Les métiers de l aéronautique et de l espace 10ED
160 pages
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Les métiers de l'aéronautique et de l'espace 10ED

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Description

Un guide numérique pour découvrir la multitude de métiers du secteur et les formations qui y mènent.
Faut-il forcément être très bon dans les matières scientifiques pour travailler dans ce secteur ? Quelle est la place des filles dans l'aéronautique ? Quelles écoles d'ingénieurs sont spécialisées dans l'aéronautique ? Il existe une multitude de métiers dans ce secteur, bien moins connus que pilote de chasse ou spationaute, qui sont tout aussi passionnants et stimulants : contrôleur aérien, agent d'opérations, hôtesse de l'air, chef avion : tous sont indispensables à la bonne marche de l'avion et au bon déroulement de la traversée. Ces professionnels doivent suivre des formations très spécifiques et avoir une excellente santé physique car leurs responsabilités sont énormes.
Découvrez quels sont les critères à remplir, les examens à passer et les études à suivre à travers des témoignages de professionnels et d'étudiants.


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 30 avril 2014
Nombre de lectures 10
EAN13 9782817604039
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0450€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

e10 é dition
LES MÉTIERS
DE L’AÉRONAUTIQUE
ET DE L’ESPACE
Pilote de ligne, agent de trafic, steward,
hôtesse de l’air, ingénieur, mécanicien,
spationaute… tous les métiers du secteur
Toutes les formations pour travailler
dans les airs, à l’aéroport ou dans des
bureaux d’études
Un secteur innovant qui recrute
Collection
MÉTIERSLES MÉTIERS
DE L’AÉRONAUTIQUE
ET DE L’ESPACE
Débora FioriSommaire
Introduction...................................................................................................................... 6
Travailler dans l’aéronautique aujourd’hui
1 Est-ce toujours un secteur qui recrute ? .................................................. 10
2 Où est localisée la majorité des emplois ? ............................................ 17
3 Est-il plus facile de se former à l’étranger ? ........................................ 25
4 L’aéronautique, un état d’esprit à part ?.................................................... 30
Travailler dans les airs
5 Quels sont les qualités et les profils exigés
pour devenir pilote ? ................................................................................................ 36
6 Quelles sont les écoles pour devenir pilote ? ...................................... 45
7 Est-il vrai que les pilotes peinent à trouver un emploi ? ............ 55
8 Je veux être pilote d’hélicoptère, comment faire ? ........................ 58
9 Quelles sont les conditions pour entrer dans l’armée
comme pilote ? ............................................................................................................ 63
10 Devenir spationaute, un rêve inatteignable ? ...................................... 74
11 J’aimerais être steward ou hôtesse de l’air,
quelles études dois-je suivre ? ...................................................................... 80
Travailler à l’aéroport
12 Quels sont les métiers au sol accessibles à niveau bac ? .......... 90
13 En quoi consiste le métier d’agent d’escale ? ...................................... 96
14 Quels sont les postes de mécanicien accessibles à niveau CAP? .. 100
15 Quelles sont les spécialisations pour un mécanicien
aéronautique ? .............................................................................................................. 102
416 Est-ce qu’il y a des débouchés pour les bac+2 ? ............................ 108
17 L’ENAC est-elle la seule école pour devenir
contrôleur aérien ? .................................................................................................... 115
Travailler dans les bureaux d’études
18 Quelles sont les meilleures écoles d’ingénieurs ? .......................... 126
19 Que vaut la filière universitaire pour devenir ingénieur ? .......... 138
20 Quels sont les métiers accessibles aux ingénieurs ? .................... 143
21 Comment travailler à l’étranger ? ................................................................ 147
Carnet d’adresses .................................................................................................. 151
Publicité ................................................................................................................................ 156
L’auteure remercie Vincent Roidot,
Thomas Pesquet, Béatrice Hermesdorf,
Catherine Kart et Raymond Lhotellier.
LES MÉTIERS DE L’AÉRONAUTIQUE ET DE L’ESPACE 5Introduction
Les guides de l’Etudiant répondent à vos questions sur
l’orientation. À partir d’une méthode simple : vous écouter.
