous connectant sur letudiant.fr pour découvrir leurs offres en détail. À vous aussi de confronter vos projets à vos capacités, vos désirs à la réalité, et si ces désirs vous semblent flous ou difficilement formulables, prenez conseil auprès de spécialistes (les nôtres vous aident de manière individualisée à travers notre offre « l’Etudiant Coaching Orientation »).
Bonne lecture, et à bientôt !
Emmanuel Davidenkoff directeur de la rédaction de l’Etudiant
1 – Internet, c’est quoi, au fait ?
Denise Caruso, journaliste spécialisée en nouvelles technologies, l’a bien résumé dans le New York Times : « Ce n’est pas étonnant qu’Internet soit devenu assez puissant pour satisfaire tous les espoirs de ceux qui l’utilisent. Après tout, il a été conçu pour résister à une guerre nucléaire, et pas simplement aux petits potins des hommes politiques. » Voici donc le secret de cette évolution technologique, fruit étrange d’une « combinaison unique de stratégie militaire, de coopération scientifique et d’innovation contestataire » (Manuel Castells).
LE NET EN QUELQUES DATES CL É S
Tout commence dans les années 1950, en pleine guerre froide, lorsque la perspective d’une attaque nucléaire soviétique donne des sueurs froides aux stratèges militaires de l’oncle Sam. Que se passerait-il si un missile détruisait l’ensemble des réseaux de communication américains ? C’est pour éviter que l’Amérique ne perde pas sans combattre que le département de la Défense américain crée en 1957 un organisme de recherche, l’ARPA (US Defense Department’s Advanced Research Projects Agency) , chargé d’étudier la construction de réseaux de communication capables de fonctionner en cas de destruction partielle.
Du militaire au civil
En 1962, une étude de l’US Air Force formule le principe des réseaux décentralisés et maillés : relier chaque centre de calcul névralgique à tous les autres plutôt qu’à un seul, très vulnérable en cas de conflit.
En 1969 naît Arpanet, l’ancêtre d’Internet. Un grand nombre de centres de recherche militaires, publics et privés, participent au projet. Cette volonté de se passer de structure centralisée séduit la communauté scientifique : en 1970, l’université Stanford, Harvard, celles de Los Angeles, de Santa Barbara et de Salt Lake City sont reliées entre elles.
En 1971, un obscur informaticien californien, Ray Tomlinson, invente l’e-mail. C’est également lui qui décide d’utiliser le caractère @ (arobase) pour séparer le nom du destinataire de son adresse de messagerie.
Dès 1979, les premiers forums voient le jour lorsque le réseau sort de la sphère militaire et de la sphère universitaire pour gagner celle de l’entreprise. Des sociétés et des particuliers précurseurs s’unissent pour créer des services privés, desquels naîtront les fournisseurs d’accès Internet. Le réseau s’étend peu à peu hors des États-Unis, notamment en Europe par le biais des universités.
En 1988, Arpanet, pour sa partie civile, adopte le nom d’Internet (Inter Networking). En France, Internet est lancé dans les années 1980 par des chercheurs du CNAM (Conservatoire national des arts et métiers) et de l’INRIA (Institut national de la recherche en informatique et en automatique).
2013, on dénombre plus de 2,2 milliards d’internautes (dont 48 millions de Français connectés), un chiffre qui ne cesse de croître avec l’arrivée de nouveaux internautes chinois, indiens et brésiliens. Aujourd’hui, la communication passe par le réseau, que ce soit celui du téléphone ou d’Internet. Jamais l’être humain n’a autant communiqué ni échangé avec ses semblables. Et ceci grâce à un outil doté de pouvoirs miraculeux : Internet. Ce n’est plus un phénomène de mode ou un mouvement marginal, mais bien un média de masse.
La naissance du www
Alors que tombe le mur de Berlin, Internet s’ouvre au grand public et à l’exploitation commerciale. Tim Berners-Lee, un jeune chercheur du CERN (Centre européen pour la recherche nucléaire, basé en Suisse) et son équipe créent alors le World Wide Web qui va révolutionner Internet de fond en comble.
Le premier navigateur Internet, Mosaic, est créé en 1992, bientôt remplacé par Netscape en 1994. Dès 1995, les Américains peuvent commander des pizzas en ligne et acheter des livres sur Amazon.com.
En 1997, l’Élysée dispose d’un site officiel et trois ans plus tard, au passage du millénaire, la planète compte près de 300 millions d’internautes, dont la moitié sont américains.
Bon à savoir : le Web, même si on le confond souvent avec Internet, n’en est que la vitrine multimédia. Le courrier électronique, par exemple, fait aussi partie de l’Internet.
