Pour comprendre les MOOCs : Nature, enjeux et perspectives
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Description

Depuis l’apparition des MOOCs (Massive Open Online Course ou cours en ligne ouvert et massif [CLOM]), il y a un peu plus de 10 ans, la perception qu’en ont les chercheurs et le grand public a bien changé. On est passé d’une vision idéaliste à une conception plus réaliste des enjeux éducatifs et des implications financières associés à cette nouvelle modalité d’apprentissage.
La progression des MOOCs est considérable. On observe des taux de croissance du nombre d’inscrits qui avoisinent les 100% et une offre qui ne cesse de croître. Ils sont devenus un phénomène de société: le New York Times a même proclamé 2012 comme étant l’année du MOOC.
C’est à l’étude de ce phénomène que vous convient les auteurs du présent ouvrage, en s’appuyant à la fois sur l’analyse de l’abondante littérature scientifique et sur leur expérience de concepteurs de MOOCs. Ce livre propose des outils aux personnes qui souhaitent s’engager directement dans cette aventure, mais aussi des réflexions sur l’arrivée de ce nouveau type de cours dans le paysage éducatif mondial.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 03 mai 2017
Nombre de lectures 5
EAN13 9782760547315
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0027€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Pour comprendre les MOOCs
Presses de l Universit du Qu bec
Le Delta I, 2875, boulevard Laurier
bureau 450, Qu bec (Qu bec) G1V 2M2
T l phone: 418 657-4399 - T l copieur: 418 657-2096
Courriel: puq@puq.ca - Internet: www.puq.ca

Diffusion / Distribution:
CANADA
Prologue inc., 1650, boulevard Lionel-Bertrand
Boisbriand (Qu bec) J7H 1N7 - T l.: 450 434-0306 / 1 800 363-2864
FRANCE
Sof dis, 11, rue Soufflot
75005 Paris, France - T l.: 01 53 10 25 25
Sodis, 128, avenue du Mar chal de Lattre de Tassigny
77403 Lagny, France - T l.: 0160 07 82 99
BELGIQUE
Patrimoine SPRL, avenue Milcamps 119
1030 Bruxelles, Belgique - T l.: 027366847
SUISSE
Servidis SA, chemin des Chalets 7
1279 Chavannes-de-Bogis, Suisse - T l.: 022960.95.32

Diffusion / Distribution (ouvrages anglophones):
Independent Publishers Group, 814 N. Franklin Street
Chicago, IL 60610 - Tel.: (800) 888-4741

La Loi sur le droit d auteur interdit la reproduction des uvres sans autorisation des titulaires de droits. Or, la photocopie non autoris e - le "photocopillage - s est g n ralis e, provoquant une baisse des ventes de livres et compromettant la r daction et la production de nouveaux ouvrages par des professionnels. L objet du logo apparaissant ci-contre est d alerter le lecteur sur la menace que repr sente pour l avenir de l crit le d veloppement massif du "photocopillage .
Pour comprendre les MOOCs
Nature, enjeux et perspectives

Christian Depover, Thierry Karsenti et Vassilis Komis
Pr face de Pierre Dillenbourg
Catalogage avant publication de Biblioth que et Archives nationales du Qu bec et Biblioth que et Archives Canada
Depover, Christian
Pour comprendre les MOOCs: nature, enjeux et perspectives
Comprend des r f rences bibliographiques.
ISBN 978-2-7605-4729-2 ISBN EPUB 978-2-7605-4731-5
1. Cours en ligne ouverts tous. I. Karsenti, Thierry, 1968- . II. Komis, Vassilis. III. Titre.
LB1044.87.D46 2017 371.33 44678 C2017-940410-5

R vision
C line Bouchard
Correction d preuves
Aude Tousignant
Mise en page
Le Graphe
Images de couverture
iStock
D p t l gal: 2 e trimestre 2017
Biblioth que et Archives nationales du Qu bec
Biblioth que et Archives Canada
2017 - Presses de l Universit du Qu bec
Tous droits de reproduction, de traduction et d adaptation r serv s
Imprim au Canada
D4729-1 [01]
Pr face

Beaucoup de choses ont t crites propos des MOOCs, les Massive Open Online Courses. Des gourous ont promis que ces outils r soudraient tous les probl mes de l ducation. l oppos , d autres augures ont annonc la fermeture de nos campus. Il convient de dire que ces propos ont souvent t tenus par des journalistes, et non par des scientifiques issus du monde des technologies ducatives. L originalit de cet ouvrage est pr cis ment d avoir t crit par des chercheurs actifs depuis longtemps dans le champ des technologies ducatives. D s lors, ce livre allie un enthousiasme naturel pour le ph nom ne des MOOCs au scepticisme l gitime dont se nourrit toute hygi ne scientifique. Bien s r, les MOOCs n ont pas donn lieu une r volution radicale - ce n est jamais le cas en ducation -, mais nous avons n anmoins t t moins ces cinq derni res ann es de ph nom nes que nul n aurait su pr dire. S parer le bon grain de l ivraie, c est ce que cet ouvrage vous propose. Il s adresse ceux qui souhaitent se forger une repr sentation compl te et non partisane du ph nom ne des MOOCs.