Vous le constaterez aisément, les questions qui structurent ce
livre sont les vôtres. Nous les avons collectées au cours des
conférences organisées sur ce thème lors de nos divers
salons, partout en France, et dans les forums ouverts sur
www.letudiant.fr. Pour y répondre, nous nous sommes
appuyés sur l’expérience d’enseignants, de responsables de
formation, mais aussi sur les témoignages d’étudiants et de
professionnels. Pour vous guider au mieux, nous avons
complété le texte de repères utiles : les principaux points à retenir,
des références à d’autres publications, des liens Internet…
Dans un même ouvrage sont ainsi rassemblés tous les
ingrédients qui vont vous permettre d’amorcer votre réflexion.
Parallèlement à cette lecture, vous pouvez suivre sur
www.letudiant.fr les dernières évolutions des filières ou des
métiers qui vous intéressent. Nous vous invitons en outre à
vous abonner à sa lettre d’information hebdomadaire
(gratuite) : elle vous signalera nos nouveautés et vous alertera
sur les étapes clés de l’orientation. Ce suivi est fondamental.
Vous le savez : bien s’orienter, c’est d’abord bien s’informer.
6Parce que notre enseignement supérieur est d’une redoutable
complexité. Parce que la richesse des filières demeure, pour
beaucoup, un trésor caché. Parce que la puissance des
représentations est parfois terrifiante et qu’elle stérilise l’imagination.
Ce livre est donc une porte d’entrée. À vous d’enrichir votre
projet en rencontrant des étudiants et des responsables de
formation, dans leurs établissements ou lors des
manifestations qui ponctuent l’année – l’Etudiant en organise plus de
70 sur l’ensemble du territoire. À vous de piocher dans notre
liste d’établissements (plus de 5000!) en vous connectant sur
www.letudiant.fr pour découvrir leurs offres en détail. À vous
aussi de confronter vos projets à vos capacités, vos désirs à la
réalité, et si ces désirs vous semblent flous ou difficilement
formulables, prenez conseil auprès de spécialistes (les nôtres
vous aident de manière individualisée à travers notre offre
« l’Étudiant Coaching Orientation »).
Bonne lecture, et à bientôt!
Emmanuel Davidenkoff
Directeur de la rédaction de l’Etudiant
LES MÉTIERS DE L’AÉRONAUTIQUE ET DE L’ESPACE 7Est-ce toujours un secteur qui recrute? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 10
Où est localisée la majorité des emplois? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 17
Est-il plus facile de se former à l’étranger? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 25
L’aéronautique, un état d’esprit à part? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 30Travailler
dans
l’aéronautique
aujourd’hui1 Est-ce toujours un secteur qui recrute?
La réponse est simple : oui, le secteur, qui comprend déjà
300000 personnes, continue d’embaucher. En moyenne,
13000 à 15000 postes directs et indirects sont à pourvoir
chaque année. Ce recrutement est soutenu par la croissance
de 5 % par an du trafic mondial de l’aviation. Et l’avenir
promet de belles perspectives au vu des 1400 commandes
enregistrées par Airbus en 2013. L’impact de ces commandes
se mesure depuis trois ans dans les entreprises de
construction, qui ont relancé leur politique de recrutement après un
gel temporaire dû à la crise à la fin de la dernière décennie.
C’est moins vrai du côté des compagnies aériennes, qui
enregistrent une baisse de fréquentation en Europe. Seules les
compagnies low-cost continuent à bien tirer leur épingle du
jeu, pratiquant une politique des prix très offensive. À
l’étranger, les marchés intérieurs se développent : + 16 % en Inde,
+ 10 % en Chine en 2013.
n LES FORCES DE LA FILIÈRE
Dans cette filière d’excellence, la recherche est un atout de
poids. Grâce à une politique d’innovation ambitieuse,
l’objectif est de se mettre au diapason des nouvelles normes visant
à réduire l’empreinte écologique.
Un pôle de recherche ambitieux
« Entre 17 et 18 % du chiffre d’affaires du secteur est
consacré à la recherche et au développement (R&D). De nouveaux
10concepts voient le jour sans cesse. L’aéronautique est par
nature une industrie du lendemain. D’ailleurs, nous réalisons
80 % de notre chiffre d’affaires à l’export », souligne Claude
Bresson, directeur des affaires sociales et de la formation au
sein du GIFAS (Groupement des industries françaises
aéronautiques et spatiales). En investissant massivement dans la
R&D, la filière française cherche toujours à conserver une
longueur d’avance sur ses concurrentes.
