Frayeurs
72 pages
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Frayeurs , livre ebook

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Description


L’imaginaire des enfants est foisonnant.


Ce livre, écrit par Livéric sur les idées originales des élèves de plusieurs écoles belges vous prouvera, si besoin en est, la richesse de leur imagination.


Qu’il s’agisse de terreurs nocturnes ou d’histoires fantastiques stimulant leurs rêves et cauchemars, ils vous feront voyager à travers des univers étranges et sans limite.


Le merveilleux et l’incroyable se trouvent peut-être plus près que vous le pensez.


Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 0
EAN13 9782930880990
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0030€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Livéric Priscilla Grédé
 
 
 
 
 
Frayeurs
 
 
 
 
 
Collection Séma’gique
Séma Éditions
 
 
 
Illustration de couverture : Priscilla Grédé
Composition graphique : Priscilla Grédé
Mise en page numérique : 2LI
© Séma Editions, département de Séma Diffusion, pour la présente édition
Ouvrage dirigé par Michaël Schoonjans
Rue Félicien Terwagne 2, 5020 Vedrin, Belgique
Tél : +32 (0)477/ 57.81.82
Mail : contact@sema-diffusion.com
D/2020/13.731//3
ISBN : 978-2-930880-99-0
Dépôt légal : février 2020
Tous droits réservés pour tous pays
Toute reproduction interdite

 
 
 
 
Table des matières
 
La citadelle maudite
La dame aux yeux fermés
La soirée pyjama
La nuit à l’école
Une histoire presque imaginaire
Le clown tueur
L’ami du placard
 
La citadelle maudite
 
 
Écrit en collaboration avec les élèves de la classe 2019 de Madame Hachez de l’école communale de Salzinnes :
Amandine Brogniez, Hadja Barry, Soraya El Figha, Blerina Hasani, Yousra El Korbi, Hissa Tounkara, Nolan Jacques, Manon Houzé, Barj Ilias, Clément Lara, Solène Sellier, Antonio Chilange, Medhi Desmet, Mathéo Janssens
 
 
 
 
 
 
 