M me si l histoire des MOOCs est br ve, le ph nom ne volue tr s rapidement. Le format de cours, le choix des publics cibles et de comp tences cibles, les fonctionnalit s des plateformes, les business models ainsi que les modalit s de certification font l objet d innovations constantes. Ce livre tente de d peindre cette dynamique.
Quel que soit l avenir des MOOCs, une chose est certaine: jamais les m dias, les universitaires, les d cideurs et les investisseurs n auront autant parl de formation et d ducation que depuis 2012. Les enseignants de l cole polytechnique f d rale de Lausanne (EPFL) qui ont fait un MOOC nous disent que celui-ci a chang leur mani re d enseigner. Voici un m rite que nul ne pourra retirer aux MOOCs!
Pierre Dillenbourg
Professeur l cole polytechnique f d rale de Lausanne
Remerciements

Nos remerciements vont tout d abord au Fonds national de la recherche scientifique de la F d ration Wallonie-Bruxelles (Belgique) qui, par ses bourses pour missions scientifiques, a facilit nos contacts et nos rencontres, ainsi qu au Secr tariat des chaires de recherche du Canada, qui a contribu au financement de la publication de cet ouvrage.
Ce travail doit galement beaucoup la Commission mixte permanente Qu bec/Wallonie-Bruxelles qui, par le financement du projet "Mieux comprendre les conditions d efficacit des MOOCs en p dagogie universitaire , nous a permis d approfondir nos connaissances sur les MOOCs et de nous en construire une vision commune.
Un merci tout particulier Pierre Dillenbourg, professeur l cole polytechnique f d rale de Lausanne, qui nous a fait b n ficier de ses connaissances sur les MOOCs et nous a "ouvert les portes de l EPFL , institution qui est devenue en quelques ann es l un des acteurs majeurs du d veloppement des MOOCs en Europe.
Nos remerciements vont galement nos coll gues qui ont accept de relire certaines parties de cet ouvrage, et tout particuli rement Jean-Pierre Jarousse et Fran ois Orivel, dont les analyses nous ont aid s cheminer travers les enjeux conomiques associ s aux MOOCs.
Les auteurs
Mons, Montr al et Patras, janvier 2017
Avant-propos

l chelle de l enseignement distance et m me des premiers usages du Web pour l ducation, l histoire des MOOCs est tr s courte. Avec une premi re r f rence au terme MOOC, pour Massive Open Online Course, qui remonte 2008, il est clair qu on manque encore cruellement de recul pour analyser le ph nom ne, et cela d autant plus que les premi res ann es ont t davantage structur es par des effets d annonce que par la volont d asseoir l apparition des MOOCs sur des bases rigoureuses. Progressivement toutefois, avec le d veloppement de la recherche dans le domaine, on est pass de l re des gourous celle des chercheurs, avec pour cons quence une meilleure connaissance de ce qui pourrait permettre de p renniser ce mode d enseignement dont l originalit est incontestable. Non seulement son caract re massif (plusieurs milliers, voire dizaines de milliers de participants), mais aussi sa capacit offrir chacun la possibilit d interagir distance en font un vecteur de formation qui n a jamais v ritablement eu d quivalent dans le monde de l ducation. La gratuit , m me si elle cache parfois certaines d penses difficiles viter pour l apprenant, tout comme l accessibilit , m me si elle reste limit e certaines cat gories d apprenants, font aussi partie des armes de s duction massive des MOOCs qui ont permis d assurer leur succ s.
C est la d couverte de ce ph nom ne d ducation gratuite et ouverte, que d aucuns n h sitent pas voir comme une innovation majeure dans la diffusion des savoirs, que les auteurs de cet ouvrage vous invitent, en s appuyant sur leur propre exp rience de concepteurs de MOOCs. Ainsi, le MOOC Apprendre et faire apprendre (AFA 1 ), propos par l Unit de technologie de l ducation de l Universit de Mons en collaboration avec l Agence universitaire de la francophonie (AUF), a r uni, lors de sa premi re session, plus de 4500 participants, dont plus de 40 taient originaires de l Afrique. Il est destin un public tr s large int ress par les diff rents mod les qui permettent de comprendre comment on apprend et comment utiliser ces connaissances sur l apprentissage pour enseigner plus efficacement. Le MOOC intitul Innovations technop dagogiques en enseignement sup rieur 2 a t propos par l Universit de Montr al. Ce cours visait offrir aux professeurs et professionnels uvrant en contexte postsecondaire un aper u des pratiques innovantes les plus actuelles en mati re de technop dagogie, ainsi que des pistes pour l application de ces pratiques. Le cours a r uni quelque 2000 participants issus de tous les continents.