Qui contrôle Internet ?
En tant qu’inventeurs du réseau, les États-Unis se considèrent comme les garants de la liberté de communication et d’information d’Internet et l’ont administré jusqu’en 1998. Depuis, l’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), une société californienne privée, sous tutelle du ministère américain du Commerce, a pris le relais en gérant le réseau en coordination avec les sociétés qui commercialisent les noms de domaines.
Du meilleur au pire
Gigantesque caverne d’Ali Baba, Internet possède les défauts de ses qualités. Ouvert à tous, il donne la parole aux modérés et aux pires extrémistes. Jouxtant les merveilles culturelles de toutes les nations, s’affichent les pires avanies (sexe, violence, racisme, mensonges). Territoire tumultueux au statut juridique encore incertain, le Réseau attire les malfaiteurs de tout poil, qu’il s’agisse des fameux hackers, ces pirates informatiques dont le plaisir est d’infiltrer des sites surprotégés, ou de créateurs de virus, ces programmes informatiques qui détruisent le contenu de votre disque dur, voire de simples escrocs qui piègent les internautes.
LE NOUVEAU MONDE NOMADE
« C’est le triomphe de la vie sans fil », avait titré Le Nouvel ­Observateur dans un numéro hors série. C’est l’avènement du nomadisme. Vous pouvez vous promener dans la nature, prendre une photo avec votre téléphone portable et l’envoyer à vos amis, à moins que vous ne préfériez dialoguer par écran vidéo interposé, comme beaucoup le font à domicile devant leur webcam.
Tout un programme !
Quand vous vous déplacez, vous pouvez emporter avec vous toute votre discothèque, compressée en format MP3, et visionner un DVD sur ordinateur ou même sur des lecteurs portables, comme les voyageurs du TVG. Le Wi-Fi (Wireless Fidelity) , autrement dit la connexion à Internet en tout lieu (gares, aéroports, bars, hôtels, salons d’exposition…), sans aucun raccordement, a également tout révolutionné. Sur votre téléphone mobile, sur votre ordinateur, dans le train et demain dans tous les avions, vous pouvez surfer sur le Web, vous divertir ou travailler à distance depuis l’endroit le plus reculé du monde.
L’explosion annoncée du m-commerce.
Selon l’institut Gartner, près de 450 millions de personnes devraient utiliser le « m-paiement » (paiement via mobile) d’ici à 2016. Déjà, 40 % des Français âgés de 16 à 60 ans surfent sur le Net via leur téléphone portable. Cet essor résulte des offres de forfaits téléphoniques multimédias illimités, de la commercialisation de terminaux plus adaptés à la navigation, de la multiplication de contenus spécifiques (téléchargement de musiques, jeux vidéo, billetterie) et de débits plus puissants.
L’INTERNAUTE DE PLUS EN PLUS PROACTIF
Dès ses débuts, Internet a sollicité ses usagers, répondant en cela à son essence de média interactif. Très vite, les internautes se sont mis à collaborer et à interagir en réseau avec d’autres internautes.
Le blogging
Ce fut d’abord les sites Internet personnels, puis l’explosion des blogs, ce « site personnel fournissant sur de simples pages des liens que l’auteur trouve intéressants, en les accompagnant de commentaires ou de réflexions » (Le Journal du Net). Carnet intime, journal de bord, billet d’humeur et forum de discussions, un blog est un peu tout ça à la fois, avec parfois une frontière floue entre l’univers personnel et le monde professionnel (blogs de journalistes, de personnalités politiques…).
Pour les bloggeurs les plus actifs (dont le contenu séduisant attire une foule d’internautes), il est toujours possible d’envisager de « monétiser » son blog en y ajoutant de la publicité rémunérée par les régies en ligne. Soulignons également que la blogosphère (terme inventé par William Quick) est devenue une source d’information alternative non négligeable, « un contre-pouvoir médiatique » pour reprendre la formule de Glenn Reynolds, professeur de droit constitutionnel à l’université du Tennessee. Ce sont des blogs qui sortent parfois les premiers des « scoops », sauf que tout n’est pas permis et que la pratique du blogging reste soumise aux lois en vigueur (par exemple, en matière de diffamation).
Les réseaux sociaux
C’est le phénomène qui a supplanté les blogs dans l’actualité : qu’il s’agisse de retrouver un camarade de classe, de se faire des amis, de dévoiler ses œuvres, de faire des rencontres ou de gérer sa carrière professionnelle, tout le monde « réseaute » !
