Trois anges en cavale
50 pages
Français

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Description

À l'approche de la rentrée des classes, Gabriel, 10 ans, rencontre Raphaëlle, une fille de son âge nouvellement arrivée dans la ville. Amusé par le fait qu'elle porte, comme lui, le prénom d'un archange, il lui fait découvrir, dans l'église voisine, un magnifique tableau qui représente les trois archanges. Hélas, ce chef-d’oeuvre est cambriolé dans la nuit ! Les enquêteurs sont perplexes... Intrépides, les deux nouveaux amis se lancent dans une palpitante enquête, la première d'une longue série d'aventures...

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 21 octobre 2016
Nombre de lectures 59
EAN13 9782728923410
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0045€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Table des matières
Chapitre 1 – Une rencontre au crépuscule
Chapitre 2 – Alerte dans la ville
Chapitre 3 – www.aller-a-concarneau.com
Chapitre 4 – Marie l'indiscrète
Chapitre 5 – Passagers clandestins
Chapitre 6 – L'explosion de bouillabaisse
Chapitre 7 – Le piège de la tour à glace
Chapitre 8 – Une inspectrice très menaçante
Chapitre 9 – L'instant fatidique
Chapitre 10 – Des langoustes allergiques à l'eau
Chapitre 11 – Chose promise, chose due
Page de copyright
Chapitre 1 Une rencontre au crépuscule

Gabriel regardait la boule rouge du soleil descendre pile entre les deux peupliers, comme si un joueur de foot avait réussi un joli tir au but. Il aurait bien aimé qu’il y ait un gardien de but, là-bas, pour bloquer la chute du soleil et le renvoyer, paf ! d’ouest en est. Pour que ce samedi recommence… Parce qu’à moins d’une semaine de la rentrée, chaque journée de vacances prenait une valeur folle.

Mais il n’y avait pas de gardien entre les deux arbres, et le soleil plongeait de seconde en seconde. Un merle siffla la fin de ce match inégal. Gabriel se leva de son banc. Le parc allait fermer, comme chaque jour à la tombée de la nuit, et Gabriel n’aimait pas qu’on le chasse. Il avait passé l’âge de se faire raccompagner au portail comme un enfant de CP.

Il se dirigeait vers la grille lorsqu’il aperçut, assise en tailleur dans l’herbe, une fille qui devait avoir à peu près dix ans, comme lui. Ce qui l’intrigua d’abord, c’est qu’il ne l’avait jamais vue. La ville n’était pas grande, et Gabriel était persuadé de connaître tout le monde ; en tout cas tous les enfants dont l’année de naissance gravitait autour de la sienne. Mais surtout, cette fille ressemblait à une extra-terrestre naufragée sur la Terre, et c’est cela qui fit s’arrêter Gabriel. Elle regardait la girouette du clocher de l’église, l’air perdu. L’air de se demander si la flèche lui indiquait la bonne direction pour retrouver sa planète…

– Salut, lui dit Gabriel.
La fille sursauta presque.
– Salut, répondit-elle simplement.
– Tu t’appelles comment ?
– Raphaëlle.
– Ça alors ! On est faits pour s’entendre ! s’exclama Gabriel.
Aussitôt, ses joues prirent la couleur du soleil plongeant entre les peupliers. Encore une fois, il avait parlé sans réfléchir, devant une inconnue qui allait trouver sa remarque saugrenue. Et ça ne rata pas.
– Pourquoi ? demanda Raphaëlle, surprise.
Surprise mais pas agacée. Elle esquissa même un sourire. Pourtant, ses yeux étaient humides ; Gabriel pouvait presque se voir dans ces deux miroirs brillants.
– Parce que…
Un coup de sifflet déchira l’air.
– Zut, le parc ferme ! Moi, je m’appelle Gabriel. Viens, il faut sortir…
Raphaëlle se leva et ils passèrent le portail avant d’être escortés par le gardien. Ouf.
Ouf, aussi, parce que les yeux de Raphaëlle avaient ravalé leurs larmes. Gabriel n’aimait pas voir les gens tristes, même quand il ne les connaissait pas.
– Tu es en vacances ici ? demanda-t-il en se rappelant qu’il devait tirer cette question au clair.
– Non, dit Raphaëlle d’un ton mélancolique. On vient de déménager. Mes parents ont repris Le Cordon d’Or , tu connais ?
Gabriel hocha la tête. Oui, il connaissait. C’était le bon restaurant de la ville, situé dans la grand-rue, entre la boulangerie et le coiffeur. Gabriel était entré parfois à droite, parfois à gauche, jamais dans le restaurant, mais il voyait bien où c’était.

– Tu vas faire ta rentrée ici, alors ?
– Oui, répondit Raphaëlle.
Et de nouveau, ses yeux ressemblèrent à une piscine trop pleine qu’elle s’efforçait de contenir. Seulement, cette fois, Gabriel comprenait pourquoi. Il n’avait jamais déménagé, jamais été nouveau, mais il imaginait très bien l’effet que ça pouvait faire.
– Tu verras, c’est une super école. Il y a plein de garçons sympas !
– Hum. Et des filles ?
– Aussi… même si je les connais moins bien, avoua Gabriel, comme s’il s’excusait d’en savoir peu sur ce sujet.
Prenant son courage à deux mains, Raphaëlle demanda :
– Pourquoi tu as dit qu’on était faits pour s’entendre ?
Gabriel regarda l’église. La porte était ouverte malgré le crépuscule, malgré le cliquetis des clés du gardien qui verrouillait les grilles du parc. L’église, elle, ne fermait jamais.

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