Le livre des contes de mon enfance
218 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Le livre des contes de mon enfance

-

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus
218 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Les plus grands contes de la littérature enfantine : 56 histoires merveilleuses pour enchanter le monde avant d'aller dormir.

Jack et le haricot magique ; Les Habits neufs de l'empereur ; La Reine des Neiges ; Peau d'âne ; Hansel et Gretel ; Blanche Neige ; Le Chat botté ; Les Musiciens de Brême ; La Belle et la Bête ; le Vilain petit canard... etc.


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 18 janvier 2018
Nombre de lectures 1 264
EAN13 9782215139102
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0037€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Sommaire

Jack et le haricot magique Conte d’origine anglaise, illustré par Ursula Bucher
Les Habits neufs de l’empereur D’après Hans Christian Andersen, illustré par Éric Puybaret
La Reine des neiges D’après Hans Christian Andersen, illustré par Caterina Zandonella
Peau d’Âne D’après Charles Perrault, illustré par Vincent Maury
La Bergère et le ramoneur D’après Hans Christian Andersen, illustré par Caterina Zandonella
Le Vaillant Petit Soldat de plomb D’après Hans Christian Andersen, illustré par Éric Puybaret
Hansel et Gretel D’après les frères Grimm, illustré par Ursula Bucher
La Petite Souris grise D’après la comtesse de Ségur, illustré par Vincent Maury
Les musiciens de Brême D’après les frères Grimm, illustré par Ursula Bucher
La petite sirène D’après Hans Christian Andersen, illustré par Éric Puybaret
Le chat botté D’après Charles Perrault, illustré par Caterina Zandonella
La Belle et la Bête D’après madame Leprince de Beaumont, illustré par Vincent Maury
Le Vilain Petit Canard D’après Hans Christian Andersen, illustré par Éric Puybaret
Neigeblanche et Roserouge D’après les frères Grimm, illustré par Caterina Zandonella
Les Cygnes sauvages D’après Hans Christian Andersen, illustré par Ursula Bucher
Rumpelstilzchen D’après les frères Grimm, illustré par Vincent Maury
L'Homme à la peau d'ours D’après les frères Grimm, illustré par Ursula Bucher
Le Rossignol de l'empereur D’après Hans Christian Andersen, illustré par Éric Puybaret
Raiponce D’après les frères Grimm, illustré par Antoine Deprez
Les Trois Fileuses D’après les frères Grimm, illustré par Santiago Montiel
Blanche-Neige D’après les frères Grimm, illustré par Stéphane Girel
Les Fées D’après Charles Perrault, illustré par Santiago Montiel
Cendrillon D’après Charles Perrault, illustré par Éric Puybaret
Riquet à la houppe D’après Charles Perrault, illustré par Antoine Deprez
La Belle au bois dormant D’après les frères Grimm, illustré par Santiago Montiel
La Princesse au petit pois D’après Hans Christian Andersen, illustré par Stéphane Girel
Poucette D’après Hans Christian Andersen, illustré par Santiago Montiel
Les Trois Plumes D’après les frères Grimm, illustré par Stéphane Girel
Le Petit Poucet D’après Charles Perrault, illustré par Éric Puybaret
L'Esprit dans la bouteille D’après les frères Grimm, illustré par Santiago Montiel
Les Souliers usés au bal D’après les frères Grimm, illustré par Antoine Deprez
L'Eau de la vie D’après les frères Grimm, illustré par Stéphane Girel
Douze en voiture de poste D’après Hans Christian Andersen, illustré par Sébastien Chebret
Noël tous les jours D’après William Dean Howells, illustré par Dorothée Jost
La Légende du premier sapin de Noël Illustré par Stéphanie Ronzon
Les Lutins et le cordonnier D’après les frères Grimm, illustré par Fred Multier
Le Noël de Tilly D’après Louisa May Alcott, illustré par Dorothée Jost
La Légende de saint Nicolas D’après la tradition du Nord et de l’Est de la France, illustré par Stéphanie Ronzon
Cantique de Noël D’après Charles Dickens, illustré par Sébastien Chebret
Le Sapin D’après Hans Christian Andersen, illustré par Fred Multier
La Befana D’après la tradition italienne, illustré par Dorothée Jost
La Moufle D’après la tradition russe, illustré par Fred Multier
Le joueur de flûte de Hamelin D’après la légende allemande, illustré par Sébastien Chebret
Les Sabots du Père Noël D’après Jacques des Gachons, illustré par Stéphanie Ronzon
Œil d'étoile D’après Zacharias Topelius, illustré par Fred Multier
La Petite Fille aux allumettes D’après Hans Christian Andersen, illustré par Dorothée Jost
Le Noël des Trolls D’après Zacharias Topelius, illustré par Sébastien Chebret
Le Bonhomme de neige D’après Hans Christian Andersen, illustré par Stéphanie Ronzon
Kachtanka D’après Anton Tchekhov, illustré par Dorothée Jost
Les Cadeaux des Rois mages D’après Heywood Broun, illustré par Sébastien Chebret
Un rêve de Noël D’après Louisa May Alcott, illustré par Fred Multier
Snegourotchka D’après la tradition russe, illustré par Stéphanie Ronzon
Les Carillons D’après Charles Dickens, illustré par Sébastien Chebret
Le Rêve de Noël de Becky D’après Louisa May Alcott, illustré par Dorothée Jost
Casse-Noisette et le roi des souris D’après Ernst Theodor Amadeus Hoffmann, illustré par Fred Multier
Le Tout Premier Noël Illustré par Stéphanie Ronzon
Page de copyright
J ack et le haricot magique