Centres de recherche. L’industrie aéronautique française est
adossée à plusieurs laboratoires. L’ONERA (Office national
d’études et recherches aérospatiales) est à la France ce que la
NASA est aux Américains et compte 2000 salariés, dont
1500 chercheurs. Elle est à l’origine, il y a plus de dix ans, des
commandes de l’Airbus A380. De son côté, le CNES (Centre
national d’études spatiales) ainsi que les CNRT (centres
nationaux de recherche technologique spécialisés) participent
activement aux programmes de l’Agence spatiale européenne.
Technologie verte. Aujourd’hui, les investissements portent
essentiellement sur les contraintes économiques et écol ogiques. La
technologie verte est au cœur des préoccupations des
constructeurs, sommés par les compagnies aériennes et les
pouvoirs publics de créer des avions plus légers, moins
bruyants, plus confortables, qui permettent entre autres de
baisser la facture énergétique en même temps que les
émissions de CO . L’objectif est de construire des appareils dits2
intelligents ou « écoefficients ».
LES MÉTIERS DE L’AÉRONAUTIQUE ET DE L’ESPACE 11De nouvelles normes environnementales
Le Conseil consultatif pour la recherche aéronautique en
Europe a fixé en l’an 2000 des objectifs à atteindre en 2020 :
la réduction de 50 % des émissions de CO et du bruit perçu,2
ainsi qu’une réduction de 80 % des émissions d’oxydes
d’azote. En 2050, l’objectif est d’atteindre une réduction de
CO de 75 % par passager au kilomètre, et de 90 % des2
oxydes d’azote. Il y a donc encore beaucoup à inventer!
Autre objectif : réduire la consommation de kérosène, pour
atténuer les fortes variations des coûts liées aux cours du baril
de pétrole. Ainsi, quand Airbus a annoncé avoir mis au point
un moteur moins gourmand en kérosène, la nouvelle a été
chaleureusement accueillie par les compagnies aériennes.
De nouveaux marchés à conquérir
Les aéronefs (hélicoptères, satellites, drones, dirigeables,
aviation légère…) peuvent être employés pour surveiller
les marées noires, les incendies ou encore les lieux d’un
accident. Les usages militaires sont également importants.
Les drones de reconnaissance et d’attaque survolent les
zones de guerre et l’on parle demain de supprimer les
pilotes à bord des avions de chasse et de les remplacer par
des opérateurs à terre. Malgré le retard de l’armée
française à s’équiper, les entreprises tricolores innovent sans
cesse et développent des engins de plus en plus légers et
performants. L’armée de l’air s’apprête à créer sa propre
école de « pilotes ».
12Un risque faible de délocalisation
Les grandes entreprises françaises qui vendent à l’étranger
sont obligées pour passer des contrats, de partager certaines
connaissances techniques et parfois de délocaliser une partie
de la fabrication. C’est surtout le cas avec la Chine et l’Inde.
Mais la très grande majorité des emplois va rester en France.
C’est une des branches phares de l’industrie tricolore et les
gouvernements de gauche comme de droite ont bien
compris l’intérêt financier à conserver la filière sur le territoire. En
2004, les pôles de compétitivité ont permis d’accroître les
synergies dans des zones du territoire, notamment sur l’axe
Toulouse-Bordeaux, autour d’Airbus en Île-de-France et dans
les Bouches-du-Rhône. Pour soutenir la branche, le
gouvernement prévoit d’investir 1,3 milliard d’euros.
n DES EMPLOIS QUI REQUIÈRENT MOTIVATION ET HUMILITÉ
Si le secteur attire beaucoup, la sélectivité y est très forte.
Seuls les plus motivés et les plus qualifiés pour le poste
peuvent espérer être recrutés.