1 Rep r le 26 janvier 2017 http://deste.umons.ac.be/mooc/ .
2 Rep r le 26 janvier 2017 https://cours.edulib.org/courses/UMontreal/ITES.1/P2015/about .
Table des mati res
Pr face Pierre Dillenbourg
Remerciements
Avant-propos
Liste des figures et des tableaux
Liste des sigles
Introduction
1 / Les MOOCs, une innovation qui suscite beaucoup d attentes et risque de faire des d us
2 / Une menace pour l universit traditionnelle?
3 / Qu y a-t-il de vraiment neuf dans les MOOCs?
4 / Les MOOCs, s ils veulent durer, devront se r inventer en permanence
Chapitre 1 / Apports, usages et insertion des MOOCs
1 / Qu apportent r ellement les MOOCs au paysage ducatif?
2 / La signification de l acronyme
3 / Quels usages et formes d insertion institutionnelle peut-on envisager pour les MOOCs?
4 / Les MOOCs constituent-ils une innovation de rupture?
Chapitre 2 / Multiplicit et diversit des MOOCs
1 / La multiplicit des acteurs
2 / La diversification de l offre
3 / La diversification du public
Chapitre 3 / Quelle place pour l apprentissage dans les MOOCs?
1 / cMOOC ou xMOOC?
2 / La question du passage l chelle
3 / Quelles sont les activit s qui peuvent soutenir le passage l chelle?
4 / Les activit s collectives supportent-elles le passage l chelle?
5 / Le r le de l autonomie et de l autor gulation
6 / Comment favoriser l activit et la pers v rance dans un MOOC?
Chapitre 4 / Questions vives autour des MOOCs
1 / La faible pers v rance constat e dans les MOOCs remet-elle leur avenir en cause?
2 / Les MOOCs permettront-ils de combler la fracture Nord-Sud en ce qui concerne les possibilit s d acc s l enseignement sup rieur?
3 / Quel cadre utiliser pour organiser la conception et la production des MOOCs?
4 / Comment faire la part des choses entre les points de vue contradictoires qui s affrontent propos des MOOCs?
Chapitre 5 / Mod le conomique, co ts et modes de financement des MOOCs
1 / La gratuit , force et faiblesse des MOOCs
2 / L analyse des co ts associ s aux MOOCs et aux autres formes de formation distance
3 / Les sources de revenus susceptibles d assurer le financement des MOOCs
4 / Le mod le conomique des MOOCs constitue-t-il une menace pour les tablissements classiques?
Chapitre 6 / Contr le et certification des acquis
1 / Les modalit s de contr le des acquis
2 / L valuation authentifi e
3 / Le recours aux badges pour la certification
4 / Le probl me de l accr ditation et la possibilit de d livrer des cr dits valorisables
5 / Sur quels l ments peut-on se baser pour juger de la qualit d un MOOC?
6 / Quelle place occupe la tricherie dans les MOOCs?
Chapitre 7 / La qualit et son contr le
1 / Quelle approche adopter pour le contr le de la qualit ?
2 / La qualit est une notion toute relative dans un MOOC
3 / Le processus de suivi et de contr le de la qualit
4 / Pour une meilleure prise en charge de la qualit dans les MOOCs
Conclusion Une ouverture vers la recherche
1 / Les premiers jalons dans l volution de la recherche sur les MOOCs
2 / Un agenda de recherche pour les MOOCs
3 / L avenir des MOOCs
Annexe Crit res permettant de caract riser un MOOC en vue de le concevoir ou de l valuer
Bibliographie
Liste des figures et des tableaux
FIGURES
2.1 / volution du nombre cumul de MOOCs
3.1 / Sch matisation du d roulement d un MOOC
3.2 / Tableau de bord d apprentissage ( learning dashboard )
3.3 / Exemples de badges utilis s dans les MOOCs
5.1 / Structure de co ts d un enseignement distance (mod le industriel) compar e celle de l enseignement pr sentiel
5.2 / Structure de co ts d un MOOC compar e celle de la formation distance
TABLEAU
4.1 / Nombre d tudiants inscrits et taux de compl tion en fonction de la dur e du MOOC consid r
Liste des sigles
ACREDITE
Analyse, conception et recherche dans le domaine de l ing nierie des technologies en ducation
AFA
Apprendre et faire apprendre
AUF
Agence universitaire de la francophonie
cMOOC
MOOC collaboratif
EPFL
cole polytechnique f d rale de Lausanne
FUN
France Universit Num rique
MIT
Massachusetts Institute of Technology
MOOC
Massive Open Online Course
SPOC
Small Private Online Course
UNED
Universidad Nacional de Educaci n a Distancia (Universit nationale d enseignement distance)
xMOOC
MOOC transmissif
Introduction

1 / Les MOOCs, une innovation qui suscite beaucoup d attentes et risque de faire des d us
Lorsqu une innovation suscite autant d attentes et de prises de position passionn es que celles qui sont associ es aux MOOCs 1 ou aux CLOM 2 (l acronyme francophone), elle ne peut que d cevoir. Il est clair, pour tout observateur averti des changements technologiques, que les MOOCs ne pourront r pondre enti rement aux promesses qu ils ont suscit es. En termes de promesses, les acteurs du MOOC n ont pas t avares. Ainsi, Daphne Koller, pr sidente du d veloppement chez Coursera, n h site pas pr senter les MOOCs comme une perc e humaniste essentielle qui ouvre pleinement le droit l ducation pour tous (Koller, 2015). Quatre ann es seulement apr s l ouverture du premier MOOC l initiative de Stephen Downes et George Siemens, le New York Times proclamait l ann e 2012 "Ann e du MOOC . La m me ann e, la renomm e Technology Review du Massachusetts Institute of Technology (MIT) d crivait les MOOCs comme le moyen de fournir une ducation de haut niveau des personnes qui, sans eux, n y auraient pas eu acc s, ce qui, selon les auteurs de l article, constitue une avanc e significative pour la civilisation et tout particuli rement pour les tudiants des pays en d veloppement.
