La Colo des cauchemars , livre ebook
196
pages
Français
Ebooks
2024
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2024
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Publié par
Date de parution
16 décembre 2024
EAN13
9782487852372
Langue
Français
Poids de l'ouvrage
6 Mo
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Date de parution
16 décembre 2024
EAN13
9782487852372
Langue
Français
Poids de l'ouvrage
6 Mo
Table of Contents 1 J’aime pas la viande 2 L’Impératrice des vampires 3 La chasse au trésor 4 Soirée avec la meute 5 Tu me déçois 6 Je ne sais pas hurler 7 Loup-garou coton 8 La méthode de grand-père 9 Révolutionnaire 10 J’aimerais te parler 11 En route 12 La Colo des cauchemars 13 Madame Languedevipère 14 Le dortoir des loups-garous 15 Coloc 16 Uniformes et mélodie 17 Le pire 18 Bracelet violet 19 Mauvaises manières 20 Aire de jeux 21 Rumeurs 22 Histoires des monstres 23 Différent 24 Jeu de force 25 Le bureau de la directrice 26 Je préfère te prévenir 27 Remise à niveau 28 Pourquoi 29 Tir à la corde 30 Les petites chipies 31 Punition 32 Il faut sauver Teddy 33 Soirée dansante 34 Chasse aux tickets 35 Le nid des harpies 36 La cage 37 Madame Souffre délire 38 Course à dos de griffon 39 Changement de plan 40 J’y vais 41 Jeu de rôles 42 Le Chemin des âmes perdues 43 Jumanji 44 Antidote 45 Pierre de vie 46 La tour 47 Le mage des ténèbres 48 Tonnerre 49 Doucement 50 Tu es dingue 51 Non 52 Spectacle 53 C’est ma revanche 54 Le pire 55 Le balai 56 Protéger 57 Je croyais en toi 58 Diplôme 59 Rencard 60 Dernière représentation 61 Blah, blah, blah 62 Interdit 63 La fin du séjour 64 Les animateurs contre les formateurs 65 Monstres ramollos 66 Condamnés 67 Dignes 68 La puissance de Languedevipère 69 Rendez-nous Maddy 70 Fureur 71 Tu es le seul 72 On reviendra 73 C’est moi, Lou À propos de Sarah-Nio C. Remerciements
É crit par Sarah-Nio C.
La Colo des
cauchemars
Version numérique
Cordes de lune Éditions
© 2024 Sarah-Nio C. – Juvisy-sur-Orge
Tous droits réservés (Copyright France)
Cordes de lune Éditions – Collection Jeunesse
https://www.2passions1dream.com/
Illustration de couverture et illustrations d’intérieur : Nadaura
Ce roman est une œuvre de pure fiction. Par conséquent, toute ressemblance avec des situations réelles ou avec des personnes existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.
Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. L’auteur ou l’éditeur est seul propriétaire des droits et responsable du contenu de ce livre.
Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite et constitue une contrefaçon, aux termes des articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
1 J’aime pas la viande
En pleine nuit, Lou prit son temps avant de rejoindre sa famille dans la salle à manger. Comme d’habitude, il regardait des séries et des tutos sur YouTube pour réaliser des figures acrobatiques dans sa chambre, décorée de posters et aménagée d’une bibliothèque. Il aimait la gymnastique et surtout profiter de ses camarades qu’il appelait les Normaux .
Lou vivait avec les siens dans un manoir, en Normandie. Ses parents, et les membres de sa famille qui habitaient dans des campagnes reculées de France, restaient encore attachés aux anciennes traditions, qu’ils se transmettaient de génération en génération. Cependant, Lou n’avait pas reçu cet héritage de la même façon ; il était, comme ses parents aimaient bien l’appeler : un loup-garou coton. Un jeune loup-garou de dix ans, qui n’avait pas connu les rites initiatiques avec la meute, les longues journées rudes de chasse ou les nuits de pleine lune à hurler sans fin… Il vivait au vingt-et-unième siècle.
Le repas était prêt et empestait dans toute la demeure. Lou descendit les escaliers, nonchalant. Le menu du soir n’avait pas l’air de l’emballer. Il soupirait, traînait des pieds pour rejoindre ses parents et son grand-père. Sur la table à manger immense, nul couvert ni assiette pour déguster le festin, mais des planches sur lesquelles des tonnes de viande se dressaient. À la vue du dîner, Lou grimaça et prit place à côté de son grand-père, surexcité à l’idée de déchiqueter de la chair bien saignante. Le père de Lou arborait son apparence de loup-garou. Il portait une chemise à carreaux et un jean avec des bottes. Il revenait de son labeur de bûcheron. La mère de Lou avait aussi gardé son physique de loup-garou . Quant à elle, elle ne travaillait pas, parce qu’elle n’aimait pas se mélanger aux humains. Elle préférait, à l’abri des regards, chasser, au clair de lune, les animaux égarés dans la forêt.
— Lou, raconte-moi ta journée ! s’écria son père, d’une grosse voix.
— J’ai pris mon petit-déjeuner à l’école, j’ai joué avec mes amis et…
— Lou ! l’interrompit son père. Je ne parle pas de tes activités avec les Normaux, je te parle de la chasse avec maman ou papi. Raconte-moi tout ! Tu as pu attraper un mouton ?
— Non, soupira Lou, déçu.
— Même pas une poule ?
— Non, papa…
La mère de Lou, Aya, adressa un sourire gêné à son mari qui dévorait la viande avec ses mâchoires puissantes.