I l était une fois une pauvre femme qui vivait seule avec son fils prénommé Jack. Le seul bien qu’ils possédaient sur Terre était une vache qui leur donnait chaque jour du lait. Mais un matin, celle-ci ne donna plus rien et Jack et sa mère se regardèrent, consternés.
« Qu’allons-nous faire ? gémit la pauvre femme en se tordant les mains.
– Rassure-toi, mère ! lui répondit Jack. Je vais partir et trouver du travail !
– Oh, Jack, lui dit sa mère en le regardant avec douceur. Tu as déjà tenté ta chance, mais tu sais que tu es trop jeune ! Il ne nous reste plus qu’à vendre notre vache et, avec le bon prix que nous en tirerons, nous verrons bien ce que nous pourrons faire.
– Bien, mère, lui répondit Jack. Comme c’est jour de marché aujourd’hui, je vais vendre notre vache de ce pas ! »
Et Jack partit ainsi sur la route en conduisant sa vache au bout d’une corde. Mais il n’avait pas marché cinq cents mètres qu’il rencontra un curieux vieillard qui l’arrêta en l’appelant : « Hé, bonjour, Jack !
– Bonjour », lui répondit Jack. Et il se demanda aussitôt comment cet homme pouvait connaître son nom.
« Que viens-tu faire avec ta vache au bout d’une corde ? lui demanda le petit vieux.
– Je vais de ce pas au marché pour la vendre. Et j’en tirerai un bon prix !
– Oh, je n’en doute pas ! lui dit le vieil homme. Je me demande si tu sais combien de haricots il faut pour faire cinq.
– Deux dans chaque main et un dans la bouche, répondit Jack aussitôt.
– Bien répondu ! Maintenant, regarde bien ces haricots. Ils sont magiques et je vais te proposer un marché ! Ta vache contre ces haricots !
– Vous n’y pensez pas ! Je vendrai ma vache pour dix pièces d’argent, au moins, et vous me proposez une poignée de haricots ! Non, ça, jamais !
– Mais ce ne sont pas des haricots ordinaires… Si tu les plantes, en une nuit ils pousseront droit, jusqu’au ciel.
– Jusqu’au ciel ? Non, cela est impossible !
– Mais si ! Allons, crois-moi ! Tente ta chance, Jack, elle ne passe jamais deux fois !
– Eh bien… C’est d’accord », dit Jack impressionné. Et il laissa la vache au vieil homme en échange des haricots qu’il mit dans sa poche.