Ces prises de position merveill es face l arriv e des MOOCs dans la sph re publique rappellent les analyses r alis es par Cuban (2001) propos de technologies comme la radio ou la t l vision, qui ont toutes cr des attentes importantes au d but de leur cycle d innovation, pour finalement n avoir qu une influence limit e sur l enseignement. Darrow (cit dans Bianchi, 2008) parle, d j dans les ann es 1930, de la possibilit pour la radio de cr er un village global et de faire entrer dans la salle de classe les meilleurs professeurs, l instar des promesses associ es aux MOOCs de mettre les meilleurs cours, donn s par les meilleurs professeurs, des meilleures universit s, la disposition de tous.
Alors que l ambition des MOOCs tait d instruire le monde, on constate que des 35 millions de personnes qui ont suivi un MOOC, pr s de 85 avaient d j un dipl me universitaire et que la plupart taient situ s dans des pays o l acc s l ducation ne pose pas de probl me ( peine 5 en Afrique). Comme le fait remarquer Laurillard (2016), les MOOCs n ont d aucune fa on r pondu aux besoins pour lesquels ils semblaient les mieux arm s, compte tenu de leur caract re ouvert et massif. Ils ont seulement permis d offrir des cours gratuits des personnes d j fortement qualifi es et qui ne rencontraient, le plus souvent, aucune difficult continuer se former.
ce constat d chec relatif, ajoutons que, d s 2012, l enthousiasme de certains avait d j t fortement temp r par des mises en garde qui, l instar des propos tenus par Daniel (2012), soulignent que le mouvement des MOOCs n a rien d une entreprise philanthropique au service de la diffusion des connaissances dans le monde. Au contraire, apr s une premi re p riode d enthousiasme et d investissement fonds perdu, il est plus que probable que les principaux partenaires des MOOCs que sont les universit s voudront retrouver une partie des ressources investies au cours d une p riode o le simple fait de proposer un MOOC suffisait leur assurer un confortable retour sur investissement en termes d image de marque. Des craintes ont galement t formul es par les universit s, qui fonctionnent essentiellement sur fonds publics, qui voient avec les MOOCs se renforcer la part assum e par le priv dans l enseignement sup rieur, ce qui, par la m me occasion, pourrait menacer l ambition de donner chacun, quelles que soient les ressources financi res dont il dispose, l occasion de suivre une formation sup rieure de qualit . Pour certains, les MOOCs constituent galement une prime la taille pour les grandes institutions d lite nord-am ricaines, qui sont capables d attirer, par l entremise des cours donn s par leurs professeurs les plus prestigieux, un tr s grand nombre d inscriptions qui, m me si elles sont gratuites ou presque pour les MOOCs, se poursuivront par des inscriptions payantes toute une s rie de programmes taill s sur mesure pour prendre la suite des MOOCs.
Pour ce qui est de l acc s aux MOOCs dans les pays en d veloppement, deux difficult s ont rapidement t soulev es. La premi re concerne les obstacles techniques associ s aux infrastructures et aux bandes passantes, qui rendent la diffusion de vid os en temps r el difficile dans beaucoup de r gions du globe, en particulier sur le continent africain, mais aussi en Asie du Sud-Est. La seconde difficult est une objection avanc e au nom du refus de l imp rialisme culturel des pays du Nord qui, en diffusant des cours format s en fonction des habitudes occidentales, ne prendraient pas suffisamment en compte les traditions culturelles et ducatives des pays du Sud. En effet, l id e que le savoir, tel qu il a t format par les universit s nord-am ricaines et quelques universit s de l Europe occidentale, convient tous comporte des relents de paternalisme, voire de colonialisme, difficilement acceptables aujourd hui. Altbach (2013), par exemple, attire l attention sur le fait qu imposer des normes internationales en mati re d apprentissage risque d emp cher l mergence de cultures acad miques locales et de brider les capacit s d innovation dans les universit s du Sud.