Dès 1995, Internet a donné, avec le site Classmates.com, une nouvelle ampleur à une pratique qui préexistait depuis toujours ou presque. Aujourd’hui, Facebook compte plus de 1,1 milliard de membres et est l’un des sites les plus visités au monde après Google. Le site de microblogging, Twitter, s’impose comme une source d’informations de première main. Et pour trouver un job, il ne faut pas négliger des réseaux professionnels comme LinkedIn ou Viadeo !
Le podcasting
Un autre terme devenu courant dans le secteur d’Internet depuis 2005 : il désigne un « enregistrement numérique, par exemple d’une émission de radio, rendu disponible au téléchargement sur Internet en vue de le mettre sur un lecteur MP3 » (New Oxford Dictionary). Aujourd’hui, des milliers d’émissions de radio et de télévision sont disponibles sur podcasts et ce phénomène croissant contribue notamment au succès du logiciel iTunes d’Apple.
Nous sommes face à un média nouveau qui est là pour durer, animer nos vies, pour le meilleur comme pour le pire. Une révolution impensable voici encore quelques décennies car personne, aucun écrivain de science-fiction, aucun cinéaste n’avait imaginé qu’au début du XXIe siècle une large partie de l’humanité serait connectée en réseau. Une révolution qui crée aussi de nouveaux métiers…
À retenir
1\ Internet a été inventé en 1969 et porte son nom actuel depuis 1989.
2\ L’avenir du Net sera de plus en plus sur nos mobiles.
3\ Cette révolution numérique débouche sur l’essor de nouveaux métiers.
2 – À quoi sert Internet dans une entreprise ?
L’Internet grand public n’est que la partie visible de l’iceberg. Depuis une décennie, les nouvelles technologies de l’information sont également devenues l’un des éléments essentiels du système de communication des entreprises. L’essor des réseaux d’entreprises ouvre des perspectives pour les jeunes diplômés, qu’ils soient des spécialistes techniques comme des experts en marketing, formation ou communication.
LES ENTREPRISES ONT ADOPT É LE R ÉSEA U
L’arrivée progressive d’Internet dans le monde professionnel a coïncidé avec une période de mutation globale des entreprises. En externe, l’entreprise doit pouvoir dialoguer avec ses clients, voire ses actionnaires mais également avec le public dans son ensemble. En interne, elle doit pouvoir permettre les échanges entre la hiérarchie et les salariés, mais aussi entre les collaborateurs eux-mêmes. Peu à peu, se sont édifiés de véritables systèmes de communication internes qui fédèrent aujourd’hui des communautés virtuelles professionnelles.
Les entreprises françaises ont franchi le pas en ordre relativement dispersé. Elles ont pris conscience qu’Internet était un moyen de contact fantastique mais qu’il fallait aussi s’en méfier, comme de tous les médias. Internet est intégré dans leur politique de communication et la plupart des entreprises ont leur propre site Web. Le Net est également devenu un support important de la communication financière des sociétés, favorisant notamment une meilleure transparence.
Une révolution entre les citoyens et leurs administrations
Internet a également révolutionné les relations entre les citoyens et leurs administrations. Les services publics se sont adaptés et aujourd’hui, déclarer ses impôts en ligne, vérifier les remboursements de la Sécurité sociale, obtenir un extrait d’acte de naissance sont des démarches qui s’effectuent en quelques clics. En 2010, 90 % des internautes ont accompli des formalités administratives ou fiscales en ligne.
Les petites entreprises encore à la traîne
Si le Net est largement répandu dans les grandes et moyennes entreprises, la France accuse en revanche un gros retard avec moins de la moitié (49 %) de ses petites entreprises présentes sur le Web (enquête de l’Association pour le développement de l’économie numérique en France, janvier 2012).
Alors que beaucoup des PME et TPE pensent encore que le bouche-à-oreille, l’annuaire ou les petites annonces suffisent, des Web agencies se positionnent sur ce marché, en proposant toutes sortes de services, de la conception d’un site Internet à la gestion de campagnes publicitaires sur Google, en passant par la création de contenus vidéo ou pour téléphones mobiles.
INTERNET, INTRANET, EXTRANET : L’INFORMATION D ÉMULTIPLI É E
Quelle différence ? Sur Internet, on retrouve toutes les personnes connectées alors que sur un intranet, les utilisateurs ne sont que les personnes autorisées de l’entreprise. L’extranet, lui, est une partie de l’intranet de l’entreprise, avec la seule différence qu’il est étendu aux personnes, sociétés et clients agréés (autorisés) par l’entreprise.
À quoi sert un intranet ?