De retour chez lui, Jack, qui n’avait pas été longtemps absent, se présenta devant sa mère.
« Te voilà vite de retour, mon garçon ! Je vois que tu reviens sans notre vache, ce qui veut dire que tu l’as vendue. Alors, combien en as-tu donc tiré ?
– Tu ne devineras jamais, mère !
– Oh, bravo, Jack ! Alors, dix pièces d’argent ? Quinze ?
– Mère, je t’ai dit que tu ne pourrais deviner ! Vois ce que j’ai rapporté !
Ce sont des haricots magiques et si tu les plantes, en une nuit ils…
– Quoi ? Tu n’as pas fait cela, Jack ? Tu n’as pas été assez fou, assez idiot, pour échanger notre vache contre cinq pauvres haricots ! Mais qu’ai-je fait pour mériter cela ? »
Et, de rage, la mère de Jack jeta les haricots par la fenêtre et envoya son fils tout droit dans sa chambre.
Jack alla tristement se réfugier au grenier, et pleura doucement. Tout était de sa faute !
Mais le lendemain matin, Jack découvrit par la fenêtre une chose extraordinaire ! Les haricots que sa mère avait jetés avec rage avaient donné vie à un pied de haricot gigantesque, et celui-ci montait toujours plus haut pour se perdre dans les nuages ! «Le vieil homme n’avait donc pas menti», se dit Jack. Et de joie, il sauta sur une des branches basses du haricot et se mit à grimper, grimper, grimper. Si haut qu’il atteignit les nuages et toucha le ciel. Il vit alors une route qui serpentait et la suivit pour parvenir, enfin, devant une haute et belle demeure, pareille à un château de roi. Jack parcourut les pièces et arriva jusque dans une cuisine où se tenait une très grande femme.

« Bonjour, madame, dit Jack très poliment. Auriez-vous la bonté de me donner un petit déjeuner ? J’ai bien faim et je n’ai pas mangé hier !
– Un petit déjeuner ? Mais si tu ne t’enfuis pas aussitôt, c’est toi qui seras le petit déjeuner de mon mari ! File aussi vite que tu es venu, car mon mari est un ogre et il te mangera s’il te découvre !
– Oh, s’il vous plaît, madame ! J’ai si faim qu’il m’importe peu d’être dévoré !
– Alors, viens ! » dit la femme qui n’était pas si méchante. Et elle lui donna de belles tranches de pain beurrées et lui versa une grande tasse de lait onctueux. Jack se jeta sur les tartines, mais il n’avait pas fini de manger que « Boum ! boum ! boum !», la maison se mit à trembler de haut en bas.
« Ciel ! s’écria la femme. Voici mon ogre de mari qui rentre et, s’il te découvre, il ne fera de toi qu’une bouchée ! Cache-toi vite dans ce four. » Et elle eut à peine le temps de refermer la porte que l’ogre entra.
C’était un ogre gigantesque et il portait à sa ceinture trois moutons !
« Tiens, femme ! dit-il en jetant les bêtes sur la table. Prépare-moi un bon rôti avec cela ! Mais qu’est-ce que je sens là ! Hum, hum, hum… Cela sent la chair fraîche !
– Allons, vous rêvez, mon cher mari ! Ou peut-être est-ce l’odeur des bêtes que vous rapportez là ! Allez vous rafraîchir et je vous préparerai pendant ce temps un bon repas ! »
Comme Jack voulait s’enfuir, en sautant hors du four, la femme lui fit signe d’attendre que son mari se fût endormi après son repas.
L’ogre mangea de bon cœur puis, quand il eut fini de déjeuner, il alla chercher dans un coffre trois gros sacs d’or et se mit à compter ses pièces. Sa tête ne tarda pas à devenir lourde et l’ogre s’endormit en ronflant bruyamment.
Alors Jack sortit du four, prit en vitesse l’un des sacs d’or et s’enfuit en courant de la maison. Parvenu devant le haricot magique, il s’accrocha au tronc et se laissa glisser longtemps, jusqu’au moment où il atterrit dans le jardin de sa mère.

