L Étrangère
101 pages
Français

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L'Étrangère , livre ebook

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Description

Méry et Anouket font désormais partie du personnel du prince Amenher. Ils apprennent qu'ils ont pour mission de surveiller les fréquentations du prince. Peu de temps après, un espion du Pharaon est retrouvé assassiné : qui a pu faire ça ? Nos deux héros se méfient de plusieurs personnes : un grand cousin du prince vient soudainement lui rendre visite, la patronne d'Anouket semble fréquenter un homme originaire d'un pays ennemi de l'Égypte... Pendant cette enquête, les enfants ne sont pas au bout de leurs surprises : Anouket va en apprendre beaucoup sur sa famille et ses origines, quitte à risquer sa vie...


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 06 octobre 2017
Nombre de lectures 23
EAN13 9782215135074
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0056€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Table des matières

Les héros de l’histoire

Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7
Chapitre 8
Chapitre 9
Chapitre 10
Chapitre 11
Chapitre 12
Chapitre 13
Chapitre 14
Chapitre 15
Chapitre 16
Chapitre 17
Chapitre 18
Chapitre 19
Chapitre 20
Chapitre 21
Chapitre 22
Chapitre 23
Chapitre 24
Chapitre 25
Chapitre 26

Lexique
Carte d’Égypte
Notes
L'auteur

Déjà paru
Copyright
Les héros de l’histoire
Méry : fils de Ramosé, jeune de 13 ans intelligent et très instruit.
Anouket : fille de Roum et d’Hébat. Jeune fille de 12 ans qui rêve d’aventure.

Les nouveaux :
Menkouré : noble, cousin de Ramsès II
Pépi : son fils, ami du prince Amenher
Siptah : espion, agent de Pharaon
Hounro : femme de chambre du prince Amenher
Kama : intendant du prince
Touya : mère du pharaon Ramsès II
Néfertari : épouse de Ramsès II
Bentanat et Khaemouaset (surnommé Kha) : jeunes enfants de Ramsès II
Mena : chef de la police de Thèbes
Payom : général
Sarrouma : échanson et homme de confiance de la reine mère
Djeser : son serviteur

Les récurrents :
Amenher : fils aîné de Ramsès II
Hathor : tante de Méry
Ithou : scribe ambitieux, époux d’Hathor
Roum : père d’Anouket
Kipa : seconde épouse de Roum
Ramosé : père de Méry
Ramsès II : le pharaon, roi d'Égypte
Paser : vizir de Ramsès II
Hori et Palik : petits frères d’Anouket
Taboubou : grand-mère d’Anouket