G râce à un intranet, tout employé d’une société peut consulter rapidement et facilement, depuis son poste de travail, des informations de nature :
• institutionnelle : l’entreprise, son histoire, ses produits, ses sites, son organigramme…
• professionnelle : notes de service, mémos, comptes rendus de réunion, projets en cours…
• économique et financière : résultats, chiffre d’affaires, marges, cours des actions…
• ponctuelle ou événementielle : nouvelles directives, objectifs annuels, nominations, journaux d’entreprise, cérémonies, dossiers et revues de presse…
• sociale : droit du travail, convention collective, congés, mobilité interne, postes à pourvoir…
Les sites Internet sont aujourd’hui pour une large majorité des interfaces de nouvelle génération, riches en flux RSS, fonctions collaboratives, blogs et autres webcasts. Les réseaux intranet suivent le rythme, mais ils sont pour l’heure dans le dernier wagon. Toutes les entreprises n’ont pas encore adopté les blogs et les wikis (site Web dont les pages sont modifiables par les internautes dans un esprit collaboratif). Quel point commun ? L’intranet et l’extranet sont de nouveaux vecteurs de développement pour l’entreprise et ils nécessitent pour leur fonctionnement du personnel diplômé et qualifié dans la pratique des nouvelles technologies.
La révolution intranet
Un réseau intranet aura d’autant plus d’impact sur l’entreprise que les dirigeants auront la volonté d’impliquer réellement l’ensemble de leurs collaborateurs. L’employé peut s’informer sans forcément passer par un intermédiaire. L’intranet renverse la position du collaborateur. Il n’est plus seulement récepteur d’informations, il devient aussi demandeur, voire émetteur. Sous des dehors presque anodins, c’est une révolution complète des hiérarchies traditionnelles et de notre manière de travailler qui se prépare.
De nouveaux outils de travail
En s’imposant dans les entreprises, les réseaux ont apporté avec eux de nouvelles méthodes et de nouveaux outils qu’il importe désormais de savoir maîtriser. Au-delà de l’ordinateur connecté à Internet et des outils correspondants (navigateurs, moteurs de recherche), le débat tourne désormais autour de l’intégration dans le système d’information des technologies issues du Web 2.0, autrement dit tous les outils collaboratifs déjà populaires auprès des internautes (blogs, wikis, fils RSS, réseaux sociaux, etc.).
LE BOOM DU COMMERCE ÉLECTRONIQUE
Le nombre des internautes français ne cesse de croître : près de 48 millions en 2013 dont la quasi-totalité a accès au haut débit (ADSL, câble). De tous les usages d’Internet, celui qui a connu la plus forte évolution lors de la dernière décennie est l’achat en ligne. Les consommateurs ont une confiance grandissante envers les sites marchands. Le nombre de cyberacheteurs a été multiplié par plus de 100 entre 2000 et 2010. En tête des ventes : les voyages, l’informatique, les produits culturels, les services (billetterie, développement photo, téléchargement), l’audiovisuel, mais aussi l’alimentaire et l’habillement. Résultat : les sites marchands sont cinq fois plus nombreux en 2011 qu’en 2005.
Avantage aux PME-PMI !
Dans ce nouveau réseau de distribution, ce sont les petites et moyennes entreprises qui apparaissent comme les plus réactives. Grâce au réseau, elles bénéficient de la même audience que les grands groupes. De plus, aucune boutique réelle, aucun pas-de-porte ne sont nécessaires et les investissements fixes ainsi que les frais de conception ou variables demeurent, pour l’instant, raisonnables. La remise à jour des catalogues ne nécessite aucun frais d’impression et le renouvellement des produits et des gammes s’en trouve donc facilité. Enfin, les risques de conflit avec les distributeurs sont faibles.
La grande distribution s’est lancée dans la course
Après avoir laissé les ténors que sont la FNAC ou La Redoute essuyer les plâtres, toutes les enseignes ont à leur tour lancé leurs sites commerciaux. Il est désormais possible de faire ses emplettes sur les sites de Darty, Leclerc, Séphora, etc. Les grandes surfaces sont venues au Web (à moins que ce ne soit le contraire) et, depuis les centres urbains, vous pouvez faire vos courses en ligne et vous faire livrer rapidement.
La publicité envahit la Toile
À mesure qu’Internet gagnait en popularité, les annonceurs ont détourné une partie de leurs investissements publicitaires vers ce nouveau média qui permet de toucher des publics spécialisés de manière beaucoup plus fine. Depuis plusieurs années, Internet est le média sur lequel la croissance de la publicité est la plus forte. Ce succès a d’ailleurs conduit à réguler la manière de faire de la publicité en ligne (adoption des formats édictés par l’Internet Advertising Bureau – association internationale dédiée à l’optimisation et à la promotion de la publicité interactive –, par exemple).
À retenir
1\ Les technologies Internet se répandent très vite dans les entreprises.
