Les Aventuriers du timbre perdu
90 pages
Français

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Les Aventuriers du timbre perdu , livre ebook

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Description

Tommy est le garçon le plus « joueur de tours pendables » de son école. Sa dernière trouvaille, ce sont les timbres. Ralph aurait dû savoir qu'il ne fallait pas échanger des timbres avec Tommy, et surtout pas un timbre « Bluenose » qui appartenait à son père. Grâce à sa soeur, Ralph découvre dans un vieil album une lettre mystérieuse qui parle d'une fameuse collection de timbres cachés en Australie. Il part à la recherche de ce trésor pour l'offrir à son père... et se faire pardonner. Une aventure trépidante qui se passe au Québec, en Chine et en Australie.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 22 janvier 2013
Nombre de lectures 0
EAN13 9782764423066
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0015€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Rock Demers présente
Du même auteur

LITTÉRATURE JEUNESSE
Opération Beurre de Pinaties , roman, Éditions Québec/Amérique, 1985.
Les aventuriers du timbre perdu
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada
Rubbo, Michael
[Tommy Tricker and the stamp traveller, Français]
Les aventuriers du timbre perdu
(Collection Jeunesse romans)
Traduction de : Tommy Tricker and the stamp traveller.
Pour les Jeunes.
ISBN 978-2-89037-427-0
ISBN 978-2-7644-2285-4 (PDF)
ISBN 978-2-7644-2306-6 (EPUB)
I. Titre. II. Titre : Tommy Tricker and the stamp traveller. Français. III. Collection.
PS8585.U22T65 1988 JC813’.54 C88-096006-2
PS9585. U22T65 1988
JlZ23.R82av 1988



Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada pour nos activités d’édition.
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Québec Amérique
329, rue de la Commune Ouest, 3 e étage
Montréal (Québec) H2Y 2E1
Téléphone : 514 499-3000, télécopieur : 514 499-3010

Dépôt légal : 4 e trimestre 1988
Bibliothèque nationale du Québec
Bibliothèque nationale du Canada

Mise en pages et versions numériques : Studio C1C4
Montage : Andréa Joseph
Réimpression : octobre 1990, juin 1992, décembre 1994