2 / Une menace pour l universit traditionnelle?
D aucuns n h sitent pas voir dans les MOOCs une menace pour le syst me universitaire traditionnel, qui remonte aux d buts de la civilisation et qui, aux dires de beaucoup, n a gu re connu d volution significative depuis. En termes de menaces, les d clarations de Sebastian Thrun (Leckart, 2012), l un des cr ateurs de la plateforme Udacity, selon lesquelles dans 50 ans il ne restera plus qu une dizaine d institutions d enseignement sup rieur dans le monde, ne sont certainement pas faites pour apaiser les esprits, et cela d autant plus que, parmi ces 10 institutions, on trouve c t des tablissements tasuniens les plus r put s - Harvard, MIT, Stanford et Princeton - uniquement deux institutions anglaises - Oxford et Cambridge - et des entreprises priv es comme Google (en association avec Udacity), Pearson (en association avec Coursera) ou encore Walmart (un des leaders de la distribution aux tats-Unis).
Pour r pondre aux craintes qui sont parfois associ es aux MOOCs, nous renverrons ce qu on disait il y a une quinzaine d ann es propos de l enseignement distance, au moment de l arriv e d Internet et des services Web. cette p riode d j , on pr disait que l universit ne pouvait que changer, devant la pouss e de ces nouveaux moyens d change et de communication. Finalement, l universit s est simplement ajust e la marge en int grant parmi ses modalit s p dagogiques ce qu on a l habitude de d signer par l expression enseignement hybride, soit un enseignement comportant des p riodes pr sentielles et des activit s r aliser distance. Conjointement au recours l hybridation, l offre de cours distance s est consid rablement amplifi e, mais surtout, elle s est diversifi e. En effet, contrairement la situation qu on pouvait observer la fin du si cle dernier, la possibilit de proposer des cursus distance n est plus aujourd hui l apanage de structures sp cialis es, mais, de plus en plus souvent, les universit s s organisent pour devenir bimodales, en d autres mots pour offrir, parall lement leur cursus r sidentiel classique, des parcours distance conduisant des certifications comparables celles qui sont offertes en mode pr sentiel. C est dans ce paysage d j bien structur que les MOOCs devront trouver leur place avec leurs forces et leurs faiblesses.
Cette place, c est avant tout en termes de compl mentarit que nous la voyons, plut t que comme une concurrence telle que lorsque l un progresse, l autre devrait in vitablement r gresser (De Corte, Engwall et Teichler, 2016). Tout comme l enseignement distance a contribu renforcer et diversifier l offre de l enseignement sup rieur, nous prenons le pari que les MOOCs, sous une forme qui ne pourra qu voluer avec le temps, prendront leurs quartiers dans le paysage universitaire international pour remplir des niches non encore pleinement occup es et pour en cr er des nouvelles, mais aussi, comme on commence le voir, notamment avec les classes invers es (flipped classroom), pour s articuler troitement aux dispositifs existants afin de les renforcer.
Les universit s peuvent aussi s appuyer sur les MOOCs pour consolider leur image de marque ainsi que leur position concurrentielle sur le march de l enseignement sup rieur. Comme le souligne Adamopoulos (2013), les universit s voient aujourd hui dans les MOOCs non seulement le moyen d augmenter leur visibilit , mais aussi une strat gie pour am liorer leur position dans les classements internationaux, qui devraient l avenir prendre cette dimension en compte dans leurs crit res d valuation.
3 / Qu y a-t-il de vraiment neuf dans les MOOCs?
Le trait distinctif premier des MOOCs, c est la masse des apprenants potentiels. Ce n est pas par hasard que lorsqu on voque tel ou tel MOOC, tr s rapidement on lui associe le nombre d apprenants qu il a pu rallier autour de son offre de formation, mais aussi autour de la notori t du professeur qui en constitue la figure centrale (Karsenti et al., 2015).
Le fait que la masse attendue d apprenants ne soit que potentielle est galement une caract ristique importante des MOOCs. En fait, les MOOCs constituent une incarnation parfaite de la politique de l offre en ducation. On propose un cours et on attend les tudiants en esp rant qu ils viendront nombreux, sans gu re se pr occuper des besoins du public. En cela, les MOOCs constituent une nouveaut par rapport la d marche habituelle de conception d une formation, qui s appuie sur l analyse des besoins et de la demande pour d finir ce que seront les cours offerts. De ce point de vue, les MOOCs s apparentent davantage aux m dias de masse comme la t l vision qu aux formations tutor es propos es sur le Web, m me si l une des ambitions avou es des MOOCs est de devenir davantage adaptatifs, soit d tre capables de s ajuster leur client le.