2\ Des réseaux propres aux sociétés (intranet, extranet) sont inaccessibles au grand public.
3\ Au-delà d’un outil de communication, Internet est désormais un outil de vente.
3 – Peut-on devenir riche avec Internet ?
Certains entrepreneurs n’ont pas attendu l’essor du réseau pour devenir multimilliardaire comme Bill Gates (Microsoft) ou feu Steve Jobs (Apple). Mais ceux-là sont parvenus à tirer parti de ce nouveau marché pour accroître leur fortune. D’autres sont de « pure players du Web ». Mais dans l’ensemble, ils ne sont qu’une poignée car le plus souvent, les salaires des métiers du Net sont similaires à ceux d’autres activités.
RICHE À MILLIONS : LE PRIVIL È GE D’UNE É LITE
Lorsqu’on cherche des modèles de réussite exemplaires dans le Web, on pense d’abord à Larry Page et Sergey Brin, les deux créateurs du moteur de recherche Google ou bien à Jerry Yang, l’un des cofondateurs de Yahoo !
Mais depuis le milieu des années 2000, l’icône absolue s’appelle Mark Zuckerberg. En 2004, étudiant à Harvard, le jeune homme invente à l’âge de 23 ans un réseau social pour les étudiants qui, en quelques années, devient un phénomène planétaire : Facebook. En 2013, le réseau le plus populaire de la planète compte 1,1 milliard d’utilisateurs et la fortune de Zuckerberg, qui possède 24 % de la société, est estimée à plus de 18 milliards de dollars, alors que la firme est entrée en Bourse début 2012.
Il est vrai aussi que dans le secteur du Net, les fortunes sont plus rapides. En une dizaine d’années, vous pouvez devenir un leader européen, voire mondial, ce qui n’est pas le cas dans l’industrie traditionnelle. N’oublions pas que Microsoft est né en 1975, Google en 1998, Facebook en 2004 et Groupon en 2008 !
« Oui, on peut devenir riche avec Internet, estime Michel Koch, directeur e-commerce, on peut aussi se ruiner et nombreux l’ont fait, mais pas plus ni moins que dans n’importe quelle industrie, à la différence près que la spéculation est sans doute plus forte dans le Net. Dans tous les cas, créer une entreprise en ne pensant qu’à la revendre et faire fortune est un mauvais point de départ… Tous les entrepreneurs que vous pourrez rencontrer vous diront que pour réussir, il faut être humble et construire son entreprise avec passion, en ayant envie de la transmettre à ses enfants (et donc penser à ce qu’elle réussisse et dure plus que l’idée de spéculer rapidement avec). Si par devenir riche, on entend “niveau de salaire”, ajoute Michel Koch, il faut admettre qu’à compétences et niveau d’étude équivalents, les professions du Net paient mieux que dans d’autres secteurs, du fait de la pénurie d’expertise. »
DES « SUCCESS STORIES à LA FRANÇAISE » QUI FONT RêVER
En France, aussi, un petit nombre d’entrepreneurs du Net sont arrivés à la réussite très vite, avant d’avoir 30 ans, et brassent aujourd’hui plusieurs millions d’euros de chiffres d’affaires. À leur actif, une idée en or qu’ils ont su faire fructifier.
Aucun de ces entrepreneurs d’un nouveau genre n’est parvenu à atteindre la taille d’un Google ou d’un Facebook, mais tous ont monté une ou plusieurs sociétés qui ont marqué l’histoire d’Internet en France. Tous ou presque ont commencé au bas de l’échelle, dormant au bureau et tentant de boucler des fins de mois difficiles. Certains sont surdiplômés, d’autres des autodidactes. Peu de points communs sauf une envie démesurée de réussir. Vite de préférence.
Ces champions du Net à la française ont pour nom, entre autres, Pierre Kosciusko-Morizet (PriceMinister), Jacques-Antoine Granjon (vente-privee.com), Daniel Marhely (Deezer), Frédéric Montagnon (Overblog), Tariq Krim (Netvibes), Boris Saragaglia (Spartoo), Dan Serfaty (Viadeo), Simon Istolainen (ex-My Major Company, fondateur de PeopleForCinema).
Parmi eux, assez peu de filles. On se souvient quand même d’Anne-Sophie Pastel qui fonda et dirigea jusqu’en 2007 le site aufeminin.com ou d’Orianne Garcia, fondatrice du moteur de recherche Lokace, puis du premier fournisseur d’adresses mail gratuites en France, Caramail. En 2011, elle a publié chez Albin Michel Comment je suis devenue millionnaire grâce au Net… sans rien y comprendre , le récit de son expérience dans la Netéconomie.
