Réforme, emploi et développement dans les systèmes éducatifs
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Description

Employeur officiel en Afrique noire et au Cameroun en particulier, la fonction publique a du mal à absorber la masse grossissante des diplômés livrés par le système éducatif. Les nations ne se développant que par les compétences issues de leur système éducatif, le comble du paradoxe est l'accroissement exponentiel des diplômés de l'enseignement supérieur désormais tenus pour "inemployables" parce qu'"inutiles".

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Publié par
Date de parution 15 avril 2012
Nombre de lectures 55
EAN13 9782296488427
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

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Réforme, emploi et développement dans les systèmes éducatifs d’Afrique noire
© L’Harmattan, 2012 5-7, rue de l’École-polytechnique ; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.f ISBN : 978-2-296-96958-2 EAN : 9782296969582
Essomba FOUDARéforme, emploi et développement dans les systèmes éducatifs d’Afrique noire Le cas du Cameroun Préface du PrPGFTTFVSHubert MONO NDJANA
Enseignement et éducation en Afrique Dirigée par Magloire KEDE ONANA En ces temps de crise généralisée, l’Afrique, comme beaucoup d’autres continents de la planète, traverse des moments extrêmement difficiles dans tous les secteurs d’activités. Au plan de son secteur éducatif objet de nos investigations, la crise ne cesse d’assombrir la vie des différents acteurs de nos communautés éducatives : les parents pour la plupart démissionnent chaque jour devant leurs responsabilités ; les enseignants qui pourtant ont entre autres tâches celles d’exercer dans les jeunes esprits la faculté de penser et de développer en eux le sentiment de la valeur de l’homme deviennent de plus en plus comme des bouches inutiles. Premiers passeurs culturels, ils ont toujours du mal à affirmer leur autorité devant une jeunesse devenue esclave dans l’usage de nouveaux moyens sophistiqués de diffusion de la seule culture moderne. Une telle situation installe tous les acteurs ainsi désignés dans un malaise profond, accentué par leur porte-monnaie qui ne répond plus à tous les défis. La conséquence au niveau des apprenants va être la langueur, la désertion, l’angoisse ou la phobie permanente des échecs et le désenchantement sur les lendemains de l’école. Pour s’élever au-dessus de toutes nos limitations, l’alternative qui semble s’imposer à nous tous c’est : créer ou disparaître. Nous devons pour ainsi dire nous employer à la production radicale de nouvelles manières de voir, de faire et d’être ; autant d’orientations et de combinaisons originales sous l’effet desquelles un nouveau re-décollage est possible au risque de devenir comme des balafons crevés. Une telle entreprise nécessairement collective doit donc s’ouvrir et nous ouvrir aux autres, parce qu’elle contribuera à mesurer désormais l’avenir de nos États à leur capacité de stimuler l’intelligence de leurs concitoyens. C’est suite à ce constat et surtout sous l’impulsion des Éditions L’Harmattan, que l’idée de créer la collection «Enseignement et éducation en Afrique » s’est imposée. Déjà parus Jackie FOURNIOL,L’enseignement technique et professionnel au Congo-Brazzaville, 2011. Luc NDJODO,Les enfants de la transition. Une génération en danger ?, 2011. Ozias MBIDA,L'étudiante de province, 2010. Nathalie ETOKE,L'écriture du corps féminin dans la littérature de l'Afrique francophone au sud du Sahara, 2010. Jérôme KOUAKOU KONAN,L'état civil en Côte d'Ivoire. Système étatique et réalités socioculturelles, 2010. François-Xavier MAYEGLE,Mutations des politiques de gestion et création de valeur. Une étude menée au Cameroun, 2010.
A Jean ETOGO FOUDA… Toi qui aurais dû relire ce travail
REMERCIEMENTS
Nous avons bénéficié de l’appui de structures ou personnes à qui nous devons reconnaissance. Et non exhaustivement, citons
-la Délégation Régionale des Enseignements Secondaires pour l’Extrême Nord, abonnée au journal « Cameroon Tribune » ; -la direction de l’ENIEG de Maroua, en particulier monsieur Fotie Tiam qui nous a facilité l’accès à la bibliothèque ; -mon collègue et ami Emmanuel Kamtchebu qui a bien voulu relire notre manuscrit ; -Prosper Seumou pour son expertise en TIC.
PREFACE
Qui veut la fin prend les moyens. Les Africains courent, non sans raison, derrière la panacée d’un développement économique et social devant les tirer de la misère, mais toujours fuyant comme un mirage dans le désert. Tous les discours publics ou privés expriment le même vouloir, la même mystique, mais à travers plusieurs stratégies sectorielles.