La gratuit constitue un argument de s duction essentiel pour les MOOCs, argument qui est aussi pr sent comme une originalit des MOOCs. Pourtant, quand on y regarde de plus pr s, force est de constater qu on n a pas d attendre les MOOCs pour se former gratuitement, que ce soit distance ou en pr sence. C est notamment le cas depuis longtemps sur YouTube, iTunes U ou sur la Kahn Academy. De plus, la gratuit des MOOCs n est parfois que tr s relative, puisque de plus en plus souvent viennent se greffer aux MOOCs, en apparence ouverts et gratuits, des syst mes de certification qui sont payants.
Quand on examine les tendances qui dominent aujourd hui le march des MOOCs, on peut penser que ceux qui sont ouverts et gratuits ne dureront qu un temps, tout comme le Web, en tant qu espace de libert , finira par c der face aux int r ts commerciaux et la multiplication des r glements en tout genre.
Finalement, que les MOOCs constituent ou non une avanc e importante en mati re de formation n est pas si important; ils auront au moins contribu attirer l attention sur la formation distance et sur les nombreux besoins de formation non encore satisfaits dans notre soci t cognitive du d but du XXI e si cle. Faire r ver un monde de formation sans fronti res et sans recherche de profits, ce n est somme toute pas si mal! M me si l illusion est fugace, elle a au moins le m rite de faire r fl chir et de bousculer quelques id es re ues en mati re d ducation.
4 / Les MOOCs, s ils veulent durer, devront se r inventer en permanence
Nous sommes persuad s que pour pouvoir continuer vivre et se d velopper, les MOOCs devront en permanence se r inventer et se diversifier pour s adapter l volution des besoins de leurs utilisateurs et pour mieux rencontrer les attentes de leurs auteurs. Le principal risque est qu l occasion de leurs m tamorphoses successives, les MOOCs prennent simplement place dans une offre de formation distance toujours plus vaste et que la possibilit d un retour sur investissement constitue une priorit plut t qu un b n fice secondaire. Ainsi, plut t que de d velopper un MOOC avec l ambition g n reuse de diffuser la connaissance au-del du cercle troit de ses tudiants sur campus tout en esp rant en r colter quelques b n fices secondaires pour soi ou pour son institution, les concepteurs de MOOCs du futur risquent d agir selon un plan d affaires pr cis et avec la volont de d gager une solide marge b n ficiaire. Les MOOCs auront alors quitt l poque des pionniers pour rejoindre celle des marchands, comme le font aujourd hui la plupart des innovations port es par le Web, qui s appuient sur la gratuit pour se faire conna tre et reconna tre, pour ensuite prendre leur envol vers des contr es plus r mun ratrices.
Pour conserver l esprit pionnier associ aux premiers MOOCs, il faut absolument pr server, au sein de la communaut universitaire qui pr side leur naissance, un espace permanent d innovation et d exp rimentation qui feront des MOOCs un outil de formation puissant, mais aussi un vecteur de recherche capable d apporter des solutions originales aux probl mes pos s par l ducation dans le monde.

1 . Massive Open Online Courses .
2 . Cours en ligne ouvert aux masses.
CHAPITRE 1 /
Apports, usages et insertion des MOOCs

1 / Qu apportent r ellement les MOOCs au paysage ducatif?
L expression MOOC est relativement neuve, puisqu elle a t pour la premi re fois propos e par Siemens et Downes en 2008 (Cormier et Siemens, 2010) pour caract riser une forme particuli re de cours distance. Il s agissait d un cours offert en pr sentiel l Universit du Manitoba, au Canada, un groupe de 25 tudiants officiellement inscrits, mais aussi ouvert des tudiants distance qui participaient en ligne aux discussions, aux forums et diverses sessions de travail organis es chaque semaine. Alors que les 25 tudiants pr sents sur place pouvaient pr tendre aux cr dits associ s au cours pour autant qu ils se soient acquitt s de leurs frais d inscription, les 2300 tudiants en ligne suivaient gratuitement une partie du cours, mais ne pouvaient en aucun cas se le voir cr diter.
D un point de vue tymologique, l expression MOOC est d riv e de l acronyme MMORPG, qui d signe les jeux multijoueurs disponibles depuis plus d une dizaine d ann es en ligne, les Massively Multiplayer Online Role Playing Games. Hormis leur caract re massif, c est- -dire faisant intervenir un grand nombre de participants, l analogie entre les deux dispositifs s arr te l puisque, contrairement aux MOOCs, les MMORPG sont souvent payants et constituent une source de profits int ressante pour leurs cr ateurs par l entremise d un syst me d abonnement tr s populaire dans le monde des joueurs en ligne.