Les mots les plus difficiles sont suivis d’une étoile (*).
Reporte-toi au lexique en cliquant sur ces mots pour tout comprendre, et à la carte d’Égypte pour suivre les aventures de Méry et Anouket.
Bonne lecture !
Chapitre 1
– Ils sont arrivés, Seigneur !
Paser posa le papyrus qu’il était en train de lire et leva les yeux. Les deux adolescents attendaient, dans l’embrasure de la porte. Méry avait l’air emprunté des garçons qui ont grandi trop vite. Grand, mince, de longs bras et de longues jambes couleur caramel. Son coffre de scribe, tenu par une lanière de cuir, lui battait le flanc. À son côté, Anouket semblait toute petite. Elle avait peigné sa tignasse brune, mis des sandales, et une robe en lin neuve. Paser fut frappé une fois de plus par ses grands yeux dorés brillant de curiosité, d’intelligence et un peu intimidés. Ils semblaient jeunes, si jeunes ! Pendant un bref instant, Paser douta de sa décision : seraient-ils à la hauteur de la mission qu’il voulait leur confier ?
– Avancez…
Les deux amis approchèrent du vizir qui les attendait, debout devant une fenêtre ouverte sur les jardins. Il avait choisi de les recevoir dans son bureau, mais il avait renvoyé son secrétaire, pour plus de discrétion. Ce qu’il avait à leur dire devait rester confidentiel.
– Vous connaissez tous les deux le prince Amenher, le fils aîné du roi…
Méry et Anouket hochèrent la tête. Ils avaient fait la connaissance du prince quelques semaines plus tôt, lors d’un voyage mouvementé destiné à innocenter le père de Méry, injustement accusé de vol 1 .
– Vous vous êtes aperçus que le prince est très impulsif, poursuivit Paser, son caractère généreux et passionné le pousse à donner très rapidement sa confiance, à parler parfois trop vite. Quant à vous, vos récentes aventures ont montré que vous avez la tête sur les épaules et que vous savez faire preuve de jugeote. Je vous avais dit, à l’époque, que le roi souhaitait que vous accompagniez parfois le prince. Eh bien, voilà. Le prince vient d’avoir 13 ans. Il a l’âge d’avoir sa propre maison. Le roi a pensé à vous…
Méry sentit un frisson d’excitation lui courir dans le dos tandis qu’Anouket s’interrogeait. Une maison , qu’est-ce que ça voulait dire ? Le prince allait quitter le palais ?
– Le prince vous apprécie. De son côté, le roi souhaite que son fils soit entouré de personnes de confiance.
– C’est bien normal ! s’écria Anouket.
– Sa Majesté a donc pensé que vous pourriez intégrer la maison de son fils aîné. Méry, le roi a l’intention de te nommer scribe personnel du prince.
Méry essaya de dire quelque chose, mais curieusement, sa voix semblait avoir quitté son corps. Il émit une sorte de gargouillis et se prosterna devant Paser.
– Quant à toi, Anouket, dit Paser, c’est plus délicat ; je crois que tu ne sais pas écrire, n’est-ce pas ?
Anouket sentit ses joues brûler, mais elle répondit fièrement :
– On ne m’a jamais appris, Seigneur !
– Bien sûr ! Il n’est donc pas possible de te donner le même titre que ton ami Méry. Tu travailleras donc sous les ordres d’Hounro, la responsable de la garde-robe du prince.
– De sa garde-robe ?
Paser hocha la tête.
– Ses… vêtements, Seigneur ?
– Ses vêtements, ses perruques, ses sandales, ses bijoux, ses affaires de toilette…
Anouket déglutit et répondit d’une petite voix :
– Je ne suis pas sûre de savoir m’en occuper. Je veux dire, c’est sans doute un honneur, mais je crois que je ne serais pas très utile.
Paser fronça les sourcils, contrarié.
– Dois-je comprendre que tu refuses l’honneur qui t’est fait ?
Anouket comprit qu’elle était allée trop loin. Elle baissa la tête, embarrassée.
– Non, bien sûr, pardonne ma maladresse. J’avais juste peur de ne pas savoir m’occuper des habits d’Amenher… pardon, du prince ! Je ne refuse pas, au contraire. Je te remercie ! Et où se trouve cette nouvelle maison ?
Paser ouvrit la bouche, éberlué, puis il comprit la méprise et sourit.
– Le prince va rester au palais, petite ; ce qu’on appelle sa maison, ce sont ses gens, son personnel.
– Je vois, fit Anouket dont les joues, à présent, étaient rouge cerise.
Paser les observa tous les deux. Anouket faisait son possible pour cacher sa gêne et Méry, sa joie et sa fierté.
– Bien ! Vous travaillerez désormais pour le prince, et je compte sur vous pour me prévenir si quelque chose dans son comportement vous semble… comment dire… imprudent.
– Pardonne-moi, Seigneur, osa Anouket. Tu nous demandes de le surveiller ?
– Ça ne va pas jusque-là, répliqua Paser, agacé. Il s’agit juste de me faire savoir si quelque chose, dans le comportement du prince, vous inquiète.
L’entretien était terminé. Dès que les deux amis furent dans la rue, Anouket éclata :
– Employée de la garde-robe d’Amenher ! Je n’ai aucune envie de faire ça, c’est un travail de servante… Je sais ce que tu penses, fit-elle en se tournant vers Méry. Je suis née dans une taverne, je n’ai pas à me plaindre.
– Arrête de dire n’importe quoi ! protesta Méry, indigné. Tu sais aussi bien que moi que c’est un grand honneur.
Anouket ne répondit pas. Elle jeta un coup d’œil vers Méry. Son ami était aux anges, c’était évident. Elle le comprenait : son père serait fier de lui, il commençait une belle carrière de scribe en travaillant auprès du prince, du futur roi. Alors qu’elle… servante au palais… ça plairait sans doute à plein de filles, mais pas à elle, qui rêvait de voyages, d’aventures. Elle soupira.
– En plus il va falloir espionner Amenher, se plaignit-elle. Ce n’est pas très sympathique !
– Ce n’est pas tout à fait ça, tu le sais bien.
– Oui, mais quand même ! C’est un ami, ou presque !
Ils arrivaient à présent aux abords du quartier résidentiel où habitait Méry avec son père, Ramosé. À cet endroit, il y avait plein de jolies maisons, entourées de jardins clos de murs, au calme. On entendait pépier des oiseaux, et parfois, en passant devant un porche, le bruit étouffé d’une conversation. Méry hésita :
– Tu veux que je te raccompagne ?
– Non, tu dois être impatient d’annoncer la bonne nouvelle à ton père. On se retrouvera demain, au palais.
– Ton père aussi sera très fier de toi, dit Méry. J’en suis sûr.
Anouket haussa les épaules et tourna les talons vers le port tandis que Méry se dirigeait vers la maison de son père.
Elle n’avait pas envie de rentrer. Pour une fois, elle marchait lentement, en traînant les pieds.
Elle imaginait la tête que ferait Kipa, sa belle-mère détestée, quand elle apprendrait la nouvelle. À coup sûr, elle éclaterait de rire ! « Toi, Anouket, t’occuper des pagnes d’un prince alors que tu n’es même pas capable de laver correctement ta tunique ? » Pouah ! Quant à Roum, son père… est-ce qu’il l’écouterait au moins ? Il avait toujours la tête ailleurs.
Elle approchait du port, et décida de flâner un peu. Ici, plus de jolies villas agrémentées de jardins, mais des maisons à deux ou trois étages pressées les unes contre les autres. Par les fenêtres ouvertes, on entendait parler, rire, crier, on sentait des odeurs de viande rôtie, de pain chaud, de feu de charbon et de bouse séchée. Les rues étaient tortueuses et si étroites qu’une carriole, parfois, parvenait à peine à y passer. Le quartier grouillait de vie et elle aimait ça, elle s’y sentait à l’aise. C’était son univers, là où elle était née, qu’elle avait grandi. Elle arriva sur les quais. Des débardeurs* déchargeaient une grande barge* remplie de sacs de blé. Des oiseaux les suivaient en sautillant sur leurs pattes, espérant voler quelques grains. Un peu plus loin, une barque accostait ; le capitaine, debout sur le pont, braillait ses ordres aux mariniers*. Des promeneurs observaient la manœuvre en discutant. Tout à coup, il y eut un bruit, des cris, une bousculade. Anouket se précipita. Un homme, un étranger à voir sa barbe frisée et le manteau rayé qu’il portait sur sa tunique, avait attrapé un enfant par le bras et le secouait violemment.

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