M. Essomba Fouda, discours privé, a choisi de s’appesantir sur l’une de ces stratégies, à savoir l’école, où s’élaborent précisément les savoirs et les savoirs faire par lesquels s’acquièrent les compétences indispensables au développement d’une société. Dans le livre que le lecteur tient en main, l’auteur attire l’attention sur le sérieux avec lequel les responsables de l’éducation, comme pépinière de la nation, doivent élaborer ces stratégies –c'est-à-dire les modalités de la pédagogie– dans la perspective d’un aboutissement efficient de ce grand projet social.
Le sérieux en cette matière consiste dans l’application de pédagogies conformes aux réalités du milieu et du moment, précisément pour leur efficience, et non dans un mimétisme aveugle par rapport aux pédagogies en vogue sous des cieux qui n’ont rien de comparable avec nos tristes tropiques. C’est ainsi que l’auteur passe en revue la plupart des « innovations » qui sont venues constamment renouveler le système éducatif camerounais. Traitées dans un humour qui frise parfois la dérision, les critiques acerbes adressées à l’establishment convainquent par leur pertinence et permettent finalement de comprendre certains dérapages, certains dysfonctionnements. Il s’agit même d’auto critique, puisque M. Essomba Fouda est Inspecteur Régional de Pédagogie, encore en fonction. Il travaille donc pour l’amélioration de son corps de métier, car qui ne dit mot consent.
Philosophe de formation, M. Essomba Fouda a écrit un authentique ouvrage de philosophie de l’éducation qui remet en cause l’existant en la matière, en remuant les fondements des grands principes établis que sont la Pédagogie Par Objectif, l’Approche par les Compétences, les Promotions Collectives, la suppression des savoirs académiques au profit des enseignements professionalisants, la notion même de « niveau d’études » au sein de classes jumelées, ou dans une école avec un seul maître et une seule salle. Une troublante révélation, tout de même.
Il est à noter que ce livre qui met en connexion les trois ordres d’enseignement ; le primaire, le secondaire et le supérieur, a pour finalité la stratégie du plein emploi comme levier du développement. D’où l’urgence d’un nouveau paradigme, tel que cela apparait dans la Troisième partie, qui a aussi eu l’avantage de débattre du Système LMD et de ses ambitions quant à la professionnalisation des enseignements.
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Du début à la fin, le livre de notre fin limier développe un scepticisme qui tient le lecteur en haleine, tant il dévoile les inconséquences qui n’apparaissent pas à l’œil nu, notamment les rapports entre la théorie et la technique comme bases d’une formation équilibrée qui permettra de satisfaire les besoins collectifs, et non les seuls besoins égoïstes des fonctionnaires et des élites. Le système de formation produit-il des compétences appropriées ? Le livre est dur et sévère contre chacun et contre tous. L’envie de convaincre a sans doute conduit l’auteur à se répéter par-ci par-là, mais c’est de la bonne pédagogie. L’essentiel est que, à la fin, les uns et les autres peuvent se réconcilier sur une évidence : que le système éducatif soit efficient pour produire des Prométhée en mesure d’acquérir et de produire aussi des technologies libératrices.
« Au lieu de croire que c’est un présent gracieusement servi, l’acquisition et la maîtrise technologiques seraient irréalisables sans cet acharnement à y parvenir. A l’évidence, ceux ayant atteint cette phase, et jaloux de leur instrument de puissance, de domination et d’exploitation, seront plutôt enclins à dissimuler qu’à dévoiler leurs secrets au premier venu ». Le premier venu, c’est nous, d’ici et de maintenant. L’école, la bonne, doit donc nous apprendre, comme le dit la Grande Royale, « à lier le bois au bois et à vaincre sans avoir raison ». Sinon des bombes continueront à nous tomber sur la tête, sans rimes ni raison, et surtout sans capacité de riposte. C’est le drame de notre pauvre continent. Tout un chacun sait à présent ce qu’il lui reste à faire. Le livre de M. Essomba Fouda nous a réveillés de notre long sommeil dogmatique. C’est un excellent outil pédagogique autant qu’un manifeste mobilisateur pour l’acquisition des compétences utiles. Professeur Hubert MONO NDJANA Université de Yaoundé I
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