La volonté de réussir est indispensable pour convaincre les investisseurs. De généreux mécènes, souvent les mêmes et ayant eux-mêmes réussi dans le numérique, viennent les soutenir. Des noms se détachent : Xavier Niel (Free), les frères Rosenblum (Pixmania) et Marc Simoncini (Meetic).
Xavier Niel est l’un des plus puissants businessmen français. C’est lui qui a bouleversé la vie des Français et l’activité des géants des télécoms en lançant un boîtier (la fameuse « box ») capable de recevoir en illimité Internet, télévision et téléphone. Autodidacte, il se lance à 20 ans dans une entreprise de services par Minitel et amasse une petite fortune. Il fonde ensuite le fournisseur d’accès Free en 1999 et occupe le terrain grâce à des offres bon marché qui mettent à mal des concurrents comme AOL ou Tiscali. Aujourd’hui, Free, qui compte 5 000 salariés, vend pour 2 milliards d’euros d’abonnement. Le fait de ne pas avoir de boutique « physique » permet des économies d’échelle. L’arrivée de Free sur le marché de la téléphonie mobile en janvier 2012 a bouleversé la donne et profité aux consommateurs en matière de tarifs.
Devenir un entrepreneur star du Web
V ous voulez devenir un entrepreneur star du Web ? Voici quelques conseils indispensables si vous voulez tenter votre chance :
• s’attendre à passer par la création de plusieurs entreprises avant de décrocher (peut-être) le pactole ;
• s’associer avec sa famille et ses amis, mais seulement si les compétences de chacun se complètent ;
• construire un modèle économique viable ;
• choisir d’anticiper, d’innover ou d’offrir un service exceptionnel ;
• se positionner sur une niche pour circonscrire la concurrence ;
• penser en termes de « satisfaction » de votre futur client.
DES SALAIRES TR È S VARIABLES SELON LA FONCTION
Après avoir flirté avec les sommets en termes de rémunération, revenons à des niveaux plus raisonnables en passant en revue, métier par métier, les salaires pratiqués aujourd’hui. Les montants indiqués correspondent aux salaires bruts mensuels moyens proposés aux débutants et aux confirmés. Ces montants sont indicatifs, ce sont des moyennes issues de diverses études et d’échanges avec des professionnels du secteur. N’oubliez pas que chaque société possède sa propre grille de salaires et, de manière générale, que les grands groupes paient mieux que les petites structures.
Les salaires des créatifs
Ils peuvent fluctuer fortement d’une société à l’autre. Un infographiste sera rémunéré de 1 200 euros (débutant) à 2 800 euros (confirmé), un directeur artistique de 2 500 euros à 6 000 euros. Quant au webdesigner, son salaire sera de 1 400 euros à 3 200 euros.
Les salaires des spécialistes du contenu
La rémunération brute mensuelle d’un responsable éditorial varie entre 2 000 euros et 5 000 euros par mois, selon l’expérience, les responsabilités attribuées et la notoriété des sites. Un premier poste de community manager est rémunéré en général 2 500 euros par mois. Les salaires des journalistes Web sont à l’image de la profession, variant sur une échelle très large de 1 300 euros par mois pour un rédacteur jusqu’à 4 200 euros pour un rédacteur en chef. Pour les ergonomes, les salaires mensuels oscillent entre 2 000 euros pour un débutant, 2 900 euros pour trois ans d’expérience et jusqu’à 5 000 euros pour un ergonome très expérimenté, exerçant d’autres compétences. Un chef de projet au contact de la clientèle dans une Web Agency sera mieux payé qu’un « architecte » qui travaille de manière plus solitaire.
Les salaires des gestionnaires
Le salaire mensuel d’un chef de projet Internet peut varier de 1 900 euros pour un débutant à plus de 5 000 euros pour un senior expérimenté. Un webmaster, selon son niveau d’études et son expérience peut évoluer de 1 900 € par mois pour un junior à plus de 4 800 € pour un webmaster confirmé associé à la stratégie Internet d’une société. Le manager e-CRM (cadre confirmé) peut, de son côté, espérer un salaire compris entre 3 400 € et 5 800 € .
Les salaires des ingénieurs et techniciens
Un développeur PHP débutant est rémunéré autour de 2 000 € par mois, un développeur HTML/CSS autour de 2 200 € , un développeur HTML5/CSS3 environ 2 600 € , voire 3 000 € mensuels pour un développeur Android, iOS ou Windows Phone. Les experts peuvent dépasser 4 500 € après quelques années d’expérience. L’administrateur réseau peut espérer une rémunération entre 1 700 € et 3 600 € par mois. Le salaire moyen du responsable de sécurité Internet évolue de 2 300 € par mois pour les moins expérimentés jusqu’à 5 300 € , voire plus après quelques années d’expérience.