Une filière d’excellence
Ingénieur, mécanicien, pilote, agent d’escale… la palette de
métiers est aussi large que le filtre d’entrée est réduit. Quel
que soit le niveau visé, il faut avant tout savoir appliquer les
règles à la lettre et être responsable. Chacun joue un rôle
important dans la sécurité des passagers. C’est un des rares
milieux où la faute est dépénalisée, à condition qu’elle soit
partagée. Si un ouvrier, un ingénieur ou un pilote commet
LES MÉTIERS DE L’AÉRONAUTIQUE ET DE L’ESPACE 13une erreur, il doit la partager afin que le process soit revu et
amélioré. Il ne sera pas puni. En revanche, si la faute est
dissimulée, sa découverte risque de coûter son emploi à
l’auteur. « L’esprit du compagnonnage est très ancré », assure
Laurent Coupechoux, à la direction du Centre de formation
des apprentis des métiers de l’aérien (AFMAE) en
Île-deFrance. « Nous n’avons pas les mêmes cadences que dans
l’automobile, nous prenons bien notre temps, afin d’exercer
un geste parfait. Tous les salariés ont en tête qu’ils ont la vie
des passagers entre leurs mains. Ils doivent être humbles et
avoir un sens aigu du partage du savoir. »
Un secteur dominé par les « cols blancs »
Les effectifs sont composés à 41 % d’ingénieurs et de cadres,
à 28 % de techniciens et d’agents de maîtrise, à 23 %
d’ouvriers, alors que les employés représentent seulement 8 %
du personnel. Le pourcentage de femmes est encore très
faible : 21 % en moyenne, mais le recrutement est en légère
progression. Par ailleurs, un quart des embauches est
constitué de jeunes diplômés. Ceux qui sortent des écoles
d’ingénieurs sont ceux qui ont le plus de chance : ils parviennent à
décrocher la moitié des postes à pourvoir. Les besoins en
commerciaux, spécialisés dans les relations avec la Chine et le
Proche-Orient sont également de plus en plus importants.
Des entreprises phares
Aujourd’hui, ce sont surtout les entreprises de construction,
telles que Eurocopter, Dassault et surtout Airbus, qui
entraî14nent dans la même dynamique tous leurs fournisseurs et
sous- traitants. Le secteur est structuré autour d’une dizaine
de groupes leaders, tels que Airbus Group pour les avions
civils, Safran pour la motorisation des hélicoptères et des
avions, Airbus Hélicoptères qui est le premier fabricant
d’hélicoptères mondial et Dassault Aviation qui s’est imposé dans
l’aviation d’affaires avec ses Falcon. Il devrait enfin réussir cette
année à vendre l’avion de chasse Rafale aux Indiens. Il ne
faut pas oublier Thales et ses systèmes d’information, et enfin
Arianespace, spécialisée dans le lancement des satellites.
Des PME dynamiques
Le secteur est également constitué d’une constellation de PME
(petites et moyennes entreprises) qui assurent la sous-traitance
en matière de construction d’un certain type de pièces, telles
que Figeac Aero (usinage et assemblage) ou Electravia pour les
moteurs. En effet, face à la crise, les entreprises se sont
recentrées sur leur cœur de métier, externalisant tous les services
annexes, y compris parfois la branche R&D (recherche et
développement). Au cours de votre recherche d’emploi,
n’oubliez pas non plus de postuler auprès de ces entreprises. Vu
leurs difficultés de recrutement, elles peuvent même offrir des
postes plus intéressants sur le plan financier ou en termes
d’évolution interne que des grands groupes.
Quels sont les métiers les plus recherchés?
Logiquement, ceux de la construction. Les ingénieurs
chargés de concevoir les nouveaux systèmes sont courtisés par
LES MÉTIERS DE L’AÉRONAUTIQUE ET DE L’ESPACE 15l’ensemble des entreprises, grandes ou petites.
Ils sont certains de décrocher un poste avant laINFOS PLUS
fin de leur apprentissage. Les doubles compé-Sur le même sujet,
lire les questions tences en management sont très recherchées.
2up. 17 et 4up. 30.
Il n’existe plus de postes ouverts à des
détenteurs de CAP ou de BEP. Désor-À retenir
mais, c’est au minimum le bac qui est1\ Le secteur est en plein
développement, soutenu par requis dans la construction, le BTS (brevet
un trafic toujours croissant.
de technicien supérieur) et le DUT
2\ Les entreprises
investissent beaucoup dans (diplôme universitaire technologique)
spéla recherche, afin de cialisés dans l’aéronautique sont favorisés.
concevoir des avions plus
économiques et écologiques. Plus globalement, le secteur emploie une
3\ Le marché de l’emploi est très large palette de compétences.
ouvert aux jeunes diplômés.
16

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