— Chéri, Lou ne s’intéresse pas à ça. Il préfère regarder ses séries et jouer avec ses amis.
— C’est un loup-garou ! Certes, nous vivons avec les humains, mais nous restons des monstres !
Le grand-père de Lou avait une longue barbe blanche. Quelquefois, il se transformait en humain quand il éternuait et en loup-garou lorsqu’il mangeait un morceau de viande. Il était devenu malentendant au fur et à mesure des siècles.
— Koffi, les monstres de cette génération ont perdu leur méchanceté… Ils sont tous des cotons ! De bons petits monstres qui aiment vivre auprès des humains, s’exprima Aya, dépitée. Notre fils n’affectionne pas les réunions avec la meute, les sorties nocturnes…
— Tu ne fais même pas de bêtises ? s’étonna Koffi qui lança un regard triste à son fils.
— Non, je suis sage comme une image, répondit Lou, les bras croisés.
Aya échangea un regard furtif avec son époux.
— Impossible… murmura Koffi.
— Il dit vrai, confirma Aya, j’ai souvent de longues discussions avec la maîtresse. Elle me dit qu’il est toujours sage et très intelligent.
— Normalement, Lou, tu devrais être méchant et faire des bêtises à l’école ! Si les autres monstres découvrent ça… ils se moqueront de nous, s’apitoya Koffi qui se leva de table.
— Ils le font déjà, chéri !
— Malheur…
— Pas d’inquiétude, leurs enfants aussi sont des anges ! Même chez les descendants de Dracula… Certains refusent de s’habiller en noir ou de boire du sang, le rassura Aya.
Koffi reprit son apparence humaine, stupéfait d’entendre cela.
— Heureusement, notre petit aime la viande, n’est-ce pas ?
— J’aime pas la viande ! Je préfère manger des légumes !
Le grand-père de Lou, Konan, entendit la dernière phrase de son petit-fils. Il sursauta et s’exprima d’une voix vigoureuse.
— Des légumes ? Tu aimes manger des légumes ?
— Oui, papi, je pense que je suis végétarien ! répondit Lou.
— Mais ce n’est pas possible ! Je t’ai toujours vu manger de la viande, trembla sa mère.
— Parfois, je faisais semblant…
Le père de Lou resta silencieux. Il poussa un hurlement désespéré : « Aouuuuuuh ! », en quittant la table tristement.
Lou se rendit dans le jardin potager de la maison. Il cueillit de quoi se nourrir sous la surveillance de la domestique. S’y trouvaient de la salade, des carottes, des aubergines, des légumes qui servaient d’appât pour chasser les lapins et que la femme de chambre revendait dans les commerces de proximité. Lou avait choisi ce qu’il désirait manger. L’employée de maison, Trucidia, aussi pâle que la neige, s’occupait d’arroser quelques plantes. En même temps, elle laissa sa main se détacher de son bras. Elle lévita jusqu’à Lou et se saisit du panier qu’il avait rempli. Elle savait le petit végétarien et qu’il ne mangeait que la cuisine qu’elle préparait à l’abri des regards. Trucidia aimait beaucoup son jeune patron. Elle acceptait ses choix même si elle espérait voir naître en lui le plus terrifiant des loups-garous.
2 L’Impératrice des vampires
Le lendemain matin, Lou se prépara pour l’école. Le corps de Trucidia se promenait seul dans le manoir froid. La domestique avait encore perdu sa tête pendant la nuit. Elle la cherchait désespérément. Le corps de l’employée de maison se heurtait à des meubles, des tables et des tableaux. Lou n’aimait pas la voir dans cet état. Il abandonna l’idée de se rendre à l’école, se lançant en quête de la tête perdue. Sa mère riait à en mourir alors que Lou ne trouvait pas cela drôle. Aya l’attendait à l’entrée du manoir en se moquant de la domestique qui venait de s’emmêler les pieds dans le tapis.
— Comment fais-tu pour égarer ta tête ? C’est toujours aussi marrant !
Le corps de Trucidia se releva et haussa les épaules pour indiquer qu’elle ne savait pas comment cela arrivait.
— Allez, Lou, on y va ! s’exclama Aya qui emprunta son apparence humaine. Trucidia retrouvera sa tête toute seule !
Lou bouda en se dirigeant vers la sortie du manoir.
— J’aime pas quand tu te moques de Trucidia, dit-il, peiné.
— Tu devrais te moquer d’elle ! Nous sommes des méchants et c’est comme ça !
Lou croisa les bras et suivit sa mère en tapant des pieds. Ils traversèrent les bois en parcourant le sentier qui menait à la route de l’école. Sur le chemin, de petits écoliers se donnaient la main pour rejoindre la maîtresse.
Au loin, Lou et sa maman découvrirent la comtesse Luna, l’Impératrice des vampires et sa fille, Maddy. Luna portait un grand chapeau noir et une robe longue assortie. Ses cheveux blancs laissaient transparaître deux grosses mèches brunes sur chaque extrémité de ses tempes. Tellement pâle, elle donnait l’impression d’être invisible. Maddy arborait une belle robe rose et un ruban blanc. Elle avait des cheveux noirs, mais pas complètement : le bas de ceux-ci se teintait de blanc neige. Le sourire contagieux de Maddy affichait quelques dents en moins : ses crocs de lait étaient tombés ; ils repousseraient très vite.
Un fort contraste se dessinait entre la mère et la fille.
— Lou ! s’exclama-t-elle en le prenant dans ses bras.
— Maddy !
Les