Filou, chien royal
54 pages
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Filou, chien royal , livre ebook

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Description

Alors que les demoiselles Aglaé, Pascaline, Acanthe, Clémence et Pauline sont chez leur marraine, un brouhaha résonne dans les couloirs. Un redoutable "filou" se serait introduit dans le château de Versailles et tout le monde le cherche.

Les demoiselles se réfugient dans leur chambre. Là, elles découvrent un petit chien King Charles dont le collier est en émeraudes. Elles comprennent que c’est lui, le fameux Filou, et qu’il appartient à Louis XIV en personne.

Le roi charge alors les demoiselles de le surveiller. Mais les fillettes vont vite découvrir que Filou ne fait que des bêtises. Et personne, évidemment, n’ose gronder le toutou royal ou lui mettre une laisse. Comment vont-elles pouvoir s’en sortir avec un chien si désobéissant ?


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 16 septembre 2021
Nombre de lectures 8
EAN13 9782215181118
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0324€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Table des matières Chapitre 1 – Madame d’Astragale et ses filleules Chapitre 2 – Un filou dans Versailles Chapitre 3 – Un chien clandestin Chapitre 4 – La récompense Chapitre 5 – Les préparatifs Chapitre 6 – Paris Chapitre 7 – Moustache Chapitre 8 – Un dramatique accident Chapitre 9 – La mission secrète d’Aglaé Chapitre 10 – Une inquiétante disparition Chapitre 11 – La visite au Louvre Chapitre 12 – La boussole perdue Chapitre 13 – Le grand plongeon Chapitre 14 – Le retour à Versailles Le saviez-vous ? Page de copyright
Points de repère Cover Title Page Copyright Page
Chapitre 1
Madame d’Astragale et ses filleules
– Saperlipopette, je n’ai plus de fil jaune de la même couleur que ma blondeur lumineuse, se lamenta Aglaé de Minois. Quel drame !
Aglaé était une petite fille de neuf ans et demi qui était très fière de ses cheveux joliment bouclés. Elle avait des yeux bleus, dont elle était aussi très fière, et portait toujours des robes de princesse.
Elle vivait à Versailles, dans l’immense château du roi Louis XIV. Ce matin-là, de gros nuages grondaient et la pluie tombait. Pour Aglaé, il n’était pas question d’aller se salir dehors : elle préférait rester à l’intérieur et broder un portrait d’elle-même. Son nouveau projet, très ambitieux, était de réaliser plusieurs autoportraits, chacun la mettant en scène avec une robe différente. Ce jour-là, elle portait une robe violette avec des rubans roses, mais elle en avait beaucoup d’autres.
– Pascaline, puis-je regarder dans ta boîte à couture si tu as le fil que je cherche, s’il te plaît ? demanda-t-elle à une autre petite fille de neuf ans assise en face d’elle et qui avait des couettes brunes, des yeux marron et des lunettes.
– Bien sûr, répondit celle-ci. Mais ne dérange pas mes bobines surtout ; elles sont alignées par ordre de grandeur.
Pascaline de Saint-Hubert aimait tout ce qui se rapportait aux sciences et aux mathématiques. Elle savait faire des divisions avec virgule sans jamais se tromper et calculer le volume d’un bâtiment par rapport à sa base. Elle avait lu des dizaines de livres de sciences et connaissait le nom des étoiles. Tandis qu’Aglaé fouillait dans sa boîte à couture, Pascaline mesura la longueur de fil nécessaire pour les ailes du moulin de sa propre broderie.
Aglaé et Pascaline avaient installé leur matériel de couture dans le salon de leur marraine, madame d’Astragale, une dame au chignon blanc et à l’air sérieux. Madame d’Astragale était une grande amie du roi Louis XIV et vivait au château de Versailles au milieu des courtisans, qui se comptaient par milliers.
Madame d’Astragale n’avait pas d’enfant, en revanche elle avait cinq filleules. Leurs parents avaient estimé qu’il leur serait profitable d’apprendre les bonnes manières à la cour du roi. Ainsi, les cinq fillettes étaient venues vivre chez leur marraine.
– Toi non plus tu n’as pas le jaune que je veux, Pascaline, s’exclama Aglaé en relevant le nez de la boîte à couture de son amie.
– J’ai dû l’utiliser le mois dernier pour broder des étoiles sur mon oreiller, expliqua Pascaline.
– Comment vais-je faire, alors ? J’avais promis d’offrir mon portrait à ma maman pour sa fête.
– Votre mère n’a pas votre portrait ? s’étonna madame d’Astragale.
– Elle en a quatorze, précisa Aglaé. Je lui envoie toutes mes broderies. Elle les fait encadrer et les accroche sur les murs. Mes portraits décorent tout notre château !
– Vous devriez broder autre chose qu’un autoportrait, pour une fois, dit madame d’Astragale.
Aglaé parut stupéfaite.
– C’est impossible, maman n’aurait pas mon portrait dans cette robe, répondit-elle.
Madame d’Astragale poussa un profond soupir.
– Et si tu brodais un chapeau, pour cacher tes cheveux ? suggéra Pascaline.
– Ça, c’est une idée géniale, merci Pascaline ! s’écria Aglaé en applaudissant. Et j’ai autant de chapeaux que de robes ; je vais pouvoir refaire tous mes portraits, avec un chapeau cette fois. Comme maman sera contente !
Elle attrapa sa broderie et se concentra pour se rappeler les couleurs exactes du chapeau qui allait avec sa robe violette.
Le salon de madame d’Astragale était très confortable. Il y avait des fauteuils et des divans moelleux pour s’asseoir, une table ronde pour faire ses devoirs ou prendre le goûter, de beaux tapis colorés sur le sol. Les murs étaient décorés de boiseries et de tableaux, et les fenêtres donnaient sur les immenses jardins du château. Une petite pendule sur la cheminée sonna dix heures.
– La leçon de clavecin de mademoiselle Acanthe devrait déjà être finie, s’impatienta madame d’Astragale.
Acanthe du Mont était l’artiste du petit groupe. Outre le clavecin, elle jouait de la guitare. Et ses talents ne s’arrêtaient pas là : Acanthe savait aussi dessiner et sculpter, elle lisait de la poésie et cousait à merveille.
– Vivement qu’elle arrive, s’exclama Aglaé, elle pourra m’aider pour le chapeau. Je n’en ai jamais brodé et c’est plutôt difficile.
à dix heures et quart, madame d’Astragale commença à s’impatienter.
– Je me demande où sont mes trois dernières filleules, dit-elle en fronçant les sourcils. Je leur avais pourtant bien recommandé d’être ici à dix heures.
À ce moment-là quelqu’un frappa à la porte.
– Entrez, dit madame d’Astragale.

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