Tous droits de traduction, de reproduction et d’adaptation réservés
©1988 Éditions Québec Amérique inc.
www.quebec-amerique.com
Michael Rubbo
Les aventuriers du timbre perdu
En hommage à tous les collectionneurs et à tous les voyageurs, grands ou petits ainsi qu’à tous ceux qui ont rêvé, ou rêvent de le devenir Rock Demers
CHAPITRE 1 Le triangle rose
Même s’il était tôt, ce matin-là, la cour de l’école était déjà pleine de monde. Peut-être parce qu’il faisait beau. Les jeunes s’adonnaient à leurs activités favorites en attendant que la cloche les appelle en classe. Il y avait Rufus, par exemple, qui se donnait des airs de vedette avec ses lunettes de soleil. Assis à l’ombre d’un arbre, sur un banc de bois vert, il grattait sa guitare… Il était en train de composer un autre de ses grands succès qu’il destinait au marché américain. Douze ans à peine, et bientôt célèbre ? Il chantonnait…
« I’m a runnin ! I’m a runnin from you.
And you’re a chasin, you’re a chasin me too.
The end of the earth and the city of kingdom come. »
Peut-être bien que la chanson de Rufus était géniale, mais c’était plutôt difficile de l’entendre parce qu’un groupe de fillettes sautaient à la corde à deux pas de lui. Elles chantaient à tue tête :
« Crème à la glace, limonade sucrée…
Dites-moi le nom de votre cavalier, A-B-C-D-E-… »
Bien peu de chance que cette chanson-là fasse le palmarès américain. Mais ça ne semblait pas du tout préoccuper la petite chinoise Moko qui passait et repassait sous la corde en sautant le plus haut possible.
Tout à coup, une voix vint distraire les filles. Cass venait d’entrer dans la cour. Il cria :
— Serpents… serpents apprivoisés. Il y a plein de couleurs. Venez voir ! J’ai des serpents pour tout le monde. Pas chers !
Dans sa main, Cass tenait une grouillante poignée de serpents orange et verts.
— Ils sont pas chers. Prenez-en un, ils sont très gentils.
Rassemblées autour de Cass, les filles n’avaient pas l’air de trouver que les serpents étaient si gentils que ça ! D’autant plus que Cass venait de les ramasser dans une mare où ils étaient bien au frais et qu’ils n’avaient pas du tout l’air réjouis de se retrouver sur l’asphalte de la cour en plein soleil.
— Est-ce qu’ils mordent ? demanda une petite brunette aux yeux verts.
— Seulement si tu les mords la première, dit Cass avec un large sourire.
Un peu plus vieux que les autres, treize ans environ, Cass avait l’air d’un jeune lutteur avec ses longs bras musclés et dégingandés.
L’une des fillettes venait de tendre une main hésitante vers un serpent lorsque, tout à coup, un éclair roulant S’interposa entre elle et Cass, qui poussa un cri.
— Eh, Connie ! Tu peux pas faire attention, espèce d’abruti ?
Ce disant, Cass fit un pas vers l’arrière et trébucha dans l’herbe avec sa poignée de serpents. Inutile de dire que les petits reptiles en profitèrent pour s’échapper dans toutes les directions et zigzaguèrent au plus vite vers leur mare confortable. Cass se précipita pour en rattraper ce qu’il put.
Le responsable de la confusion sourit timidement. C’était Connie, en effet. Son casque protecteur bien calé jusqu’aux oreilles, il venait de faire son apparition dans la cour de l’école sur son inévitable planche à roulettes géante. Mais personne n’eut le temps de lui tomber sur le dos, parce qu’un autre bolide, encore plus impressionnant, arriva à son tour.
Monté sur sa bicyclette, Tommy se rua vers un groupe d’enfants. Yeux noirs, cheveux noirs, sourire effronté de celui à qui le monde appartient… en tout cas, au moins la cour de l’école… Tommy sauta prestement de sa bicyclette et la laissa tomber sur le sol avec fracas. Aussitôt, un groupe de garçons l’entourèrent en essayant à qui mieux mieux d’attirer son attention.
— Eh, Tommy, viens-tu jouer au ballon ?
— Qu’est-ce qu’il y a de neuf, aujourd’hui, Tommy ?
Mais Tommy les repoussa, impatient :
— Non, non, j’ai pas le temps.
Il y avait une seule personne que Tommy voulait voir tout de suite avant que la cloche sonne. Il l’aperçut plus loin, à genoux dans l’herbe en train d’essayer de rattraper ses serpents. Il marcha vers lui d’un pas décidé.
— Laisse faire tes serpents. J’ai quelque chose de mieux. Suis-moi. Ce disant, il attrapa le pauvre Cass par le bras et l’entraîna vers le mur de l’école, à l’abri des regards indiscrets.
— Qu’est-ce qui se passe ? demanda Cass, qui ne comprenait rien.
Tommy déposa son sac et y plongea la main sous le regard curieux de Cass, qui trépignait d’impatience.
Pendant ce temps, un autre garçon venait d’arriver. Contrairement à Tommy, il appuya doucement sa bicyclette sur la clôture, installa son cadenas et jeta un coup d’œil vers Tommy qu’il vit tout juste disparaître au coin de l’école. C’était Ralph, aussi blond que Tommy était noir. Ralph était plutôt timide et il parlait parfois avec un léger bégaiement. Il osait à peine s’avouer qu’il aurait bien aimé faire partie du groupe de Tommy. Il était presque jaloux de Cass, même s’il n’avait aucune admiration pour lui. Hélas, Tommy se moquait éperdument des aspirations de Ralph !
Justement, il venait de sortir un gros cahier noir de son sac. Il l’ouvrit et montra à Cass un admirable groupe de timbres.
— Tiens, regarde-moi ça, dit-il avec fierté.
— Oh, wow, Tommy, ils sont beaux vrai ! s’exclama Cass.
— Je viens juste de les acheter au bureau de poste. C’étaient les derniers.
Tommy s’arrêta un instant, regarda autour de lui pour s’assurer qu’aucun espion n’était en vue. Il baissa la voix :
— Tu vois le petit triangle rose dans le coin ?
Comme un bon élève qui s’efforce de comprendre une leçon, Cass fit un grand signe de tête.
— … Eh bien, c’est une erreur, continua Tommy.
Cass était consterné. Quel malheur que son ami ait acheté une erreur ! Puis, un sourire éclaira son visage. Il attrapa Tommy par l’épaule. Il venait d’avoir une idée :
— Eh, Tommy, si tu retournes tout de suite, peut-être qu’ils vont les racheter ?
Tommy leva les yeux au ciel. Que son ami Cass soit un peu niais, passe toujours, mais à ce point-là ! Il rétorqua, impatient :
— Tu ne sais pas qu’une erreur sur un timbre, ça peut valoir une fortune ?
Cass plissa le front et se gratta l’oreille gauche. Il n’arrivait jamais totalement à suivre les raisonnements de Tommy. Il s’exclama :
— Une fortune, Tommy ?
— Oui, et ce que je veux, c’est que tu m’

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