Le dernier jour de l’année scolaire est toujours synonyme d’une excitation inhabituelle au sein des écoles. L’approche imminente des vacances agissait sans coup férir comme un vent de liberté qui emportait toutes les pensées studieuses loin des esprits qui se mettaient à vagabonder. Et les élèves de la classe de madame Hachez ne faisaient pas exception à cette règle immuable. C’est pour cette raison que la direction de l’établissement de Salzinnes avait décidé de faire participer les enfants à la marche aux flambeaux qui se déroulait traditionnellement au pied de la citadelle de Namur. Elle y voyait là une manière commode et efficace d’allier amusement et épanouissement culturel. Bien évidemment, l’annonce de cette nouvelle avait été accueillie avec un enthousiasme bruyant par l’ensemble des enfants. Ce dernier fut cependant tempéré, lorsqu’ils apprirent que leur institutrice ne serait pas la seule à veiller sur eux, mais que madame Nadine lui prêterait main-forte pour l’occasion. Il avait été décidé qu’elles ne seraient pas trop de deux pour s’acquitter de cette tâche. Mais la bonne humeur reprit rapidement et bruyamment le dessus.
De peur que ses ouailles emportées par leur effervescence ne deviennent incontrôlables, l’enseignante avait agité la menace d’annuler purement et simplement l’expédition. Et cela avait fonctionné au-delà de tout espoir. En effet, en ce moment précis, on aurait pu entendre une mouche voler dans le car qui les menait sur le site. Un silence religieux que tous respectaient, à l’exception du petit Mehdi qui ne tenait pas en place et faisait des Bottle flip avec la bouteille d’eau que ses parents lui avaient placée dans son sac à dos. Il ne se décida à arrêter son petit jeu et à rester assis convenablement à sa place que lorsque l’institutrice, lasse d’avoir à sans cesse le rappeler à l’ordre, le menaça de le faire rester dans le car tout le temps de l’activité en compagnie du chauffeur. Le garçon jeta un regard à l’homme taciturne placé derrière le volant et se rassit docilement sans prononcer le moindre mot. Il ne put s’empêcher de constater que ses amis souriaient en le voyant capituler de la sorte. Il se consola en se disant qu’ils auraient fait de même à sa place.
Une fois à destination, le véhicule stoppa dans un crissement de freins poussif, les portes s’ouvrirent, et les enfants s’échappèrent telle une nuée de moineaux effrayés par un tir de chasseur. Au premier appel de leur enseignante, ils se placèrent en rang deux par deux avant de se diriger vers un homme d’une quarantaine d’années qui les attendait en souriant.
— Ah, l’enthousiasme de la jeunesse ! s’esclaffa-t-il. C’est beau à voir.
— Si vous le dites, maugréa madame Nadine qui ne partageait pas le même avis.
L’homme se présenta ensuite aux enfants :
— Je m’appelle Jean-Pierre. Je serai votre guide pour la journée.
Voyant que cela n’engendrait que peu de réactions, à part quelques bonjours polis qui fusèrent, il poursuivit avec emphase :
— Que diriez-vous de visiter la citadelle et d’en percer les secrets ? Oserez-vous y pénétrer et arpenter ses couloirs sombres et humides ?
Les mots choisis à escient atteignirent leur but, et une salve de cris d’excitation s’éleva. Pour fêter cela, Mehdi s’empara de sa vuvuzela 1 , instrument qui l’accompagnait à chaque occasion, et entama un hymne joyeux. Il y mettait tant de cœur qu’on n’entendait même plus les paroles du guide, ce qui eut le don d’exaspérer madame Nadine qui explosa :
— Mehdi ! Je commence à en avoir plus qu’assez de ton comportement.
L’enfant, peu habitué à voir son enseignante perdre son flegme de la sorte, rangea l’engin dans son sac à dos avec un air penaud.
— Je suis désolé, bredouilla-t-il, tant à l’adresse du guide que de la prof qui le regardait sévèrement.
— Ce n’est rien, mon garçon, lui assura Jean-Pierre, avec un clin d’œil qui signifiait qu’il en avait vu bien d’autres en autant d’années de pratique.
Mehdi esquissa un petit sourire et demanda à sa maîtresse s’il pouvait se rendre aux toilettes.
— On vous avait bien dit de prendre vos précautions avant de démarrer, il me semble, tonna l’autre enseignante.
— Oui, mais… balbutia l’enfant pris en faute.
— Tu peux y aller, intervint madame Hachez qui n’appréciait pas les manières brutales de sa collègue.
La réaction de cette dernière ne se fit pas attendre, et elle décréta :
— Je vais l’accompagner. Dieu sait ce que ce garnement est capable de faire si on ne le surveille pas.
Sa consœur n’eut pas le temps de soulever la moindre objection que, déjà, elle avait saisi Mehdi par la main et le traînait vers les commodités. Le guide meubla le temps d’attente en leur fournissant moult détails sur le contexte historique de la citadelle.
Lorsque madame Nadine revint sans l’enfant, ses amis interpellèrent leur enseignante, qui se rendit auprès de sa collègue. Cette dernière lui expliqua :
— Il a mal au ventre, et cela risque de prendre un peu de temps. Commencez la visite sans nous, nous vous rejoindrons.
À contrecœur, madame Hachez estima qu’il s’agissait de la meilleure chose à faire, car ils avaient réservé un horaire bien précis et ils n’avaient déjà pris que trop de retard.
— Vous êtes sûre ? questionna Jean-Pierre. L’endroit peut se révéler un véritable labyrinthe et…
— Je connais parfaitement les lieux, ne vous en faites pas ! l’interrompit madame Nadine, avec une véhémence qui coupa le sifflet au guide.
— Bien, battit l’homme en retraite. De toute façon, le parcours principal est fléché. Mais ne vous éloignez surtout pas dans les autres couloirs non balisés.
Il entraîna ensuite les élèves et madame Hachez à sa suite dans l’immense monument. L’excursion commença sur un mode mineur durant lequel l’accompagnateur les abreuva de renseignements certes passionnants, mais trop étoffés pour susciter l’intérêt d’un groupe de jeunes sur la durée.
À l’arrière du groupe, Antonio, Amandine, Soraya et Blerina commencèrent à chuchoter.
— Mehdi n’est toujours pas revenu. Et madame Nadine non plus, constata Antonio.
— Ce n’est pas normal, approuva Amandine, qui partageait l’inquiétude de ses compagnons.
— Qu’est-ce qu’on fait ? demanda Blerina.
— On devrait en parler à madame Hachez, trancha Soraya.
Elle accéléra le pas pour rejoindre la partie du groupe qui s’éloignait déjà et attrapa son institutrice par la main :
— Madame ?
— Oui, ma grande ? Qu’y a-t-il&#

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