L histoire des MOOCs ne commence toutefois pas avec le MOOC propos par Siemens et Downes et intitul Connectivism and Connected Knowledge. On s accorde g n ralement pour consid rer que l une des origines des MOOCs peut tre trouv e dans le courant des ressources libres, et plus particuli rement dans le projet OpenCourseWare lanc en 2001 par le MIT. Dans ce cadre, le MIT propose des ressources d apprentissage sous licence Creative Commons directement issues du mat riel propos ses tudiants ordinaires. Devant le succ s qu a connu l initiative du MIT, un certain nombre d universit s se sont organis es en consortium pour cr er l Open Education Consortium, qui regroupe aujourd hui plus de 80 universit s dans le monde et qui offre plus de 25 000 ressources de cours en ligne.
Malgr son int r t en mati re de diffusion du savoir, l OpenCourseWare ne constitue pas r ellement un vecteur d apprentissage au sens actuel du terme. En effet, les p dagogues savent parfaitement, depuis l av nement du socioconstructivisme, que la mise disposition d un mat riel p dagogique, aussi bon soit-il, ne suffit pas pour construire des apprentissages de haut niveau. L apprentissage r sulte essentiellement de l engagement de l individu qui exige, exception faite de quelques autodidactes particuli rement brillants, une sc narisation p dagogique n cessitant le d bat, la n gociation du savoir, le partage avec d autres apprenants... C est sur ce plan que les approches propos es par les premiers MOOCs sont originales et, d une certaine mani re, compl mentaires par rapport au mouvement des ressources ducatives libres. Dans ces MOOCs, le contenu n est pas l aspect le plus important; le c ur d un MOOC, ce sont les changes et les d bats qui prendront place entre les participants. Selon la conception propos e par des auteurs comme Siemens, Downes et Cormier (Cormier et Siemens, 2010; Downes, 2012), l apport de l enseignant dans un MOOC n est pas central, mais constitue un n ud au sein d un r seau constitu par l ensemble des participants actifs, chacun tant la fois source et b n ficiaire du savoir qui sera partag . Pour caract riser ce mode d organisation p dagogique, Siemens (2005) parle de connectivisme. Il s agit pour lui d une nouvelle th orie de l apprentissage qui conviendrait mieux que les mod les plus traditionnels (b haviorisme, cognitivisme ou constructivisme) pour d crire l apprentissage dans des environnements o les technologies sont omnipr sentes. C est par r f rence au connectivisme que les MOOCs inspir s des id es de ces auteurs seront d sign s par l acronyme cMOOC, pour MOOC collaboratif.
L apparition des MOOCs doit galement beaucoup aux volutions r centes de la formation distance vers les plateformes Web, dans lesquelles les interactions distance entre tuteurs et apprenants, mais aussi entre apprenants, occupent une place centrale. M me si cette ascendance n est pas toujours reconnue, il est clair que les approches p dagogiques mises en uvre aujourd hui dans les MOOCs, et plus encore celles qui sont annonc es et qui permettront une meilleure adaptation des cours aux caract ristiques des apprenants, doivent beaucoup aux recherches men es depuis plus de 20 ans en mati re de formation distance sur le Web.
Le lien entre MOOC et apprentissage distance est probablement plus explicite avec l arriv e en 2011 d une nouvelle g n ration de MOOCs, inaugur e par le lancement d un cours consacr l intelligence artificielle cr par Sebastian Thrun, professeur Stanford. Contrairement aux cMOOCs, ce cours mettait nettement l accent sur la transmission des contenus tout en accompagnant les pr sentations vid os d activit s propos es l apprenant sous forme de quizzes. Pour les distinguer des cMOOCs, cette nouvelle g n ration de MOOCs sera d sign e par l acronyme xMOOC, pour MOOC transmissif ou encore par l expression MOOCs modernes. Tout comme pour la formation distance sur le Web, l essor de l offre de cours de type xMOOC va de pair avec le d ploiement de plateformes capables de soutenir le d veloppement et la diffusion des cours. Ainsi, Sebastian Thrun fut l un des premiers, en janvier 2012, proposer une plateforme MOOC appel e Udacity. D autres, comme Coursera (avril 2012) ou edX (mai 2012), suivront rapidement.
Une autre filiation pour les xMOOCs peut aussi tre recherch e dans les capsules vid os propos es sur YouTube depuis 2006 par la Khan Academy pour soutenir l apprentissage dans des domaines aussi divers que les math matiques, l informatique, l conomie, la physique, la chimie, la musique ou la biologie. Il est vident que le format des vid os qu on trouve aujourd hui dans les MOOCs modernes s inspire directement de celui qu avait imagin Salman Khan pour aider les l ves en difficult . Chaque vid o dure environ 10 minutes, mais contrairement ce qu on trouve souvent dans les MOOCs, le professeur n appara t pas l cran. On entend sa voix et on peut visualiser sur un tableau lectronique des sch mas ou des diagrammes qui s laborent au fur et mesure que le cours progresse. Karsenti (2013) met en vidence une autre filiation possible pour les MOOCs dans l initiative lanc e par la soci t irlandaise ALISON (Advance Learning Interactive Systems Online) qui a mis en place, d s 2007, des cours en ligne gratuits pour le d veloppement de comp tences professionnelles li es au march du travail.