Les salaires des commerciaux
Si un directeur e-commerce (statut confirmé) peut envisager de gagner au moins 5 600 € par mois, un chef de produit Web sera payé environ 1 700 € en début de carrière et jusqu’à 3 500 € , voire au-delà, après plusieurs années d’expérience. Un webplanner sera rémunéré à hauteur d’un montant variant de 1 800 € à 2 400 € . Le salaire mensuel d’un traffic manager débutant s’élève environ à 1 900 € alors qu’un chargé de référencement peut gagner en début de carrière de 2 000 € à 2 800 € par mois.
À retenir
1\ Certains entrepreneurs ont réussi à devenir riches très vite grâce à Internet.
2\ Leurs exemples, qui ont valeur de modèle, témoignent du potentiel de succès offert par le secteur.
3\ Pour autant, une large majorité des professionnels du Web ont des salaires plus raisonnables.
4 – L’Internet est-il un secteur qui recrute ?
Autrefois méconnus, les métiers de l’Internet s’insèrent logiquement dans les structures hiérarchiques des sociétés. Avec la crise, les recrutements s’opèrent parfois avec parcimonie, mais les entreprises sont toujours en manque de candidats spécialistes bien formés.
UN SECTEUR QUI CR É E DES EM PLOIS
En 2010-2011, le secteur de la communication, des médias et d’Internet, avec 2 % des offres d’emploi en France, était un acteur mineur du recrutement. Sur le portail de l’APEC, les annonces classées dans « Informatique Web, sites et portails Internet » représentaient, en 2010, environ 10 % des annonces du secteur informatique. Pourtant, le marché de l’emploi dans les métiers de l’Internet se développe avec 700 000 emplois créés entre 1995 et 2009 et 450 000 supplémentaires d’ici à 2015.
Deux grandes tendances
Ces dernières années, deux grandes tendances ont émergé dans le secteur Internet : d’une part le renforcement des strates managériales qui a conduit les entreprises à renouveler ou à créer des postes en recrutant des profils plus matures, susceptibles d’aider les sociétés à surmonter la morosité économique ; et d’autre part, l’internationalisation des activités Internet qui privilégie les profils bilingues ou trilingues avec des expériences à l’étranger.
Des raisons d’espérer
Avec la crise, le recrutement se fait moins soutenu, mais à l’inverse de beaucoup de secteurs, les embauches se poursuivent malgré tout. En revanche, le « turn-over » (rotation du personnel) élevé dans le secteur du Net s’est modéré en attendant les signes d’une reprise économique. Seuls les spécialistes des métiers où il y a pénurie (voir page 35, les profils les plus recherchés) restent très demandés.
Même si les offres sont moindres qu’auparavant, les besoins des entreprises restent importants. Il y a notamment les acteurs (assurances, pharmacie, prêt-à-porter, etc.), peu présents sur le Web ou ayant peu investi jusqu’à présent sur ce canal, qui ont toujours besoin de recruter des profils spécialisés Internet.
Ainsi, entre fin 2011 et fin 2012, le site de partage de vidéo français Dailymotion a augmenté ses effectifs d’une quarantaine de collaborateurs, dont vingt recrutés en France, passant de 150 salariés en CDI à 190. Les profils engagés sont pour l’essentiel techniques : architectes réseaux, administrateurs de base de données, experts en e-marketing…
L’E-COMMERCE, VIVIER DE RECRUTEMENT
Les récentes études, notamment celles de la FEVAD (Fédération du e-commerce et de la vente à distance) confirment que le e-commerce contribue positivement à la dynamique de l’emploi. En 2010, le e-commerce aux particuliers et entre entreprises représentait 60 000 emplois en France. Ces effectifs ne cessent d’augmenter en raison du fort développement des sites de commerce en ligne.
Les effectifs
Les effectifs du e-commerce se répartissent entre deux types d’entreprises. D’une part, celles spécialistes du e-commerce qui réalisent la totalité de leur chiffre d’affaires à partir d’Internet, qu’il s’agisse de pure players du Net (Opodo, PriceMinister, Groupon, vente-privee.com, RueDuCommerce…) ou d’entreprises ayant créé une filiale autonome spécialisée dans l’e-commerce (fnac.com, Voyages-sncf.com, Sephora, Auchandirect…).
D’autre part, les VADistes historiques qui ont développé des activités e-commerce comme Redcats ou Les 3 Suisses.
Les atouts du e-commerce
C’est un secteur qui crée de nouveaux métiers spécifiques à l’Internet, réclamant un haut degré de qualification (informatique, marketing, ressources humaines).