« Mère, mère ! s’écria Jack tout fier en brandissant son sac d’or. Nous avons désormais de quoi vivre pendant un long moment ! Regardez tout cet or ! N’avais-je donc pas raison quand je vous disais que c’était des haricots magiques ! »
Et Jack et sa mère ne manquèrent plus de rien et vécurent richement pendant quelque temps.
Mais un jour, le sac d’or fut vide et Jack se résolut de tenter à nouveau sa chance. Un beau matin, il sauta donc sur une branche basse du haricot magique et grimpa, grimpa, grimpa, jusqu’au moment où il parvint dans les nuages. Il reprit la même route et rencontra, devant le château de l’ogre, sa femme qui se tenait assise.
« Bonjour, madame, fit Jack poliment. Seriez-vous assez bonne pour me donner quelque chose à manger ?
– Va-t’en, mon garçon, ou mon mari te mangera pour son déjeuner ! Mais ne serais-tu pas le jeune garçon qui est déjà venu voici quelque temps ? Ce jour-là, mon mari perdit l’un de ses sacs d’or !
– C’est étrange ! Cette histoire me rappelle quelque chose, mais j’ai si faim que je ne puis ouvrir la bouche pour l’instant ! »
La femme de l’ogre, qui était curieuse, le conduisit alors dans sa cuisine et lui donna à manger. Mais Jack avait à peine eu le temps de mordre dans une tartine que « Boum ! boum ! boum ! », le sol trembla et la femme cacha vite Jack dans le four.
Tout se passa comme la fois précédente. L’ogre trouva que cela sentait la chair fraîche et mangea de toutes ses dents le rôti préparé par sa femme. Puis il lui demanda de lui apporter sa poule qui pondait des œufs d’or. L’ogre caressa l’animal et lui dit : « Ponds ! »
La poule pondit alors un œuf tout en or et l’ogre, satisfait, s’endormit. Jack en profita aussitôt pour sortir du four et il saisit la poule pour l’emporter, mais celle-ci caqueta soudain bruyamment.
L’ogre fut aussitôt réveillé, mais Jack était déjà loin et redescendit vite du haricot magique pour montrer à sa mère la merveille qu’il avait rapportée.
Malgré ce nouveau trésor, Jack n’était pas satisfait et il lui prit, un jour, l’envie de regrimper en haut du haricot magique. Un beau matin, il s’élança donc et grimpa, grimpa, grimpa jusqu’au ciel. Il suivit la route comme les fois précédentes, mais jugea plus prudent de ne pas se montrer à la femme de l’ogre et alla tout droit se cacher dans une grande jarre. Il s’était installé depuis fort peu de temps lorsque « Boum ! boum ! boum ! », il entendit l’ogre rentrer avec sa femme.
« Hum, hum, hum, renifla l’ogre. Cela sent la chair fraîche ! Je le sens ! Je le sens !
– Si c’est le petit chenapan qui t’a dérobé ton sac d’or et la poule merveilleuse, il doit être caché dans le four ! »
Et vite, l’ogre et sa femme se ruèrent pour ouvrir le four ; mais Jack n’y était pas… Ils cherchèrent partout, en vain, et l’ogre se résolut finalement à prendre son repas. Puis, quand il eut bien mangé, il demanda à sa femme de lui apporter sa harpe d’or et dit à l’instrument : « Joue, harpe d’or ! »
Comme par enchantement, la harpe se mit à jouer un air merveilleusement beau et répéta cet air jusqu’à ce que l’ogre se fût endormi. Jack sortit alors tout doucement de sa jarre et rampa jusqu’à la table puis, en un éclair, il déroba la harpe d’or et se dirigea vers la porte. Mais comme il s’en allait, la harpe sous le bras, celle-ci s’écria : « Maître, maître ! » et l’ogre se réveilla juste à temps pour voir Jack partir en courant.
Jack s’enfuit aussi vite qu’il put, descendit la route, et atteignit bientôt la tige du haricot magique. Sans hésiter, il sauta en avant et descendit bien vite de branche en branche, mais l’ogre qui le suivait hésitait à s’élancer. Finalement, il sauta lui aussi sur la tige et se mit à descendre, mais Jack avait pris de l’avance. Quand il fut en vue de sa maison, il cria à sa mère de lui apporter au plus vite une hache et, à peine avait-il sauté à terre, qu’il attaqua à coups de hache la tige du haricot magique. Un coup, deux coups, et le haricot fut fendu en deux ! L’ogre sentit que tout vacillait et s’arrêta un moment ; alors Jack donna un dernier coup et le haricot coupé en deux s’écroula.

  • Accueil Accueil
  • Univers Univers
  • Ebooks Ebooks
  • Livres audio Livres audio
  • Presse Presse
  • BD BD
  • Documents Documents