Comme nous venons de le souligner par les diverses filiations d crites, les MOOCs capitalisent tr s largement sur diff rentes id es qui hantent depuis longtemps les milieux de la formation en ligne. Toutefois, l ampleur prise aujourd hui par le ph nom ne des MOOCs en fait aussi quelque chose de tr s particulier. Ainsi, on peut s attendre ce que, l instar de Facebook qui a modifi la notion d ami ou de Napster qui a r volutionn l industrie de la musique, les MOOCs changent progressivement nos conceptions en mati re d ducation, en particulier en ce qui concerne l enseignement sup rieur et l ducation aux adultes. Selon toute vraisemblance, le changement ne viendra pas des conceptions p dagogiques, qui restent somme toute tr s classiques, mais plut t de l id e qu on se fait des conditions d acc s la connaissance. D une boutique de luxe r serv e un public de privil gi s disposant des dipl mes et des certificats ad hoc et pr ts payer des sommes qui peuvent tre tr s lev es, on est pass au supermarch Web, o tout est port e de main et quasiment gratuit. En effet, l offre de MOOCs s toffant chaque jour, chacun peut choisir ceux auxquels il souhaite s inscrire, mais aussi les abandonner quand bon lui semble sans p nalit ni financi re ni m me morale. Lorsqu un MOOC d pla t parce qu il ne correspond pas aux attentes ou parce qu il est ennuyeux, on peut le d laisser pour en choisir un autre sans aucune contrainte ou, lorsqu on estime, apr s avoir essay les premiers modules d un MOOC, qu on ne dispose pas des pr requis n cessaires, on pourra, en cherchant un peu, trouver un autre MOOC sur le m me sujet mais aux exigences moindres. Quant dire que les MOOCs ouvrent pour autant toutes grandes les portes de la connaissance, c est une autre question sur laquelle nous reviendrons dans la suite de cet ouvrage.
2 / La signification de l acronyme
Une mani re commode de caract riser les MOOCs, m me si elle peut para tre quelque peu r ductrice, consiste s appuyer sur les quatre lettres de son acronyme. Le terme massif fait r f rence au fait que les MOOCs concernent un grand nombre d apprenants. Les statistiques d inscription aux MOOCs vont de quelques centaines d individus une centaine de milliers. M me si les grands nombres concernent surtout les xMOOCs, les MOOCs connectivistes exigent aussi de disposer d un nombre significatif d apprenants afin de g n rer des interactions sociales propres servir de base aux apprentissages - de 150 300 participants, selon Siemens (2008).
Une des caract ristiques directement li es au caract re massif des MOOCs est qu ils sont extensibles (scalable), c est- -dire qu ils permettent un passage progressif l chelle. En effet, lorsqu on lance un MOOC, il n est g n ralement pas possible de pr voir le nombre de personnes qui vont s y inscrire et, si on veut respecter le principe d ouverture qui caract rise les MOOCs, on doit tre capable de faire face un afflux de candidats qui n tait pas n cessairement anticip . Le caract re extensible des MOOCs entra ne un certain nombre de contraintes quant leur organisation et leur fonctionnement. D abord sur le plan des co ts, puisque la structure de co ts d un MOOC doit tre telle que l augmentation du nombre d apprenants puisse tre r alis e sans augmentation substantielle du budget initialement pr vu. Puis sur le plan des approches p dagogiques, il convient d envisager des dispositifs qui permettront une prise en charge automatis e ou, d faut, une redistribution de certaines t ches p dagogiques vers les apprenants eux-m mes (encadrement ou valuation par les pairs). Enfin, sur le plan organisationnel, il conviendra de s appuyer sur une structure (plateforme) suffisamment robuste pour supporter le passage l chelle sans exiger de changements technologiques majeurs.
Un autre des aspects qui caract risent les MOOCs est qu ils sont ouverts. ce propos, plusieurs interpr tations sont possibles. Ainsi, pour certains, ouvert signifie que les MOOCs peuvent tre suivis sans aucune contrainte de d part, en particulier en ce qui concerne les pr requis, les dipl mes, l exp rience... Pour d autres, le terme ouvert signifie avant tout que les MOOCs sont gratuits, ce qui, nous le verrons plus loin, n est plus n cessairement vrai pour beaucoup de MOOCs actuels, puisque de nombreux producteurs de MOOCs n h sitent pas exiger des frais pour divers services compl mentaires en mati re d encadrement ou d valuation, ou encore pour la mise disposition d un ouvrage ou d un kit de laboratoire.

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