Il recrute des profils variés : plus de la moitié des effectifs du secteur sont titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur, mais le secteur emploie également beaucoup de non-diplômés pour des métiers nécessitant une moindre qualification (logistique, manutention…).
C’est un secteur ouvert à l’emploi des jeunes : dans un contexte économique et social particulièrement difficile, le e-commerce peut constituer un débouché pour ces derniers, quel que soit leur niveau de qualification.
Le e-commerce fait la part belle au télétravail , bien plus que l’ensemble de l’économie, et c’est également une activité où la rémunération des salariés est relativement plus élevée que dans le commerce traditionnel.
« Pour le commerce en ligne, précise Michel Koch, directeur e-commerce, on pense d’abord aux métiers du e-marketing (trafic manager, responsable affiliation, responsable e-mail marketing, Web analyste, et le très à la mode “ community manager ”), mais il ne faut pas oublier le reste de la chaîne de valeur, avec la dimension technique (développeurs, intégrateurs, chefs de projets techniques…) et fonctionnelle (ergonomes, assistance à maîtrise d’ouvrage, chefs de projets fonctionnels…). Sans parler de tous les métiers de la logistique et de la “supply chain”, ainsi que le vrai métier d’avenir pour ceux qui aiment le produit : “category manager”, ce nouveau rôle passionnant pour les ex-chefs de produits, qui se situe à la croisée des fournisseurs et des clients ».
@
Pour en savoir plus, consultez le site de recrutement dans l’e-commerce www.emploi-e-commerce.com .
DES MODES DE RECRUTEMENT VARIABLES
Le marché de l’emploi concernant Internet évolue selon les cycles de la Bourse, l’évolution des technologies et la vie des sociétés. Internet n’est pas une industrie de main-d’œuvre et ne suscite pas d’embauche massive. Une règle s’applique souvent : les sociétés recrutent surtout à leur naissance, lorsqu’elles mettent sur pied de nouvelles infrastructures ou lancent de grands projets comme, par exemple, le changement de plateforme technologique ou la migration d’un réseau vers un autre. Dans ce cas, elles embauchent en priorité des chefs de projet, des infographistes et des développeurs Web. Cela vaut le coup de surveiller en permanence les sites Internet des grandes sociétés pour repérer ces évolutions, mais également de rester en éveil car ce genre d’informations circule souvent par le bouche-à-oreille.
Tous les moyens sont bons pour contacter votre futur boss
Internet est l’un de ces secteurs d’activité où le recrutement peut prendre plusieurs formes. Vous pouvez tout aussi bien envoyer une candidature spontanée que répondre à une offre d’emploi, tout comme faire jouer « l’effet réseau » ou la cooptation. Dans la grande majorité des cas, Internet oblige, vous aurez tout intérêt à privilégier une démarche uniquement online en envoyant par exemple votre candidature directement par mail plutôt que par courrier. Nombre d’emplois relèvent du « marché gris », autrement dit ils ne font pas l’objet d’une annonce publique. Et pour les autres, ils sont pour l’essentiel rendus publics et pourvus uniquement via Internet.
La piste des chasseurs de tête
V ous pouvez également songer à vous faire repérer par un cabinet de recrutement. Dans le domaine des nouvelles technologies orientées Internet, ils ne sont pas légion, mais vous avez tout à gagner à vous faire connaître d’eux :
• Blue-search, 10 bis, boulevard de la Bastille, 75012 Paris, Internet : www.blue-search.com .
• 1001 Talents, 150, rue Jean-Jaurès, 92300 Levallois, Internet : www.1001talents.com .
• Answers Recruitment France, 5, rue Ampère, 75017 Paris, Internet : www.answers-France.com .
Si la majeure partie des annonces est en ligne, les offres d’emploi dans la presse ne sont pas rares. Pour les postes à haut niveau de responsabilité, les annonces apparaîtront plutôt dans les pages Emploi du Monde , du Figaro , des Échos , de 01 Informatique , etc., alors que les offres pour graphistes et techniciens figureront davantage dans les revues spécialisées (informatique, publicité, jeux vidéo, arts graphiques, etc.).
LES PROFILS LES PLUS RECHERCH É
Bien connaître le Web suffit-il ? Les gisements d’emploi se situent surtout au niveau des personnes dotées d’une double compétence. En d’autres termes, celui qui peut faire valoir une formation initiale (graphisme, ressources humaines, ­marketing, etc.) couplée à une maîtrise des outils Internet a les meilleures chances.

  • Accueil Accueil
  • Univers Univers
  • Ebooks Ebooks
  • Livres audio Livres audio
  • Presse Presse
  • BD BD
  • Documents Documents